Adresse
/
Téléphone

Un Tour de Seine Maritime en cyclo-camping

C’est sous un soleil qui pointe à l’horizon que nous nous rendons toutes et tous au rendez-vous pour un départ à neuf heures, un voyage itinérant de quatre jours sur la route et trois nuits sous la tente, une découverte pour trois d’entre nous. Au point de ralliement, nous attendent en piaffant, le président délégué ainsi que la communication interne, tous deux prêt à nous mitrailler de leurs flashs surpuissants pour nous donner un teint correct sur les photos. Après avoir mis en boite les souvenirs du départ, c’est réellement parti, les jambes commencent à tourner et le convoi s’ébranle en file indienne, quoi de plus normal puisque nous allons coucher sous des tentes. La mise en route se fait progressivement car il faut prendre ses repères avec des sacoches, le poids, l’encombrement, surtout ne pas toucher le collègue de devant, un incident est si vite arrivé, prendre connaissance également des caprices de sa monture, il n’en manque jamais.
C’est par la vallée de Valmont, fraiche comme à l’accoutumée, que notre périple commence, un peu de fraicheur, le soleil nous réchauffe dès que ses rayons se posent sur nous, une mauvaise nouvelle de la Mé Théo, il ne devrait plus y avoir la présence de cet astre vers onze heures, une petite halte à Valmont pour parfaire l’équipement pharmaceutique et première difficulté en vue, la côte de Riville, premier test réel, la forme est-elle au rendez-vous ? Il n’y eu aucun souci, nous avons gravi ce « col » sans grimacer, la journée sera bonne. C’est à Grainville la Teinturière que nous ferons une pause café, comme le groupe féminin, mais pas une pause aussi longue car nous, nous avons de la route et quelques grimpettes à effectuer. Nous prenons ce nectar chez la nièce de Bourvil, accueil froid, café chaud et bon, nous faisions parti des premiers clients car elle nous a fait pousser nos vélos pour installer deux tables, une de chaque côtés de la porte pour bien montrer que le bar est ouvert.
En avant pour attaquer la côte de Bosville, un joli sous bois, une montée agréable au frais et sans forcer, un vrai bonheur. Lors de la traversée du village, des travaux d’enfouissement de câbles nous ont quelque peu freinés, autorisés à franchir la zone de travaux pied à terre, nous n’avons pas dévié de notre tracé. Quand arrive l’heure de nous restaurer, nous sommes à Greuville, pas un troquet, pas une mobylette, alors c’est un petit crochet jusque Luneray, une légère variante, nous ne sommes pas à quelques kilomètres près, c’est une journée de détente. Un bar nous accueille, quoi de plus naturel que de boire une bonne bière avec notre casse-croute puis un café pour finir ce repas gargantuesque.
Une heure est passée quand notre groupe reprend la route, des petits villages et des petites routes avec un léger vent favorable et toujours pas l’eau prévue par la sorcière du climat. C’est le début des montagnes russes, je vais souffrir avec les costauds du Massif Central, je n’en dirai rien car c’est moi qui ai tracé cette route. Vers quinze heures, nous entrons au camping de Martigny, installation du camp près de la rivière, les sanitaires non loin et la salle de jeux où nous prendrons nos repas autour d’une table mise à notre disposition par la gérante du camping. Une ancienne collègue de travail d’il y a presque trente ans, nous nous étions perdu de vue et nous nous retrouvons par hasard, une connaissance de nos amis Vidonne aussi puisque le mari était un collègue de Yannick.
Nous nous rendons à Arques la Bataille pour nous approvisionner en pain, par la voie verte et à pied, deux petits kilomètres, le temps menace, imperméables en prévision, il n’en fallait pas plus pour attirer la pluie, les premières gouttes arrivèrent en même temps que nous dans l’agglomération. Pour ne pas revenir avec du pain mouillé, nous faisons une halte houblon, puis comme la pluie ne cessait toujours pas, ce fut une deuxième tournée, pourvu qu’il ne pleuve pas toute la soirée, nous ne serions pas en état de rentrer.
