Adresse
/
Téléphone

Week-end Familial chez les cyclos ch'tis de Feignies et Belges de Courcelles

Ce week-end étant particulièrement chargé nous nous sommes (Didier, Gérard et Cyclopépère) partagé la tâche pour en faire le résumé afin de ne rien oublier. Les photos proviennent des appareils de la Famille Crochemore, de Didier, d'Evelyne, d'autres pourront s'y ajouter.
 

vENDREDI 09 ET sAMEDI 10 sEPTEMBRE 2016: "Chez les cyclos de Feignies"

Vendredi 9  Septembre 2016, Didier Robert, Président du club cyclotourisme Finésien est venu nous accueillir et nous souhaiter la bienvenue ainsi que nous expliquer le programme de la journée de samedi. Je retrouve mon ami Jacques, belge et érudit, l’écouter me laisse admiratif tant il connait d’histoires  et son accent chantant me fait voyager en absorbant avec délectation de la véritable bière Belge, sur conseil de mon ami.
Samedi matin, de bonne heure et de bonne humeur, après un petit déjeuner copieux et délicieux, l’arrivée des membres du club de Feignies, les retrouvailles, quelques photos souvenir puis c’est un départ groupé en direction de l’ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu en Belgique. Dans l’espoir de voir une montée ou une descente de cet ascenseur lors de notre présence sur place. Les routes, une surprise, le non entretien des revêtements en font un piège à cyclistes non attentifs, des trous, des marches et même des nids d’autruches, des nids de poules seraient trop petits. Les revêtements béton sont, si ce n’est agréable, rassurant devrais-je dire.
Il n’en est pas moins que nos hôtes nous promènent de la France vers la Belgique par monts et par Vaux tout en prenant bien soin de ne perdre personne. Il n’est pas toujours facile de faire cohabiter, encore moins de faire rouler des cyclos de niveaux différents mais dans ce déplacement pour un weekend entre amis et / ou en famille c’est un but que nous devons atteindre et se sera chose faite.
Nous passons à Goegnies-Chaussée, village frontière, la rue principale a cette particularité, d’un côté de la rue, vous êtes en France et de l’autre en Belgique. Ce midi, nous serons de nouveau dans ce village pour le déjeuner. Nous faisons un arrêt devant le restaurant, le patron nous dit que le café est prêt mais il n’était pas prévu au programme de faire une pause de si tôt et nous déclinons l’invitation pour rejoindre cet ascenseur si spectaculaire.
L’ascenseur de Strépy-Thieu est un ascenseur à bateauxfuniculaire situé en Belgique, sur le canal du Centre en Région wallonne dans la province de Hainaut.
Commencé en 1982 et inauguré en 2002, il permet de franchir une dénivellation de 73,15 mètres. Il est toujours, en 2015, le plus grand ascenseur à bateaux du monde. Il remplace désormais six ouvrages, les quatre ascenseurs à bateaux du Canal du Centre et deux écluses. Il constitue la fin d'un programme de mise au gabarit de 1 350 tonnes des voies navigables belges et permet le passage de bateaux de ce gabarit entre le bassin de la Meuse et celui de l'Escaut.
En 2006, il a permis une croissance du trafic fluvial sur le canal du Centre de 22,7 %, ce qui porte la croissance totale depuis 2004 à 80 %1. Après un tassement significatif en 2008 (-5 %) et 2009 (-14 %), l'ascenseur a connu une forte progression du trafic en 2010 (+28 %), et une relative stabilité en 2011.
Nous avons eu la chance de le voir descendre une péniche dès notre arrivée, il s’est mis à fonctionner, en d’autres temps, il nous aurait peut-être fallu attendre quelques heures avant de pouvoir bénéficier de ce spectacle. C’était un jour de chance mais quel spectacle ! C’est vraiment un ouvrage démesuré.
Après être monté en amont de l’ouvrage, avoir admiré le paysage du haut de cette colline, nous faisons route retour pour nous rendre, et cette fois nous y arrêter au restaurant qui nous attend où nous dégusterons une carbonade flamande (un ragoût à la bière) avec des frites, c’est normal une fois !
Le cadre de ce restaurant est magnifique et le patron en est fier, il fait encore quelques travaux et si nous repassons chez lui d’ici quelques mois, nous aurons droit de piquer une tête dans la piscine. Après cette halte un peu prolongée, il est temps de repartir vers Maubeuge. Il nous reste encore la visite du Fort de Leveau après le passage à la douche.
La visite du fort a été organisée par nos amis de Feignies, le fort étant ouvert spécialement pour nous et les guides nous en réservant l’exclusivité, que du bonheur ! Un peu d’histoire.
Construit entre 1882 et 1884 dans le cadre du programme du Général Séré de Rivières de 1874. Le fort de Leveau, aussi appelé Fort Schouller, fait partie des six forts construits en périphérie de Maubeuge pour mettre la ville à l'abri des bombardements. Il se situe à 3 250 mètres au nord-ouest de la place et occupe une superficie totale de 8 ha et 25 a. Le fort a été bombardé le 7septembre1914 causant le mort de 120 hommes.
Aujourd'hui, propriété de la ville de Feignies, il est l'un des derniers témoins de Maubeuge la Militaire en 1914.
L'association « Sauvegarde du fort de Leveau » est née en 1993 et travaille depuis, en collaboration avec la municipalité, à la restauration des lieux. Son but est de redonner au site son aspect d'origine, tout en conservant la trace des combats du passé.
La visite de ce fort terminée, c’était l’heure de la réception de bienvenue  du club de Feignies, avec la présence de Mme le Maire de la ville, échange de messages des Présidents de clubs ainsi qu’un discours de Mme le Maire.
La cérémonie amicale se terminant par un échange de cadeaux et le verre de l’amitié.
Un grand merci à Didier Robert, Président du club de Feignies ainsi qu’à tous les membres de son club qui ont œuvré à notre sortie de samedi 10 septembre 2016, j’ai personnellement retrouvé la convivialité de leur venue l’an passé dans notre région, la bonne humeur et l’hilarité provoquée par nos plaisanterie pas toujours bonnes à raconter.
Didier
 

