10 bis Naissance du maquis d'Ols.pdf

1 er Bataillon FTP de l’Aveyron (source Testas Fr.  en date du 27/09/00)

 

*Maquis d’Ols : 4201 ie Cie FTP,  futur noyau

 

Début mai 44 : installation de l’école des cadres FTP à Camboulan sous la protection d’un détachement d’Ols

12 juin 44 : Formation dans les gorges du Viaur, du maquis Loriol avec les prisonniers libérés de la prison de Gaillac

Début Juillet 44 : Création de la 4209 ie Cie « légaux » de Decazeville et Combes

Mi-juillet 44 : Le maquis de Loriol devient la 4206 ie Cie FTP (région de Najac)

 

*Constitution du bataillon : 23 juillet  44 avec 4 compagnies sous le cdt de Vittori « Marc », aidé d’Odru  « Curie » et  Jacquart  (4201 ie avec les 4206 ie et 4209 ie ). Puis, fin juillet, c’est la création  de la 4215 ie Cie FTP, légaux d’Aubin, Le Gua, Cransac, à son tour  intégrée au 1 er Bataillon.

 

 *Evénements :

                24/25 juillet : Bois de Couati : 4201 ie Cie

                10 août : A Jouqueviel, au bord du Viaur, la 4206 ie Cie vient à l’aide de la 4214 ie Cie MOI attaquée

                22 août : Combat des Ponts d’Albi tenus par les 4206 ie et 4209 ie Cies du Bataillon FTP Aveyron.


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Maquis FTP aveyronnais

(D’après Erignac, Odru, Testas, colloque de Rodez 1995)

 

  1. Maquis Bochetto « maquis des Lacs »

    (19 octobre 1943- 15 févier 44) ; 12 hommes

    12 hommes ; rôle des FTP légaux  et du PC clandestin de Millau (Cl. Bessière, Calvayrac,  Marcolin.

    *Le maquis Bochetto est constitué en octobre 43 avec Marcolin et Forcolin+ (insoumis italiens), Soulier et Baumel. Son camp est à Verrières mais attaqué par les gendarmes de Millau. Le refuge est une grotte «  la Baume de Laderne » non loin de la ferme des Lacs (plateau entre Boyne et Mostuejouls). Les conditions de vie y sont difficiles (hiver, hygiène, alimentation) ; un refuge : une bergerie. De nouveaux arrivants : un déserteur, le Yougoslave Yvan, Cuadros J. Attila, Rinaldi Armand Garibaldi, Porta Raymond Laperouse, Gonzalès Lister, Pistre Tintin, Nouxet Surcouf. Le fermier Maury les ravitaille, aidé par les légaux de Millau.

    *Une nouvelle attaque diligentée par le capitaine de Millau, Clerget-Gurnaud , a lieu. Mais averti par le berger de Novis, le camp a été abandonné. Une longue pérégrination commence, Saint-Laurent du Lévézou est atteint puis La Jasse. Ces fugitifs rejoindront le maquis d’Ols, conduits par  Latour, régional FTP, au camp du Causse d’Ambeyrac. Ils sont huit : Attila, César, Garibaldi, Lapérouse, Godasse, Lister, Surcouf et Péreira. Yvan, Jaurès et Privat rejoindront plus tard.

    +  A Millau, Forcolin s’était battu avec des soldats allemands ; condamnations pour cela le 28 février 43.

     

  2.  Maquis des Bessades « 4202e Cie »

                                   (18 janvier – 22 août 44) ; 145 hommes à la Libération.

    *Fournier « Charles » responsable régional aux maquis prend contact avec Charbonnier, instituteur à Sébrazac et Mazenc instituteur au Nayrac. Implantation du Front national ert des FTP avec l’aide de ces deux militants.

    *Le CMR accepte l’implantation d’un maquis près du Nayrac, au nord d’Estaing, proche de l’Aubrac. Jules Mach quitte le maquis de Coudols avec quelques hommes et s’installe aux Bessades. C’est la 4202 e Cie. Le C.E de Jules est Otge P.  Mara.

    *Mach  Jules est né à Thuir en 1920. Déjà actif dans les P.O comme courrier interrégional pour les armes et les explosifs. En danger, il se refugie à Salles-Curan, fin de l’hiver 43-44 et entre au maquis de Coudols. Chef de grande qualité aux Bessades, ( Villecomtal). Il rejoindra le 81 e RI et combattra en Alsace. Il est tué le 11 mars 45 près de Rhin.

