Avec ou sans bicyclette

Très chers randonneurs, par les forces des évènements et ce n'est pas parce que vous n'avez qu'un bras et deux  jambes que la randonnée s'arrête. On laisse le vélo accroché, ce qui est mon cas et l'on continue, certes à pied, la découverte de nos régions. La marche est un excellent compromis. Cela reste un sport trés ludique mais toutefois exigeant, sans me déplaire bien au contraire. Vous parcourez des distances moindres qu'avec le Vtt, moins vite, cela va de soi, mais vous appréciez tout au tant l'effort. 
Une semaine après la chute, j'accompagnais mes camarades du club à la rando de Saintes -Suzannes, en baskets donc. Je m'engage sur le dix kilomètres pédètre sans grande conviction car c'est une première pour moi. Je ne suis pas sûr de pouvoir boucler le circuit. Chaque pas me retire ce doute car les rues, les chemins, les sentiers des forêts traversés avec leurs dénivelés sont magnifiques. Saintes-Suzannes, citée de caractère, vue sur l'horizon, au loin le Mont-Rochart, Le Montaigu, son château accroché à la colline et encore plus loin la Basse-Normandie. Dieu que c'est beau !
Deux semaines après la chute, destination Segré pour un treize kilomètres marche. J'y prends goût. Malgré mes courbatures apparues le lendemain de ma première expédition, je persévère. Là encore, je ne suis pas déçu. Rivière et falaises m'accompagnent tout au long du parcours. Je crois que j'ai repéré un joli petit coin de jeu pour vététiste !
Dans moins de quinze jours, je reçois ma nouvelle monture mais d'ici là je garde mes baskets sous le coude, on ne sait jamais !

Ici Jean-Laurent B. ...................................................................................................à pied !

 

Rando du 02-09-2018 : La chute

Ici Jean-Laurent B. Un beau dimanche matin, de bonne humeur, nous partions à quatre, destination Nouvoitou près de Chateaugiron. Tous en forme sur un parcours prometteur, nous démarrions la rando sur un bon rythme. Soixante-trois kilomètres à avaler sans sourciller, question d'habitude, nous sommes des durs, sur-entrainés, de véritables machines de guerre. Enfin c'est ce que je croyais ! Au sixième kilomètres, première partie technique, un peu d'appréhension se lit dans le regard de Jean-Dany. Je le rassure, ces derniers temps, j'ai un peu pris la confiance. Je suis Jean-Yohann, il s'engage sur un creux de deux-trois mètres fort descendant. J'analyse rapidement, je me lance. En bas, il faut tourner à quatre-vingt dix degrés, je n'y arrive pas, je décide de continuer tout droit dans les feuilles mortes, mais pas trop loin pour ne pas perdre de temps et là patatrac, je freine, mon centre de gravité bascule vers l'avant, je suis désarçonné par ma monture, je suis éjecté de mon vélo par le haut, je tends les bras pour une bonne réception...de merde, je sens mon membre supérieur gauche se dérober, plier, retourner dans une position inconnue. Une douleur vive, désagréable apparait, je me relève, je constate les dégâts, je vois, je touche mon coude, j'hurle "putain les gars, je me suis pété le bras, fracture ouverte en plus" !
Les potos appellent les organisateurs qui joignent les pompiers, il doit être aux alentours de neuf heures du mat. J'ai mal, très mal mais aucune larme ne vienne brouiller ma vision. Je suis à la fois lucide d'esprit et translucide de corps, le visage pâle. Je navigue entre colère et humour. J'arrive encore à déconner, en attendant les pompiers, ça me soulage temporairement du mal.
Sirènes hurlantes, ils arrivent avec le légendaire fourgon, il doit être neuf heures trente. Attèle gonflable autour de la blessure, je m'installe sur le brancart à l'intérieur du véhicule rouge, chaque mouvement me fait terriblement souffrir. Ils me proposent les urgences de Rennes soit celles de Vitré. Vitré, Mauvais choix, c'est le deuxième de la journée. Arrivée à l'hopital, dix heures quinze. Nouveau passage de brancart, aïe j'ai mal, j'ai beau être matinal, j'ai mal ! Prise de contactes avec l'infirmière. Elle me propose du Dafalgan, on passera vite à la morphine; j'en ai essayé des trucs dans ma vie mais Morphine, connait pas; ça ma fait l'effet d'une bière après une journée de labeur harassante. Légèrement droguis et fainéant car la douleur était toujours bien présente. Onze heures quinze, un jeune médecin fait irruption. Je n'ai pas encore passé de radios. Il m'annonce une luxation du coude gauche avec fracture, donc de la chirurgie. La totale. Midi, on avance, je passe les radios. Treize heures, retour du médecin, "j'ai une bonne et mauvaise nouvelle dit-il : il n'y a pas de fracture mais il va falloir vous déplacer à Fougères. Un hortopédiste-chirurgien-spécialiste vous attend.  Je perds patience, suis agacé, fatigué, tendu comme un strin...je deviens désagréable. Quatorze heures trente, les ambulanciers arrivent avec leur légendaire fourgon. A nouveau changement de brancart; l'ambulancière déclare "je vais rouler vite". Je lui répond "pas trop quand même". Elle me rétorque" avec sirènes et girophare". La totale. Installé dans le véhicule blanc, nous fonçons sur l'hopital de Fougères. Renault est plus confortable qu'Opel ! Arrivée quinze heures. Le personnel hospitalier me reçoit promptement. Ils veulent m'installer dans une chambre en attendant. Je me fâche gentiment. Je passe directement au bloc. Quatrième changement de brancart. Quinze heures vingt. Anesthésie générale. C'est efficace, je m'endors plus vite que mes yeux. Un quart d'heure plus tard, je me réveille superbement bien. La douleur était passée de quinze sur dix à deux sur dix. Le moral et le sourire reviennent. Je peux enfin boire et prendre le gouter. Mais d'abord, il me faut passer du brancart au lit qui m'attend dans la chambre 142. Les infirmières m'adorent tellement qu'elles me garderont toute la nuit, au chaud.
Dans la bataille, j'ai oublié de remercier toutes les personnes que j'ai rencontrées durant cette folle journée et qui m'ont sauvé la vie de ces douleurs insupportables. 
Merci aux potos du club qui m'ont accompagnés : Jean-Ulrich, Jean-Dany, Jean-Yohann, on s'est quand même bien marrés !
Merci pour le soutien de mes camarades Céliatistes et Lactalisiens.
Je me suis fais une réflexion, ne faut-il pas appeler "PATIENCES" plutôt que les "URGENCES"