Dimanche 11 Septembre: A la rencontre des Cyclos de Courcelles (Belgique)

Il est 8h15, nous avons avancé notre départ d’un quart d’heure pour ne pas rater le rendez-vous avec nos amis du Hainault.  Nous avons bien fait car un crachin bien « Normand »  fait son apparition et les risques de crevaison sont à craindre. Le temps de trouver la bonne route à la sortie de l’hôtel , de s’apercevoir que le pneu arrière de Nicole est bien fatigué et qu’il faut retourner vite fait à l’hôtel pour en chercher un autre par précaution…. et bien voilà, notre quart d’heure est « avalé ».  
C’est donc un groupe compact légèrement en retard qui passe le point  frontière d’Erquelines et forcément pour arranger les choses ce qui devait arriver, arrive :  Marie Pascale perce de l’avant. Pendant que nous nous afférons à la réparation, d’autres âmes charitables profitent de changer le pneu de Madame d’ Hattenville qui n’aurait su aller encore beaucoup plus loin. 
A peine reparti mon téléphone portable se réveille aussitôt, c’est notre ami Thierry de Courcelles qui s’inquiète de ne pas nous voir arriver au lieu de rencontre  prévu. Une petite mise au point est nécessaire pour se retrouver et peu après je reconnais au loin sa silhouette qui nous emmène retrouver le reste de sa troupe parquée à quelques centaines de mètres plus loin. Après les embrassades d’usages nous immortalisons forcément ce moment de forte amitié à l’aide de nos appareils photos  et notre aventure en terre Belge commence……  
Je dis « aventure » car pour rouler en terre Wallonne à vélo c’est bien une aventure, il faut aimer cela….. Et ce n’est pas nos amis de Courcelles qui me contrediront….. Festival de rustines, bosses, pavés, crevasses, de nids de poule en tous genres se succèdent… bref équipés de 4x4 ou de char d'assaut ça doit passer! mais à vélo…. Quelle chance avons-nous dans notre Normandie (vous savez amis Belges la région où il pleut de temps en temps….),  de posséder notre réseau routier ! Et encore il y en a qui se plaignent…..Mon Dieu, Mon Dieu ! Ils ne connaissent pas leur bonheur.
Dans un de ces passages délicats signalé par nos accompagnateurs il y a en plus une mauvaise traversée de rails super glissants, capt’ain Gégé en fait les frais. Nous le retrouvons à quatre pattes l’oreille collé au rail tel un grand chef Sioux à l’écoute d’un éventuel passage de train. Tout ça sans gravité heureusement.
En atteignant la voie de Hallage longeant la Sambre, nous retrouvons en même temps nos sensations habituelles, ouf un peu de répit, 10 km de bon revêtement, est-ce possible ? Ce qui nous permet au passage d’admirer  la belle ville de Thuin située sur les hauteurs où l’on fête en grande pompe la St Hubert, et un peu plus loin les vestiges de l’abbaye d’Aulne entourée d’estaminets où on ne boit surement pas que de l’eau.
Grace à un ravel  (voie verte en France) nous atteignons Courcelles situé à proximité de Charleroi en plein pays noir malheureusement presque complètement désindustrialisé depuis 1984 date de fin de l’exploitation minière et  où nous attendent à la maison du peuple nos accompagnatrices et leurs chauffeurs ainsi que les épouses de nos amis Courcellois pour le pot de l’amitié offert par le club recevant . Quelques amabilités d’usage sont échangées avant que chacun coure à la friterie du coin pour acheter de quoi se sustenter, puis retour au local pour manger ensemble dans une ambiance conviviale et à la bonne franquette. D’ailleurs je tiens à remercier Thierry, ses amis cyclos, leurs épouses pour l’accueil qu’ils nous ont réservé  et qui restera pour nous gravé dans nos mémoires, et puis je m’excuse encore pour l’embarras que nous avons pu leur provoquer en les prévenant si tard de notre visite.
