BASKET
MADE IN HOLTZEIM
Près
de ma maison natale existe une petite bande de bitume
où
l’on pratique un sport qui n’est pas étranger à la lune
Il y
grouille une fois la semaine un petit monde charmant
Dont un
coeur ne compte plus les battements
C’est
à la fin de l’été qu’en grand conseil on le voit s’y réunir
Afin de
prépaer les plans de bataille à venir
Que
dresse cet homme qui paraît être son grand timonier
Mais
qui n’est que l’entraîneur Jean Paul BACHERT
D’un
regard perçant il compte ses troupes
Cherchant
vainement une brebis égarée au groupe
Puis
repassant un après l’autre ces hommes qui durant l’année
Des
tonnes de salives lui feront baver
Il
explique à cet ailier virevoltant aux jambes de guépard
De qui
l’on ne penserait que des voitures il répare
La
meilleur manière d’éviter tous les caprices
De cet
autre qui comme lui se nomme FRITCH Maurice
Car
voilà qu’arrive enfin le garçon au double mètre
Après
un semblant d’échauffement il pénètre
Avec sa
balle dans cette zonne peinte en blanc
Où
tout arrêt prolongé est interdit à Gaëtan
Mais
déjà il glisse le ballon
A cet
troisième qui à sa façon
Tente
un tir au panier quand quelqu’un prononce
Ces 3
syllabes à Alphonse
« Marché »
vient de dire ce jeune père aux favoris florissants
Qui
assurent la régence d’un Roi vadrouillant
Il est
connu pour ses paroles qui souvent le moral nous ont remonté
Le
fameux « Dran buewe » comme disait René
De l’autre coté du terrain un gaucher adroit
Transpire à grosses gouttes allongé sur ce banc de bois
Songe t’il à ces yeux par hasard
Qui ont captivé son âme à lui Richard
Sa détente l’a toujours fait grimper haut
Même si cette fois il doit entendre autre chose que brave
En de nombreuses circonstances il se rappel
Un certain « je suis génial » que toujours ramène le
Marcel
Une barbe sur son visage végète depuis quelques temps
Elle a eu raison de toutes les lames ainsi que des sergents
De cet année où pendant un an il à souffert
Que reste t’il a présent de Hubert
Le fou de notre Gracieuse Majesté
Est un petit lutin sortit d’on ne sait quel conte de fée
Amusant la cour de ses grimaces et jeux de mots enfantines
Mais arrêtons là le massacre de petit Alain
Malgré deux points communs les associer a toujours été difficile
Un feinteur feinté et un tireur perdu ne peuvent rester tranquille
S’évitant le plus possible pendant les manœuvres et exercices
Ils s’estiment en secret les deux Francis
La famine dans ce monde charmant n’existe
Car depuis longtemps de lui on subsiste
Se portant à merveille c’est une chouette nouille
Comme dirait quelqu’un à Jean Louis
C’est l’inverse du fou un grand dormeur
Qui n’hésite pas à jouer les grands buveurs
D’eau et de jus de fruits même si des fois il est absent
Car il apprécie les belles paroles le Florent
Parmi tous ceux qui viennent d’être cité
Il est de mon devoir de ne point l’oublier
Nous devons tous quelque chose à l’homme établi derrière le bar
Jouissant d’un crédit illimité auprès de ce cher Gérard
Vous tous qui bientôt ceci aller lire
Je vous dois la vérité de dire
Même si ce langage vous semble familier
Depuis longtemps un mal me ronge dois-je vous avouer