CEUX SANS QUI , LE CLUB NE SERAIT PAS CE QU'IL EST . . .


 


 

                                                                                          LES  HUMBLES  SERVITEURS  CONNUS  OU  MOINS  CONNUS



 

    

 

 

   Dans les associations à caractère sportif pour lesquelles prime un esprit de compétition , il est très rare que l'on ignore le nom du Président, du Capitaine de  l'équipe, ou celui du, ou des meilleurs joueurs pour ne pas dire « des vedettes ».


          Mais très souvent, on méconnait ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent sans cesse, saison après saison, par passion et très souvent bénévolement, à des tâches nécessaires voire indispensables à la bonne marche du club. Ces hommes et ces femmes, sans le travail desquels, l'association oscillerait sur des bases incertaines, sont souvent les oubliés de la mémoire collective. Ils méritent pourtant, autant que d'autres,d'être mis à l'honneur.


          Cette liste est personnelle et très subjective. Elle n'engage que l'auteur auquel, à n'en pas douter, certains reprocheront la présence de untel ou l'omission de tel autre. On ne peut évoquer tous ceux qui, un jour ou l'autre ont servi notre chère U.S.QUILLAN. Des erreurs pourront sans doute se glisser dans cette énumération qui n'est pas exhaustive, mais seulement due à notre sensibilité. Notre objet est de rappeler au plus grand nombre l' investissement de ces acteurs plus ou moins connus ou reconnus, faire ressurgir une anecdote, un sourire, leur dire aujourd'hui le merci qu'ils n'ont peut être pas eu hier, même si leur plus grande récompense et leur plus grande fierté ont  toujours été la satisfaction du travail accompli dans l'intérêt du club et des joueurs.


          Ainsi, dans la période considérée quelque peu élargie, nous pourrons évoquer successivement :



          ALBAS Emile : après une carrière honorable de joueur au sein de l' U.S.Q, Milou s'est investi dans l'encadrement des jeunes. Il connut une belle aventure avec les juniors « Reichel » de 1963 du capitaine Loulou ROUAN, champions du Languedoc devant Béziers et Narbonne. Plus tard, c'est auprès d 'André CAMBOULIVES  qu'il a continué à oeuvrer pour son club par l'éducation des gamins.


          BICHOF Emile :  toujours de bonne humeur avec son accent caractéristique. Impliqué tout à la fois au secrétariat et sur le terrain où il encadrait les équipes balbutiantes des "réserves / juniors", il s'est toujours acquitté des taches pas toujours évidentes avec une bonne volonté enjouée.


          CAMBOULIVES André : Nouvellois bon teint, est passé par NARBONNE avant d'assurer les cours d'éducation physique dans les écoles de la ville. Equipier premier à part entière, régulateur des lignes arrières, André s'est impliqué dès son arrivée à QUILLAN en 1959, dans la formation des jeunes rugbymens ,et ce ,avec beaucoup de réussite. Entraineur de l' équipe I de 1970 à 1972, il a passé le témoin à André QUILIS pour redevenir l'éducateur des futurs équipiers premiers en herbe.               

       Aujourd'hui, combien de sexagénaires, qui hier encore étaient à l'école du rugby, se souviennent des retours du stade entassés dans la 2CV bleue ou la 403 grise de « Cambou ». Merci André .


          DANJOU René : a épousé la cause de l'U.S.QUILLAN dès son arrivée dans cette petite ville en 1951. Cette cause, qu'il a toujours défendue avec une ardeur et une conviction qui n'avaient d'égales que sa rigueur dans les statistiques chiffrées, l'a conduit, tour à tour aux fonctions de secrétaire, de président, d'entraîneur avec un titre de champion de France en 1955, avant d'assurer à nouveau le secrétariat à la satisfaction générale et pour le plus grand bonheur du club. Son engagement pour l'U.S.QUILLAN transpirait dans les comptes rendus de La Dépêche du Midi, signés AN.JUDO, où sa plume objective prenait toujours la défense du club, des dirigeants et surtout des joueurs auxquels il portait une grande tendresse pleine d'indulgence. Vice Président et Président Honoraire à vie du Comité du Languedoc, il fut honoré par le Président de la F.F.R , Albert FERRASSE.