C’est l’heure maintenant de nous séparer de nos « frères » Courcellois, mais on a toujours du mal à se séparer de quelqu’un lorsque l’on se sent bien auprès d’eux, alors les « au-revoir » prennent un peu de temps et c’est dans une ambiance incroyable que nous reprenons la route accompagnés de Thierry jusqu’à Piéton et de Franco jusqu’à Binche, la célèbre ville du carnaval et des Gilles.
Si nous avions écouté les conseils d’un autochtone, nous aurions du  éviter cette cité où se déroulent en ce jour les  « Festivités de Septembre » et où est mis en évidence le Sud-Ouest de la France. Nous avons bien fait de ne pas l’écouter car nous avons pu ainsi admirer le patrimoine architectural de cette cité et participer à la fête en traversant la ville à pieds, vélo à la main ….. Nous ne sommes pas les moins remarqués bien sur, même le bourgmestre est venu nous saluer. Il faut dire que nos amis Belges sont très chaleureux et qu’ils ont un goût prononcé pour faire la fête. Nous ne pouvons quitter cette ville sans « reregoûter » à la bière Belge forcément et ce n’est que parce que l’heure avance que nous reprenons la direction de Maubeuge.
En quittant cette cité au magnifique beffroi, nous trouvons un « ravel » apparemment tout récent et non signalé sur les cartes où la pancarte d’entrée indique la direction de Maubeuge. A l’unanimité nous décidons de l’emprunter : Une bonne dizaine de kilomètres de pur bonheur, un vrai billard plat de chez plat et abrité du vent. Mais voilà, à proximité de Jeumont tout se complique, le gps ne trouve plus la route tracée, les rares pancartes directionnelles nous indiquent bien « Maubeuge » mais par des voies rapides, tant pis, nous nous risquons, il faut rentrer….. Au bout de celle-ci forcément : barrage militaire / police…. Ceux-ci nous font comprendre gentiment  que nous n’avions rien à faire sur cette voie et que surtout il ne fallait pas suivre le pancartage qui lui nous emmenait sur une 4 voies limitées à 110 (ce n‘est pas la vitesse qui nous fait peur…..mais plutôt les 4 voies). Et bien sur 5 d’entre nous (j’ai les noms des coupables…) qui n’ont pas entendu cet ordre s’enfilent sur cette voie, nous ne pouvons les rattraper alors bien sur ils arrivent à l’hôtel avant nous, forcément à 110 c’est beaucoup  plus facile…..
En ce qui nous concerne nous tournicotons encore un peu avant que le GPS ne reprenne ses esprits, et il est alors 19 heures lorsque nous arrivons « à la maison » au bout de 113 km.
Tout le monde est bien rentré c’est bien là le principal, le reste étant du domaine de l’anecdote.
Grâce à nos amis de Feignies et de Courcelles nous avons réalisé un week-end d’échange et de rencontre que nous ne sommes pas prêts d’effacer de nos mémoires tout en souhaitant qu’il puisse y en avoir encore beaucoup d’autres.
Un grand merci à tous ceux qui ont participé, cyclos, accompagnatrices, chauffeurs et aussi un triple ban pour les organisateurs Jeannot et Didier.
Cyclopépère
 

Le Week-end des Accompagnatrices

Pendant que leurs cyclos de mari pédalent, ces Dames ne restent pas inactives et se rendent, accompagnées de leur chauffeurs, vers différents endroits touristiques qui méritent une visite.
 
