Arc long anglais


L’arc long anglais, également appelé longbow ou arc droit, est une évolution de l’arc gallois. Il s’agit d’un arc médiéval très puissant, d’environ 2 mètres de long, très utilisé par les Anglais, à la fois pour la chasse et la guerre.

 

Son utilisation par l’armée anglaise naît de ses déconvenues lors des guerres en Pays de Galles et en Écosse. Les Anglais décident alors d’y recourir massivement, ce qui permet de vaincre les piquiers gallois, puis écossais. Cette arme se révèle encore décisive pendant la plus grande partie de la guerre de Cent Ans (particulièrement lors des batailles de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt).

 

De nombreuses solutions sont essayées par les Français pour neutraliser cette arme redoutée : mise à pied des combattants montés, augmentation de la surface protégée par des plates dans les armures, protection des chevaux, neutralisation des archers ou création des compagnies d’ordonnances et des francs-archers. Les Français doivent longtemps se résoudre purement et simplement à éviter de combattre les Anglais de front en rase campagne et réorientent leur stratégie vers une guerre de siège, utilisant la tactique de la terre déserte qui laisse les chevauchées anglaises libres de piller le pays. La stratégie défensive qu’implique l’utilisation de l’arc long est seulement battue en brèche par l’apparition de l’artillerie de campagne : l’armée anglaise est alors décimée à Formigny et à Castillon.

 

Au XVIe siècle, les archers sont définitivement supplantés par les arquebusiers particulièrement par ceux de l'armée espagnole qui combattent au sein des Tercios.

 

L’arc

 

Description

 

L'étude des 137 arcs longs retrouvés dans l'épave du navire Mary Rose, coulé en 1545, a permis d’enrichir la connaissance de cette arme. Il s'agit d’un arc simple, façonné d’une seule pièce dans de l'if, bois dont les qualités intrinsèques font qu'il se comporte comme un arc composite. D’autres bois d'arc de substitution (par efficacité décroissante : orme, frêne, noisetier, voire chêne) peuvent être utilisés, mais au prix d’une perte notable d’efficacité. Il mesure entre 1,70 m et 2,10 m. Sa section est circulaire au niveau de la poignée et en forme de D aux extrémités. Les largeurs sont de 1,8 à 3 cm en tête de branche, de 3 à 4 cm en milieu de branche et de 5 à 6 cm au niveau de la poignée. La forme de l’arc devant suivre les nervures du bois, l’arc peut parfois avoir une forme bosselée (l’efficacité primant sur l’esthétique). Il ne comporte pas de repose flèche : en position de tir, celle-ci repose sur la main d’arc de l’archer.

 

L’arc en if présente cette particularité paradoxale d’être un arc simple, façonné dans un matériau d’une seule pièce, tout en se comportant comme un arc composite. En effet, l’if est mis en forme de telle sorte qu’il comprend une partie d’aubier (au dos) et une partie de cœur (ventral), le duramen. L’aubier travaille en traction et le cœur en compression. Leurs propriétés se complètent et confèrent à cette arme des qualités balistiques bien supérieures aux arcs simples tirés d’autres essences.

 

À partir du début du XIVe siècle, le longbow est équipé d’extrémités en corne dotées d’une échancrure où est fixée la corde. Ceci sert d’amortisseur et d’arrêt de corde et accentue la propulsion de la flèche. La fabrication de l’arc demande environ une journée de travail.

 

La corde est un élément noble tissé en chanvre et parfois en soie. Son coût compte pour la moitié du coût total d’un arc. Elle est cirée pour être prémunie contre la pluie. D’après les encoches des flèches trouvées sur l’épave de la Mary Rose, on déduit que la corde devait mesurer environ 3,2 mm de diamètre.

 

La fabrication des arcs, des flèches et des cordes d’arc était du ressort d’ouvriers spécialisés, qui bénéficiaient de franchises fiscales et même de remises de dettes.

