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US IVRY CYCLO
Section cyclisme depuis 1979
 
 
 
 
 
 
21 cyclos (20 copains et 1 copine) ont rallié IVRY à NICE, en passant par les grands cols des Alpes dont Le Galibier, l’Izoard, l’Iseran, la Bonnette, Vars, etc…
 11 jours, 10 étapes  (entre 100km et 170km par jour) 1 étape de repos à Valloire
Les villes étapes : MALAY (89), BLAISY (21), CLAIRVAUX LES LACS (39), THONES (74), BEAUFORT (73), TIGNES (73), VALLOIRE (73), GUILLESTTE (05), ST ETIENNE DE TINEE (06), NICE (06).
1200km
17000m de D+
12 grands cols franchis
Un temps magnifique évidemment trop chaud en vallée plus de 40° souvent.
Des paysages sompteux.
Une super ambiance
Une belle aventure humaine et sportive.
Merci les amis
Merci à l' U.S. IVRY 
Merci à la ste DBM

 photos, vidéo, commentaires de  l'aventure sur : fb.me/usivrynice
 
 
 
 
 
 
Compte rendu : 
Prologue
I have a dream... C'est sur cette phrase célèbre que débute notre aventure cycliste. Philou, à l'aube de ses 60 ans lance l'idée de faire son Ivry Menton, itinéraire mythique qui doit passer par les Alpes. D'une idée solitaires partagée avec son pote "Favier", le rêve devient réalité solidaire et un périple avec 21 Ivryens tous plus ou moins inconscients des cimes qui les attendent. La dream team est formée pour l'aventure humaine et sportive.
Pour ma part, je rejoins le groupe de 9 à Annecy le samedi 17 avec Hugues "La finance", Gilles "Le toubib", Delphine "la princesse des montagnes", Eric "le coach", Bernard "le scribe de l'extrème", Anselmo "le colombien", Pat "la boule"et Charly "le premier des frères Baugé". Avant nous, 12 apôtres du vélo sont partis en éclaireur d'Ivry sur l'asphalte : Philippe S "le vieux sage", Benj "la science du vélo", Michel "le directeur de course", René "l'infatigable ou Liam Neeson", Dan L "grand fusil ou Dan l'éclair, ou l'hypo glouton", Dan R "Nounours ou mad Dan", Nicolas "le maillot rouge ou l'élu de la route", Rodolphe "la ligne verte ou le deuxième frère baugé", Jean Pierre B "le cycliste au grand et gros coeur ou bradley", jean-yves "lucky luke du vélo ou le snipper 52x11" et enfin Philou 1er "notre pacha, notre vénéré président, notre leader, notre illustre roi, notre heureux instigateur.... ".
 
Dimanche 18 juin - Thones--Beaufort. Premier rêve
"Grand fusil" est sur son vélo. Il fait chaud en ce milieu de mois de juin. Comme dans toute la France, la canicule assomme les êtres vivants et encore plus les forçats de la route. "grand fusil", grimpe les cols de Fry, des Aravis et des saisies comme d'autres montent sur un trottoir. Après son 10ème sandwich et son 15ème litre d'eau, notre héros est à cours de munitions. L'angoisse monte, il ne sait comment terminer l'étape. Soudain, il se mets à imaginer ses compagnons qui le précèdent en bouteille de Perrier en guise de corps, des baguettes de pain à la place des membres, et la tête en tome de Savoie. Les pauvres prédécesseurs de l'estomac à pédales sentent son souffle rauque les rattraper. Petit à petit, l'écart diminue. C'est inévitable, il ne va faire qu'une bouchée. Plus qu'un mètre, et les crocs acérés vont faire leur œuvre. Je fais partie de ces casses croutes roulants, mon cœur bat et bat encore plus fort... Soudain..., j'entends tousser, c'est Gilles je me réveille. Ouf, ce n'était qu'un rêve. Pour cette première étape, tout le monde arrive à l'hôtel fourbu mais entier. Dan se ravitaillera à l'hôtel.
 