          DANJOU André : bon sang ne saurait mentir. Joueur protée des lignes arrières pendant de nombreuses saisons ,son entraîneur de père ne lui faisait guère de cadeaux. Arbitre talentueux, souvent disponible pour dépanner le club lors de rencontres amicales, André prit la succession de son père dans les colonnes du même périodique, et défendit la cause quillanaise avec une grande conviction réfléchie. Homme de cœur, n'a pas hésité, dans l'intérêt du club, à mettre à la disposition de l'auteur tous les « carnets »de son père, véritable mémoire de l'Union Sportive Quillanaise.

          A l'évocation de la Presse écrite, nous ne pouvons passer sous silence le rôle joué pour la reconnaissance et la prépondérance de l'Union Sportive Quillanaise, et plus tard, de l'Union Sportive Quillan Espéraza dans le giron de l'Ovalie, par nos amis Marius CROS plumitif local à ESPERAZA pour La Dépêche, Jean BLUM et Gilbert TOUSTOU correspondants des deux autres périodiques locaux , à savoir L'Indépendant et le Midi Libre.

          Durant de nombreuses années, tous les quatre ont commenté les résultats du club, les comportements des joueurs et des stratégies du jeu avec une bienveillance réconfortante qui laissait filtrer une amitié sans faille pour l' USQ et plus tard l'USQE. Ainsi, tous les mardis ou mercredis, les nombreux lecteurs des 3 journaux se délectaient ou trouvaient des raisons d'espérer dans les commentaires techniques approfondis des quatre signataires, André et Jean  les Quillanais, et Marius et Gilbert  les Espérazanais. Ces commentaires étaient d'autant plus pertinents qu'ils émanaient d'anciens très bon joueurs de l'U.S.Q et du C.A.O.E.


          ESCALIN Henri : Taxi, transporteur voyagiste quillanais, il fut aussi durant de nombreuses années le transporteur désintéressé des joueurs de l' U.S.QUILLAN qu'il a toujours menés à bon port dans les bons et les mauvais moments.

         

          GOSSE Louis : joueur de l' U.S.QUILLAN des années difficiles, il créa au collège un club sportif d'où émergèrent plusieurs générations de joueurs (l'Izard ) dont certains s'illustrèrent brillamment  ,notamment , Jeannot ROUAN . Membre du Conseil d' Administration de l'U.S.Q , il prit du recul avant d'assumer pendant plusieurs décennies le secrétariat général du club.


          GUERRERO Joseph : ancien cordonnier chez Emile albas, il assura pendant plusieurs saisons l'entretien des chaussures à crampons des joueurs. Après les matches, il les lavait dans une comporte, avant de les cirer après séchage. Si nécessaire,, il remplaçait les crampons constitués de rondelles de cuir, clouées sur les bandes cuir en renfort des semelles. Il veillait également à clouter correctement les pointes de fixation afin de ne pas blesser les adversaires. Plus tard, il fit de même avec les premiers crampons alu.


          JOVELARD ( Madame ) : habitait au bord de la rivière au 13 rue Julien Baudru, anciennement rue de la Hille. Pendant plusieurs saisons, été comme hiver, MadameJOVELARD a lavé les maillots de rugby, à genoux, au bord de l'eau. Les jours de mauvais temps, les maillots en gros coton et aux épaules molletonnées séchaient longuement et difficilement dans l'entrée du logis, ancien commerce. Souvent , c'était dans la cuisine que se terminait le séchage. Le cas échéant, un voisin en prenait également chez lui.

          Plus tard Reine FABIE, l'épouse de Jules, le gardien du stade se chargera de cette tâche dotée du matériel adapté. Jules, outre l'entretien du terrain, gérait également tout le matériel de l'U.S.Quillan dans un local, sous les tribunes du stade municipal Jean BOURREL.


          JOURDET Jean : plusieurs décennies durant, Jean a servi le club avec le plus grand sérieux et la plus grande efficacité. Homme discret, c'est en professionnel qu'il a rempli les fonctions de trésorier. A ce titre, Jean JOURDET et son équipe de guichetiers étaient toujours les premiers au stade afin d'assurer le contrôle des entrées des spectateurs mais aussi des véhicules. Ainsi, Louis et Joseph FERNANDEZ, Jeannot SALVAT, André GARCIN, s'acquittaient parfaitement de leur mission de cerbères, mais aussi de celle d'huissiers en ouvrant et refermant le grand portail de l'entrée du stade, et toujours de bonne humeur. Ce faisant, ils étaient privés durant une mi-temps, du spectacle sportif qui se produisait dans leur dos. Emilien SIRE et André TRICOIRE , plus chanceux, contrôlaient l'accès aux tribunes.


