La continuité et la constance dans l'excellence, c'est ce qui a manqué ce dimanche aux SF2 de Plaisance lors de leur déplacement à Tarbes pour y affronter le TGB. Pourtant le décors se prêtait à une belle performance, car c'est le palais des sports qui accueillait ce match de Régional 2, là même où l'équipe professionnelle du TGB a construit sa légende.
Arrivées en retard, 15 minutes avant le match, les Plaisançoises ont pourtant démarré pied au plancher, alimentant un jeu intérieur dominant. Les ballons volés permettaient un jeu de transition efficace, mais déjà la défense octroyait certaines largesses, avec un repli défaillant. Castets, ancienne joueuse de Ligue Féminine, profitait des contestations molles sur les lignes de passes et des aides aléatoires des Abeilles pour alimenter la marque et maintenir le TGB dans la course à la fin du premier quart perdu 17-23 par les locales. Puis soudain, la lumière s'est éteinte sur le jeu de l'USP face à la zone adverse.
Shoots précipités, secteur intérieur oublié, et errements défensifs coupables rendaient Tarbes euphorique tant leurs shooteuses dévoreuses d'espaces se régalaient dans ses conditions. En défense, la zone posait de gros soucis à une équipe visiteuse qui a zapé son jeu intérieur et snobé la sacro-sainte patience face à ce type d'opposition. A la mi-temps, le TGB menait de cinq points.....Et la pause n'y changea rien.
Tarbes continuait à régaler avec une belle adresse facilitée par des espaces laissés de manière incompréhensible. Surtout, l'attaque plaisançoise demeurait brouillonne et marquée par des raids individuels aussi suicidaires que vains, tant le mur défensif de la zone attendait les ailières kamikazes de Plaisance de pied ferme. C'est ainsi que l'USP ne marqua aucun point en 6 minutes au troisième quart-temps. Un moment, la révolte sembla venir avec une défense tout terrain qui fournissait des balles de contre-attaque, mais les maux persistaient dés lors que le jeu placé se présentait. Des balles pour revenir à une possession d'écart étaient gâchées par de mauvais choix qui étaient légions. Définitivement, il n'allait pas y avoir de hold-up, car pas un instant dans ce match Plaisance ne montra les qualités d'intensité et d'implication que son classement laissait suggérer. La route est encore longue pour cette équipe, et ce match montre qu'elle n'a pas la marge pour s'économiser des efforts dans l'engagement. Une leçon à retenir, sous peine de remake.