 

Les flèches

 

Les flèches employées avec le longbow sont relativement standardisées, car fabriquées en grande série (il faut pour une campagne entre 400 000 et 800 000 flèches). Elles sont volontairement lourdes (pour augmenter leur capacité de perforation), entre 60 et 80 g au lieu de 20 g pour une flèche moderne. Les 3 500 flèches retrouvées dans l’épave de la Mary Rose mesurent entre 61 et 81 cm (76 cm en moyenne) et sont taillées dans du peuplier ou du frêne. L’empennage est confectionné en plume d’oie et mesure entre 17 et 25 cm, selon que l’on souhaite privilégier la précision ou la portée. L’encoche est dégagée sur 4 à 5 cm et peut être renforcée par une petite lamelle d’os ou de corne placée perpendiculairement à la corde.

 

Accessoires

 

Les flèches sont transportées sur des chariots et fournies aux archers par faisceaux ligaturés de 12 ou 24. Le carquois n’est pas fréquent chez les archers anglais du XIVe siècle : le fait de sortir la flèche du carquois prenant trop de temps et ralentissant la cadence de tir, les flèches sont donc plantées à même le sol devant le tireur. Au début du XVe siècle apparaît la trousse, un cylindre de toile cirée ou de cuir fin huilé, dont une extrémité est cousue d’un rond de gros cuir percé de 12 ou 24 trous afin de passer les flèches. Ce carquois très léger permet à la fois de protéger les flèches de l’humidité et aux archers montés de transporter leurs munitions à cheval.

 

La puissance de l’arc et la technique de tir à 3 doigts imposent le port de gants de cuir. Le modèle type est un demi-gant de cuir fixé au poignet couvrant l’index, le majeur et l’annulaire.

 

Un brassard en cuir, sanglé sur l’avant-bras qui tient l'arc, protège le tireur du véritable coup de fouet produit par la corde après le décochage.

 

Performances

 

Considérations mécaniques

 

Pour obtenir un arc puissant, il faut utiliser un bois nerveux, car la vitesse d’expulsion de la flèche est proportionnelle à la rapidité avec laquelle l’arc reprend sa forme lors du tir. La surface faisant face au tireur est appelée ventre et travaille de manière concentrique (en compression), contrairement au dos qui est face à la cible et travaille de manière excentrique (en traction). Le bois utilisé doit donc offrir la meilleure résistance à ces contraintes de flexion. On utilise pour ce faire la différence de structure entre l’aubier (les cernes extérieurs plus jeunes et plus tendres) et le duramen (les cernes les plus centraux, très durs et très résistants à la compression). Dans le cas d’un arc non composite comme l’arc droit anglais, l’aubier, plus élastique, forme le dos de l’arc et le duramen, plus résistant à la compression, est utilisé comme ventre.

 

L’if est le bois cumulant le plus grand nombre de qualités nécessaires à la réalisation d’un arc puissant et résistant. Ses fibres de lignine ont un agencement qui leur confère une grande élasticité (en spirales orientées à soixante degrés par rapport à l’axe de la branche, ce qui leur permet de s’étirer en cas de travail excentrique). Il pousse très lentement et ses cernes sont très fins et rapprochés, ce qui divise d’autant le déplacement dévolu à chaque fibre : plus les cernes sont petits, plus le bois est résistant et nerveux. Il a peu de nœuds et est dénué de poches résinifères qui représentent autant de points de fragilité potentiels. Enfin, il est imputrescible, ce qui, avec ses qualités de résistance, lui confère une grande durée de vie. Il a par contre le défaut d’être toxique (et dangereux pour l’élevage) et a donc été souvent abattu, ce qui en fait un bois rare dont les qualités sont encore améliorées s’il pousse lentement, ses cernes étant alors d’autant plus serrées (les meilleurs exemplaires poussent en altitude et sur un sol pauvre). Les Anglais en importèrent (principalement d’Italie, mais aussi de France et d’Espagne). Richard II et Charles VII en firent planter.

 

D’autre part, plus l’arc est long, moins il se courbe quand on l’arme et moins il risque d’atteindre ses limites d’élasticité. On peut potentiellement le contraindre davantage, gagnant alors encore en puissance. C’est pourquoi l’arc anglais est particulièrement long : il se déforme moins, donc il perd moins ses caractéristiques avec le temps, risque moins de se briser et gagne encore en portée.

