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La coêvronne

26 janvier 2020avec Jean-Ulrick nous démarrons notre première rando dans le froid et dans un brouillard crépusculaire à retourner se coucher mais que ni ni, nous affrontons ces désagréments avec philosophie et les doigts gelés. Les premières lueurs du jour évapore la nuit et le gibier s'écarte sur notre passage. Quatre kilomètres à l'abri du peloton, nous nous réchauffons gentiment. Les sentiers sont sales, qu'importe, nous accélérons; coup d'arrêt pour dépanner un jeune fugueux, victime d'une crevaison; nous repartons, croisant deux connaissances récemment rencontrées sur nos parcours d'entrainement. Une alliance se crée, nous sommes maintenant quatre comme les trois mousquetaires. L'effort est constant et se durcit ostensiblement, nous sommes rapides et plutôt efficaces jusqu'au cinquantième kilomètres, c'est déjà l'arrivée, la moyenne est bonne : 20. 
19 Avril, La Niaflaise toujours mieux, nombreux.
Jean-Laurent B.
 
 
 
 
 
 

SUR LES MONTS

Dimanche 11 Octobre 2020. Seulement la deuxième rando du Tour de la Mayenne VTT (TMVTT) effectuée à Montsûrs. Covid oblige l'organisation à faire le choix de ne réserver leurs circuits qu'aux vététistes. Merci ! Une météo idéale pour rouler sur des sentiers agréables, mi-secs mi-mouillés, à peine gras, bien pour la saison. 410 inscrits; parmi eux, nous; Jean-Ulrick, Juan-Frederico, Jean-Frédéric, Jean-David, Jean-Moi et Jeanne-Océane. La seule grosse partie technique arrive dès les premiers kilomètres. Aîe ! ça bouchonne ! On juge, on jauge, ça m'impressionne Dany, j'hésite. Sur quelques mètres, ça ressemble aux sentiers du championnat du monde vtt. Dans ce laps de temps, je n'ai vu qu'une personne passer avec classe et brio, en vrai, mieux que devant son téléviseur. Avec son Orbéa, carbon, 26 pouces, irrésistible, rien ne lui résiste. Océane, décontractée, facile, est passée là où nous avons butés. Et après ? Et bien il fallait de bonnes jambes pour enchainer de bons raidars, plus ou moins longs. Les descendeurs ont pu se faire plaisir. Ce parcours, plutôt, physique exigeait d'être en forme. Il reste somme toute, accessible à toutes et à tous. Nous finissons avec 48 kilomètres et 800 mètres de dénivelés positifs. Sans le vouloir, lancé à grande vitesse, Jean-David tournait à droite alors que le grand parcours bifurquait sur la gauche. Je vous rassure, nous n'avons pas lancé l'"Alerte disparition". Tout c'est bien passé. Soyez prêts pour "L'Huisserie"

Jean-Laurent B.
 