Une accalmie, nous faisons chemin inverse et dès notre arrivée sur les lieux de notre villégiature, je me dirige vers le bureau pour régler les nuitées, le bureau n’ouvrant qu’à neuf heures le matin, si nous partons avant. Il nous est offert des sachets de soupe, une délicate attention. En revenant vers mes amis, je leur en fait part et il faut penser à mettre une bouteille de rosé au frais, au bout d’une corde, dans la rivière. Quand nous avons commencé notre repas, Gilbert est allé récupérer ce nectar bien frais et il a dit à la gérante, qui passait par là, que la pêche était bonne. Nous étions tous à table quand nous eûmes la surprise de voir notre sympathique gérante arriver avec une bouteille de rosé fraiche, juste sortie du réfrigérateur et elle nous demande si nous voulons quelques sachets de
soupe supplémentaires, ce à quoi nous avons répondu positivement, c’est pourquoi, tous les soirs, nous mangerons une bolée de soupe. Une bonne nuit réparatrice et nous seront apte pour la voie verte demain, il est prévu de la pluie, on ne sait jamais, si la Mé Théo se trompe encore, elle doit abuser de substances illicites !
_________________________________________________________________________________________
Deuxième journée, levée du corps vers 6 h 30, les obligations matinales, pour l’instant rien de mauvais côté météo. Tout le monde se réveille et c’est un regroupement, dans la salle de jeux, pour un petit déjeuner, thé, café, confitures, ce n’est pas que la journée va être longue, mais comme il y a un fort risque de pluie, il faut mettre des calories à l’abri pour ne pas avoir froid. Un dernier « au revoir » à notre hôtesse et direction la voie verte.
Dix petits kilomètres de couvert et c’est le début des hostilités météorologiques, quelques gouttes, puis plus nombreuses et enfin drues. C’est le moment que Yannick choisi pour percer de l’arrière, nous sommes abrités par les arbres. La réparation ne prend que quelques minutes mais il y a un petit souci de jeu dans la roue et Yannick doit desserrer ses freins, le point sera fait dès que possible.
Neufchâtel en Bray, quinze minutes d’arrêt, un café pour remonter en température, il faut repartir et la pluie nous attend à la porte de cet estaminet. Il est midi trente à l’horloge lorsque nous arrivons à Forges les Eaux, nous recherchons une brasserie, le repas sera pris à l’abri. Une heure sur place, comme le plombier ne trouve pas la fuite, l’eau coule toujours et nous sommes dans l’obligation de repartir, sous la pluie, direction Gaillefontaine pour le pointage. Suite à ma participation à la Viking76, j’avais le souvenir que le pays de Bray était en montagnes russes, mais sur ce brevet, je n’avais pas un vélo de 35kg, c’est donc avec de la démultiplication que le groupe escalade, les unes après les autres, ces collines avec parfois un joli point de vue à la clé.
Le kilométrage d’aujourd’hui est moins important qu’hier, heureusement car avec ce temps exécrable le moral en aurait pris un coup, demain sera meilleur et nous recherchons, pour le diner, du pain, une chasse journalière à la boulangerie, il ne faut pas se laisser abattre et ce n’est pas le genre du groupe. J’ai découvert que Yannick aimait cuisiner et comme il le fait à merveille, il est hors de question de lui discuter ce poste, un bon cuistot c’est utile pour le moral. Ne trouvant aucune boulangerie sur le trajet, je profite, lors d’un arrêt, pour joindre le propriétaire du camping où nous nous installerons ce soir et lui demander s’il sait comment nous pourrions nous procurer cet aliment, il peut nous dépanner, par habitude, il a toujours du pain boule dans son congélateur pour palier à la demande de campeurs.