 

Grandeurs physiques

 

La puissance d’un arc se mesure en livres pour 28 pouces d’allonge (71 cm), correspondant à une masse qu’il faudrait attacher à la corde d'un arc horizontal pour la tendre d'autant. Il s'agit en physique d'une force et non d'une masse ou d'une puissance. Traditionnellement toutes les mesures d'archerie sont en mesures impériales. Pendant la guerre de Cent Ans, où les archers étaient particulièrement entraînés, les arcs nécessitant pour être bandés une force de 120 à 130 livres (soit 530 à 580 newtons ou 50 à 60 kilogrammes-force) étaient particulièrement répandus : les arcs retrouvés sur la Mary Rose nécessitent une force de 80 à 180 livres (350 et 800 N).

 

La vitesse des flèches est initialement d’environ 55 m/s (200 km/h) et chute à 36 m/s (130 km/h) à 200 m. Pour une flèche de 70 grammes l'énergie cinétique initiale à cette vitesse est de l'ordre de 110 joules, et la quantité de mouvement de 3,9 kg⋅m⋅s-1, ce qui équivaut à une impulsion de même valeur fournie par tireur soit 3,9 N⋅s (newtons·seconde). Le temps d'impulsion peut être estimé à 0,025 s (0,71 mètre parcouru à la vitesse moyenne de la moitié de la vitesse finale, soit 27,8 m⋅s-1) et la force moyenne appliquée à la flèche pendant cette impulsion de 155 N. La puissance développée par l'arc pendant le tir est de l'ordre de 4 200 watts.

 

Portée

 

Leur portée est estimée entre 165 et 228 mètres, bien qu’une réplique d’un des arcs trouvés à bord du Mary Rose ait tiré une flèche de 53,6 grammes à 328 mètres et une flèche de 95,9 grammes à 249,9 mètres. Les flèches sont cependant incapables de percer une armure de plaques à cette distance. Elles sont efficaces contre les cottes de mailles quand la distance est inférieure à 100 mètres et contre les armures de plaques en deçà de 60 mètres.

 

Pouvoir perforant

 

En fonction de l’effet recherché, l’archer a le choix entre plusieurs types de flèches. Les plus fréquemment utilisées sont les bodkin pointues de section carrée, particulièrement perforantes et faciles à produire. Les flèches ayant une énergie cinétique modérée (comparativement à celle du projectile d’une arme à feu), elles ne génèrent ni effet de choc, ni effet de cavitation. En revanche, du fait de leur grande longueur, elles ont une bonne densité sectionnelle et donc un grand pouvoir perforant. Dès lors, ce type de flèche est utilisé à courte distance contre l’infanterie lourde ou la cavalerie. Ces flèches, très efficaces contre les cottes de mailles, peuvent cependant ricocher sur les armures de plates si elles n’arrivent pas perpendiculairement à la surface. Pour un tir à moins de 60 mètres, elles peuvent s’enfoncer de plusieurs centimètres, causant des blessures plus ou moins graves.

 

C’est particulièrement à la tête qu’une pénétration de profondeur limitée est dévastatrice. Cette partie du corps est cependant bien protégée par le profil des bassinets de l’époque, étudiés pour dévier les lances. Les autres points vulnérables du combattant sont le cou et les membres, où passent des troncs artériels susceptibles d’êtres sectionnés. Pour cette raison, les armures des chevaliers ont progressivement évolué au cours de la guerre de Cent Ans, recourant de plus en plus à l'usage de plaques. Les capacités de perforation peuvent être améliorées par lubrification des pointes à la cire, ce procédé permettant aussi de limiter l’oxydation de l’acier (l’utilisation de ce procédé par les archers anglais est probable mais non vérifiée).

 

Contre l’infanterie peu blindée ou les chevaux, les flèches à pointe large ou à barbillon sont largement plus dévastatrices, même à longue distance. Tirées par milliers, elles ne nécessitent pas d’être très précises et leur portée peut donc être allongée par réduction de l’empennage.

