LA TRAVERSEE DES ALPES

LA TRAVERSEE DES ALPES
Créé le 18.06.14 à 21:38
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tony
SALUT A TOUS J'AIE VU QUE VOUS ETIEZ BIEN PARTIE ,VOUS AURIEZ DU REMONTEZ A VELO JUSQU'A FEURS ,TREVE DE PLAISANTERIE ,RESEPECT ET CHAPEAU BAS ,ET BON REPOS A PLS ELDIABLO
Modifié le 29.06.14 à 19:22
 
Daniel
Marie Claire
Demande à Joelle la recette du cornichon carré ,elle l'a noté ou elle s'en rappelle ; le plus difficile doit être de trouver les ingrédients .ça fouette , c'est quelque chose mais je ne suis pas bien sûr que ça donne des ailes pour grimper les cols ...........
Modifié le 29.06.14 à 14:03
 
Daniel
A l'attention de Riton .J'ai ajouter une quinzaine de cols à ma liste durant ce T-A dont un hors itinéraire que je te recommande si tu vas un jour dans ce coin : le col de Moutières 2454 m. Je l'ai fait par St Delmas le selvage . 14 km d'ascension pour 1100 m de dénivelé . C'est très dur mais ça vaut la peine . C'est par un vallon absolument sauvage , la seule trace de civilisation est la cabanne du berger et son enclos à mi-col .Hormis une randonneuse au sommet ou passe le GR56 , je n'ai pas trouvé âme qui vive ( si , des marmottes !) .un nèvé qui obstruait la route dans le dernier virage m'a obligé à porter mon vélo .L'autre versant qui rejoint la Bonette vers les casernes de Restefond n'est pas goudronnée mais doit bien passer en VTT .C'est la nature encore préservée dans toute sa beauté.....
Si ce Thonon-Antibes a été parfaitement réussi , c'est avant tout parce qu' on était un groupe de cyclos qui savaient tous rouler et ce qui est plus compliqué encore , tous rouler en équipe .La solidarité a été la clé de notre réussite .
Modifié le 29.06.14 à 11:54
 
Jacky
OUF! c'est fini, cette semaine extraordinaire passée dans les Alpes avec les paysages et les cols les plus beaux de France.
Après un mal de jambes affreux le troisième jour, j'ai très bien passé la dernière étape.
pour faire ce genre de raid il faut beaucoup d'entraînement, des petits braquets, des copains qui vous remontent le moral, qui plaisantent le soir et qui vous abritent du vent dans les vallées, et bien sûr des suiveurs qui vous bichonnent.
Sans ces ingrédients l'effort est trop dur et le moral dans les chaussettes.
Encore merci à toute l'équipe pour son aide son dévouement, la Squadra est vraiment un club où l'on se sent bien et avec lequel on peut faire de grandes choses.
Modifié le 29.06.14 à 10:56
 
Daniel
A l' attention de toubib Gilles . On ne mesure pas la chance qu'on a d'avoir la côte de Tarare si près de chez nous .je persiste : c'est le test parfait . la semaine avant T-A ,j'ai fait une grande sortie le lundi ( 160 km ) et un ultime test le mercredi ( 60 km habituel avec retour côte de Tarare prolongé jusqu'a l'aire de pique nique de la tour )26'05 pour la côte 31' 00 jusqu'à l'aire .j'en ai déduit que la forme était bonne .S'entrainer comme il faut-ne pas penser seulement quantité mais aussi qualité - pour se présenter au départ est le paramètre que tu peux maitriser . Le paramètre sur lequel tu ne peux rien est la météo .Nous , on a eu de la chance . Je croise les doigts pour qu'elle vous soit favorable .C'est vraiment dommage que tu n'ais pu venir avec nous car avec la cohésion et l'esprit d'entraide qui animait le groupe , tu serais passer sans problème .Bonne Route et Prudence .
Modifié le 29.06.14 à 10:55
 
GILLES
Non, non ,je n'avais pas de plan d'attaque dans le col de la Bonnette , mais simplement envie d'essayer de suivre Roger dès le départ , mais il a vite compris mon astuce et m'a sorti de ses roues rapidement .J'ai ensuite géré jusqu'au retour de René et Dédé .Comme d'habitude Dédé avec son célèbre 30x30 s'est asphyxié et a du lacher prise.Avec René , on pensait partager une place sur le podium, mais c'était sans compter sur le retour du Colombien de St Cyr ,qui nous a récupéré et déposé peu avant le col de Restefond.Paulo se faisait menaçant dans les derniers km , j'ai du mettre le 50 dents entre Restefond et la cime de la Bonnette dans la partie descendante .La cime de la Bonnette s'est achevé dans la douleur sur le 34x28 et les crampounettes ne devaient pas être loin.
Posté le 29.06.14 à 10:28
 
Daniel
Merci à Jacques pour cette excellente soirée.C'est encore le Gillou qui se sert en champagne, il le sait pourtant qu'il ne lui en faut pas...!!
 

THONON – ANTIBES
 
7 étapes – 769 km – Dénivelée + 18 200 m
 
La réussite d'un raid aussi exigeant que Thonon -Antibes est d'abord celle d'une équipe et le point fort de notre groupe, qui ne s'est jamais démenti, était sa cohésion.
 
A tout seigneur, tout honneur : Jacky, notre directeur de course avec en plus le stress de l'organisation a monté sur le vélo la plupart des grands cols. C'est plus qu'il n'en avait prévu. S'il est en difficulté lorsque la pente dépasse 7%, c'est plus mental que physique. Une dernière étape de feu nous le prouve.
 
Roger, le roule toujours,le dur au mal était prêt au départ de Thonon. On s'en est tout de suite rendu compte. Encore et toujours le premier à l'attaque quelque soit le col, il a été présent en tête de peloton du premier au dernier jour. Quelle santé !
 