     

     

  3. Maquis d’Ols « 4201e Cie »

    2 800 hommes à la libération.

                                   A voir l’historique Testas, colloque de Rodez, p. 41-46

     

  4. Maquis de Coudols (4205 e Cie)

                       80 h. (avril ? – août 44)

    *Mars 44 : sur Millau, la répression est intense contre les communistes. Bessière, Saumade sont arrêtés. Calveyrac, Aldoza se cachent puis rejoignent le maquis AS de La Prade. En mai, ils partent pour le maquis de Coudols, créé près de Salles-Curan, sous l’impulsion de Ramon Antoine. Son chef est Pallone Rodel ; puis Bretin  Kléber, venu du maquis d’Ols, qui commande l’embuscade du 29 juin au Rayret (Viarouge). Bretin devenu Grenard partira, en août, pour le Tarn.

    *Perrutel Marceau Durand né à Castelnaudary, le 4-10- 08, plâtrier de profession. Militant communiste et syndicaliste CGT, actif dès la mobilisation. Organisateur de FTP légaux à Carcassonne, responsable d’un maquis dans les P.O, il est muté dans l’Aveyron fin 43, Commissaire aux Opérations. Intégré au maquis d’Ols et chargé de sabotages (avril 44, train à Sévérac). Le 26  juillet, avec Froment et Verdier, il doit entrer en contact avec des Arméniens, candidats à la désertion, à Millau. Trahis, ils sont arrêtés,  torturés et assassinés. Leurs corps sont retrouvés début août dans le ravin de la Borie Blanque (route de Saint-Germain). Leur enterrement fut l’occasion d’une grande manifestation patriotique et antiallemande, le 10 août 44, avec la participation de plusieurs milliers de Millavois.

    *A noter encore la venue de « prisonniers russes », supplétifs, cantonnés à Saint-Léons, conduits par Douls Alexis, boulanger (mai 44)

     

  5. Maquis de Martrin ( 4213 e Cie FTP)

    (mai-août 44)  75 hommes

    *Un différent, en mai 44, oppose As et FTP. Défection de maquisards AS au profit des FTP. Le maquis AS de St-Pierre-de-Trévisy 81 (Maubert Pierre Robert)  rejoint les FTP de Lacaune (maquis du Salvager, commandé par Luc). P. Fournier Charles et de Rouville sont chargés de régler la question. Robert donne ses raisons (manque de combativité, armes non employées…) Ils restent aux FTP et Fournier les conduit à Martrin en Aveyron : ferme de Saunal dominant la vallée du Gos, vers St-Exupère.

    *Soutien actif de la population locale. Ce maquis grandit avec le groupe de Monclar, les arrivées de jeunes aviateurs, des républicains espagnols et un déserteur tchèque. Ces hommes sont commandés par Maria (Iff Werner) avec comme adjoints Llanos Francis et Millet Raymond.  Robert a des responsabilités à l’Inter-région comme C.O.D.

     

  6. Maquis de Saint-Sernin

    (22 juin – 22 août 44) 35 hommes

    *Ce groupe s’installe dans une grange près de Saint - Sernin, entre la vallée du Merdanson et celle du Rance. Il bénéficie d’un soutien organisé par l’instituteur Arnal et Espinasse Edmond de Pousthomy. Les jeunes sont des mineurs qui viennent de Graissessac et qui ont envie de se battre malgré un armement insuffisant.  Leur chef, le Basque, est  très dynamique mais son commandement est déficient ; ses réquisitions manquent de discernement et mécontentent la population. Après explications et remontrances, il fut remplacé par Maison qui rétablie la situation. Il fut adjoint, ensuite, de Fournier, commandant du III° bat.  au 81e RI.

     

  7. Maquis Mein (4217e Cie FTP)

    (Juillet-Août 44)

    *En juillet 44, après contact avec Charles, est constitué un maquis FTP avec des amis alsaciens par lieutenant Mein.  Ce groupe d’une vingtaine d’hommes s’installe près de Camarès, dans une ferme abandonnée, sur la route de St-Pons. Le rejoindront des déserteurs communistes de l’armée allemande.