Il n’est pas très tard quand nous faisons notre entrée au camping, un tipi est érigé dans un coin, quelques caravanes, ce n’est pas le même standing qu’hier, nous ferons avec, un seul toilettes, une seule douche, mais un abri dont nous pourrons disposer ce soir pendant le repas, c’est déjà ça. De plus et quel chance, il y a un « snack » et de la bière à la pression, une moindre récompense dans ce fond de campagne, nous n’aurions pas fait de déplacement ce soir pour prendre un verre, les troquets sont trop loin et il fait franchement trop mauvais. Nous avons monté le camp sous une pluie fine, Michel jure toujours quand il dresse sa tente, c’est drôle et nous, comme tous bons copains que nous sommes, nous le charrions un peu, juste de quoi alimenter sa bonne humeur !
Après avoir chacun pris notre douche, c’est le regroupement autour de ce fameux verre et quelques heures de discutions. La seule mauvaise nouvelle est qu’ après sa crevaison de ce matin, la roue arrière de la randonneuse de Yannick présente un jeu et vérification faite, c’est l’axe qui est cassé, la roue est donc juste maintenue pas l’axe de serrage sur le cadre, ce devrait tenir jusqu’au retour, le souhait est qu’il faut éviter la crevaison de cette roue, prions pour qu’il y ai une bonne étoile.
Le repas pris, la vaisselle faite en groupe, c’est le moment de mettre la viande dans le torchon. A peine étions nous dans les bras de Morphée que des avions, en direction de Beauvais nous a-t-on dit le lendemain matin, passaient à intervalles réguliers, puis le silence, un peu plus tard, des chiens qui s’appellent et se répondent, ils ne dorment donc jamais par ici ! Enfin, le reste de la nuit fut calme et le sommeil réparateur.
Troisième journée de notre périple, la plus longue en kilomètres, ce matin, nous sommes dans le brouillard, c’est humide et froid. Le propriétaire du camping de Doudeauville nous annonce une levée de la purée de pois aux alentours de 10h30, il est hors de question d’attendre jusque là, il nous faut donc partir avec les feux allumés et gilets pour être vu. Il est parfois difficile de trouver sa route quand il n’y a pas de panneaux, mais avec du brouillard qui voile les verres de lunettes en plus, c’est pratiquement impossible. Il est indispensable d’avoir le sens de l’orientation et ce fut le cas, nous n’avons pas dévié de l’itinéraire. Après une heure et demie, le soleil perce, la chaleur monte et nous allons bientôt faire une pose café, nous entrons dans la vallée de l’Andelle et quittons progressivement le Pays de Bray et ses bosses.
En suivant le cours de L’Andelle, nous allons descendre lentement mais surement vers la Seine, la vallée est ensoleillée et c’est relativement plus agréable qu’hier. Nous profitons de tous ces beaux paysages que nous offre la nature, lors d’arrêts, le ravitaillement en fruits (mûres) est fait, en faisant attention de ne pas se tacher ni d’avoir le bout des doigts bleu. La circulation n’est pas très importante, c’est toujours difficile sur les axes importants, mais nous avons quand même le temps d’admirer au passage quelques belles bâtisses et saluer des cyclotouristes que nous croisons. Nous avons bien roulé ce matin et l’heure du repas approche, il est temps de penser aux casses croutes, le passage à Fleury sur Andelle sera le bienvenu.
Provisions faites, nous continuons, il serait bien de nous restaurer au barrage écluse de Poses, le cadre et les aménagements seront sans doute adaptés pour les randonneurs. Quand nous arrivons prés de cet édifice, il nous faut encore le traverser, la base de Poses est de l’autre côté de la Seine. Le seul passage est une passerelle d’environ 1m20 de large, nous grimpons à pied jusqu’à la plateforme et après avoir croisé et dépassé des piétons, nous enfourchons nos montures, il faut être vigilant, le bruit de l’eau lâchée par le barrage est impressionnant. Nous arrivons tous, sain et sauf, sur la rive gauche et une aire de pique nique ensoleillée nous tend les bras, halte au feu !