René, c'est plutôt un rouleur qui asphyxie ses camarades dans les faux plats montants qu'un pur grimpeur et cependant, on ne l'a jamais vu réellement en difficulté même dans les plus grands cols,de quoi laisser perplexe le toubib Gilles et les spécialistes de la gonarthrose !
 
Gérard, le colombien de St Cyr,avait là un parcours à sa convenance -des côtes en veux-tu en voilà-. La mise en route était souvent laborieuse mais ensuite au fil de la montée, il devenait irrésistible.
 
Gilles venu au départ à reculons avec une forme moyenne et peu de km s'est senti de mieux en mieux au fil des jours, au point de parfois allumer la mèche comme il aime tant le faire...mais toujours dans un bon esprit.
 
Paulo, également s'est amélioré de jour en jour. D'abord discret au départ de Thonon, il se rapprochait ensuite chaque jour un peu plus de la tête de course. Paulo,c'est un solide, on le savait.
 
Bernard a parfois souffert, mais il a mis un point d'honneur a tout passer sur le vélo. Quand on sait d'où il revient -un grave accident en mars et une préparation tronquée, c'est déjà en soit une victoire. Il peut être fier de lui !
 
Dédé, c'est un cas particulier. Il s'obstine avec un triple et un 30/30 inefficace alors qu'existe sur le marché aujourd'hui des compacts 34/50 et des cassettes 11 vitesses qui offrent des possibilités infinies et qui lui permettrait d'exprimer au mieux ses talents de grimpeur. Quel gâchis !
Sauf le Finestre où sont allergie aux chemins l'ont conduit à se réfugier dans le camion balai. Il est passé partout et sans crampounettes.
 
Jean-Pierre avait des craintes au départ. C'est normal, peu de temps pour s'entraîner avec ses fonctions d'élu. En vérité, sa condition physique doit être excellente puisqu'il est passé absolument partout. Si j'osais lui donner un conseil, ce serait de changer ses roues à jantes profilées, efficaces en plaine à 50km/h mais rendement médiocre en montagne.
 
Jacques a fait le parcours avec sérénité. On ne l'a jamais senti dans le dur. Il a parfaitement maitrisé toutes les difficultés et si nous ne le connaissions pas ou peu avant le départ, sa gentillesse et son esprit ouvert ont fait qu'il s'est parfaitement intégré au groupe.
 
Jean-Mimi est le malchanceux de l'équipe. Après les deux premières étapes bouclées dans la douleur, il a du renoncer et terminer dans le camion. Thonon-Antibes est beaucoup trop exigeant pour prétendre le faire en étant malade.
 
Quand à moi, j'ai toujours adoré les cols et surtout les plus longs. C'était un parcours à ma convenance et avec mon bijou de vélo, j'ai pris beaucoup de plaisir.
 
Enfin, je tiens à remercier Joëlle et Pïerre, nos anges gardiens, toujours aux petits soins pour nous dans un rôle ingrat et parfois compliqué, mais toujours accompli dans la bonne humeur. Sans eux, serions nous allés au bout ? Rien n'est moins sûr
 
L'homogénéité et la solidarité du groupe ont grandement contribué à la réussite du raid. Pour une épreuve aussi exigeante, c'est primordial. De plus, il n'y avait là que des gens qui savaient rouler et surtout rouler en groupe en respectant les règles basiques de sécurité.
 
Un élément à joué en notre faveur, la météo nous a été favorable, alors que la semaine était orageuse, nous n'avons eu que des bords d'orage et surtout ni froid, ni neige comme parfois en montagne.
 
C'est un Thonon-Antibes parfaitement réussi. Je suis particulièrement content de cette semaine et j'espère que nous pourrons encore réaliser d'autres raids de cet accabit. A vos projets !
Posté le 29.06.14 à 12:16
 
GILLES
C'est vrai qu'il y a un petit peu de nostalgie après une semaine de vie commune dans l'effort et la solidarité .La solidarité s'est exercée à seulement trente km du but lorsqu'il a fallu changer une roue crevée , mais sur le véhicule d'assistance cette fois
Modifié le 29.06.14 à 09:52
 
Gilles
il me semble ressentir comme une certaine nostalgie dans le récit de Daniel.
ce que je comprends parfaitement, car en franchissant la "ligne d'arrivée" d'un tel périple, il se passe comme un instant de vide;
j'ai vécu ces expériences, il faut digérer l’événement avant d'en prendre la conscience et la mémoire.
J'ai suivi votre aventure avec beaucoup de plaisir et d'envie, ayant goûté au raid d'Olching, je connais bien la mentalité hors norme qui vous anime et permet de déplacer des montagnes, en restant toujours dans un esprit de groupe et de solidarité.
continuez, et encore respect à vous tous.
Modifié le 29.06.14 à 08:09
 
GILLES
Vous aurez bientôt un article pour la conclusion de ce fabuleux périple, qui sera écrit par Daniel ainsi que quelques photos sur les centaines qui ont été prises
Modifié le 28.06.14 à 22:00
 
Daniel
Retrouvailles avec les amis de KIKI THINET
 
Vendredi 27 juin – 7ème étape
 
Touët sur Var – 150 km – dénivelée + 2400 m
 
Aujourd'hui, c'est la der. Pour autant,il ne faut pas penser la faire en roue libre. Dans les Alpes Maritimes, rien de plat sauf le bord de mer et encore pas toujours.
 
Le camping wertern, c'est un peu folklorique et le petit déjeuner pas avant 8 heures est frugal enfin pas suffisamment copieux pour des cyclistes qui ont des côtes à escalader...
10 km dans la vallée du Var jusqu'à Puget Thènier, en guise d'échauffement et la première difficulté du jour se présente déjà à nous : le col ST Raphaël. René avait du le surligner depuis longtemps dans le road book,car il joue son va-tout et ça a failli marcher...
 