          LOUBET Roland : pour beaucoup, ce nom n'évoque guère de visage connu. Et pourtant, ce seizième homme a partagé, pendant de longues saisons, plus de soirs de défaites que de victoires. Son petit cigarillo au coin de ses lèvres,  " BELTOISE" , toujours de bonne humeur au volant de son car « VIDAL » ne perdait guère de temps en route. Supportant les longues parties de "bourre" et les refrains enflammés, Roland, toujours à l'heure, était partie intégrante de l'équipe .


          MARTINEZ Roger : joueur des lignes arrières toujours disponible, Roger, à l'heure de la retraite, sollicité par les responsables du club pour encadrer les jeunes, a toujours répondu présent quand cette espèce de dirigeants se faisait rare. Si quelque fois il s'est investi seul, d'autres saisons, il fut épaulé par Félix PELEATO , autre ancien joueur plein de bonne volonté, se plaisant avec les cadets ou les juniors. Ces deux anciens n'ont jamais déçu, et les jeunes, sensibles à leur engagement, le leur rendaient bien.

          Plus près de nous, nombreux furent les joueurs qui, leurs équipements rangés pour la dernière fois, s'impliquèrent dans l'encadrement des jeunes selon le précepte de Sir Wavell WAKEFIEL. Certains connurent ainsi une belle réussite, d'autres eurent moins de chance, mais tous tirèrent de cet engagement un enrichissement tel que seuls les jeunes peuvent nous en procurer. La mémoire peut nous jouer des tours, et le lecteur sera indulgent, mais nous pouvons citer :Sylvain ASTOR –Pierre BASTIE -  Marc BREYNE - Jean Claude CASTEILTORT – Guy CLEMENT – Guy DUPRE – Jean Paul FABRE – René GUICHOU – Claude JEANFREU – René LACOMBE - Germain MARTY – Claude MILLES – Pierrot ROUGER - André ROUZAUD ….. et beaucoup d'autres qui n'ont fait que suivre le sillon tracé par leurs ainés Michel MESPLIE - Georges PALANCADE – Georges DELORT …..


          MESTRE André et Yvonne née TAILHAN : habitaient rue Racine, tout près de chez Mme JOVELARD. Yvonne était la fille de Louis TAILHAN et la soeur de Jeannot. Très souvent en hiver, ils aidaient Madame JOVELARD en faisant sécher les maillots sur des cordes à linge dans leur cuisine et dans leur salle à manger. A cette époque, Mme MESTRE reprisait les maillots déchirés dans les joutes rugbystiques. Elle préparait aussi les maillots neufs en cousant les numéros dans le dos. Pour cela,il lui arrivait de prendre pour support les copains de leur fils René, et en particulier les plus costauds.

 

 

        MONNIE François :  de nombreuses saisons durant, '' Fafa '' c omme on l'appelait amicalement,s'est totalement impliqué dans la gestion administrative du club sans jamais se départir de sa bonne humeur et de sa gentillesse légendaires.Toujours calme,souriant,ce dirigeant de l' USQ(E) a donné le meilleur de lui-même pour son club,n'hésitant pas à s'occuper des cadets à la création de cette équipe en 64-65 . 

 


         PAGES Julot (Joseph ): comme beaucoup de gamins de QUILLAN, Julot a pratiqué le rugby « des garrigues »avant de tâter l'ovale au « Régiment », ou plus précisément lors de l'accomplissement de ses obligations militaires. Sa passion pour l'équipe et les joueurs l'a conduit à s'impliquer dans les fonctions de soigneur pendant 6 ans. A croire qu'à cette époque, son éponge magique a fait des miracles puisque l'équipe de QUILLAN a décroché le titre de Champion de France en 1955. Après ces heures glorieuses, Julot restera l'un des supporters des plus acharnés et des plus fidèles de l'équipe qu'il suivra à 90 ans passés. Même lors des matches « à l'extérieur », Julot fera les déplacements avec le petit car.