Samedi matin 10 septembre     Nous nous dirigeons vers la Belgique, pour découvrir, à une vingtaine de kilomètres de Maubeuge, un ouvrage peu courant qui est l’ascenseur funiculaire à bateaux de Strépy-Thieu. Cet ensemble imposant situé sur le canal du centre en région wallonne permet aux péniches ou bateaux de plaisance de franchir en une seule fois un dénivelé de 73 mètres. Equipé de deux bacs indépendants, pesant chacun 8000 tonnes, les navires effectuent la montée ou la descente en seulement 7 minutes. Avec nos camarades cyclos, qui sont arrivés sur les lieux au bon moment, nous avons eu la chance d’assister à la descente d’une péniche.
 
Le repas de midi est pris, en commun avec les cyclos de Feignies et de Fécamp, dans un restaurant situé sur le territoire Belge dans un village où la rue principale sert de ligne frontière. Nous apprécions, en terrasse mais à l’ombre, la carbonnade flamande accompagnée de frites et servi, comme il se doit, avec de la boisson nationale dont nous n’avons que l’embarras du choix.
 
En fin d’après-midi nous nous rendons tous ensemble au Fort de Leveau situé à Feignies. A l’intérieur, le musée présente l’histoire de la place forte de Maubeuge. Ce lieu retrace la vie quotidienne des Poilus de la grande guerre et des habitants du territoire soumis à l’occupation. Parmi les différentes salles, richement dotées, ont peut notamment pénétrer dans la réplique d’un dortoir, de la cuisine, d’une tranchée avec son et lumière pour rapeller des bombardements. C’est une visite très intéressante que nous avons effectuée sous la conduite d’un guide local très impliqué. 
 
Dimanche 11 septembre              
Nous avons pris congé hier soir de nos Amis de Feignies pour retrouver aujourd’hui les cyclos belges de Courcelles.
Nous commençons la journée par la visite d’un petit pont Romain situé sur la commune belge de Montignies-Saint-Christophe. Le lieu est charmant. Tout près, existe une chapelle bien fleurie dédiée à la Vierge. Taillée dans le roc elle est garnie d’objets religieux. Ce village est pittoresque avec ses maisons de pierres. Un château, placé sur un promontoire et entouré de remparts, rappelle l’époque où la province du Hainaut se défendait des incursions des armées françaises.
 
La ville de Thuin possède de magnifiques jardins suspendus. Après être allés au pied, nous renonçons pour des raisons médicales à les parcourir. Nous partons avec nos deux véhicules à l’assaut de la ville haute. C’est l’instant où le carillon égrène des notes qui s’envolent du magnifique Beffroi de la ville. Sur l’esplanade qui permet une vue plongeante sur la Sambre nous apercevons les cyclos fécampois, accompagnés de ceux de Courcelles, longer le fleuve. Nos gestes amples avec nos bras et nos appels resteront vains, nos camarades filent sans nous apercevoir.
 
Nous nous dirigeons maintenant vers l’abbaye d’Aulne. Cette ancienne abbaye cistercienne située au bord de la Sambre possède d’imposants vestiges. Elle nous rappelle un peu, par ce qui reste, l’abbaye de Jumièges. Dans les jardins situés dans le domaine, règne aujourd’hui une agitation particulière. C’est en Belgique la fête de la Saint Hubert et une centaine de cavaliers, chevauchant leur monture, attendent la traditionnelle bénédiction des chevaux et des chiens.
 
Le temps presse, à 12 h nous avons rendez-vous à Courcelles pour partager avec nos amis le repas de midi.
 
L’après midi, sur le chemin du retour, nous visitons dans le petit village de Ragnies, la distillerie de Biercée. Située dans une ancienne dépendance rénovée de l’abbaye de Lobbes, cette distillerie produit des eaux de vie de fruits. C’est avec attention que nous écoutons au pied des immenses cuves en inox l’exposé très clair du guide. Après un passage par la case dégustation et quelques achats de circonstance, nous reprenons la route vers Maubeuge avec l’aide très précieuse de nos GPS.
 
Gérard GODDARD