Lundi 19 juin - Beaufort--Tignes. Deuxième rêve.
La date de la Marmotte a été avancée. Le parcours a été changé. Au lieu des Glandon, Télégraphe, Galibier et Alpes d'huez, ce sont aujourd'hui les cols du Prés, du Cormet de Roselend puis la montée vers Tignes qui sont au programme. Delphine, Eric et Anselmo s'élancent accompagnés de Benji. Ils franchissent les difficultés du jour avec majesté et allégresse. La foule qui est sur leur passage les acclame. C'est à nouveau une journée de chaleur. Encore 1 kilomètre et ils vont franchir la ligne d'arrivée en vainqueur de leur catégorie. Soudain,... j'entends un bruit de torrent. Je me réveille, c'est Philippe. S qui vient de tirer la chasse d'eau. Ce n'était encore qu'un rêve, la marmotte aura bien lieu dimanche 2 juillet sur le parcours prévu. Delphine, Eric et le colombien seront bien de la partie, nul doute que leur performance sera au rendez-vous. En tout cas ils auront fait ce qu'il fallait en cette belle journée de vélo avec tous les autres acolytes qui auront juste évité le col des près..
 
Mardi 20 juin - Tignes --Valloire. Troisième rêve.
Toujours cette même chaleur sur la route. Malgré le départ matinal très vite la température élevée atteint les organismes. Le parcours nous emmène sur les cols de l'iseran et du télégraphe avant d'arriver à Valloire. Pat, pédale dur. Il a parfait son entraînement dans les restau étoilés des guides Michelin et Gault & Millau. Le travail ça paye, c'est bien connu. Au pied du télégraphe, il vole, survole le dénivelé et l'enchaînement des virages. Il est léger, léger. Son coup de pédale est doux mais efficace. Il se sent planer, il a retrouvé son poids de jeune homme. A côté de lui, Anselmo est un poids lourd. Quelle grâce, quelle volupté. Soudain,... je sens quelque chose me chatouiller l'oreille. Je sursaute ! Je m'étais endormi sur la pelouse de l'hôtel et une fourmi n'a rien trouvé de mieux que de venir explorer mon conduit auditif. Une nouvelle fois ce n'était qu'un rêve. Pat arrive enfin à l'hôtel, il a terminé l'étape, et demande ce qu'il y aura au dessert. Ouf, Pat est resté Pat.
 
Mercredi 21 Juin -- Pause à Valloire. Quatrième rêve.
Jour de pause. Pour certains c'est lessive, repos, randonnées. Pour d'autres, dont je fais partie, c'est l'occasion de partir une première fois à, l'assaut du Galibier. Départs espacés, donc, à l'assaut du géant des Alpes. Soleil et chaleur une nouvelle fois au rendez-vous de cette journée du solstice d'été. Pour la fête de la musique, les artistes de la pédales, les virtuoses de la selle, les surdoués du guidon ont décidé de répéter la partition du lendemain. Le col du Galibier est majestueux. La vue en son sommet magnifique. Anselmo fait du rab, en enchaînant avec le télégraphe. Avec Benj, nous poussons au Lautaret pour faire un arrêt au stand et un ravitaillement en vol. Delphine et Eric nous y ont précédé. Bernard, Hugues, Gilles, Jean-Yves et Michel complètent la liste des grimpeurs du jour. Retour au camp de base. Benj et Anselmo regardent leur performance sur strava. Damned, mais que se passe t'il ? Aucune trace de leurs sorties du jour ou des jours passés ? Problème de réseau, erreur de connexion ? Ils éteignent et rallument leur portable, espérant retrouver leur bloc note digital. Mais, non, rien, de rien... C'est le chaos, le jour annoncé de la cyber attaque a sonné. Pour se faire la main, les pirates du web ont choisi Strava comme cible. C'est la consternation chez nos deux amis... Soudain, j'entends un bruit de tracteur... Mais que se passe t'il ? Que fait un tracteur par ici ? Je me réveille, c'est Pat, qui est passé en mode nuit câline et qui ronfle consciencieusement. Ouf, la cyber attaque n’a pas eu lieu. Les performances, les segments ont bien été sauvegardés. La compétition virtuelle peut continuer.
 