          A l'évocation de cette fonction de SOIGNEUR , il est bon de préciser que si certains acteurs du club méritent un grand coup de chapeau, ce sont bien eux, les SOIGNEURS .

          Ils sont de tous les matches et font tous les déplacements. Ils sont disponibles tous les dimanches. Ils aident les joueurs dont ils deviennent les amis, voire les confidents, à se préparer avant le match.

          Ils vivent la partie de rugby sur le bord de la touche, prêts à foncer vers le joueur blessé, quelque fois sous les quolibets de la foule. Ils subissent les éléments climatiques quels qu'ils soient : un temps ensoleillé, le froid, la pluie.

          Avant le match, ils doivent veiller à tous les détails propres à leur fonctions : maillots, shorts, chaussettes, quelques fois les serviettes de toilette, les citrons et le plat, le ballon, la pharmacie et tous ses produits.

          Après le match, dans les vestiaires, ils récupèrent dans un ou deux grands sacs ,tous les effets de l'équipement , souvent détrempés et boueux. Il faut alors transporter le tout jusqu'au bus ou dans le train pour le retour. C 'est lourd et çà pèse sur le dos. Le soigneur ne doit pas non plus oublier son sac personnel. A domicile, c'est vrai, c'est plus facile. Mais que l'on ne s'y trompe pas, cette mission n'est pas, et de loin, une sinécure.

          Un grand bravo à tous nos SOIGNEURS.


          PEYRE Emile : tous les dirigeants paient de leur personne par leur  engagement  au sein du club, mais il semble que Milou ait laissé dans la mémoire de nombreux joueurs et autres sociétaires, un souvenir plus marqué, plus personnel. Sa présence lors des multiples déplacements, sa façon d'être avec tous les joueurs, sa disponibilité alliée à ses qualités de musicien qu'il exprimait à l'occasion, en ont fait un dirigeant remarqué, en particulier par les joueurs de cette époque . Généreux ,il savait recevoir dans son restaurant de PUIVERT. Lors d'un seizième de finale, il avait offert un survêtement (noir ) avec l'écusson de l' USQE à tous les équipiers premiers. Plus tard, c'est encore lui qui offrira la cravate rouge et bleu de la tenue officielle.


          SANCHEZ Epiphanie : ancien joueur capable de talonner au coeur de la mêlée ou de tenter un débordement à l'aile des trois quarts, " Le Pif"  comme on l'appelait affectueusement, n'a jamais pu décrocher totalement à l'age de la retraite sportive. Régulièrement, et plusieurs saisons durant, en fonction de sa disponibilité et des besoins du club, il a replongé dans l'ambiance des vestiaires, dévoué aux taches ingrates du soigneur, et ce, à la plus grande satisfaction de tous.


          SAUNIERE Julien : bien que prénommé Julien, on l'a toujours appelé René. Pouvant jouer indifféremment au couloir, à l'attelage ou en tronche, plus clairement pour les néophytes, en 3° ligne centre, en 2° ligne ou en pilier, ce joueur de tempérament a toujours été un exemple pour ses équipiers. Protecteur, il pouvait, à l'occasion, se muer en justicier, ce qui ne l'a pas empêché, les crampons remisés, d'épouser la cause de l'arbitrage qui le conduira au niveau supérieur. Toujours prêt à rendre service à son club, il arbitrera souvent lors des matches amicaux et à l'occasion, viendra aux entraînements expliquer les nouvelles règles.

          Animé d'un esprit de pédagogue, il s'impliquera dans l'encadrement des jeunes qui lui procureront de grandes satisfactions. En 1963 notamment, il conduira les juniors « Reichel » au titre de Champions du Languedoc, devant Béziers et Narbonne. Cette belle phalange échouera en quart de finale du Championnat de France devant Lourdes. Cette saison là, il était épaulé par Milou ALBAS et SANCHEZ Epiphanie. Plus tard, René sera avec Milou parmi les premiers, sinon les premiers à venir épauler André CAMBOULIVES à l'école du rugby, imités ensuite par René CALVET et beaucoup d'autres.

         

          SAURA François : ardent défenseur du rugby quillanais,   François s'est impliqué très tôt dans la gestion administrative du club et plus particulièrement dans la comptabilité .Très proche des joueurs, il a toujours donné, et pendant de très longues années,  le meilleur de lui-même pour sa  chère U.S.QUILLAN.  