Après Sigale,on emprunte la D10, une toute petite route dans une vallée sauvage et encaissée, parsemée de villages pittoresques (Aiglun). C'est splendide mais comme il y fait très chaud, ça devient dur pour le peloton. Sous la conduite d'un Jacky plus motivé que jamais, celui-ci explose, comme on entend parfois dire par chez nous. L'arrêt casse-croute improvisé au Mas est le bienvenu,il regroupe et requinque des cyclos fatigués.
Fatigués? Pas tant que ça car dans la suite de succession de cols -Pinpinier 1136 m, Bleine 1439 m, Castellaras 1248 m, Ferrier 1039 m- qui nous emmènent à St Vallier de Thiey, dernier point de contrôle, l'allure ne faiblit jamais. Incorrigibles qu'ils sont ! Toujours un pour relancer quand ce n'est pas Roger, c'est Gérard ou Gilles ou Dédé...même le très calme Jacques sur ces routes s'il connaît bien se mêle à la bagarre...
 
A St Vallier, nous faisons la pause de midi...13h45, les cyclos du vélo-club Rochevillois (Antibes) dont le Président est un ami de Kiki Thinet sont venus nous attendre pour nous piloter dans le final très urbain jusqu'à Antibes.
 
C'est avec eux que nous passons, tous ensemble le dernier col du parcours, celui du Pilon au-dessus de Grasse. Ils se font un plaisir de nous faire découvrir le bord de mer, le fort,le golfe d'Antibes et le phare pour la photo de groupe finale avec la mer en fond.
Et c'est épuisés, autant par la chaleur et la circulation dense que par les rues pentues que nous gagnons notre hôtel sur les hauteurs de Vallauris.
 
Après la douche, nous nous retrouvons chez Jacques qui nous offre repas et champagne pour fêter, tous ensemble, la réussite de ce Thonon-Antibes.
 
Posté le 29.06.14 à 09:56
 
Danielle
Vous êtes les plus forts !!!! Bravo à tous cyclos et accompagnateurs et merci pour les compte-rendus, même si les cols de haute montagne sont difficiles, vos efforts ont du être largement récompensés par les magnifiques paysages !!!!A vous lire l'ambiance ne devait pas être à la morosité !!!Vous nous avez fait passer une bonne semaine à regarder la carte et à plonger dans nos souvenirs. Profitez bien de cette dernière journée avant la baignade ???? Bon retour demain et encore bravo.
Alain et Danielle
Modifié le 27.06.14 à 08:13
 
Gilles
Zut, c'est presque déjà fini....
moi qui attend le compte rendu de Daniel avec impatience, je vais m'ennuyer!
En tous cas, je ne peux que rester admiratif de votre réussite, et surtout de votre courage; on a beau aimer la haute montagne, y accéder en vélo reste une performance physique et mentale hors norme.
vous allez donc passer aujourd'hui du sifflement des marmottes au champ des cigales! et retrouver l'hyper civilisation, ça va vous faire drôle!
FELICITATIONS A TOUS sur le vélo comme dans la navette, vous aurez tant à nous dire à votre retour!
Modifié le 27.06.14 à 07:55
 
Marie-Claire
" Le cornichon carré" c'est quoi? j'espère que vous avez demandé le recette, j'en aurai souvent besoin.........
Bravo à tous, bonne continuation
Modifié le 27.06.14 à 07:53
 
HENRI
BRAVO BRAVO BRAVO
Daniel a raison vous avez porté très très haut les couleurs foréziennes, RESPECT pour vous MESSIEURS.
Bonne fin de parcours
Modifié le 27.06.14 à 07:20
 
Daniel
Jeudi 26 juin – 6ème étape
La Condamine Chatelard – Touët sur Var 130 km – Dénivelée + 2900 m
 
Depuis la veille, tous pensaient à l'étape de ce jeudi et surtout à la Bonnette avec ces chiffres qui parlent d'eux mêmes : Jausiers 1240 m – Cime de la Bonnette 2802 m, 24 km d'ascension.
Heureuse initiative de l'hôtelière, elle nous propose double ration de pâtes. Se fait-elle du souci pour nous ? Pour que l'on ait vraiment du peps, en lieu et place de la tisane, elle nous offre une spécialité locale qui fouette « le Cornichon carré ». Du coup, certains se sentent pousser des ailes, Gilou parle de plan d'attaque, oui mais où ? Km 4 ? km 10?km 20 ? En attendant, l'équipe Mavic, les petits hommes jaunes, Paulo, Gilou, René travaillent tard pour remettre sur pied les vélos défaillants et en particulier le dérailleur de Gérard. Car un colombien, ça grimpe mais 34/12 pour la Bonnette,ça ne peut pas le faire...
 
Jeudi arrive, 7 h petit déjeuner, 7h45 départ du peloton avec 5 km d'échauffement jusqu'à Jausiers. Comme tous s'y attendaient, Roger attaque dès le pied. Qui va suivre l'homme du Hameau Neuf ?
Paulo, de mieux en mieux au fil des jours ? Jean-Pierre,toujours saignant en matinée ? 30/30 ? en fait, c'est Gilou qui s'y colle,oubliant ses plans d'attaque de la veille.
 
La suite, il y a censure. La direction de course « Jacky » donne le communiqué suivant : « Thonon-Antibes, étant une randonnée organisée sous l'égide de la FFCT et en respect avec la philosophie pronée par la Fédération aucun classement ne sera publié. S'il y avait suite, la direction prendra les sanctions nécessaires envers les contrevenants (corvée de vaisselle, privation de desserts,...). »
 
La direction précise que même s'il y en a un qui a terminé en marchant, il serait sûrement passé avec un 28/28 ou un 27/27. Elle ajoute que tous les autres ont monté le col à vélo sans aide extérieure. A ce titre, il faut considérer que c'est une victoire personnelle pour chacun. Qu'ils soient tous fiers d'avoir porté haut les couleurs foréziennes !
 
