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US IVRY CYCLO
Section cyclisme depuis 1979

Photos du stage greoux mai 2016

CR stage

Salut les cyclos,

désolé phil, mais je vais avoir du mal à résumer en 15 lignes le stage de Gréoux...

Pour moi donc, Gréoux c'est la semaine des premières.

La première des premières, c'est mon premier voyage au sein de l'us ivry, en dehors des sorties dominicales. En réalité, la section c'est un peu un village de schtroumpfs qui ont choisi le vélo en rouge, noir et vert au lieu du bleu. Ce microcosme est composé de contraires complémentaires. Tous les caractères sont là. On trouve les schtroumpfs grimpeurs et descendeurs, les schtroumpfs rouleurs et sprinters, les schtroumpfs gourmands et diététiciens, les schtroumpfs rigolos et sérieux, les schtroumpfs dormeurs et lèves tôt, les schtroumpfs bricoleurs et maladroits, les schtroumpfs lunaires et cartésiens, les schtroumpfs grandes gueules et discrets,... Ce groupe a même sa schtroumpfette qui a choisi d'être brune plutôt que blonde et bien sur son grand schtroumpf, que j'appellerai désormais « blue bird » au vu de ses pointes de vitesse dans les descentes. En tout cas, il fait bon vivre dans ce village où je n'ai pas trouvé de Gargamelle.

La deuxième première, c'est cette p...n de crevaison le dimanche. Première fois que je crève lors d'une sortie avec l'US, et bien sur, j'ai choisi la montée de sélection de groupe du stage pour la vivre. On essaie de faire le mieux possible, et avoir bonne figure, et vlan, après un passage de gravillons, y'a comme un problème... Résultat, plus d'1/4 d'heure pour réparer une roue, ce qui est une performance de haut vol. Pat et Fred m'ont aidé dans cette « épreuve », où j'entends ma femme me dire comme Jimminy Cricket à Pinochio « tu as deux mains gauches ». Comme elle a raison !

La troisième première, c'est la première fois que je casse mon vélo. Nous sommes lundi. 130 bornes de prévues. Tout commence bien et puis à la deuxième grimpette, mon dérailleur choisit de déconner. Clipiticloc, clipiticlac,... Le bruit est à la fois inquiétant et agaçant. Je regarde mon dérailleur et je le vois bouger dangereusement. Arrivés en haut de la côtelette, Samir me donne un petit coup de main pour régler le dérèglement. Pendant 10 minutes je crois que le problème est résolu. Mais non, deuxième côte et le dérailleur recommence son concert de percussions. Cela me rappelle quand j'étais gamin et que j'accrochais un morceau de carton pour qu'il tape dans les rayons et fasse un bruit de mobylette comme les vraies. C'est la pause déjeuner. J'enlève le gros surplus de graisse que Samir m'a gentiment fait remarquer. Samir, je te promets, ce n'est pas de l'huile de friture, mais bien de l'huile achetée chez décathlon qui obstrue les galets. On repart, mais mon problème n'est pas résolu, loin de là. Nous commençons l'ascension du pied de la sainte victoire. Phil me précède, je n'arrive presque plus à changer de vitesse. Soudain, tout se bloque à l'arrière. Mon vélo s'arrête, et j'ai juste le temps d'anticiper ma chute sur le côté, quasiment à l'arrêt. Bilan : la patte de dérailleur cassée. Je monte dans le camion avec mon vélo. Je dois tirer une gueule pas possible (désolé pour les spectateurs...). C'est lundi de pentecôte, pas de magasin ouvert. Je rate la fin de la sortie, et sais que c'est au minimum foutu pour la sortie du lendemain. Je cogite sévère. Je vous passe la suite des détails qui défilent dans ma cervelle de piaf. Finalement le lendemain je vais à Manosque chez un vélociste qui trouve la bonne pièce. Il répare également la roue voilée, change les galets cassés en deux, détord le dérailleur et change la chaîne qui avait fait son temps. Ouf, je retrouve le sourire. Histoire de compenser la sortie manquée du matin je sors seul sur le plateau de Valensol pour 60 km. Très beau, champs de coquelicots et de lavande à perte de vue. Morale de cette histoire : réviser son vélo avant de partir, emmener des pièces de rechange au cas où, ne pas utiliser l'huile décathlon, et enfin ne jamais perdre espoir. Sinon, un merci spécial à Serge, un des accompagnateurs des stages du soleil qui était prêt à aller à Fréjus chez le vélociste partenaire des stages (plan B qui nécessitait quand même près de 4 heures A/R dans l'après midi).

La quatrième première, c'est ma première sortie de plus de 130 km et près de 3000 mètres de dénivelés. Ça, c'est la sortie dans le Verdon du mercredi. C'est long et c'est haut. Ce qui a été difficile, c'est la pause déjeuner qui n'arrive jamais. C'est cette sensation étrange d'une course où la ligne d'arrivée se déplace au fur et à mesure que l'on avance. J'ai les crocs, et je commence à voir des étoiles. A la pause déjeuner qui finalement arrive près d'une boulangerie, j'engloutis 2 cocas, et le gâteau noix, miel raisin offert par copain Dan, alias nounours. Les étoiles disparues, la sortie reprend en se terminant par une longue descente de 30 bornes. Les copains du groupe 2 deviennent fou, l'odeur des écuries les mets en transe. Retour à plus de 40 km/h. Je suis l'euphorie collective jusqu'à ce que dans le village d'Allemagne s/verdon, je manque de finir sur le capot d'une voiture dans à la sortie d'un virage. Je me rétablis sans savoir encore comment, après un dérapage de la roue arrière. Après cet épisode, nous revenons plus tranquillement avec René. Je préfère revenir vivant.

La cinquième première, c'est la montée de mon premier col, le Ventoux par Sault. Oui, je sais Anselmo, ce n'est pas la « vraie » montée par bédouin, mais quand même. Ce « faux Ventoux », reste une expérience pour moi. 26 km de montée c'est long. Jusqu'au chalet Reynart, la montée est régulière. Je suis parti en tête du groupe 2. Je suis rejoins par JPB à deux ou trois km du chalet. Après, le grand JPB me sers de lièvre, j'essaie de le garder en vue pour me motiver et ne pas mettre pieds à terre. Quand le sommet arrive c'est la délivrance, et merci JP. Guillaume, le res^ponsable du stage nous invite à faire la photo des kékés devant la pancarte d'altitude, les bras levés avec le vélo dans les mains. L'homo Sapiens Cyclopédicus, n'a pas peur du ridicule. Enfin, ça c'est fait, je recommencerai.

Voilà, fin du récit de mes premières de Gréoux. Je me rappelle quand un Samedi de septembre 2015, j'ai appelé Phil, pour m'inscrire à l'US, après avoir découvert par hasard, le site de l'US sur le « ouaib ». Ce jour là, Phil m'avait vendu un club sympa, convivial avec la possibilité de toujours trouver quelqu'un pour rouler. Il ne m'a pas menti sur la marchandise. J'ai trouvé à l'US les ingrédients de ce que j'aime dans le sport : le plaisir de l'effort, la possibilité de se motiver et se lancer ses propres défis, et enfin trouver de la convivialité.

En attendant les sorties et stages prochains, bises à tous

Freddy