 

          SICRE Louis : habitait lui aussi rue de la Hille, dans la maison de Emile BICHOF. Portant souvent un chapeau, un petit sourire toujours sur ses lèvres, Louis ne faisait pas de bruit mais savait se dévouer pour le club dans les tâches administratives qu'il remplissait à la satisfaction de tous. Quand ce fut nécessaire, il n'hésita pas à s'impliquer aussi dans l'encadrement des équipes. Sa passion pour le club ne l'empéchait pas pour autant de taquiner les truites en bon "pescofi" qu'il était .         

                                                                       

          TAILH AN Louis : pionnier du club, joueur champion du Languedoc 2° série en 1912, Louis TAILHAN est resté viscéralement attaché à son club de toujours. A l'heure de la retraite sportive, dans l'ombre des joueurs, cet ancien s'est dévoué jusqu'au bout à tenir le score sur le tableau de marque, autrement dit le planchot" .

          Toujours près du tableau installé derrière les poteaux opposés à l'entrée du stade, Louis se tenait très attentif à la physionomie du jeu, n'hésitant pas à rabrouer ceux qui venaient le distraire par des discours un peu trop longuets à son goût. En effet, seul son sens de l'observation et sa connaissance du jeu lui permettaient d' interpréter l'évolution du score et d'afficher correctement celui-ci. Bravant les intempéries, son « planchot » n'ayant à l'origine aucune protection pour le marqueur, Louis , en canadienne et le béret vissé sur la tête se protégeait dans les cyprès quand il pleuvait, mais n'aurait jamais cédé son poste à quiconque.

          Au début des années soixante, la municipalité édifia un kiosque derrière le planchot existant. A l'abri, surélevé, Louis laissait, de temps à autre, l'un ou l'autre de ses amis monter à ses cotés, et lorsqu'il lui arrivait d'inverser les chiffres métalliques sur les glissières de la marque, non seulement il s'en voulait énormément , mais il en voulait aux spectateurs les plus proches qui avaient tardé à lui signaler son erreur. Bien après ses quatre vingts printemps, Louis , malgré l'échelle à gravir, était toujours fidèle au poste.


          TAILHAN Jean (dit Jeannot ) : fils de Louis, Jeannot ne pouvait échapper à son destin. Le rugby et QUILLAN furent ses deux raisons de vivre auxquelles il s'adonna sans retenue aucune, même si à l' inter saison, il taquinait le « cochonnet » à la Gare. Tour à tour secrétaire et trésorier, voire trésorier et secrétaire, Jeannot oeuvra sans cesse pour son club, sa chère U.S.QUILLAN. Si l'équipe fanion l'accaparait énormément, il ne négligeait pas, pour autant, les équipes des jeunes auxquels il croyait beaucoup, à juste titre.

          En 2002, à l'occasion du Centenaire de l' U.S.QUILLAN, pour son cher club et en mémoire de son père, Jeannot célébra l'évènement à sa façon, en offrant aux dirigeants un tableau de marque électronique installé sur le kiosque. En près d'un demi-siècle, le planchot n'avait connu qu'un seul marqueur : Louis TAILHAN.


          VITAL Louis : autre ancien joueur des années sombres, Louis aimait le rugby et tout ce qui est RUGBY. Quand le joueur cessa toute activité, l'amoureux de ce sport et de sa ville resta dans le giron du club et des vestiaires humer bon l'huile camphrée et le "Dolpic". Saison après saison, Louis assura les taches ingrates du soigneur, vivant au plus près sa passion rugbystique à travers "ses"  poulains qu'il choyait le mieux qu'il le pouvait. Et quand il ressentait le besoin de souffler, le hasard ou une "rotation" tacite voyait Le Pif assurer le relais et la continuation de ce sacerdoce. La persévérance et l'abnégation de Louis VITAL en ont fait le soigneur de la consécration de 1964 qui était SON titre par délégation.

          Aujourd'hui encore, de nombreux repas d'anciens et de moins anciens se terminent en chansons, dont l'une des plus fredonnée reste «  Mimosette », chanson fétiche de Louis, chanson que Louis apprenait aux jeunes, le soir, au siège, après les matches ou les entrainements.


