Vers la fin des transferts ?

 


















   L'UEFA et la Fifa travaillent sur la question de " l'économie football ". L'association européenne de football, présidé par Michel Platini, cherche à contrôler les dépenses des clubs avec son «fair-play financier» (mesure qui oblige les équipes européennes de football à équilibrer leurs comptes). Une fois n'est pas coutume, la Commission européenne s'est également penchée sur le dossier. Bruxelles songe à imposer une taxe comprise entre 5% et 8% sur les transferts trop élevés (aucun minima n'a encore été déterminé), qui serait reversée aux clubs moins huppés. «Une telle mesure serait catastrophique pour le football français, répond Vincent Chaudel. Elle pourrait inciter les propriétaires du PSG et de Monaco à se retirer et d'autres à ne pas venir en France.».  Gageons que Bruxelles voudra également éviter toute entente sur les prix entre les différents clubs fortunés européens.

  De plus, la FIFPro ( Fédération International des footballeurs professionnel ) s'est penchée sur ce dossier lors d'une réunion à L jubljanski en Slovénie en Octobre 2013, pour mettre un terme aux fraudes des clubs qui enterrent les règles avec la complicité des instances. Le Français Philippe Piat, président de la FIFPro jusqu'en 2017, est l'un des pionniers de tous les combats en faveur des joueurs. Il est également président de l'Union nationale des footballeurs professionnels depuis 1969. Pour son discours il représentait 60 000 footballeurs à travers le monde. Philippe Piat veut remettre à plat le système des transferts, il pense qu'il faudrait repenser le fonctionnement de la chambre de résolution des litiges et du tribunal arbitral du sport qui selon lui devrait accélérer le traitement des dossiers et surtout recouvrer son indépendance.


  Il pense, aussi, s'attaquer à la multipropriété qui participe à l'inflation des transferts et affaiblit les capacités financières des clubs, donc des joueurs. Pour Philippe Piat, l'article 17 entré en vigueur en 2001, parle des conséquences d'une rupture de contrat et met en accord la FIFA et la FIFPro sur le principe de stabilité. Ce dernier devait mettre un terme aux ententes entre les clubs et régir les modalités de versement des indemnités. Cela avait comme objectif de restreindre considérablement la liberté de comportement des clubs et de renforcer la circulation des joueurs. Un joueur de moins de 28 ans pouvait ainsi rompre son contrat au bout de 3 saisons de présence dans un club, tandis que cette présence protégée est de 2 ans pour un joueur de plus de 28 ans. Mais, bien sûr, il faut une contre partie, car les joueurs pouvaient quitter leur club en payant les salaires restant dus.


  Donc, lorsqu'un joueur ou un club veut rompre le contrat, la personne qui le veut doit payer le rest-value, c'est a dire que si le salaire du joueur est de 50 000 euros pas mois et qu'il lui reste 24 mois de contrat il devrait payer 1,2 millions d'euros et non pas 10 ou 12 millions comme cela arrive souvent aujourd'hui ! Mais celui-ci acté et voulu par la commission de discipline Européenne n'a quasiment jamais été appliqué.

 Ce principe de stabilité n'est jamais ou presque jamais appliqué lors d'un transfert comme l'explique Pierre Bernès qui est certainement un des plus grands agents de joueur, lors son interview pour le France football parue le 19 Novembre 2013. Il explique aussi que les joueurs internationaux et les grandes stars le font jouer car ce n'est pas dans leur intérêt à ce niveau. Il pense que cela pénaliserait surtout les clubs qui verraient leur « capital joueurs » s'effondrer, car les joueurs pourraient partir plus souvent, plus facilement et à moindre coût. 

 Pour revenir à l'intervention de Philippe Piat à Ljubljanski, il pense que les joueurs devraient être « démarchandisés » car, pour lui, ils ne sont pas des esclaves dorés. Il pense, aussi, que les joueurs professionnels devraient avoir les mêmes droits sociaux que les autres travailleurs, qu'ils soient journalistes ou mineurs.


  Pour résoudre cela Philippe Piat et Luc Misson sont donc pour la méthode forte et l'abolition du système des transferts qui serait un grand « boom » dans le monde du football . De plus le système des transferts transgresse le traité de Rome constitutif à l'Union Européenne, il est contraire aux principes afférents à la libre circulation des travailleurs et aussi à la libre concurrence.


 


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