A Nouvoitou, j'ai pas tout vu !

ps : je suis arrêté, contraint et forcé pour trois semaines minimum (dans le meilleur des cas)

C'était Jean-Laurent B. pour la pire aventure !

PUTAIN DE VELO !

Bonjour à vous toutes et tous.
L'année vététiste deux mille dix neuf arrive à son terme et voilà enfin le premier compte rendu synthétisé de nos belles aventures sur les pistes.
Je dois vous l'avouer, j'ai été fainéant sur le clavier mais pas sur le vélo, pardon, mille fois pardon ! Il y a un an, j'ai fait une mauvaise chute, petite mais douloureuse, une luxation du bras gauche, des lombaires capricieuses, grosse fatigue, le moral atteint mais pas totalement abattu, le mal par le mal, il faut continuer de bouger, même si j'ai perdu de la confiance, il a fallu remonter la pente et évidemment sur le vélo.
Voilà donc le récit de nos nombreuses sorties sur le tout terrain. 
Je vais toutes les énumérer pour que vous constatiez l'ampleur des dégats qu'elles occasionnent. 
Biensùrs, ce sont des entrainements en solo ou en équipe, des rendez-vous dominicaux matinaux mais tout cela pourquoi ? Pour avoir le bonheur de se retrouver chaque week-end dans l'effort que procure ce sport, avec le sourire inconnu des autres participants. 
Où cela est arrivé ? Dans quels contés peuvent se croiser la souffrance et la joie ? Et bien tout près d'ici !
A Nozay, au Pertre, à Montreuil sous pérouse, à Lécousse, à Bonchamps les Laval, à Rochefort sur Loire, à Pannecé, à Saint-Fort, à Chàteau-Gontier, aux Genêts saint îsle, à Louverné, à Craon, à Pré en Pail, à Courcité, à Saint Georges-Buttavent, à Domfront, à Saint-Mars du Désert, à Nouvoitou, à Sainte-Suzanne, à Pouancé, à Ernée. Je vieillis, j'en oublie, Martigné-Ferchaud, La Prévière, Saint- M'Hervé, Guipry et peut-être d'autres que l'on m'aurait cachés, Bain de Bretagne.
Voilà ce que cela occasionne jusqu'à aujourd'hui, jour de vent et de pluie, plus d'une vingtaine d'absences  auprès de sa femme le dimanche matin sur cinquante deux ,(pas femmes, dimanche) dommages collatéraux d'une vie en club. Des blessures sentimentales, des blessures physiques, pieds, dos, genoux, une infirmerie remplie par nos gars trop généreux par l'effort fourni sur leurs deux roues.
Il faut dire que nous avons choisi cette année des randos pas faciles faciles. De longues distances, pas forcément techniques mais avec du dénivelé, dépassant régulièrement les six cents  mètres de D+ donc physiques.
Le raid de Domfront (cent kilomètres) était un beau challenge. Pré en Pail, Courcité, et Sainte-Suzanne,de belles découvertes pour certains d'entre nous. Lécousse près de Fougères est un très beau rendez-vous qui mérite beaucoup mieux. Vététistes, allez vous amuser sur leur parcours, vous ne serez pas déçus. Réclamez, le retour d'Abbaretz au printemps. Un petit bémol pour Nouvoitou, un peu trop technique, presque digne d'une compétition et Saint-Mars du Désert qui confond rando du dimanche et parcours du combattant battu. Elles restent parmi les plus belles mais le niveau est un peu trop élevé pour des non-professionnels qui viennent s'amuser avant tout. Et puis, il y a La niaflaise, modeste club qui ce 14 Avril a réuni plus de 740 participants. C'est presque devennu une constante ces trois dernières années. Les gens nous aiment. Prenons-donnons !
