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Appel à la grève !

Suite au préavis de grève du syndicat SUD ASF Brive (voir ci-dessous), la direction nous a reçu en "réunion de conciliation", le vendredi 8 septembre 2017 à 14:00.
Celle-ci n'a voulu répondre favorablement à aucune de nos propositions, préférant la politique de l'autruche à une gestion responsable.
Le syndicat SUD ASF Brive appelle donc tous les salarié.e.s à la grève, du lundi 11 septembre 2017 20:00 au mercredi 13 septembre 2017 08:00


Courrier du préavis de grève du syndicat SUD ASF Brive à la directrice régionale Centre-Auvergne

Objet : Préavis de grève
Lettre Recommandée avec AR

Madame la Directrice, 

Conformément aux articles L2511-1, L2512-2 et suivants du Code du Travail, le syndicat SUD ASF Brive appelle à un arrêt de travail du lundi 11 septembre 2017 à 20 heures jusqu’au mercredi 13 septembre 2017 à 8 heures.

Cette grève concerne l’ensemble des salarié.e.s de la DRE Centre Auvergne - ASF.

Nos revendications sont les suivantes : 
• Pour l'embauche de salarié.e.s en nombre suffisant afin de palier aux départs non remplacés, à une pyramide des âges vieillissante et à une perte du savoir-faire.
• Pour une organisation du travail qui ne soit pas en perpétuelle changement.
• Pour la revalorisation du pouvoir d'achat par le biais des salaires.
• Pour le respect total des conventions d'entreprise et d'établissement.
• Pour le respect des salarié.e.s.
• Contre la dégradation des conditions de travail, entrainant des accidents ainsi que des Risques Psychos Sociaux.
• Contre la politique de "management" par la terreur et le chantage.
• Contre les sanctions disciplinaires et licenciements abusifs.
• Pour une intervention de la direction régionale au près de la préfecture de Corrèze afin de suspendre les ordonnances Macron attentatoires aux droits des salarié.e.s

Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice, l’expression de ma considération distinguée. 

Le Délégué Syndical Régional SUD ASF Brive
Serge Perrier
 

Burn out: les signes qui doivent vous alerter

Plus de 3 millions de Français sont concernés par le burn out! C'est le principal enseignement d'une étude réalisée par le cabinet Technologia et rendue publique aujourd'hui, à l'occasion de la journée mondiale sur les risques psycho-sociaux. Un phénomène en augmentation constante depuis le début des années 1970, et qui trouve son origine, "pour une part au moins, dans l'organisation même du travail", rappelle Jean-Claude Delgènes, directeur du cabinet Technologia, dont l'Express avait publié en exclusivité les premiers résultats dans son dernier dossier sur le syndrome d'épuisement professionnel (SEP). 

Des millions de salariés en danger donc, mais difficile néanmoins d'en dresser un profil type, tant les conditions de travail, d'organisation et de management varient d'un métier à un autre. Tant, également, "même si le SEP peut potentiellement toucher tout le monde, nous ne sommes pas tous à égalité face à ce risque: certains parviennent se protéger quand d'autres, à l'inverse, sont incapables de mettre à distance la sphère professionnelle qui va progressivement envahir la vie privée, jusque dans les rapports de couple", observe Jean-Claude Delgènes. Pour autant, ajoute-t-il, il existe un certain nombre de signes qui peuvent, qui doivent alerter le salarié - ou, à défaut, son entourage. 

Les manifestations physiques du burn out

Elles peuvent être extrêmement variées, allant du relativement bénin (crampes d'estomac) au risque vital, comme ce fut le cas pour Monique, 46 ans, secrétaire dans une organisation de congrès internationaux, victime d'un malaise cardiaque en 2009 et qui a été sauvée par... un médecin du travail présent sur place! 