    *Le colonel de Villers Leroy fut frappé par la tenue de ces hommes ayant participé à la libération d e Montpellier. Il les attachera à la garde de la subdivision. Ils participèrent avec le IIIe bataillon du 81° Ri aux combats en Alsace.

     

  8. Maquis Caillou (4218e Cie FTP)

    (Juillet-Août 44) 60 hommes

    *Caillou ancien adjudant d’active, avec l’aide des FTP légaux de Saint-Affrique, installa son maquis au lieu dit Les Carabassols dans de petites granges du secteur Bages, Nougayrolles et La Rouquette. Il avait deux agents de liaison Raymond Gantou et Roméro Nono.

    *Après la libération du secteur, ce maquis participa à la poursuite vers Montpellier et monta en Alsace. Le capitaine Caillou y fut tué en combattant.

     

  9. Maquis Braig   (Juillet- 22 août 44)

    *Peintre allemand, insoumis, refugié en France depuis de longues années. Après diverses péripéties, vint en Aveyron. Bob ou Salvagnac, accompagné de son épouse fut accueilli à Saint-Affrique où il bénéficia d’aides (famille Massol) et de soins (docteur Caussat). Il travailla pour le 2ième Bureau en liaison avec le capitaine Jambert de Montpellier.

    *Près de Sainte-Eulalie-de-Cernon, il créa un maquis CFL, au mas Razal, sur le Larzac. Les soutiens obtenus à Sainte-Eulalie furent très efficaces : Lacombe Paul, Andrieu Léon, Calvet Louis, Cambon Marcel, Vidal Léon ou encore melles Lacombe et Cambon. Très vite, il adhéra aux FTP mais garda des contacts avec Flich et Baumgartner du maquis P. Clé.

    *Ce maquis qui recueillit des déserteurs se livra à des sabotages de lignes téléphoniques et d’installations servant les troupes allemandes du camp du Larzac (pompes notamment sur le Cernon). Il fit même une incursion à l’intérieur du camp, début août et s’y livra à de petites destructions (bureaux et matériel). La parfaite connaissance du russe par Bobette fut un atout pour accueillir des déserteurs.

    *A la libération, Bob eut la responsabilité des prisonniers allemands internés dans le camp puis assuma la direction du Foyer FFI de Rodez. Il participa, à partir de février 45, avec le IIIe bataillon du 81ie RI aux combats en Alsace ainsi que son épouse.

     

                    10-Maquis FTP-MOI (4214e Cie)

    (26 mars-22 août 44) 200 hommes

    *En février 44, de nouvelles instructions sont données par les responsables de l’Inter-région MOI  (35e brigade). Ralafatic Milan Fernand les transmet à la région D2 Tarn-Aveyron aux responsables le C.O.R. Pietrovski  Maurice et le C.E.R. Ptzenioslo. Il fallait constituer des maquis. Après discussion avec Salvador, commandant la 9ie brigade de Guérilleros espagnols de l’Aveyron, fut décidée la création d’un maquis près de Villefranche de R. sur le causse d’Ols. Il pourrait recueillir tous les « grillés » recherchés et en danger.

    *Le 26 mars 44, un premier groupe venu du B.H. du Tarn s’installe dans les bois à proximité d’Ols. Des guérilleros le renforcent ainsi que de nouvelles recrues de Carmaux. Début juin, ce maquis hispano-polonais se scinde en deux après la décision de l’U.N.E. de créer un mouvement militaire indépendant et d’être, ex-qualité et à part entière, intégrée aux FFI.

    *Deux entités désormais :

                    - Camp FTP-MOI (commune de Sainte-Croix) fut en juillet installé dans les gorges du Viaur près de Jouqueviel. Cette 4214e Cie devait accueillir les déserteurs Vlassov du B.H de Carmaux. Commandée par Maurice, elle livra combat à Jouqueviel le 6 août 44.

                    - Le camp espagnol de guérilleros, à 5 km de Camboulan dépendant de la 9ie brigade de l’Agrupacion  du cdt Salvador. Il fut par la suite transféré près de Noalhac, à l’est de Decazeville. Il se rapprocha alors du maquis AS Du Guesclin dont il reçut de l’équipement et une aide logistique fort conséquente. Il reconnaissait aussi l’autorité du colonel Benoît même s’il conserva une large autonomie d’action. Son effectif s’éleva à 420 hommes.


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