Nos ventres repus, une légère sieste pour certain, des clichés souvenir de notre passage en ses lieux et c’est la reprise pour la caravane du VCFC. Il nous reste une partie de route à circulation, plus nous la passerons vite et mieux ce sera, nous rejoignons donc Pont de l’Arche, Criquebeuf sur Seine et Elbeuf avec un flot de trafic important. Nous retrouvons le calme des petites routes en direction d’Orival, avec évidement du dénivelé, nous devons passer de l’autre côté de la colline pour rejoindre la Bouille, ce qui ne sera pas terminé pour le dénivelé, il restera encore à passer l’autre colline pour rejoindre le bac du Mesnil sous Jumièges.
La grimpette s’effectue tranquillement, la côte est longue mais pas dure, un cadre forestier agréable et à l’abri du soleil de temps en temps. Le regroupement au sommet avant de redescendre vers la Bouille. Une terrasse en bordure de Seine, arrêt café, l’heure de la pose bien méritée. Ce sont ces moments de détente qui nous font oublier le poids de notre vélo, la dernière difficulté de la journée à franchir pour souffler enfin n’est autre que la côte empruntée par le Paris Fécamp entre la Bouille et Yville sur Seine. Toujours dans le respect de chacun, nous montons, chacun à son rythme, et regroupement pour la dernière descente vers ce bac que nous devons attendre car c’est l’heure de la coupure, tiens, ça me rappelle quelque chose !
Le coup de fil au camping en attendant que le pont mobile vienne, pas de souci, nous sommes attendus et nous avons notre place. Passage sur la Seine et arrivée sur la bonne rive, devinez quoi, la chasse à la boulangerie, direction Jumièges. Nous arrivons devant l’abbaye ensoleillée, quel bonheur, il n’est pas très tard et nous allons, dès que les maçons auront œuvré, pouvoir faire sécher le linge détrempé par la pluie d’hier. Nous entrons dans ce camping privé, sur notre droite, des vergers, des alignements de pommiers, n’oublions pas que nous sommes au Conihout, c’est la route des fruits. Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux qui pensait, à cause du temps d’hier, que notre venue était annulée. Elle nous demande de choisir notre emplacement, nous préférons la bordure directe avec le fleuve, la vue, le cadre, le château du Landin qui perce au dessus des arbres de la forêt de Brotonne sur l’autre rive, nous sommes presque au Paradis, il ne manque que les anges, dont mes complices de cette aventure de quatre jours connaissent l’histoire.
Les entreprises de bâtisseurs, bien rôdées, ne tardent pas pour dresser le camp et les mères Denis, c’est ben vrai ça, étendent le linge au plus vite. Chacun sa douche et malgré l’hésitation de Michel, c’est à vélo que nous allons à Jumièges pour notre partie de descente de jus de houblon, la première pour retirer la poussière, la seconde pour la dégustation. Notre cuisinier avait repéré, lors de notre arrivée, une terrasse bien au soleil et retirée du bord de route pour enfin prendre un pot au calme après ces 120 km de la journée. Une fois le réconfort descendu, on aurait cru sentir passer la sainte vierge en bas de soie dans la gorge, c’est cap sur le camp pour la préparation du gueuleton journalier. Une table et des chaises nous ont été gentiment mises à notre disposition, nous remettrons tout en place demain avant notre départ. C’est génial, avoir comme décor, des péniches et bateaux passant sur le fleuve pendant le repas, demain nous serons rentrés, c’est la dernière soirée, repas maximum, chacun essaie de vider les sacoches pour la montée du pont de Brotonne et la côte de St Gilles de Crétot.