Dans ce mini-club, certains de mes camarades, dans nos escapades roulent de plus en plus vite, même quand c'est difficile ! Ce n'est pas moi qui ralenti puisque je stagne.  Ils m'impressionnent, vraiment. Jean-Ulrick est assisté mais quand même. Jean-Frédéric ne lâche rien, Jean-Yohann, deux coeurs et trois poumons, un seigneur généreux et infatigable. Moi, fidèle et incontrolable. Mais cette année, Jean-Vincent, notre Président, El Presidente, nous fait mal à tous, même aux meilleurs cités plus haut avant. A peine chaud dans l'épreuve, il démarre, chaud, il redémarre, pas comme Arnaud mais presque. Il essaie tout le temps d'accélérer pour nous fatiguer, ça l'amuse de nous voir souffrir. Et nous aimons ces moments, car bien souvent vers quatre ou cinq kilomètres de l'arrivée, nous le retrouvons sur le bas-côté, implorant Nicolle, avec ses crampes qui l'immobilisent assez de temps pour que nous puissons prendre une certaine avance confortable pour finir avec un sourire de vainqueur. 
Je ne vous oublie pas les Potos, Jean, Jean, Jean...........Jean. Est-ce que l'on souffre ? Oui.
Est-ce que l'on se marre ? ça vaut un steack. Le dimanche, l'on dévorre un boeuf chacun.
Gardez le rythme, la saison n'est pas finie.
L'aventure continue...................Jean-Laurent B....................bientôt sur votre écran...



Sortie club du 19-08-2018

Ici Jean-Laurent B. Il y avait longtemps, et bien me revoilà connecté ! Ggl avait pris le pouvoir mais tout cela est bel et bien terminé, il a enfin été mis knot out par la jolie Ambre, pleine de ressources. Dimanche, sur invitation d'un ancien clubber de Niafles, nous nous sommes dégourdis les jambes dans le bois de L'Huisserie avec dix membres de ce club. Et ils nous ont soignés correctement dans ce paradis du tout terrain. Pour Jean-Yohann, ce fut un amuse-gueule; pour ma part, j'ai été assez téméraire, vaillant comme le prince et très surprenant (méfiez-vous les autres !) et le dernier mousquetaire Jean-Dany a joué du fleuret avec ses jambes sur dix kilomètres. Il était bien, courageux, tenace, et puis patatrac, première chute. Le stress est revenu à fleur de peau, le trouille au mètre à son maximum, la ficelle tendue comme un stri...! non ! le cuissard devenu trop moulant; compressant ses parties génit...! originaire du Nord, de Dunkerque, l'enfer de Paris-Roubaix n'est rien comparé aux eaux et forêts du Bois de L'Huisserie. Le plat pays est loin Jean-Dany ! Un Dany pour fermer le peleton (le notre de Dany) et un Dany pour ouvrir les chemins car à L'Huisserie, ils ont aussi un Dany. Ces deux là n'ont pas été très solidaires dans l'épreuve. Qu'importe le flacon tant qu'il y a l'ivresse ! C'était très bon. Et s'il faut y retourner et bien nous y remontrons à cheval ! et l'animal mène deux à zéro Dany ! Les techniciens vététistes de L'Huisserie, nous vous remercions pour cette grande régalade. On se vengera !