Parmi les signes les plus précoces, les spécialistes notent surtout l'apparition de troubles du sommeil (insomnies de milieu ou de fin de nuit, difficultés d'endormissement...) qui conduisent en outre à la prise de somnifères. A quoi il faut ajouter des problèmes dermatologiques (allergies, psoriasis, démangeaisons...), des douleurs diffuses ressemblant au syndrome de fatigue chronique ou plus localisées (lombalgies, cervicalgies, tendinites au coude ou à l'épaule), ou encore des céphalées, migraines, malaises ou vertiges. 

Les manifestations émotionnelles

Sentiment de découragement ou de tristesse, idées noires ou sentiment de persécution, voire angoisse envahissante: si les manifestations affectives qui précèdent le burn out ne sont pas spécifiques en elles-mêmes, leur répétition et, surtout, leur accumulation "signe" en quelque sorte une situation à risques. Car "aujourd'hui, la toute-puissance du travail dévore le reste. L'époque où les temps sociaux s'articulaient est révolue, désormais ils s'entrelacent très étroitement jusqu'au former un continuum temporel. Un exemple: la moitié des cadres travaillent chez eux le week-end", observe Jean-Claude Delgènes 

Les manifestations cognitives

Le surinvestissement dans le travail n'est pas sans conséquences sur le fonctionnement même de notre cerveau. Trop sollicité de façon permanente, ce dernier peut en effet se mettre en état de "surchauffe", au point de provoquer des troubles de concentration et des pertes de mémoire. Comme pour Anne, enseignante dans le secondaire dans l'Ouest parisien, et qui arrivée en cours un beau matin "incapable de [se] souvenir quel était le sujet d'interrogation prévue pour [ses] élèves". D'où un véritable sentiment de panique, d'autant plus déstabilisant qu'il n'avait précédé "par aucun signe particulier". 

Or, avec en cas de baisse de la motivation, nombreux sont les salariés qui se mettent à "ruminer" professionnellement. Peu à peu, l'enthousiasme cède le pas à la désillusion, l'envie de bien faire à la résignation. Les professions de santé, en particulier, sont touchées par ce phénomène. Jusqu'à, parfois, l'abandon de poste pur et simple: "un travailleur qui a l'impression (souvent justifiée d'ailleurs) d'avoir tout donné à son entreprise vit nécessairement mal, voire très mal le manque de reconnaissance - surtout quand il se répète. De la frustration découle la déconsidération de soi-même, qui peut aller jusqu'au sentiment d'anéantissement. On conçoit, dès lors, qu'il ne se sente plus en état de retourner à son poste", note le directeur de Technologia, qui a par ailleurs lancé une pétition pour faire reconnaitre le burn out comme maladie professionnellepétition qui a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures. 

Les manifestations comportementales

A mesure que la pression monte, les conséquences dans la vie quotidienne se font de plus en plus violemment sentir. Cela peut se traduire dans un premier temps par une espèce d'abandon interne (négligence vestimentaire...) et externe (négligence des activités de loisirs, sorties familiales etc.). Mais, font remarquer les spécialistes, cette attitude de retrait général débouche souvent sur un isolement social et un cynisme affiché. Progressivement, le salarié prend de la distance avec le monde qui l'entoure. Résultat : des conflits conjugaux et/ou familiaux répétés, des conduites dangereuses (prise de volant avec ivresse...) et une consommation accrue de substances nocives, alcool, médicaments et cannabis notamment. 

Du plaisir à l'épuisement professionnel: 4 phases caractéristiques

Le cabinet Technologia a identifié quatre phases bien distinctes dans son étude sur le burn-out. Si ces phases peuvent varier d'un individu à un autre et à travers le temps, si elles dépendent pour partie du type de travail effectué et du mode de relation hiérarchique, elles n'en demeurent pas moins relativement constantes. 

Phase 1: le plaisir au travail 

Satisfaction professionnelle, implication forte, engagement constant, acceptation des aspects négatifs du travail et persévérance dans les tâches entreprises: c'est le temps où le salarié a le sentiment d'être justement récompensé des efforts qu'il entreprend. 