Personnellement, je pense que les jeunes américaines en stage cycliste dans les Alpes et qui montaient la Bonnnette à la même heure ont grandement motivé nos cyclos et aidé à être performants....
 
Je ne suis pas très d'accord avec Jacques qui préfère le paysage du Col de Vars, pourtant assez défiguré par l'homme. Je trouve la Bonnette incomparable. On a l'impression de gravir le toit du monde, c'est un paysage minéral de haute montagne, extraordinaire. Rien qu'en montant le Col, j'ai vu 9 marmottes sur le bord même de la route. Elles sont toutes rentrées dare-dare sauf une plus téméraire ou plus curieuse. Peu avant le sommet, une avait été écrasée, la pauvre était allongée sur la route comme le symbole d'une incompatibilité de la nature et du monde moderne pressé.
 
Après la Bonnette, la longue, très longue descente de la vallée de la Tinée,nous conduit jusqu'à St Sauveur pour la pause du repas de midi.
 
Il faut maintenant remonter la Couillole, pas si facile, 1620 m, 15 km d'ascension et avec une invitée dont on se serait bien passé, la pluie. Même si l'on n'est pas vraiment sous l'orage, la route est détrempée et la descente le long des magnifiques gorges du Cians, dangereuse.
 
Comme il se doit, nous restons prudents et nous arrivons, certes trempés mais tous à bon port à notre logement de ce soir, le camping western de Touët sur Var à 16h30.
Posté le 26.06.14 à 22:42
 
Jacky
Demain le final.
Nous sommes surpris d'arriver déjà à la dernière étape qui est plus dure sur le terrain que sur le papier.
la Bonnette nous a bien amusé une bonne partie de la journée surtout en ce qui me concerne.
Le groupe est bien soudé et les plaisanteries fusent tout au long de la journée.
Modifié le 26.06.14 à 21:39
 
Gilles
Ha, la stèle de la Casse déserte!!!
belle photo, les mines sont réjouies, pourtant à lire Daniel, ça sent la fatigue, ce qui est tout à fait normal!
je fais presque la même étape dans quelques jours, de Briançon à Barcelonnette, et je l'ai faite dans le passé, en démarrant de Monnetier les Bains! quel souvenir!
bonne nuit, le sommeil est réparateur..... oui, mais...... y a les "Bleus" à 22h00 sur TF1! quel dilemme!
Modifié le 25.06.14 à 20:17
 
GILLES
Les roues libres commencent à souffrir,j'ai déjà eu ce problème et maintenant c'est Paulo qui a des soucis.
Je pensais que la cinquième journée serait de la routine et bien les corps ressentent la fatigue également, mais il n'est pas question de monter dans le camion
Modifié le 25.06.14 à 19:23
 
Daniel
Mercredi 25 juin – 5° étape
Cervières - La Condamine-Chatelard – 77 km – dénivelée + 1900 m
 
Il n'y a pas que les coureurs du tour à craindre le jour sans, les cyclos du raid Thonon-Antibes le redoutent aussi : les jambes qui ne répondent plus, le corps qui dit non,la tête qui ne veut plus... Et si c'était aujourd'hui ce fameux jour sans ?
 
Certes, l'étape d'aujourd'hui est plutôt une demi-étape, seulement 77 km, mais avec quand même deux monuments du cyclisme, Izoard et Vars respectivement 2360 m et 2108 m. Ce serait folie de les prendre à la légère ; la montagne se moque des prétentieux, elle ne leur fait jamais de cadeaux. Alors, méfiance !
 
Les averses de la nuit ont rafraîchi l'atmosphère. Pas plus de 11° au départ d eCervières et une route humide. On est de suite dans le vif du sujet. La mise en route est laborieuse pour la plupart d'entre nous sauf pour Jacky, plus motivé que jamais et qui prend un départ canon. La pente finit par le rappeler à l'ordre et il doit laisser place à des «un peu plus grimpeurs ».
Au sommet, la température n'est que de 7° avec un petit vent frisquet qui glace ces pauvres cyclos qui avaient, malgré tout transpiré peour se hisser jusqu'à ces 2360 m. La photo est vite expédiée, l'arrêt à la Casse Déserte et sa célèbre stèle aussi.
La rapide descente sur Arvieux nous amène en peur de temps à la vallée du Guil avec la première crevaison du raid. C'est René qui ne peut éviter une pierre, nombreuses sur cette route.
 
Dès Guillestre, on attaque le col de Vars. Avec la pause de midi, prévue à Vars St Marcellin, on fait le col en deux fois, 10 km avant le repas, 9 après. C'est pas si mal,les troupes commencent à fatiguer. Un observateur avisé remarquerait rapidement que le peloton ne pédale plus la socquette légère...C'est bien plus laborieux sauf peut-être pour Jacques et Jean-Pierre encore nerveux, à moins que ce ne soit simplement l'odeur du repas qui leur donnait des ailes...
 
Il n'y a pas que les hommes qui commencent en cette cinquième étape, les vélos également. La roue libre du Paulo fait des siennes. Le colombien de St Cyr voit son dérailleur refuser...de dérailler (le câble?) puis son pneu arrière commencer à rendre l'âme. Mais ça, ça vient peut-être aussi d'une conduite intempestive... Quoiqu'il en soit, le mécanos auront du boulot ce soir.
 