 

Cadence de tir

 

Aux XIVe et XVe siècles, un archer anglais devait pouvoir tirer au moins dix flèches par minute, allant jusqu’à seize tirs ajustés par minute pour les archers expérimentés. Durant la bataille, les archers emportaient avec eux entre 60 et 72 flèches, de quoi durer environ 6 minutes en pleine cadence de tir. Sur le champ de bataille, de jeunes garçons étaient utilisés pour ravitailler les hommes en flèches. Celles-ci étaient posées en vrac devant les archers ou plantées à même la terre. Cette dernière méthode permet de raccourcir au maximum le temps nécessaire pour tirer une flèche. De plus cela contamine la pointe avec des germes telluriques qui augmentent le risque et la gravité d’une infection secondaire à une blessure (ces bactéries anaérobies peuvent être responsables de gangrène gazeuse et en l'absence de soins appropriés de mort par septicémie puis choc septique).

 

La cadence de tir des arcs longs anglais est bien supérieure à celle des arbalètes (capables au maximum de tirer quatre fois par minute) ou de n’importe quelle autre arme de jet de l’époque. L’adversaire est alors soumis à une pluie de flèches, ce qui rend efficace un tir à longue portée où la perte de précision causée par la distance est compensée par la quantité de flèches envoyées. Ceci constitue une énorme différence par rapport à l’arbalète qui s’emploie en tir tendu et qui devient forcément moins précise avec la distance. D’autre part, l’arc pouvant facilement être débandé et sa corde mise à l’abri, il est beaucoup moins vulnérable à la pluie qu’une arbalète (ce qui a été décisif, notamment lors de la bataille de Crécy), d’autant que les cordes de nerfs des arbalètes perdent de leur puissance quand elles sont humides, contrairement aux cordes en chanvre des arcs longs qui gagnent en dureté lorsqu’elles sont mouillées.

 

Technique de tir

 

L’arc long a comme inconvénient d’être assez difficile à « apprivoiser » et de demander plus de technique et de force que l’arc classique. Des autopsies pratiquées sur des corps d’archers gallois ont révélé des distorsions spinales, témoins des contraintes subies.

 

L’arc est en particulier réputé pour « secouer » le tireur au moment de la décoche. Les habitués de ce type d’arc recommandent de plier légèrement le bras qui tient l’arc pour éviter « le coup dans la nuque ».

 

Du fait de la taille de l’arc, il faut tendre la corde derrière la joue et non pas seulement jusqu’au menton (les doigts arrivant à la commissure de la lèvre). De ce fait, l’arc gallois ne peut se pratiquer avec un viseur. On peut tirer soit en tir instinctif soit en « bare-bow ». La décoche doit suivre immédiatement l’armement, car les contraintes sont telles qu’elles peuvent briser l’arc si la décoche est trop retardée.

 

Le tir instinctif demande un long entraînement, car le cerveau doit connaître parfaitement le vol parabolique d’une flèche, qui varie en fonction de l’angle initial, de la puissance de l’arc et du poids de la flèche. L’archer se concentre uniquement sur le point d’impact, l’inconscient du cerveau faisant le reste.

 

Dans le tir « bare-bow » on modifie la position des doigts sur la corde suivant la distance (en anglais « string-walking »). D’autres archers changent le point d’ancrage sur le visage.

 

Utilisation tactique

 

La portée de l’arc long (efficace sur les combattants faiblement protégés ou les chevaux à 300 mètres), oblige l’adversaire à attaquer. Cela permet de l’attirer en terrain défavorable et de le contraindre à attaquer une position fortifiée au préalable : à Crécy l’armée anglaise se retranche sur un monticule, à Poitiers derrière des haies, à Azincourt derrière un terrain embourbé. Les archers disposent des pieux devant leurs lignes de manière à briser les assauts. Leurs arrières ou leurs flancs sont couverts par des chariots ou des obstacles quasi infranchissables pour de la cavalerie lourde (rivières, forêts, …).