Phase 2: le sur engagement 

La motivation et la satisfaction restent fortes. Toutefois, la sphère du travail envahit progressivement tout le champ intérieur du salarié, qui accorde moins d'importance à ses besoins personnels, qu'il s'agisse de la pratique d'un sport, de sorties entre amis ou de loisirs réguliers. Le temps de travail dépasse allègrement les 50 heures hebdomadaires, ce dont commencent à se plaindre l'entourage et la famille. Quant aux signes de fatigue physique, ils sont ignorés - ou, à tout le moins, largement minimisés par le salarié. 

Phase 3: l'acharnement frénétique 

L'idée même de plaisir au travail s'efface progressivement devant l'accumulation de contraintes. De façon symétrique, l'anxiété grandit, l'estime de soi diminue peu à peu, et le salarié fait preuve de moins d'empathie que par le passé. Des signes négatifs apparaissent (critique du mangement, agressions verbales de collègues...), le caractère compulsif de sur-engagement devient évident, y compris dans la sphère privée. 

Phase 4: l'effondrement 

Dernière phase d'un long processus qui peut durer des mois, l'effondrement succède au "décrochage" semblable à celui que connait un avion durant un trou d'air. Le salarié "craque" littéralement, ayant perdu toute capacité d'initiative. Le cynisme peut alors céder le pas à la violence, y compris physique: des collègues, des usagers, des clients peuvent en faire les frais. 

Cet effondrement de la personnalité affecte toutes les dimensions du salarié: psychique, émotionnelle et physique. Celui-ci peut se traduire par une dépression majeure. Et le risque de passage à l'acte suicidaire n'est surtout pas à prendre à la légère. 


Source : L'Express
 

Trois actifs sur dix français victimes de discrimination au travail

Trois actifs sur dix affirment avoir été victimes dediscrimination au travail, une proportion qui n'a pas vraiment régressé ces dernières années, les victimes ayant aussi souvent tendance à ne pas réagir, selon un baromètre Ifop. L'enquête, réalisée pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail (OIT) pour la septième année consécutive, montre que 31% des agents de la fonction publique et 29% des salariés du privé rapportent avoir été victimes. L'an dernier, ils étaient respectivement 29% et 30% et en 2012 26% et 28%. Seul un actif sur deux n'a par ailleurs jamais été témoin de discrimination au travail (51% dans le public, 56% dans le privé). Pour environ huit actifs sur dix (78% dans le public, 82% dans le privé), le contexte de crise économique et de chômage est un facteur susceptible de favoriser les discriminations.

Le genre, la grossesse et les femmes les plus touchées

Les principaux critères de discrimination cités par les victimes sont liés au genre (29% dans le public, 31% dans le privé) et à la grossesse et à la maternité (19% et 20%), les femmes étant donc naturellement plus touchées. Les salariés du privé citent aussi l'origine ethnique (27%) ou la nationalité (19%) tandis que ceux du public mettent en avant l'apparence physique (22%).

Le plus souvent, l'auteur désigné est le supérieur direct (cité par 48% des victimes) ou la direction (35% dans le public et 46% dans le privé), puis des collègues de travail (34% et 33%). Relevant que les discriminations sont «toujours aussi fréquentes», les auteurs de l'étude soulignent la «relative absence de réaction des victimes».

Près de quatre sur dix disent ainsi n'avoir pas réagi (37% dans le public et 40% dans le privé). Dans la très grande majorité des cas (75% dans le public et 65% dans le privé) par résignation et pour 29% des salariés du privé par peur de représailles.

Les auteurs de l'étude y voient la nécessité de lutter contre les discriminations, un combat plébiscité par plus de 98% des actifs. Dix-neuf critères de discrimination sont prohibés par la loi dont l'âge, l'apparence physique, l'orientation sexuelle, le handicap ou encore l'origine. Le Défenseur des droits a pour mission de lutter contre ces discriminations et peut être saisi directement et gratuitement par toute personne qui s'estime victime.