Un dernier effort pour se hisser au col de Vars et ses 2108 m, une rapide plongée vers la vallée de l'Ubaye et à 15 heures nous sommes à l'Hôtel du Midi à La Condamine-Chatelard. Personne n'a vraiment envie d'aller faire un col supplémentaire dans les environs. Cette quasi demi-journée de repos est somme toute bien venue avant les deux dernières étapes difficiles
Modifié le 25.06.14 à 19:15
 
Gilles
Joëlle....................
comment veux tu que moi, un mécréant, soit allé brûlé un candélabre à Lourdes????
par ailleurs, ça fait très longtemps que le compteur et la moyenne ne m'intéressent plus quand je fais de la montagne (de la vraie, comme vous, pas les bosses plates de chez nous!!)
je fais cet AM ma dernière sortie endurance, 8 jours avant le D Day, ensuite, effectivement, ce sera repos et charge en glycogène!
Je pense que je n'aurais pas passé ce col de la finestre, trop de pourcentages supérieurs à 10, il faut avoir un cerveau déconnecté pour passer, et des guibolles de baroudeurs comme vous!
je suis heureux de voir que la gonarthrose ne pénalise pas René! le chirurgien serait vert en lisant ces lignes....... ha, ces médecins, des défaitistes invétérés!!!!! (quoi que, en ce qui me concerne......)
bonne continuation!
Modifié le 25.06.14 à 07:45
 
JOELLE
Bonjour les grimpeurs de la Squadra, vous vous seriez fait plaisir dans ces pourcentages de ouf, Philou tu aurais fait partie du quatuor de tête, c'est sûr !
Gilles, mets toi en prière, et ne fais pas trop d'efforts maintenant, penses à te reposer pour recharger les batteries ! Jette ton compteur, oublie la moyenne sinon tu vas pleurer sur tes scores !
Les copains sont épatés par les nanas qui montent dans ces cols : ils sont encore en train de parler des américaines, sympas et bien foutues qu'ils auraient bien voulu suivre....!
Pour ma part, je n'avais jamais conduit dans des routes de montagnes aussi étroites et tortueuses et je bénis le fourgon à vitesses automatiques. Dans la montée du col de Finestre, j'ai souvent prié pour ne rencontrer personne en sens inverse, il était impossible de se doubler. Pierre, lui est un expert et se débrouille très bien avec son véhicule rallongé par la petite remorque.
Demain sera une nouvelle épreuve avec l'Isoard et Vars : Tu te rappelles Philou ? Mais rien ne leur fait plus peur. De vrais kamikazes !!!
Modifié le 24.06.14 à 21:49
 
GILLES
Le genou de René va bien,il ne se met jamais en danseuse et le genou ne le fait pas souffrir
Gilles, es-tu allé à Lourdes pour soigner sa gonarthrose ?
Posté le 24.06.14 à 21:32
 
Daniel
Mardi 24 juin – 4ème étape
Susa – Cervières - 97 km – Dénivelée + 3200 m
 

Si le col de Finestre est bien connu des cyclistes italiens mais surtout depuis que le Giro l'a mis plusieurs fois à son programme, pour nous, c'est la grande inconnue. On sait que l'on part de Susa, 500 m, et qu'il est à 2176 m. Un panneau routier nous indique « Col de Finestre 19 km ». Le premier km dans les faubourgs de Susa annonce la couleur : du 14%. La suite en lacets dans les forêts de chataigniers est à peine plus tendre, 10 à 12% en moyenne.
Les nuages à mi-hauteur enveloppent la forêt et pourtant, il fait chaud...et soif !
 
On sort de la forêt, on se retrouve dans les alpages au-dessus des nuages et avec un soleil à son zénith. C'est GRANDIOSE !
Il reste 8 km pour arriver au col et la petite route goudronnée laisse place à un chemin de terre et de pierres...Il faut vraiment que les italiens aiment le spectacle pour avoir eu l'idée de faire passer le Giro par ici. Evidemment les adeptes du VTT sont plus à l'aise que les autres et « 30/30 », carrément allergique aux chemins, termine dans la voiture balai de Pierre !!!!
Dire que c'est dur ne suffit pas, c'est plus que dur. Frimeurs s'abstenir, ce n'est pas un col pour chochote ! Eh bien, tous nos Squadra sont allés jusqu'en haut sur le vélo, forçant l'admiration de motards présents ! Ils méritent tous un bravo ; Chapeau bas, messieurs !
 
La petite route sur l'autre versant pour gagner la vallée de la S23 est goudronnée. Le vent défavorable rend la remontée vers Sestrières et son col, au milieu de la station, difficile. Ce sera notre pause de midi. Joëlle nous a préparé un thon-riz-tomates excellent, de quoi bien se requinquer pour bien finir l'étape. Car, nous ne sommes pas encore au bout de notre peine. Le col de Montgenèvre avec la chaleur,les travaux, les tunnels et un vent encore défavorable, c'est pas facile.
Une descente rapide sur Briançon, avec un ciel devenu noir, le tonnerre qui gronde, les premières gouttes et la ville en travaux embouteillée comme toujours....J'en perds même la route de l'Isoard et j'induis mes camarades en erreur vers St Pancrace. Finalement on retrouve la bonne route. « 
Notre ami« 30/30 », un peu vexé de son étape, tente, en vain, un baroud d'honneur à la montée sur Cervières. Il est 16h30 quand nous arrivons à l'hôtel. Le soleil est revenu et a poussé les nuages.Ouf ! On a encore échappé à l'orage !
 
Si je retiens deux choses de la journée, c'est la gentille bonne sœur de Susa qui nous souhaitait bon voyage en agitant sa petite main et le parterre de fleurs des alpages du Finestre, un enchantement.
Posté le 24.06.14 à 21:18
 
Gilles
la vache........
sur la photo des lacets du colle della finestra, ça fout la trouille!
bravo encore à toute l'équipe, je vous suis en "direct live" entre mes consultations et quelques matchs du Mondial!
René, demain, c'est l'équipe de France, garde du jus, car c'est de 22h00 à minuit...... et il faudra remettre le couvert jeudi sur le vélo, avec un genou certainement nickel chrome!
Modifié le 24.06.14 à 20:03
 
GILLES
Très content de faire partie de cette équipe, je savais que j'étais juste au niveau kilométrage, mais j'espérais m'améliorer au fil de étapes.
C'est ce qui est en train de se passer,je ne vise pas les podiums qui sont confisqués par Daniel ,Roger et Gérard, mais je souffre de moins en moins et c'est très bien ainsi.
Les crampes , je ne sais plus ce que c'est, il faut gérer et surtout ne pas chercher à regarder la moyenne.
Il faut faire çà à son rythme et , on prend vraiment du plaisir.
les premiers sont très compréhensifs et attendent les derniers.
 