          LES ARBITRES : on a coutume de dire que pour faire un bon match, il faut être deux, en sous entendant qu'il y ait deux équipes animées de bonnes intentions. On oublie trop souvent le troisième partenaire INDISPENSABLE au bon déroulement d'une partie de rugby, à savoir, l' ARBITRE. Ceci est valable au rugby , mais ça l'est aussi pour de très nombreux sports.

          A QUILLAN, il y eut très souvent des amateurs du sport « roi » attirés par cet aspect sportif qu'est l'arbitrage. Qu'est ce qui les a poussés dans cette voie. L'argent ? Peu, sans doute aucun, ne s'est enrichi pécuniairement. La gloire ? L'exercice est difficile voire délicat tant le chauvinisme des supporters, parfois des dirigeants, la mauvaise foi des joueurs dans toute son acceptation du terme, l'enjeu qui prend le pas sur le jeu, pourraient décourager les plus hardis, voire les plus intrépides.

          Et pourtant, nous avons eu la chance, à QUILLAN, d'avoir ou d'avoir eu plusieurs « chevaliers du sifflet »ou « d'hommes en noir », comme on les appelle, issus du giron de l'USQE. Certains ont côtoyé le haut niveau, d'autres ont officié à un échelon moindre, mais tous se sont impliqués courageusement et honnêtement dans ce sacerdoce avec un seul objectif : SERVIR le rugby.

          Pour cela, et sans oublier le nombre de fois où ils ont dépanné le club lors de matches amicaux et de façon toute désintéressée, ils méritent TOUS un grand bravo, un grand merci et tout notre respect.

          On pourra citer, en nous excusant pour d'éventuels oublis, Messieurs ESCAFFRE - RIVIE - GOSSE - TRUILHET - MESPLIE - SAUNIERE - DANJOU - DUPRE - BREYNE - LAFFONT - NOWAK - ESPOSITO - CASTEILTORT ...

          Et pourquoi ne pas englober dans nos propos reconnaissants, nos amis d' ESPERAZA et de COUIZA , à savoir, Messieurs BEDOUCH - PERONEILLE - TOUSTOU -BARRABES - MARIS - LOPEZ - SASTRE....



Cette liste pourrait sûrement s'allonger encore, noircir encore des pages et des pages,


          Cependant, nous ne saurions la clore, sans citer un ancien joueur de l' U.S.QUILLAN d'une époque que nous pourrions nommer "de transition". Ce joueur fut un acteur, mais aussi le témoin de la vie quillanaise dans toute son expression, un témoin auquel tant et tant de Quillanais doivent de revivre des moments inoubliables.

          Le rugby et son club de toujours bénéficièrent de son temps, de son art , et surtout de l'amour que Robert BARAYBAR leur portât. En immortalisant , dimanche après dimanche, année après année, un nombre incalculable de rencontres qui ne furent pas toujours tristes, Robert a contribué à figer dans le temps l' Histoire de notre club. Malgré les ans qui passent inexorablement, il permet ainsi aux anciens de se souvenir et retrouver l'espace d'un instant l'émotion du marqueur ou des victoires difficiles. Aux plus jeunes, il instruit à découvrir leurs ainés et leurs faits d'armes qui ont fait de l'Union Sportive Quillanaise le club tel qu'il est et qu'ils ont l'honneur de représenter. A eux de s'en montrer dignes et d'essayer de faire toujours mieux.

          Nous ne pensons pas nous tromper en écrivant que le Rugby, l'Union Sportive Quillanaise et tous ceux qui aiment ce club peuvent vous dire : Merci Monsieur Robert BARAYBAR pour tout ce que vous avez fait à QUILLAN pour leur pérennité.


          Nous associerons à ces remerciements son successeur et neveu Thierry MEYNIER qui a su prendre le relais de son oncle et s'inscrire ainsi dans la lignée des humbles mais indispensables serviteurs du rugby à QUILLAN.


 

 

                                                                                                             * * * * *


 

          «  Quand ,finalement , vient le jour où l'on range ses équipements pour la dernière fois, un devoir nous incombe : rendre à notre jeu, par la pratique de l'arbitrage, par l'éducation des jeunes ou tout autrement, les bienfaits que nous en avons reçus . »


Sir Wavell WAKEFIELD .

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FIN


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