L'enquête a été réalisée par téléphone du 25 novembre au 12 décembre auprès d'échantillons représentatifs de 501 salariés du privé et de 500 agents de la fonction publique, selon la méthode des quotas.

Source : Le Figaro

 

Burn out : 4 signes qui sonnent l'alerte

Le burn out, dit aussi épuisement professionnel, cela n'arrive pas qu'aux autres. Des experts listent les symptômes qu'il faut identifier au plus vite, pour désamorcer cette dépression qui n'est pas si rare que l'on pourrait le croire.

On le connaît si mal que l’on ne sait même pas précisément comment le définir. On l’appelle burn out, ou syndrome d’épuisement professionnel. Peut-être parce que cette pathologie est multiforme. Grosse fatigue physique, émotionnelle, voire intellectuelle, elle peut cumuler les trois maux et avoir des conséquences parfois graves. Alors que près de 3,2 millions de français seraient exposés au burn out, selon une étude du cabinet Technologia, et que la reconnaissance officielle de cette maladie reste floue, il est important de guetter les signaux et de connaître les circonstances dans lesquelles une telle pathologie peut survenir. Et de le faire à temps pour tirer la sonnette d’alarme

1 – Un contexte à risques

S’il n’y a pas d’âge pour souffrir du syndrome d’épuisement professionnel, certaines circonstances peuvent le favoriser. Notamment, les changements professionnels. Un retour de congé maternité, ou de mission d’expatrié, une prise de poste obtenue grâce à une promotion, sont autant de facteurs pouvant entraîner un surcroît d’activité, et, surtout, une envie de trop bien faire qui peuvent conduire au burn out. Mais il arrive également que certains cadres, qui visent précisément une promo, se retrouvent parfois à en faire beaucoup plus qu’il n’en faut, pour se faire remarquer et obtenir le poste convoité.

2 – Des signes physiques de grande fatigue

Lorsque l’on est anormalement fatigué, l’organisme se relâche. Les immunités naturelles s’amenuisent et les signaux qu’il envoie sont autant d’alerte que le burn out est proche. Un rhume qui s’éternise ? C’est à priori anodin, mais si on le traîne trop longtemps, c’est que le corps ne peut plus lutter efficacement. Parfois, cette alerte prend la forme d’un état grippal, avec ses douleurs articulaires et/ou, ses maux de tête. Chez certaines personnes, un état de stress et de fatigue intense provoque aussi des maladies de peau. Autant de symptômes à surveiller.

3 - Une émotion à fleur de peau

Un grand épuisement ne conduit pas forcément à un état de somnolence, plutôt réservé à une fatigue classique. Elle peut susciter un état d’irritation ou d’émotivité exacerbé. Au bureau ou à la maison, les coups de sang se multiplient. On pleure ou l’on rit pour un rien et on hurle après ses collègues ou ses enfants pour peu de choses. Au bord de l’épuisement, tout devient excessif. Et ces excès là, il convient particulièrement de les surveiller. Pas lorsqu’ils surviennent une seule fois, évidemment. Mais leur répétition est le signe d’un danger imminent.

4 - Une part de cynisme et d’isolement

Mais parfois, les symptômes qui peuvent conduire au burn out sont à l’opposé d’une plus grande émotivité. Certaines personnes peuvent devenir cyniques, perdre toute empathie pour leurs proches ou leurs collègues. Et lorsque l’un de ces phénomènes se manifeste dans la durée, et encore davantage encore lorsque plusieurs d’entre eux sont conjugués, il est grand temps de s’adresser à son médecin. En ne négligeant pas de mettre en parallèle ces différents symptômes et sa situation professionnelle.

 

SUD ASF Brive

Retrouvez l'interview de SUD ASF Brive à partir de la minute 1.
 
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