Posté le 25.06.14 à 19:18
 
Jacky
aujourd'hui les jambes ont fait défaut au doyen de l'équipe, il faut dire que le col de Finestre était vraiment un gros, gros, plat de résistance! ( 20km entre 8 et 12% dont 8 km non goudronnés)cela n'a pas empêché les cadors de faire la bagarre à 10 bornes de l'arrivée dans le col de l'Izoard , je me demande comment ils font pour avoir des jambes après 4 jours!!!
Modifié le 24.06.14 à 18:29
 
Gilles
Magnifique équipe!
de belles photos, et des mines réjouies pas que pour la photo!
continuez de nous faire saliver de vos exploits!
enfin saliver......... baver oui, car je sais que les cols que vous passez sont des monstres!
j'imagine aussi les quantités de bouffe que Joëlle doit préparer pour recharger les batteries des cyclos...
bonne route à vous, la météo sera limite, mais je sens que vous allez avoir la chance avec vous sur ce plan.... si je me trompe, ne me grondez pas!
Modifié le 24.06.14 à 12:39
 
HENRI
Merci de nous faire partager vos journées, samedi c'est la ligérienne, pas les mêmes cols..............
Bonne continuation et bon courage. On attend la suite, Riton vous suit avec la carte.
Riton et M-C
Modifié le 24.06.14 à 12:09
 
Daniel
Lundi 23 juin – 3ème étape
Bourg St Maurice – Susa : 120 km- dénivelée + 2900m
 
Depuis des jours et des jours,Météo France nous annonce un lundi 23 juin orageux. On a beau consulter et reconsulter Internet, les prévisions ne changent pas. Par sagesse, nous décidons donc d'avancer l'heure de départ à 8h, l'hôtelier étant d'accord pour nous faire un petit déjeuner à 7h.
A 7h, divine surprise, le ciel est bleu et l'air déjà chaud. Le déjeuner est plutôt silencieux, on prerçoit comme une inquiétude, Bourg St Maurice 813m, Col de l'Iseran 2764m, 47 km de montée !
Va-t-on y arriver ? Et si on prend des crampounettes ? et si... ? Et si … ? et si on monte dans la voiture balai, ça va se savoir du côté de Feurs..., il y en a qui pourraient rire et j'entends d'ici des mauvaises langues perdifler : Ces rigolos qui veulent faire des cols du tour de France, ils ne pourraient pas se contenter de la Croix du Lac ou de Grézieux !
8h, c'est parti. La sortie de Bourg St Maurice est plutôt roulante. Roger d'entrée donne le ton. Jacques suit. Il me semble, qu'aujourd'hui, notre dentiste a les bonnes jambes ! Un autre a lui aussi la socquette légère,le Gilou. Et ce n'est pas le cas du pauvre Jean-Mimi, malade qui, la mort dans l'âme doit renoncer.
A l'approche de St Foy Tarentaise, la pente s'accentue nettement. Ensuite, il faut passer toute la zone de paravalanches et de tunnels plus ou moins éclairés avant d'arriver à Val d'Isère. J'allume mon feu rouge, il fonctionne,c'est parfait. Nous arrivons ensemble avec Roger à Val d'Isère. Il ne reste plus que 16 km jusqu'au sommet mais quels kilomètres !
Même si le ciel commence à se charger, le soleil nous réchauffe juste ce qu'il faut, la température est idéale, le revêtement est excellent, tout va bien. Une marmotte sur le bord de la route, me regarde passer, surprise ou curieuse, les oreilles pointées.
Malgré un peu de vent défavorable dans les 3 derniers km, je parviens au sommet, pas vraiment fatigué .Mes impressions matinales étaient bonnes, Gilou et Jacques arrivent, eux aussi, plutôt faciles. Bien sûr, on pose à tour de rôle pour la photo souvenir. Au passage, on remarque que ceux qui montent en voiture ou en moto le font aussi...c'est assez drôle.
Et on descend à Bonneval sur Arc où Joëlle nous a dénicher un coin parfait avec tables et bancs. Comme on dit par chez nous, le ciel se machure de plus en plus et le tonnerre commence même à gronder. Le repas terminé,on repart...pour nous arrêter quelques km plus loin enfiler les vêtements de pluie.
La descente du Col de la Madeleine sur une route détrempée est délicate. En fait, nous n'avons droit qu'à un bord d'orage. Dès Lanslevillard, la pluie cesse. Une coursière nous amène dans le Mont Cenis, beaucoup plus difficile qu'il ne semblait sur le papier. Qu'importe ! Cette fois, c'est Jean-Paul, discret jusque là, qui se bagarre pour le podium! Il y en a toujours un, ils sont incorrigibles !
Jacky et Jean-Pierre sont eux dans le dur et parviennent, malgré tout au courage au sommet du Mont Cenis 2083 m. Encore un dans la musette !
On continue tous ensemble, tranquilou,le long du lac. Le soleil commence à percer les nuages et la route à sécher. Une veritgineuse descente de 20 km, en partie dans le brouillard nus amène à Suse, notre destination.
Les indications étaient bonnes, nous trouvons assez vite et la rue et le couvent qui nous hébergera cette nuit.
Posté le 25.06.14 à 19:16
 
