L'enfance
« Je suis né à Paris le 17 janvier 1991. Nous sommes une famille très soudée. J’ai une grande sœur qui a 4 ans de plus que moi. Je suis aussi tonton. La notion de famille est quelque chose de très important chez nous. Nous sommes constamment en contact via le téléphone, ou en weekend tous ensemble.
J’ai eu un parcours scolaire très très atypique… Au lycée, j’étais en centre de formation du MSB donc le rythme était soutenu. Je n’étais pas l’élève le plus assidu lol. Puis j’ai changé de club, je suis parti jouer pour le HTV en espoir pro A. Nous étions 3 joueurs à nous entraîner beaucoup avec les pros donc nous avons passé notre bac avec le CNED, à distance. C’est un format qui me convenait plus car je faisais ce qui me plaisait le plus : jouer au basketball ! J’ai eu en plus mon bac avec une mention il me semble, et, pour être honnête, on ne rendait pas beaucoup de devoirs au CNED. Je me suis mis à bosser 1 mois avant l’exam.
Mon bac en poche, j’ai ensuite stoppé les cours pour me consacrer au basket. J’y suis revenu 2 ans après, via un BTS assurance avec une très bonne école à Lyon. J’ai préféré un cursus en alternance qui me permettait de passer moins de temps assis en classe. J’ai validé ce diplôme après 2 ans, avec un sacré rythme cours-entreprise-basket…
J’ai ensuite voulu entamer un cursus universitaire avec une licence banque finance assurance mais j’ai explosé en plein vol avec les 2 entraînements par jour, les 40h de cours et le travail perso qu’on ne compte pas à la fac…
J’ai donc fait un break de quelques années, puis j’ai validé un Master en gestion patrimoine en E-learning. Je pense que c’est le format qui me convient le plus (beaucoup de travail perso et une dizaine de jours de présentiel).
Jeune, je ne savais pas vraiment dans quelle direction m’orienter, je ne me suis jamais dit je veux être basketteur pro. Finalement, j’ai quand même fait 2-3 choses sympas. C’était pareil au niveau professionnel, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Je me suis trouvé au fur et à mesure et je pense que le basket m’a donné des opportunités qui m’ont guidées dans mes choix. »
 
Le parcours basket
« Le basket n’avait pas une place importante dans ma famille, personne ne l’avait pratiqué auparavant d’ailleurs. J’ai commencé dans la cour de récréation, au collège. J’ai fait 10 années de foot avant ça. En quatrième, j’étais grand, je devais déjà faire 1,90 m, et je me débrouillais pas mal donc mes amis m’ont poussé à faire des essais à la JALT en minimes Nationaux où j’ai été retenu par Guillaume Coulbault, le coach à cette période. Tout est vraiment allé très vite…
Du coup, j’ai signé ma première licence à la JALT.
Je suis un poste 4 capable d’évoluer au poste 3. J’aime beaucoup jouer au large car je suis à l’aise face au cercle et capable de tirer de loin. Mais j’aime bien me retrouver en bas aussi et bastonner un peu. J'ai joué dans des championnats différents en termes de style de jeu et j’ai donc côtoyé des coachs très différents. J’ai essayé de m’adapter au mieux à ce qu’ils attendaient et ça m’a aidé à progresser sur des points qui était loin d’être des points forts étant plus jeune.
J’ai donc commencé le basket à la JALT où j’ai évolué en minimes Nationaux. J’y ai ensuite effectué une seconde année en cadets Région. Puis je suis allé au MSB 2 ans, où j’ai évolué en cadet France et espoirs. Pour ma première année espoir, je suis parti au HTV ou j’ai joué en espoir. J’ai eu la chance d’évoluer avec les pros sous les ordres d’Alain Weisz. C’était une année géniale. J’ai appris aux cotés de Vincent Masingue, Laurent Legname, Derick Obasohan, Lahaou Konaté qui est maintenant en Espagne et un de mes amis les plus proches. Après cette année, j’ai décidé d’aller me frotter à une ligue plus dense, en NM1 avec l’ADA Blois. J’y ai aussi énormément appris dans une très bonne équipe avec des joueurs référencés tels que Zaka Alao ou Johann Blot.