 

À longue distance (de 100 à 300 mètres), on utilise des flèches à empennage court et à pointe plate ou « en barbillon », plus dévastatrices sur les combattants peu protégés. Les archers sont utilisés par centaines, voire par milliers (6 000 à Crécy ou Verneuil, 7 000 à Azincourt). Cela permet de faire pleuvoir des nuées de flèches sur l’adversaire (72 flèches à la minute par mètre carré) et compense l’imprécision du tir à pareille distance. Ceci est rendu possible grâce à l’extraordinaire cadence de tir de l’arc long (les arbalètes, qui ont un pouvoir perforant supérieur sur les armures de plates mais une cadence bien inférieure, ne peuvent produire une telle pluie de flèches). À Crécy les 6 000 arbalétriers génois engagés par les Français doivent ainsi se replier rapidement. D’autre part, une telle pluie de traits désorganise considérablement les charges de cavalerie en blessant les chevaux (non protégés au début de la guerre de Cent Ans) qui peuvent chuter, s’emballer ou désarçonner leur cavalier (la chute du cavalier étant aggravée par le poids de l’armure). La densité de flèches plantées dans le sol est par ailleurs telle qu’elle gêne la progression des assauts (à la Bataille de Nájera, il est impossible de marcher au travers du champ de flèches). Les cadavres de chevaliers et surtout de leurs chevaux sont des obstacles qui gênent la progression des lignes d’assaut, tout comme les chevaux emballés qui fuient en sens inverse et désorganisent les charges. Pour obtenir un tir continu, les archers sont déployés sur trois doubles rangées qui vont alternativement se ravitailler en flèches.

 

À plus courte distance, le tir se fait de façon moins parabolique, avec des projectiles plus perforants (pointe bodkin) et plus précis (empennage long). Les archers sont placés sur les ailes afin que leur tirs ne ricochent pas sur les armures de plates des cavaliers profilées pour dévier les flèches et lances venant de face. Ils sont disposés en V ou en croissant plutôt qu’en ligne, toujours pour obtenir un feu croisé plus efficace contre les armures de plates.

 

Lorsque la charge de cavalerie arrive au contact, les montures viennent s’empaler dans les pieux disposés devant les archers (calthops). Ces derniers sont de plus en plus polyvalents au fur et à mesure de la guerre de Cent Ans et sont équipés d’épées ou de haches, pour achever les chevaliers désarçonnés, engoncés dans leurs lourdes armures.

 

Sélection et entraînement des archers

 

Pendant la guerre de Cent Ans, des arcs longs de 120 à 130 livres étaient particulièrement répandus (à comparer aux arcs actuels qui nécessitent une force de 40 à 80 livres). La sélection des archers se fait donc de façon très poussée et vise à ne retenir que des recrues capables de tirer avec de tels arcs. L’entraînement suivi, qui commence dès l'âge de 7 ans, est long et complexe : on a retrouvé des stigmates osseuses (au rachis, aux doigts de la main droite, de même qu'à l’avant-bras et au poignet gauches) de cet entraînement sur des squelettes d’archers anglais. Édouard III institue des « jeux » obligatoires de tir à l’arc le dimanche après la messe, dont seuls sont exemptés les hommes d’église et de loi. L’assiduité des paysans et villageois, ainsi que leur bon équipement, sont contrôlés par les représentants du shérif.

 

La sélection s'effectue alors à l'échelle de l'ensemble de l’Angleterre, qui se couvre de champs de tir constitués de buttes de terre de 2 à 3 mètres de haut pour 6 mètres de large, en forme de pains de sucre tronqués. La face tronquée reçoit une cible en paille, en toile ou en cuir. Des illustrations de l’époque montrent aussi des cibles maintenues entre deux piquets placés devant les mottes. Des pieux et des bornes, ou encore des papegays ("perroquet", longues perches à l’extrémité desquelles sont fixées des plumes), sont utilisés comme repères pour mieux s’habituer au tir en profondeur.

 


Référence: wikipédia

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