Jacky
Pas de crampes ...avouées, ils se débrouillent tous bien ou presque (Jean-Mimi a du monter dans le fourgon pour des raisons gastriques), c'est du grand art !!!
Nous avons échappé aux orages sur les sommets, ce qui nous a permis d'apprécier les superbes paysages. L'orage nous attendait dans la vallée de l'Arc à Bonneval où nous avons eu droit à une petit rincée qui a permis de faire tomber la température et rafraîchir les troupes. Ils ont pu aborder plus sereinement la montée du col du Mont Cenis. La descente vertigineuse sur Susa a fait gagner 11° à la température (13°- 24°)
Joëlle
Posté le 23.06.14 à 21:30
 
Gilles
Je suis à fond avec vous!
Samedi et dimanche j'étais dans les Alpes pour un commando....
départ après les consultations de samedi matin, avec Villard Reculaz Alpe d'huez et lacs Besson, et dimanche, col de la croix de Fer; verdict, j'ai pris des crampes à 300m du sommet de la croix.... mes pensées dans la montée de cet interminable col étaient concentrées sur vos efforts! je vous admire donc d'autant plus, que je sais ho combien ces cols sont durs! ce ne sont pas des grimpettes, mais bien des escalades hors catégorie. J'espère que les orages ne vous perturberons pas trop. Courage et profitez au max! Joëlle est aux petits soins, et il faut l'en remercier. Quand je vois Jean Pierre suivre tous ces baroudeurs, je dis "respect"
Modifié le 23.06.14 à 12:50
 
Danielle
Oups je n'ai pas bu... mais j'écris 2 fois la même chose, il est temps d'aller dormir !!!
Modifié le 22.06.14 à 22:04
 
Danielle
Merci de nous faire partager ce beau voyage !!!
Pour apprécier le col du Pré et le cormet, il faut pédaler mais aussi ouvrir bien grands les yeux, c'est tellement beau là-hauMerci de nous faire partager ce beau voyage !!!
Pour apprécier le col du Pré et le cormet, il faut pédaler mais aussi ouvrir bien grands les yeux, c'est tellement beau là-haut !!!
Pour demain l'Iseran et la Madeleine ce sera bien aussi, on vous souhaite le beau temps, mais pas la canicule comme à la Semaine fédérale d'Alberville, la chaleur , les côtes et les cyclos ne font pas toujours bon ménage !!!A l'arrivée en Italie demain soir, le menu sera certainement composé de pâtes, idéal pour les cyclos!!!
Bonne et belle journée à tous, cyclos et chauffeurs, on vous accompagne par la pensée.
Alain et Danielle !!!
Pour demain l'Iseran et la Madeleine ce sera bien aussi, on vous souhaite le beau temps, mais pas la canicule comme à la Semaine fédérale d'Alberville, la chaleur , les côtes et les cyclos ne font pas toujours bon ménage !!!A l'arrivée en Italie demain soir, le menu sera certainement composé de pâtes, idéal pour les cyclos!!!
Bonne et belle journée à tous, cyclos et chauffeurs, on vous accompagne par la pensée.
Alain et Danielle
Modifié le 22.06.14 à 22:02
 
JOELLE
Je crois que je préfèrais être sur le vélo malgré toutes les difficultés du parcours. L'intendance : c'est la galère !
Il a d'abord fallu que je m'adapte à la boite automatique du véhicule : c'est pourtant plus facile sans un embrayage direz-vous, mais on ne supprime pas les vieilles habitudes de conduite comme ça et je continue parfois à chercher mon levier de vitesse. Il faut proposer à manger à ces messieurs. Certes ils ne sont pas exigeants, ils sont même très conciliants, tout leur plaît, mais il faut se creuser la tête. Il faut les suivre au cas où...Il faut faire la vaisselle, faire les courses, faire des photos, faire tamponner les cartes de route : enfin bref, beaucoup trop de boulot pour ... des vacances !
Vous avez bien compris que je plaisantais. Il est évident que sans ce satané mal de dos, je serais sur le vélo, mais c'est ma façon de participer et avec ce beau temps, c'est génial : toujours la bonne ambiance cyclote, les bons mots et commentaires de leurs exploits aux arrivées, parfait, j'adore !!!
En parlant d'exploits : je les admire ! Ils ne se plaignent jamais,ne demandent pas à monter dans les fourgon (ils savent que nous ne pouvons pas les autoriser à faiblir) et les pourcentages sont phénoménaux : le Col du Béal ? du pipi de chat à côté de ce qu'ils doivent monter ici !!!
Il ne le dira pas mais c'est ....Daniel le crack de l'équipe, celui qui arrive toujours le premier en haut des cols. Mais les autres ne sont pas loin derrière, c'est un groupe bien homogène.
Il est près de 22h, nous allons .....nous coucher !!!!
Modifié le 22.06.14 à 21:49
 