J’ai ensuite décider de revenir à la JALT en NM3 pour prendre du plaisir et aider le club à monter en NM2, ce que nous avons accompli.
J’ai enchainé à Lyon pour l’Ouest Lyonnais Basket, puis retour à la JALT car c’était le plus simple pour mes cours. Après cela, j’ai joué 2 ans pour l’EOSL Angers, une aventure que je n’oublierai pas, avec des dirigeants d’une extrême gentillesse et un groupe vraiment agréable. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Yaz, Eliott et Will…
Mon BTS validé, mon souhait était de pouvoir jouer à l’étranger dans une première ligue. J’ai joué 1 mois en Suède pour les Norkopping Dolphins, une très bonne équipe avec laquelle malheureusement nous n’avons pas trouvé d’accord. J’ai donc signé pour les London Lions, l’équipe de Londres en BBL. Après une bonne saison, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe nationale iranienne pour la campagne de la coupe d’Asie où nous avons terminé vice-champion. Cette première expérience m’a permis d’intégrer le club phare iranien de Petrochimi pendant une année où j’ai pu évoluer en FIBA Asia Champions Cup, l’équivalent de notre coupe d’Europe des clubs.
Je suis ensuite rentré en France afin de me rapprocher de mes proches et reprendre un Master. J’ai donc signé en banlieue lyonnaise pour l’équipe de Pont-de-Cheruy avec laquelle nous sommes montés en NM1.
Dans l’optique d’une reconversion pro dans la gestion de patrimoine, je suis venu à Laval avec un double projet basket-boulot.
C’est difficile de ne retenir qu’un seul bon souvenir de toutes ces années. Mon top 3 : l’hymne national iranien et l’atmosphère de la finale de la coupe d’Asie à Beirut, les frissons, le stress, l’excitation ; la victoire contre l’Australie l’année dernière à Téhéran devant notre public et une victoire obligatoire pour se qualifier pour la coupe du monde, c’était extraordinaire ! Enfin je dirais le match de préparation de la Fiba Asia Cup contre le Fenerbahce et son équipe de supers stars !!! »
Le quotidien
« J’ai une activité professionnelle à côté du basket. Je suis conseiller en gestion patrimoine et je bosse pour un des plus gros cabinets indépendants français.
Ma semaine type : le lundi et le mardi, je bosse de 9h à 17h puis je vais à l’entraînement à Laval ; le mercredi je bosse mais j’ai ma soirée, que je partage très volontiers avec Salomé (on a peu de temps pour nous la semaine…) ; le jeudi c’est boulot puis basket et le vendredi boulot-dodo lol ; le samedi j’essaye de bien dormir pour récupérer de ma semaine puis en route pour le match ; le dimanche est un jour vraiment dédié au repos et la famille.
Le plus dur à gérer dans mon emploi du temps c’est la route entre le Mans et Laval, j’ai un rythme assez soutenu la semaine donc je fais très attention de ne pas prendre la route fatigué.
Le jour de match, j’essaye de l’aborder comme un autre, pas de pression pour rien… je dors beaucoup, je prends le temps de faire ce que je ne peux pas faire la semaine et puis je viens jouer au basketball. Je n’ai pas vraiment de rituel ou quoi que ce soit. »
L'avenir
« J’aime vraiment le basket et ça permet de conserver une vie saine. J’aimerais pouvoir jouer le plus longtemps possible. On verra ce que permet mon corps et mon évolution professionnelle.
Je n’ai pas forcément d’appréhension concernant l’après basket, je mettrais toute l’énergie que je mets dans le sport dans mon boulot. Il y a forcément moins d’adrénaline mais il y a pas mal de similitudes : le challenge, le travail d’équipe, les objectifs… »