DES RACINES ET DES PIERRES

Guéméné-Penfao, traduction bretonne de "Mont blanc, Montagne blanche" nous a bien piqué les jambes, traumatisé tout le corps jusqu'au sang. Jean-Michel a fait une collection de pansements, le décorant de la tête au pied. Il a rasé la forêt, non pas avec sa faucille, mais avec son guidon. Je vous rassure, nous avons tous été logés à la même enseigne. 
Pourquoi ?
27 septembre 2020. Cinq gars et une fille prennent la direction du " Mont blanc" en Bretagne. De toute façon, nous n'avions pas besoin de skis, nous allions régler cette affaire à vélo. 
Dans la région, nous avons passé un nouveau cap dans la difficulté. Technique et physique, ça été. Quatre-vingt-dix pourcents de forêts, une fête foraine de "La montagne russe", où l'on s'amuse à monter, à descendre, à zigzaguer dans des singles étroits, à choisir ses tragectoires parmi tant et tant de racines et de pierres, accepter ou bien refuser. 
Dans la douleur, nous avons vaincu et cela a été beau. Mais il faut être concentré tout le parcours. Une rando qui ne vous laisse pratiquement aucun répit, une nano seconde d'inatenttion et vous vous retrouvez au sol à cueillir des champignons.
Désigné par le groupe, sans concertation et sans rebellion de ma part, j'accompagnais Océane dans ce périple cahotique. Je vais me répéter sans me tromper car le constat du premier jour reste inchangé. J'argue certains d'entre vous de "champion" et bien nous avons aussi une "championne". Une pugnacité sans relâche, un courage sans recul. Elle avance, elle ose, elle dispose. Choix, pour nous incontestable, et bien elle décide, à raison et j'en suis témoin, de performer avec l'Orbéa, semi-rigide, carbon, 26 pouces. Elle est passée partout (quasiment) avec aisance et élégance. Comment j'suis jalou, dégouté même ! Vingt ans de vélo, j'ai jamais vu ça ! Très peu d'entrainement en plus !
J'ai cru mourrir Dany, j'ai franchi l'infranchissable. Je progresse, pas à pas. Mais plus vite avec l'élite ! C'est un constat, nullement un reproche.
Le manque d'endurance nous aura permis de parcourir 41 kms à 12.1 de moyenne, avec un dénivelé posistif de 848. Congratulation !
Bravo à Jean-Vincent, à Jean-Michel, à Juan-Frederico et à Jean-Ulrick qui nous ont supportés................................................................................................................................ de loin.
Merci à Jean-Dany pour l'accueil réservé à Jean-Yvan. Bravo mon poulain !
1510 participants (vtt plus pédestres), une rando des plus difficiles à notre compteur !
Il est minuit du soir, maintenant, c'est la nuit.
J'allais oublier, attaque décisive de Julian Alaphillipe à douze kilomètres de l'arrivée lors du championnat du monde sur route. Comment ça fait plaisir ! "Champion du Monde" !
Bisous sans contact.
Douce nuit !
 
Jean-Laurent B.
 
 
 
 
 

REPRISE EN GRANDE POMPE !

Des semaines puis des mois d'attente dù à ce virus "le corona", "la covid 19" pouvant agresser chacun de nous, immobilisant l'humanité toute entière, invisible et pourtant, bien encore présent sur le terrain ne nous a pas réduit à l'inaction totale. Méfiant ou défiant, nous nous agitons toujours et encore.
Du sport, régulièrement, pour renforcer nos défenses immunitaires en respectant les gestes barrières nous permet, on l'espère, de résister à cette maladie insidieuse.
Sommes-nous encore libre, libre à vous d'y croire !
Ce premier week-end de septembre, deux organisations cyclistes nous ont permis de retrouver un peu de liberté d'avant. Et quel pied, mes amis ! Mais le pied ne suffisait pas. Il fallait aussi des jambes, de feu de Dieu. Tout le corps même a été mis à contribution. 
Heureusement que chacun d'entre nous ai pu s'entrainer, à sa manière soit, sérieusement durant le confinement.
Car ce samedi aprés-mdi, à Nouvoitou, reprise ou pas, pas question de faire du tourisme. Avec Jean-Ulrick et Jean-Dominique, nous nous engagions sur le quarante huit kilomètres. Trois zones techniques dignes d'une compétition, exigeantes, difficiles à anticiper donc à négocier. Mais le reste du parcours ne vous laisse pas de répit, car il faut passer des chemins, des sentiers et des champs très tirants, des bosses bien dodues et quelques singles. Après une crevaison, une batterie arrivée au bout du rouleau et des jambes carbonisées, nous pouvons dire, n'est-ce pas Jean-Dominique, que cela était une rando, une belle rando compliquée mais conseillée. J'oubliais le dénivelé positif. Sept cent mètres quand même !
Et le dimanche matin, car oui, nous sommes des guedins, avec Jean-Ulrick, nous prenions la direction de Saint Mars du Désert, accompagnés cette fois par les fusées Jean-Yo-Han, Juan-Frederico et Jean-Louis-David pour qui "La Marsienne" fùt une première, découverte.
La veille, très bien, une mise en bouche, mais là, mesdames et messieurs, l'effort fourni relève de l'exploit, vous entrez dans une autre dimension. Vous devenez vous mêmes des "Marsiens". Autant l'année dernière, j'étais fâché avec cette rando (souvenez-vous Président !) autant cette fois, je me suis régalé. La promesse de souffrir a été tenue et respectée. Trés peu de moments de répit pour respirer sur ce" parcours du combattant". Il faut être un guerrier (un peu fou), surentrainé pour finir en bonne état. Nous avons eu droit à tout les terrains limites de basculer dans le VTT Enduro. Mais que c'était beau de difficultés. Mon "Supercaliber Trek" c'est montré une excellente monture, d'un grand confort et réconfort pour combler mes insuffisances dans les parties techniques.
Jean-Ulrick est rentré prématurément à la base. Il a perdu un galet du dérailleur. Les trois autres Jean, m'ont abandonnés, car supérieurs, passe-partouts, puissants et fluides, trop forts pour moi. Combien même, et m'étant conté, je ne lâchais rien. Je me suis trouvé des alliés de circonstance, profitant de sucer "leurs roues" pour avancer sur un bon rythme (j'ai pris des relais quand même !). La boucle dans la carrière, passage facultatif à six kilomètres de l'arrivée, quelle folie de descendre, car la remontée vous éprouve comme jamais. Sortis de l'enfer, votre lucidité en a pris un sérieux coup. J'ai vu des vététistes, incapables de relancer sur les parties plus roulantes, arrêtés même, arrivés à bout de force, vidés, épuisés. Je ne plaisante pas, ce sont des témoignages recuellis à la volée. 
Je finis heureux, avec 55 kms, 15,3 de moyenne et avec un dénivelé positif de 950.
Juan-Frederico, avec 65 kms, 15,6 de moyenne, avec un dénivelé positif supérieur à 1000.
Jean-Yo-Han et Jean-Louis David, avec 65 kms, 16,7 de moyenne, avec un D+ supérieur à 1000.
Il y aurait eu 1500 participants et je pense que certains vont se souvenir de notre maillot vert et jaune floqué "Dirickx" car je crois que nous avons fait bonne figure.
Bisous sans contact.
Jean-Laurent B.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ENTRE CHOUX ET CAILLOUX

