article BRM 200 KM

Gilles Peyrard au retour du 200 km

 il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir trouvé »

 

Oui, l’ours, celui en photo sur le site, celui qui est sensé me stimuler, il devait encore hiberner, je ne l’ai pas vu !

Je n’ai pas vu grand-chose du reste, en dehors des roues que je me suis obligé à suivre, et de la mienne dans les moments de solitude !

J’avais répondu à Michel Gagnard sur sa question existentielle, que faire un 200km sans s’entrainer, ce n’était pas du tout un problème !

Alors, pour justifier mon vote, j’étais présent ce matin, aux aurores glaciales foréziennes pour le faire ce 200 !

Je n’en menais pas large, croyez moi, car avec mes tristes 672 km depuis Janvier, et 102 km comme plus longue distance terminée à l’agonie dimanche dernier,

Il fallait vraiment déconnecter mes neurones ainsi que la petite voix intérieure de la sagesse.

Mais ceux qui font du vélo, savent très bien que la raison, elle ne fait pas partie du vocabulaire cyclo !

Alors, quand faut y aller…..

Moins 3 degrés au départ histoire de bien se mettre en condition ! on est quatorze malades sur le vélo, et 46 inscrits au total. On roule assez sagement et ça me rassure. Les sensations dans la première bosse de comme chez soit m’indiquent que la journée va être très longue. La température remonte sur les hauts de Longessaigne et surprise, la descente sur l’Arbresles est presque tiède. 1° pointage, donc, et là, on ne va pas au même bistrot ! les pauses à la squadra, c’est quelque chose ! le chrono est impitoyable, et il ne faut pas mollir pour se changer boire le jus pointer les cartes payer et sauter sur le vélo… argh ! y en a qui se sont fait piéger… moi en vieux briscard, j’étais prêt !

La vallée d’Azergue et la montée jusqu’à Valsonne passe vite, trop vite ! je sais que le col du Pilon va me faire mal. Je me mets dans ma bulle et un rythme raisonnable, pas loin de la fin du groupe, qui n’a plus du tout l’aspect d’un groupe ! ouf le sommet…. Et descente jusqu’à Amplepuis 2° ravito, toujours speed ! mai bienvenu, car j’avais les dents qui rayaient le goudron. 90 km de fait, et franchement, je n’ai pas les sensations des grands jours, le contraire aurait été surprenant.

Allé zou, on repart avec Riton qui prends le train en route. Arrive Régny ! et Régny, c’est Régny, qui mérite une visite assidue ! la troupe décide de marquer le coup de ce haut lieu de villégiature par 2 arrêt en 200 m ! et oui, 2 crevaisons ! incroyable !

Du coup, le rythme se calme jusqu’à l’hôpital sur Rhins, mais, mais, la suite me fait très très peur !

Déjà je crains le passage qui monte au château de la Roche et les gorges avec ses talus abruptes et longs faux plats, mais avec une grosse fatigue, c’est digne du chemin de croix. Je vois les costauds s’éloigner, restent les moins forts et quelques St Bernard ! je me traine en haut des 2 grosses bosses, et descend au pont de Presles. Marco m’attendait car il s’était fait piqué par une abeille ! mon métier me rattrape, et malgré la fatigue, je vois le dard et l’enlève ! Marco déplie ses ailes et s’envole dans la bosse de Bully. Moi………. Je rame ! et pas au port de Bully, mais sur cette côte à la c… ! j’ai des ébauches de crampes ! ça sent le roussi ! gestion, ralentissement (si c’est possible vu ma vitesse ascensionnelle !) Arrivé au village, on fait le plein d’eau, et j’ai la tête des mauvais jours ! je sais que le pire arrive…. Que faire ! mais rappelez vous du début de mes propos…. J’ai déconnecté ma tête ! alors ça repart direction St Polgue ! moins mal ! mais mais, la côte de Crémeau arrive, et là, je ne sais pas comment je suis arrivé au sommet ! l’œil attentif de Bernard me permet de rester dans sa roue, et il va me trainer par la route touristique jusqu’à St Just en Chevallet ! quelle solidarité à la squadra !

Franchement, je ne l’ai pas trouvé touristique cette route aujourd’hui, juste interminable, avec les crampes qui menacent, c’est pas l’euphorie paysagère !

Ouf, re ouf, arrêt à St Just ! j’avale mes dernières munitions, engloutis un coca, et on repart !

Qui avait il dans ce bistrot ? y avait il des produits interdits mis à l’insu de notre plein gré dans les boissons ? les jambes de la troupe sont rajeunies de 20 ans !

On se dirige à tombeau ouvert sur St germain Laval, et jusqu’à Nervieux à 36 km (26 dans la bosse du château) !!!!!! des avions de chasse !

Tellement costaud en puissance que Marco fusille sa roue libre ! il finira quand même !

L’arrivée au siège est joyeuse, je ne suis pas si cuit que ça !

Mais là, à 20h30, je me sens plus que mou du genou…. Le lit ne va pas tarder à m’appeler !

Et l’ours ! et bien, je le redis, pas vu ! le con, il pensait peut être que j’allais remonter en vélo à Bussières ! et il devait attendre dans les bois de St Marc ! tant pis pour lui !

En conclusion, j’ai fais un truc de malade ! le vélo rend fou, cette fois, j’en suis persuadé ! et quelle ambiance dans notre club ! bravo à tous

 

200 km  8h27  23.260 km/h  2372 m D+

 

Gilles

 
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