L'Equipement


Le terrain en extérieur : un rectangle en terre battue, goudron ou synthétique (rare) de 80 m de long sur 18 m de large (20 m anciennement). Dans la longueur, le terrain est coupé en son milieu en deux camps par une ligne dénommée corde. Les lignes de limite de 10 cm de large font partie du terrain. En revanche, une balle qui touche la corde sera toujours jugée faute pour l'équipe qui vient de renvoyer la balle. La variante de ce sport en intérieur utilise un terrain de 34 m de long sur 16 m de large.

La balle : rouge ou blanche, en caoutchouc, d’un diamètre de 6,1 cm et pesant 78 grammes.

Le tambourin : un cercle, autrefois en bois, aujourd'hui en plastique renforcé d'un fil de cuivre sur lequel est tendue une toile synthétique permettant à la balle de rebondir. La tenue en main est permise par une poignée en cuir. Autrefois, on utilisait une peau d’animal tendue, en général de chèvre.

Le battoir : D’un diamètre de 18 cm et fixé au bout d’un manche de 70 cm à un mètre. Il est utilisé pour l’engagement de la balle et permet de la lancer à grande vitesse. La tendance actuelle est à l'abandon du battoir : son maniement est assez délicat et peu de jeunes sont sensibilisés à son usage.
La mandoline : c'est un tambourin ayant une forme proche de la goutte d'eau. La poignée se situe à une extrémité, du côté le plus fin. La mandoline n'est utilisée qu'à l'engagement et permet à la fois d'engager plus loin plus facilement et aussi de donner de l'effet à la balle. Elle est très peu utilisée en France ; en revanche, les Italiens l'utilisent fréquemment.

Les Joueurs


Deux équipes de cinq joueurs chacune s’affrontent, chacune se tenant sur sa partie de terrain. Les joueurs sont répartis sur le terrain selon trois rôles.
Au plus loin du camp de l’adversaire, deux « fonds » qui renvoient la balle le plus possible dans le camp opposé. L’un des deux fonds est le batteur : il met la balle en jeu en utilisant son tambourin, le battoir ou la mandoline puis continue le jeu avec un tambourin.

Au plus près de la ligne divisant en deux le terrain se trouvent deux « cordiers » qui renvoient les balles courtes de l’adversaire, ils sont nommés ainsi car à l'époque la ligne médiane était matérialisée par une corde. Leur rôle est difficile et ingrat : une immense majorité de balles leur passe au-dessus, hors de portée, et ils voient parfois arriver des balles très rapides et très difficiles à renvoyer. Le cas idéal est celui où un fond ou le tiers adverse rate sa frappe. La balle arrive alors assez lentement pour que le cordier se place et prépare un coup irratrapable par ses adversaires.

Au milieu du demi-terrain, le « tiers » renvoie le plus bas possible les balles que les cordiers n’ont pu reprendre. Il sert également à renvoyer les balles un peu courtes pour les fonds. Idéalement, le tiers ne joue une balle que pour attaquer mais il arrive qu'il joue des coups de défense s'il était mal placé ou s'il était gêné (soleil, vent).

Règles


Décompte des points : sachant que la balle peut rebondir une fois avant d’être frappée, une équipe perd un point si :
  • la balle n’est pas renvoyée dans le camp adverse.
  • la balle atterrit en dehors des limites du terrain (les lignes font partie du terrain). Si la balle touche la ligne centrale (la corde), elle est également faute.
  • le joueur touche la balle avec une autre partie du corps que l’avant-bras qui tient le tambourin.
  • deux joueurs de la même équipe touchent consécutivement la balle.
  • un joueur marche dans le camp adverse.
Le décompte s’effectue de manière similaire au tennis : par jeu, de 15 à 30 à 45. Le match est gagné dès qu'une équipe a remporté 13 jeux. Tous les trois jeux, les équipes changent de côté et le service change à chaque jeu.