L'enfance
« Je suis né le 9 juin 1975 à Angers, dans la douceur angevine. Mes parents travaillaient dans le secteur industriel angevin. J’ai un frère de dix ans mon aîné. J’ai grandi dans le quartier de Monplaisir, à Angers, au milieu de grandes tours (cela change de la Mayenne). J’ai perdu mon père à l’âge de 11 ans. Hasard ou non, 11 ans plus tard, je devenais père de famille. Une famille devenue une famille nombreuse avec 5 enfants (Brian, Shawnie, Stacy, Lenha et Nolan), issus de deux unions.
Mon parcours scolaire n’est pas folichon. J’ai arrêté mes études après un BEP Sanitaire et Social afin de pouvoir commencer ma formation d’entraîneur, qui m’a permis d’obtenir mon Brevet d’état premier degré d’éducateur option basket puis le DEJEPS. J’ai repris mes études lors de mon arrivée en Mayenne avec une formation avec la CCI. J’ai un diplôme de chef d’entreprise et développeur de PME.
Dès l’âge de 15 ans, j’ai souhaité exercer le métier d’entraîneur de basket, mais il n’y avait pas d’école pour cela. Il fallait que j’attende ma majorité pour pouvoir passer le brevet d’état premier degré, diplôme que j’ai obtenu à l’âge de 21 ans.
Si le basket occupe aujourd’hui une place importante dans ma famille, mes enfants en font et ma femme l’a aussi pratiqué, ce n’était pas le cas lorsque j’étais jeune. Mon frère faisait de la natation. Comme beaucoup de garçons, j’ai d’abord commencé par le football mais des problèmes de croissance m’ont rapidement amené à changer de sport sur les conseils du docteur. Deux sports se présentaient alors à moi : la natation ou le basket. Je n’ai pas hésité longtemps ! Et c’est comme cela que j’ai commencé le basket à l’âge de 13 ans. L’aventure dure toujours et pour longtemps encore, je l’espère. »
 
Le parcours basket
« J’ai signé ma première licence au sein du club de l’Anjou Basket Club, devenu EAB depuis sa fusion avec l’Etoile d’Or Saint-Léonard. J’évoluais sur le poste de deuxième arrière (shooteur), avec un peu d’adresse. J’ai arrêté de jouer à 23 ans pour me consacrer au métier d’entraîneur.
J’ai commencé ma carrière d’entraîneur salarié en 1994 au sein de l’Anjou Basket Club jusqu’en 2001. J’y ai connu beaucoup de postes différents, y compris le poste de coach de l’équipe espoirs. Et oui, à l’époque, il y avait un championnat espoirs PRO B avec de très bons joueurs. J’étais l’assistant de Thierry Chevrier, coach de l’équipe première.
De 2001 à 2008, je suis passé par le club de Saint-Laurent-de-la-Plaine, un petit village « gaulois » dans les Mauges, où la pratique du basket est le seul sport collectif présent dans la commune. Le club était en pré-région à mon arrivée. Après la montée en NM3, nous avons assuré le maintien tous les ans. En parallèle, je me suis occupé des filles de Pomjeannais, de 2005 à 2008, avec trois montées de suite (DF1, RF3, RF2).
De 2008 à 2013, je suis passé par le club du Pays-des-Olonnes Basket, sur la côte vendéenne, un club qui a fusionné après une période de fonctionnement en union. A mon arrivée, le club accédait à la Nationale 3. Nous avons connu la montée en Nationale 2 puis le maintien.
De 2014 à « Wait and See » comme peuvent dire certains, l’Union Sportive Lavalloise m’a accueilli en nationale 3 avec un projet de reconstruction complet. Nous sommes montés en Nationale 2 puis nous y sommes maintenus. Au-delà de la N2, c’est un club familial avec de beaux projets sportifs pour les jeunes. »
En parallèle, je coordonne depuis un an le nouveau projet de la CTC Pays Laval Basket pour développer le secteur féminin sur le bassin lavallois avec les clubs de Bonchamp, Saint Berthevin et l’US Laval.
J’ai de très nombreux bons souvenirs et j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres ! Mais, si je devais choisir, je citerais les victoires contre la Séguinière en Nationale 3 avec Saint-Laurent-de-la-Plaine. La salle était remplie et il y avait une ambiance de fou ! Je retiens aussi les montées avec les différents clubs, les coupes des Pays-de-la-Loire, les playoffs l’année dernière… Et gagner à Angers il y a deux ans à Jean Bouin, contre Yazid et Jimmy (désolé pour eux, mais je ne pouvais pas ne pas en parler) !
Il y en a tellement que c’est difficile de choisir mais, avant tout, je crois que le plus important pour moi c’est d’avoir rencontré tant de belles personnes, des bénévoles passionnés, des dirigeants dévoués, des joueurs qui sont devenus des amis au fil du temps. »
Le quotidien
« En plus de mon poste à l’USL, j’entraîne dans les clubs aux alentours de Laval et à la CTC Pays Laval Basket. Généralement, le matin, je dépose le petit dernier à l’école puis je file au bureau de l’USL où je regarde les différentes vidéos de matchs (adversaire et match du week-end), fais du scouting de joueurs, prépare mes entraînements, effectue des démarches administratives… Le soir, j’entraîne le groupe N2, sauf le vendredi.
Le samedi, lorsque l’on joue à domicile, je vais voir jouer mes enfants (Nolan sur les plateaux de la CTC Pays de Laval et Lenha en U13 Région).
Le plus dure dans ce métier, c’est de vivre en décalé avec le reste de la famille. Heureusement j’ai une femme qui s’occupe à merveille de gérer le suivi des enfants pour le scolaire et les activités sportives. C’est important d’être bien épaulé lorsque l’on fait le métier d’entraîneur et j’ai beaucoup de chance. Carole, mon épouse, a toujours été là dans les moments pas toujours simples à gérer. Pas toujours facile d’être la femme d’un entraîneur, ni le fils ou la fille d’un entraîneur ! L’entraîneur doit toujours faire des choix et parfois les remarques peuvent venir très rapidement. Après, rien ne remplace le fait d’avoir la chance que mon métier soit une passion, donc on oublie vite la fatigue, le stress et les mauvais côtés.
L’adrénaline liée au match arrive dès la veille, il faut affiner l’avant-match. Le jour du match, l’état d’esprit est souvent le même : beaucoup d’excitation à son approche et un peu de stress. Et après la rencontre, toujours la même chose : difficile de trouver le sommeil rapidement ! »
L'avenir
« J’espère entraîner le plus longtemps possible. La seule condition que je me suis fixée c’est de toujours prendre du plaisir et d’avoir des relations humaines de qualité avec mes différents interlocuteurs. Sportivement, mon ambition personnelle est de faire évoluer l’Union Sportive Lavalloise au meilleur niveau possible, malgré nos limites.
Si, demain, cela devait s’arrêter, je ne suis pas inquiet pour l’après basket. Je commence déjà à me projeter pour les années à venir. C’est pour cela que j’ai passé mon diplôme de chef d’entreprise et développeur PME. En parallèle de mon métier actuel, je souhaiterais apporter mon expertise avec des missions de consulting dans le domaine du management, du conseil, de la cohésion d’équipe, de la gestion humaine auprès des entreprises et des administrations …
Et quand je n’entraînerais plus, pourquoi ne pas prendre d’autres responsabilités comme manager général ou président, soyons fou ! Mais j’ai encore un peu de temps pour y réfléchir et en parler avec mes proches avant de me lancer là-dedans ! »