Route

Randonnée Hendaye - Cerbère

Jeudi 24 : départ d'Hendaye à 9h 30, la voiture de Dany nous accompagne le long de la superbe corniche basque. Les 2 premiers petits cols de Saint Ignace et Pinodiéta sont franchis sans problème. Après les arrêts  pique-nique à Bidaray et café à Saint Jean Pied de Port, la montée du col d’Osquich est effectuée en compagnie de Marcel et d’un cyclo des Boucles de l’Adour qui a souvent couru avec Michel Durou. Arrivée à Mauléon à 15 h 30.

 

Vendredi 25 : au départ à 8h, Claude et Michel Casa ont les yeux cernés après leur nuit dans le même lit, d’ailleurs le premier arrêt est pour les bretelles oubliées de Claude. Pour les 4 derniers km à 11% de Marie Blanque, nous pouvons compter sur le soutien des vélos de Marcel et de l’ami Philippe. Le pique-nique à Marie-Blanque est suivi d’un nouvel arrêt bretelles à Claude et de la pause café à Laruns. A l’attaque de l’Aubisque, le thermomètre indique 32° et un panneau annonce que la liaison Aubisque Soulor est fermée. Une automobiliste nous rassure car elle a vu passer des cyclos, nous attaquons le col mais la voiture de Marcel rebrousse chemin pour rejoindre Argeles par Lourdes. A Gourette, Philippe  nous laisse à notre séance de sauna et Alain s’aperçoit qu’il a passé le plus dur avec, à l’arrière des dents en réserve. Arrivée  à Argeles-Gazost à 17 h .

Après la traditionnelle mousse apéritive, le patron, avec humour, nous propose un dîner digne de la grande bouffe.

 

Samedi 26 : départ à 8 h 30. La rude montée du Tourmalet nous amène au point culminant du raid. Michel Durou accompagne des cyclos flamands, Alain roule avec le  porteur d' un maillot collector Cinzano, équipé de pédales sans cales. A 2115 m, Marcel nous propose un pique-nique de haute tenue. Le café, à Sainte Marie de Campan, nous aide à gravir l'Aspin. Arrivée à 16 h, avant l'orage, à Bordères en val Louron où nous croisons des bayonnais, partis de Cerbère avec les vélos du Paris-Pékin; ils nous tuyautent sur les étapes suivantes. L'un d'eux se renseigne sur notre parcours auprès de  « coach Marcel ».

 

Dimanche 27 : au départ, à 8 h, la fraîcheur dans la montée du Peyresourde réveille nos douleurs musculaires et lombaires. A Luchon, Claude démarre en puissance et sa pompe roule sur la chaussée, aprés quelques km nous lui faisons le coup de la crevaison, il ne s'est pas aperçu de cette perte, nous lui rendons son matériel. Le vélo de Marcel se joint aux nôtres dans le col des Ares. Dans les 5 derniers km à 10% du Portet d'Aspet, Michel Casa zigzague et Claude martyrise les 26 dents à l'arrière de sa monture. Au sommet, sous les 30 ° de l'orage menaçant, le cubi de rouge de coach Marcel en prend un coup. A l'arrivée, à 15 h 30 à Saint Girons, le ciel ariégeois nous a proposé une petite douche avant celle de l'hôtel. Le patron, qui est l'oncle de l'ancien coureur professionnel Frédéric Moncassin, nous permet de continuer de parler vélo après 7 h de selle.

 

Lundi 28 : départ à 8 h 30. Au sommet du col de Port, nous retrouvons Marcel qui a monté le côté Est. Au pique-nique, à Tarascon, les remarques fusent des autres tables en nous voyant arriver, le vélo dans une main et le cubi de vin dans l'autre. Au café, à Ax, le thermomètre passe à nouveau les 30 °, après les 27 km de montée du Puymorens sous la pluie d'orage, il ne fait plus que 7 °, le choc thermique vidange l'estomac d'Alain. Après une descente prudente sur la route humide de Font-Romeu, nous bouclons, lessivés, à 17 h 30, à Bourg-Madame, les 140 km de cette difficile étape.

 

Mardi 29 : Au départ, à 8 h, l'accent catalan d'Alain, la patron de l'hôtel, et sa remarquable confiture de framboises des bois cueillies par ses petits enfants, réconfortent nos jambes courbaturées. Pour la montée du quinzième et dernier

col, le vélo de Marcel et le train jaune de Cerdagne nous accompagnent. Au sommet de ce col de la Perche nous basculons vers la Méditerranée. Dans la fournaise de la plaine du Roussillon, les 2 Michel s'arrêtent pour remplir les poches de leur maillot de nectarines laissées au pied des arbres par les récoltants. Marcel nous propose un déjeuner sur l'herbe ombragée d'Elne. Les dernières montées de la magnifique Côte Vermeille font vraiment mal aux jambes mais à l'arrivée à Cerbère, à 16 h, la gâteau de Gilou et le cidre de Maryse nous font oublier les 150 km du jour qui complètent les 725 km de cette traversée réussie dans la difficulté par les retraités Alain, Claude et Michel C. et avec une relative aisance par le jeune Michel D.

Durant ces 6 jours, aucune crevaison ni incident mécanique n'auront altéré la cohésion du groupe entretenue par le remarquable cuisinier, barman, trésorier, soigneur, confident qu'aura été, du matin au soir, coach  Marcel.