Jeudi 22 Juin -- Valloire - Guillestre. Cinquième rêve.
L'étape du jour nous fait passer par le Galibier, puis l’Izoard. Encore un beau dénivelé en perspective. Tout le monde part à l'assaut des maîtres des Alpes. Les montées et descentes s'enchaînent dans ce décor majestueux. Les montées sont aussi dures que les descentes peuvent être enivrantes. C'est paradoxal comment une même route change de profil selon qu'on la monte ou la descend ? Les lois de la gravité sont impénétrables et rendent en tout cas la vie du cycliste variée avec ses hauts et ses bas. A l'arrivée, comme chaque soir nous débriefons l'étape du jour autour d'un verre. Nounours commande un litre de Saint Yorre. La serveuse lui demande s'il ne préfère pas une bière voire un pastis. "Non", répond-il stoïquement, je souhaite boire de cette excellente eau gazeuse !!! Soudain..., j'entends éternuer. Mais que se passe t'il, encore un rêve ? Je me retourne, c'est Charly qui subit les assauts de son allergie. Non, cette fois-ci je ne dormais pas, je suis bien dans le monde réel. En fait, il faut savoir que dès le premier jour, Nounours a fait vœu de chasteté éthylique. C'est décidé, pendant cette semaine vélo, il n'aura d'yeux que pour les tisanes, et autres eaux gazeuses. Jean-Yves est quant à lui devenu pendant la semaine notre mentor, notre docteur es infusions. Chaque soir nous attendons avec impatience le verdict de notre nouveau gourou. Qui de la verveine, du tilleul, ou de la camomille aura ses faveurs. Dan, qui n'a qu'une parole est devenu l'un des plus fervents disciples des membres de « ceux qui boivent de l'eau chaude aux herbes ». Il tiendra toute la semaine. Cet exploit est à la hauteur de ce qu'il aura accompli également sur le vélo en ne lâchant jamais rien.
 
Vendredi 23 juin -- Guillestre - Saint Etienne de Tinée. Sixième rêve.
Col de Vars puis la Bonnette. Excusez du peu pour cette avant dernière étape précédant le retour sur Nice. Les organismes commencent à être entamés après tout les kilomètres et dénivelés avalés ces derniers jours. La montée sur Vars se fait en mode dispersé. Chacun va à son train, chacun va à son rythme sur les près de 20 km de montée. Il faut en garder sous la pédale avant les 24 km de la Bonnette. Arrive enfin cette mythique Bonnette, route culminante de notre périple. Après un panini pris avec quelques copains de selle, la montée s'entame doucement mais surement. Je rejoins Charly qui après avoir passé une sale journée la veille enchaîne sa montée mètres après mètres. Il a déjà fait Vars, il s'attaque à la Bonnette l'appétit vient en mangeant. Je le dépasse, l'encourage en me disant misérablement que je ne suis pas certain qu'il aille au bout de l'étape, et qu'il sera tenté de monter dans notre véhicule de nauffrage. La route continue, 24 km, c'est long on doit passer de 1000 à 2800 mètres d'altitude. Encore une fois j'ai les pieds qui chauffent. Apparemment c'est un mal quebeaucoup d'entre nous connaissent. Phénomène lié à la combinaison de la chaleur, de l'appui en montée et de la durée de pédalage. La Bonnette a un avantage, celui d'être traversée par beaucoup de petits ruisseaux. Je profite donc de ces filets d'eau pour me tremper les pieds et les rafraîchir. L'effet est immédiat et permet de repartir de plus belle. Deux fois je ferais cet arrêt salvateur. Le sommet arrive enfin après avoir croisé 4 marmottes, spectatrices de ma montée et respiré le parfum du genepi. Au sommet je croise Pat qui compte les survivants et attend le camion balai. Je pense que Charly fait partie des passagers. Je redescends sur St Etienne et retrouve tous les autres arrivants qui m'ont précédé. Nous attendons, les derniers finishers de l'étape. Soudain,... je vois arriver Charly sur son vélo. Je me pince, pensant être une nouvelle fois en proie à un rêve. Mais non, je ne rêve pas c'est bien lui. Il a fait l'étape complète au courage, à la volonté. Je suis admiratif.
 
Samedi 24 juin -- Saint Etienne de Tinée - Nice. Des rêves à la réalité.
Et oui, c'est fini. La semaine de rêves se termine. Retour sur Nice après 80 km de faux plat descendant dans la vallée de la magnifique Tinée. C'est l'occasion pour les frappadingos de la route d'exercer leur art du contre la montre. Jean-Yves, Bernard, Dan et Gilles décollent comme des bombes... Les consignes étaient "doucement et groupés", résultat, c'est "vite et dispersés...". Un groupe en mode déglingos G1. Bref au final tout le monde arrive à la gare de Nice après avoir croisé Guillaume des stages du soleil. C'est un signe, nous étions sous la bonne étoile des dieux du cycle. A Nice, après un rapide brin de toilette façon matou, les chauffeurs Bernard, JP, et JY partent sans tarder, alors que les autres survivants mangent la pizza qu'ils ont attendue toute la semaine.
 