Au quatrième jour, c’est la rentrée, pas scolaire, comme toutes les bonnes choses ont une fin, dès la levée du corps, chacun de nous narre les bruits de la nuit. Un bateau passé, des chiens sur la rive opposée qui ont aboyé, les ronflements de chacun de nous, ce qui est incroyable car aucun de nous ne ronfle…
Les toilettes matinales, un petit déjeuner copieux, toujours pour minimiser le poids transporté et l’heure du départ arrive, la beauté du décor ce matin avec le soleil et la brume se levant sur la Seine et la forêt, reste en mémoire. Il faut partir, pas que le nombre de kilomètres soit important mais pour la tranquillité avec la circulation. Le bac de Jumièges est sur la bonne rive et l’embarquement commencé, quelle chance, pas d’attente. Le matelot nous demande quelques conseils sur l’achat d’un vélo, à qui nous répondons que le vélo s’acquière en fonction de ce que l’on veut faire. Nous débarquons sur la rive gauche et avons jusqu’au pont pour se mettre en chauffe, je passe dans mon village natal, devant la maison où j’ai vu le jour, un retour aux sources. Nous traversons La Mailleraye sur Seine, Notre Dame de Bliquetuit et apparait au loin le Pont de Brotonne, une rampe de lancement vers le pays de Caux.
Les trois costauds du groupe partent devant pour conquérir le sommet de la plateforme environ à soixante mètres au dessus du fleuve, je monte à mon rythme en compagnie de Sylvie qui, je crois, n’aime pas trop ce côté du pont mais avec son stage dans le Massif Central, elle avale la montée sans sourciller. L’arrivée à Caudebec en Caux, un café au Balto pour ne pas changer les bonnes habitudes et toujours les pointages des BPF. Le serveur blague avec nous au sujet des cyclos qui le gène sur la route, nous lui répondons que c’est pour cela que nous venons dans ce bar, c’est pour se faire engueuler. Peu de temps après, un groupe de solides de la route, fait halte pour prendre également un café, le bonjour respectueux des cyclos, le barman arrive et je lui demande de répéter ce qu’il nous a dit quelques minutes plus tôt, par laquelle les cyclos le font chier sur la route, un grand rire de tous et en me regardant me fait signe que c’est bien joué. Une chasse au sandwich non fructueuse sur place, nous verrons plus loin, et direction la dernière grosse difficulté de la journée, cap vers St Gilles de Crétot et le plateau de Caux.
Trouville Alliquerville, une boulangerie, le repas de ce midi est trouvé, nous déjeunerons à Yébleron, chose qui nous paraissait impossible ce matin et que nous avons réalisé sans même nous en rendre compte, nous prenons donc la route à Gérard, Bolleville, Yébleron et arrêt repas, il ne sert à rien d’arriver trop tôt, nous devons nous arrêter à Tourville, encore quelques coups de pédales et ce périple va prendre fin, c’est long et court à la fois. En vue de l’antenne de la radio Tourvillaise, nous sommes attendus par le photographe local et comme nous arrivons en surexposition il faut refaire le cliché en arrivant en sens inverse, un café en récompense. Nous laissons Gilbert qui est arrivé, il ne reste plus qu’à rejoindre Fécamp via la Roquette. C’est au rond point du haut de l’avenue Mandela que Sylvie et Yannick nous quittent, il ne reste plus que Michel et moi qui rejoignons la capitale du chucre. J’accompagne Michel jusqu’au feu tricolore et ce sont les « au revoir », ça y est, c’est fini, il reste encore une côte pour Mimi, mais moi, je serai au terme de notre voyage itinérant dans deux ou trois minutes, c’était bien, des collègues cyclos sympathiques, une première en groupe pour moi, une première pour Sylvie, Yannick et Michel, un retour au V.I pour Gilbert. Un grand merci à Michel Alexandre pour avoir dégrossi ce voyage et en avoir eu l’initiative.
Vivement l’année prochaine, après un tour en Seine Maritime, un tour ailleurs avec des amis, elle est pas belle la vie !
L'Chucrier