L'enfance
« Je suis né à Angers, dans le Maine-et-Loire, le 12 décembre 1992. Ma maman vit à Trélazé avec Patrick, jeune retraité qui travaillait aux Ardoisières de Trélazé. Elle travaille dans les œuvres laïques à Vacances pour tous (dont j'ai pu bien profiter : camp multisports, cirque, motocross, aventure, etc...). Mon papa travaille en grande distribution à Chalonnes-sur-Loire. Il vit avec ma sœur, mon frère et Céline à Bourgneuf-en-Mauges, une petite ville à côté de Saint-Laurent-de-la-Plaine. Mon frère et ma sœur sont encore au collège, Céline travaille chez Thalès. 
Mon parcours scolaire est des plus classiques. Après un BEP Vente suivi d'un Bac Pro Commerce, j'ai commencé un BTS MUC en alternance qui n’a duré que 4 mois car je me suis blessé au poignet lors d’un match de basket (demi-fracture). Comme j'étais en stage dans le Super U proche de chez moi, et que l'usage de transpalettes était nécessaire pour travailler, j'ai été contraint d’arrêter mon cursus puisque je n'aurais pas pu valider mes stages. Je me suis donc inscrit en boîte d'intérim une fois mon poignet guéri. J'ai commencé à travailler aux Super U des Justices à Trélazé et abandonné l’idée de reprendre mes études une fois ma première belle paye reçue!
Quand j'étais jeune, comme tout sportif, je voulais être joueur professionnel. Mais ayant toujours été très proche de ma maman, je n'ai jamais voulu partir dans un centre de formation. Je me suis donc dit que je ferais mon chemin par moi-même. J'ai aussi été tenté par le métier de professeur d'éducation physique (toujours dans le domaine du sport, je sais).
Dans ma famille, tout le monde a touché au basket. Ma maman s’y est mise assez tard mais elle a joué à un bon niveau. Elle a d’ailleurs été entrainée par Sébastien Cartier. Mon papa est passé par Saint-Léonard, club connu en Anjou, et a surtout joué dans mon club d'enfance, à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Il a lui aussi été coaché par Sébastien Cartier. Ma sœur et mon frère suivent quant-à eux le cursus basket à Saint-Laurent pour le moment. Enfin, Céline a joué à Bégrolles-en-Mauges, à un bon niveau également. »
 
Le parcours basket
« J’ai pris ma première licence à Saint-Laurent-de-la-Plaine, tout petit, avant de partir pour L'ABC Angers qui est devenu aujourd’hui l'EAB. J'ai fait toute ma formation là-bas. J’ai joué en benjamins Région, minimes France, cadets France (deux ans) avant d'être surclassé en senior, en Régional 1, avec Sébastien Duval, qui a coaché Le Mans JALT l'an dernier contre nous. Nous avons accédé à la Nationale 3 cette année-là. Puis je suis reparti un an à Saint-Laurent, en R1. N’ayant pas été reconduit, je me suis retrouvé sans club. Mon père m'a invité à le rejoindre en Régional 2. J'ai longtemps hésité par fierté mais connaissant sa mentalité, ses valeurs humaines et son basket, ainsi que certains garçons qui m'avait connu étant petit, j'ai fini par accepter. Nous sommes devenus champions cette année-là. C'était donc une bonne décision ! Et ça m’a beaucoup servi puisque Sébastien m’a appelé pour rejoindre l'US Laval.
Je suis meneur de jeu, parfois arrière pour dépanner, en fonction des matchs. Je suis quelqu'un de collectif, parfois trop, mais j'aime mettre mes coéquipiers en évidence et leur apporter des situations ouvertes ou des solutions. J’aime aussi défendre et surtout mettre du rythme. Rien ne vaut la bonne adrénaline d'une contre-attaque!
Parmi mes meilleurs souvenirs, il y a le titre de Régionale 2 avec mon père et mon meilleur ami Fouad, la montée en National 2 avec l'USL et la participation aux playoffs l'an dernier. Je n’oublie pas mes petits, comme je les appelle! Avec eux, j’ai connu la montée en Régionale 2 et le titre de Régionale 3 en tant que coach. Cette année était aussi très belle même si nous ne montons pas suite aux décisions de la Ligue. Je félicite une fois de plus mes garçons pour leur investissement. »
Le quotidien
« En dehors du basket, je travaille en grande distribution, tous les matins, du lundi au samedi, au Leclerc de Saint-Berthevin. J'ai d’ailleurs une grande partie de mes collègues qui me suive via le Facebook du club et les journaux. Je me fait donc parfois chambrer quand j'ai une drôle de tête sur les photos (merci Jeff ! mdr). Mais c’est sympa, on est un peu comme une famille !
Une semaine type pour moi, c'est me lever à 4 h du matin et finir en moyenne vers 11h-12 h (sauf le samedi, à 9h30). L'après-midi, je me repose, je joue aux jeux vidéos, je regarde des films ou gère la paperasse. Le soir, je m’entraine avec la Nationale 2 les lundi, mardi, mercredi et jeudi. Le vendredi soir, j'entraine la R2.
Le plus dur pour moi, aujourd’hui, c'est de ne pas voir grandir ma sœur et mon frère. Depuis que je suis à Laval, je n’ai pas assez de temps pour aller les voir et ça me pèse. Car, même si je suis quelqu'un de solitaire, ils me manquent. Je les ai eus dans mes bras à leur naissance et je suis le parrain de ma sœur. Nous ne sommes qu'à 1h15-1h30 de route mais il faut trouver le temps. Et, malheureusement, je n'en dispose pas depuis 6 ans.
La fatigue du boulot est aussi difficile à gérer. Je vis en décalé par rapport aux autres. J’ai tous mes après-midis mais la récupération n'est pas si évidente que ça. Je rentre de l'entraînement vers 22h, je mange avant de me coucher et je dois me réveiller pour être au travail à 5 h. Ce n'est pas forcément toujours évident, surtout le samedi quand on a un long déplacement dans le Nord. J’ai ce train de vie depuis mes 18 ans mais c’est de plus en plus dur en prenant de l’âge !
Malgré tout, j'ai quand même la chance d'avoir du temps libre par rapport à ceux qui font du 9 h-12h et 14h-18h. »
L'avenir
« Je ne sais pas à quel âge j’arrêterai le basket. Je pense que cela dépendra surtout de l'état physique et de l'envie de jouer en continuant à prendre du plaisir.
J'aimerais pourvoir me dire que j'ai fait partie de l’équipe qui a accédé à la Nationale 1 avec l'USL, après avoir connu celle en N2. Le club fait tout pour y parvenir, même si la ville ne l'aide pas suffisamment à mon avis. Les sponsors sont de plus en plus nombreux, un jour cela finira par payer.
Je n’appréhende pas l'après basket. Un jour ou l'autre, tout cela doit s'arrêter. Mais je pense rester dans le milieu du basket en tant qu'entraîneur ou coach. Et j'espère avoir des enfants qui prendront la relève ! ^^ »


« Prenez soin de vous et merci à tous les gens du club que je côtoie depuis toutes ces années (investissement, encouragement, accueil, etc...) »