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"Le monde associatif, je ne peux pas m'en passer". Georges Chevalier a (presque) toujours baigné dans l'athlétisme et, plus généralement dans le sport. "Un univers où nous sommes tous copains". Plus de soixante ans après ses premières foulées sur un stade d'athlétisme, il n'a pas quitté ce milieu qu'il aime et qu'il évoque avec une pointe d'émotion dans la voix. A 77 ans, il est encore Président d'honneur de l'Union Sportive Issoirienne, qui propose 36 sports à ses 4500 adhérents. "Ma famille" confie-t-il. Il est actuellement membre d'une association d'anciens médaillés des sports, qui aide financièrement des jeunes à s'inscrire dans des clubs sportifs et qui participe à l'organisation de compétitions. Une solidarité en forme de renvoi d'ascenseur pour lui. "A la fin des années 40, je me suis qualifié pour les championnats de France cadets sur 1000m, raconte-t-il. Mais mes parents n'avaient pas les moyens de me payer le déplacement car la compétition avait lieu à Paris. J'ai pu finalement m'y rendre grâce à un professeur sensationnel, Monsieur Féoux, et aux autres athlètes qui se sont cotisés pour me payer le voyage."

Le fair-play de Brouzet.

Après avoir pratiqué pendant quelques années le rugby, Georges Chevalier est devenu un dirigeant connu et reconnu en Auvergne. "C'est quelqu'un de très modeste, qui a encore et toujours soif d'apprendre", apprécie Annie Laurent, présidente de la ligue d'Auvergne.Il a, entre autres, été président de l'Union Sportive Issoirienne (1973 à 1984) pour "aider le club", Président du comité départemental du Puy-de-Dôme (1984 à 1992) et vice-président de la ligue d'Auvergne (1985 à 1992). Egalement juge arbitre fédéral, il a arpenté pendant des dizaines de week-ends les stades de la région. Un de ses plus beaux souvenirs? Le match entre la France et la Hongrie en 1979. "J'étais juge arbitre au poids. J'ai remarqué une petite faute du lanceur français. Quand il a vu que j'hésitais à lui compter essai, il est sorti par l'avant du cercle en me disant : comme çà, tu es tranquille." Il s'agissait d'Yves Brouzet, longtemps recordman de France du poids avec 20,20m. Aujourd'hui Georges Chevalier se sent "un peu triste" devant l'évolution du sport. Mais il est ravi de voir qu'à chaque fois qu'il quitte une de ses nombreuses fonctions qu'il occupe, c'est une femme qui le remplace. "Cà montre qu'on les laisse enfin accéder aux postes à responsabilité", sourit-il. Apprendre, former puis "laisser la place aux jeunes", c'est l'athlé version Georges Chevalier.