C'est le dernier week-end de l'été deux mille vingt que le Vtt niaflais décide de se rendre dans Les Côtes du Nord...mais non ! dans Les Côtes d'Armor en Bretagne, toujours et encore "La Bretagne", et plus précisément sur la côte de granit rose. Nous posons nos valises et nos deux roues dans un gîte quatre étoiles sur les hauteurs de Perros-Guirrec. 
Qui a façonné ce littoral ? Est-ce l'Homme ou la main de Dieu ? L'Homme a déplacé des pierres et construit des pyramides ; mais là, mesdames et messieurs, qui a déposé, superposé ces pierres diformes dans un désordre total et pourtant si beau ? " Amazing " ! S'il y a un après, alors là est le paradis. Tout est, à la fois polit et désordonné, agressif et doux, rose et bleu. Ne serait pas le Temps seul l'artiste de ce chef-d'oeuvre sur la Nature ?
Qui que ce soit, cet essai est une oeuvre d'art brutale, lieu unique inspirant nombres d'imaginaires, tels que les peintres, les photographes, les écrivains, les architectes, les rêveurs et certainement les amoureux... j'en oublis forcément.
Sport et tourisme, voilà la raison de ce déplacement entre Terre et Mer, entre Choux et Cailloux. Cent quarante kilomètres et deux mille mètres de dénivelé positif parcourus en deux jours. Beaucoup de sentiers côtiers ainsi qu'à l'intérieur des terres sont exposés et propices à la randonnée. Vous traversez des vallées encaissées encore très sauvages, sauvegardées, rivières et ruisseaux zigzaguants autour d'une végétation grandiose et luxuriante. Les pêcheurs de catégorie "une" devraient y trouver leur bonheur. Sur les hauteurs, la culture du choux et de l'artichaud est omniprésente. Pas encore asssez mûrs pour se ravitailler. 
Là encore, les parcours ont été exigeants, complets pour des vététistes endurcis, avec de
belles montées et descentes franches, des pierres, des racines, des galets, du sable, des singles. De Perros à Lannion, tous les randonneurs devraient trouver leur graal, à pied ou bien à vélo. Et bien que la météo est été plus que capricieuse, elle n'a pas gâché notre plaisir de l'effort ni ce paysage à couper le souffle. Une belle performance réussie par toute l'équipe, dans la souffrance et avec le sourire.
Un grand merci à Jean-Frédéric pour nous avoir fait découvrir ou redécouvrir ce lieu paradisiaque et à Christelle pour ses ravitaillements chaleureux. 

Jean-Laurent B.