Epilogue
Voilà, un petit échantillon d'images ou flashs de cette belle semaine. Que les camarades que je n'ai pas cités en rêve se rassurent, ils ont sincèrement compté pour moi et la réussite de la semaine. Aussi, je leur dédicace ce petit portrait.
Nico restera l'homme généreux qui avait roulé 400 km avant le stage (bon je crois que son compteur a un peu merdé, cela lui a permis de se faire chambrer par les 2 frères boule et bill). Il a en tout cas montré des talents de grimpeurs dans chaque ascension. Sa collection de maillots des cols mythiques s'est enrichie pendant la semaine. Gilles, le toubib, est inépuisable, c'est notre mécano et l'expert de la qualité (il me comprendra). Hugues, c'est la force tranquille, le flegmatique efficace. Michel, le sérieux et concentré sur son sujet qui ne lache rien. Fred, l'homme qui avait réellement et seulement roulé 120 km (en trois étapes). Malgré cela il a roulé, franchi des cols. En 10 jours il a explosé son kilométrage de l'année. Rodolphe, c'est un autre homme courage. Rodolphe n'a pas vraiment le profil du grimpeur et pourtant il est monté, monté et encore monté. Et puis Rodolphe a trouvé un nouveau surnom créole à Pat « koked van ». René, c'est la bonne humeur et la gentillesse conjugués. René comme nous tous rêvait de ce stage et il est arrivé affuté comme jamais. Bernard, c'est une force incroyable. Son expérience de routard, son talent dans les descentes, et son endurance forcent mon respect. Jean-Yves, c'est l'homme discret, et qui pourtant vous manque quand il n'est pas là. C'est un gros rouleur, et pourtant il a dompté la montagne haut la main. Philippe S, c'est le sage du groupe. Ce garçon est la zénitude incarné, un bonze. Les Alpes ont du lui rappeler l'hymalaya des bonzes. En tout cas il a franchi les cieux avec succès. Delphine est le chamois du groupe. Toujours souriante, dès que la route s'élève elle devient la diva des cimes. Eric, c'est le discours de la méthode. Il a une expérience incroyable du vélo. Sa devise doit être « j'aime quand un plan se déroule sans accroc ». Benj est l'alter égo d'Eric. Même soucis du détail, même volonté et même science du vélo. Tous les deux avec le poids plume utilisent les pentes des cols comme rampes de lancement. Dan L, c'est l'homme qui monte plus vite qu'il ne descend, boit plus d'eau qu'un chameau, mange plus de baguettes qu'un chef d'orchestre et surtout grimpe merveilleusement. Dan R, c'est Dan. Son surnom de nounours lui colle à la peau, comme ses t-shirts fluos et son bob de pêcheur. Dan c'est la générosité et l'opulence dans tout ce qu'il entreprend. Lui non plus il ne lâche rien. Il suffit de penser qu'il est cuit pour le voir sortir à nouveau de nulle part. Enfin Dan, a contaminé une partie du groupe de son virus du « j'oublie et je perds tout ».
Anselmo, c'est LE grimpeur de l'US. Il y a 2 choses qui le rendent dingue : le dénivelé et les segments Strava. Je pense que les journées de ce garçon sont ponctuées de segment du lever au coucher en passant par les repas. En tout cas il performe grave. Charly le discret a progressé à la vitesse grand V pendant la semaine. Mon rêve de la bonnette résume l'admiration que j'ai pour ce qu'il a fait. Et Pat, comment résumer Pat en quelques mots ? Pat, c'est l'humour, la gourmandise de la vie. Pat, c'est celui qui a bizuté les nouveaux par ses ronflements nocturnes. Pat, c'est aussi un excellent cycliste qui rattraperait Anselmo avec disons.. 10, 15, 20 kilos en moins.
Je garde les derniers mots pour nos 2 GO qui nous ont concocté le parcours, l'hébergement et la logistique. D'abord JP/Bradley. Cet homme est un homme en or. Il est le dévouement et la gentillesse incarnés. Il est une des pièces maitresses de la réussite du séjour. A cela, il faut ajouter des capacités physiques hors normes. Il fait mal en montée, en descente et sur le plat. 
Enfin, Philou, l'homme qui a eu cet idée un peu folle, et qui nous a embarqué dans cette magnifique aventure. Philou est inversement et proportionnellement aussi grand humainement qu'il est petit par la taille. Il s'est, il nous a, éclaté (lui il dit kiffé) pendant cette semaine et cela faisait plaisir à voir.
M E R C I à tous pour cette super route des grandes Alpes. Je n'ai qu'une envie, revivre avec vous une pareille aventure en 2018. Grâce à vous tous, la formule qui dit "Il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie" s'est totalement appliquée pendant cette semaine. Demain, c'est le boulot et le retour aux réalités...
A
Fred(dy) (AUDIART)