Daniel
Dimanche 22 juin : 2ème étape COMBLOUX - BOURG ST MAURICE
92 KM - Dénivelée + 2400 m
18° au départ de Combloux, ce matin. Le Mont Blanc est dans les nuages mais on sait que la journée va être chaude. On y va tranquilou jusqu'au carrefour avant Flumet. Là, commence le Col des Saisies, chacun monte à sa main Nous ne sommes pas les seuls vélos sur la route. Un club du 34 fait lui a grande traversée des Alpes (Thonon-Menton) avec des variantes par rapport à notre parcours, en particulier plus de grandes routes. On se regroupe aux Saisies, pas très animées en cette période. Jean-Mimi est content, il en a doublé un dans le col et nous dit : "ça n'arrive pas tous les jours, je vais le noter".
Un arrêt à Beaufort pour acheter du fromage à la coopérative, que l'on dégustera à midi. Il faut goûter les produits locaux ! C'est que maintenant se présente le hors catégorie du jour, le col du Pré, par Arêches, 12 km dont 4 entre 9 et 10%. Plusieurs d'entre nous ne le connaissant pas, nous les mettons en garde. Il est aussi coriace que des bien plus célèbres.... et avec la chaleur attention les dégats !
Bien sûr, dès le pied, le peloton s'étire et ....explose. Chacun pour soi, Dieu pour tous. On voit tout de suite ceux qui sont dans leur élément : le Colombien de St Cyr, Eric avec son gabarit de grimpeur.D'autres s'en sortent bien et même très bien : Jean-Pierre, notre élu, avec pourtant des roues profilées mieux adaptées à des gentlemens qu'à des grands cols alpins, Gilou qui (devinez ?) a géré -le moral est revenu depuis Ternand-, Bernard aussi, il y a deux mois encore à l'hôpital Nord et ressuscité par l'air des Alpes réalise une belle montée. Il faut préciser que personne n'est monté dans la voiture balai de Pierre. Même Jean-Mimi qui n'a aucune côte comme ça à Naconne pour s'entraîner a tout fait sur le vélo.
au bon air du Col du Pré, le repas préparé par Joëlle requinque les troupes. IL est bien plus de 14 heurs quand nous reprenons nos montures. Le barage de Roselend aux eaux bleues d'une grande pureté, les sommets enneigés, les tarines dans les prés jusqu'au Cormet de Roselend, c'est un paysage magique. Bien sûr, ces week end et avec le beau temps, il y a un peu trop de monde sur la route dont une foule de motards. Encore une photo pour la postérité devant le panneau du col et on se lance dans la belle descente vers la fournaise de Bourg St Maurice (30°).
16h : tout le monde est arrivé, on a bien le temps de savourer un mousse et de nous reposer avant de penser à l'Iseran et ses 2740 mètres demain mais... demain est un autre jour.
Modifié le 22.06.14 à 21:01
 
Daniel
Samedi 21 juin : 1ère étape THONON - COMBLOUX
102 KM - Dénivelée + 2500m
Le quart d'heure forézien s'est transformé en une bonne heure de retard au départ de Thonon. Pendant le casse-croute d'avant départ, il me vient une idée : et laissais mon vélo à Joëlle pour prendre son beau fourgon climatisé. Là, confortablement assis, je pourrais jouer à Marc Madiot et hurler mes ordres : "eh les gars, on ramène de suite le René sur la tête ce course ! Attention, il ne faut pas qu'il soit piégé dès la première étape" Je pourrais même me fâcher : "Attention, attention, si le René n'est pas rentré à Sallanches, j'en connais qui pourront chercher du boulot l'année prochaine !
En fait non, je ne pourrais jamais dire des choses pareilles. Je préfère reprendre mon bijou -mon vélo- et laisser à Joëlle son fourgon.
10h30 enfin, on démarre. De suite, ça monte et de suite Jacky donne le tempo au peloton. Très vite, on arrive dans l'inconnu et difficile col des Moises qui étire la troupe. En haut, ça sent bon les foins presque de la tisane ! A Habère-Poche, point de controle, on se regroupe et sous un soleil ardent, on rejoint le pied du col de la Ramaz, hors catégorie du jour. Après une photo de groupe, avec en fond le Mont Blanc dans sa splendeur, on attaque les 9 km de la montée dont 6 à près de 10%. Le soleil est, lui, à son zénith et tape contre la paroi rocheuse. Evidemment certains vont mieux que les autres : Gérard, le colombien de St Cyr, Roger, encore et toujours là, Dédé, alias 30/30 dans la fournaise comme un poisson dans l 'eau....
Mais cahin caha, tous arrivent à bout de la grande difficulté du jour. Il ne reste plus qu'à descendre à La Praz de Lys, la station chère à Dédé et où les pistes n'ont plus aucun secret pour lui. Mieux, des supportrices l'attendent. C'est le repas et la pause de midi à.....14 heures
La suite, ça descend et ça monte et ainsi de suite, mais c'est nettement moins difficile, nous pouvons rester groupés. Mieux, un vent très favorable dans la vallée blanche en direction de la fournaise de Sallanches remonte la moyenne. Il ne reste plus alors, que l'ultime montée vers Combloux. Un groupe conduit par Roger et Eric (sentant l'écurie ?) se détache rapidement. Le colombien de St Cyr tente même, sans succès de faire la pancarte de Combloux. Incorrigible, ces gamins.....!
Pour résumer cette première étape, une excellente mise en jambes pour nous, cyclos et une bonne journée pour nos anges gardiens, Joëlle et Pierre à mettre au point leurs rôles et leurs tâches d'encadrement de groupe.
Modifié le 22.06.14 à 20:59
 
philippe
Salut
J'espère que votre première journée s'est très bien passée.
Bon courage pour la suite, j'aurais bien aimé faire parti du périple.
Je penserais bien à vous dans la chaleur de mon usine.
Modifié le 21.06.14 à 22:51
 
HENRI
Bonne route à tous pour ce magnifique périple et surtout soyez prudents, nous espérons suivre vos journées sur le forum.
Modifié le 20.06.14 à 13:21
 
philippe
Bonne route à tous les courageux pour ces 20000 mètres de dénivelés+ dans ces cols mythiques.
Modifié le 20.06.14 à 12:20
 
GILLES
Merci à tous pour vos encouragements.
On souhaite faire cette randonnée avec le même esprit que le raid en Allemagne, certes ce ne sera pas aussi simple avec le dénivelé qui va se présenter à nous, mais on va y arriver.Il faudra rouler en sous régime les premiers jours , ensuite la mécanique sera rodée et on ne sentira plus les douleurs.
On espère vous faire vivre le raid au jour le jour si la technique le permet
Modifié le 19.06.14 à 22:45
 
marc
Bonne rando a tous, je pense qu'en gérant l'effort vous passerez facilement.
Dommage que ce genre de sortie laisse de côté les actifs qui ne peuvent se libérer de leur travail
Modifié le 19.06.14 à 20:57
 
tony
salut a tous ,merci a gilles pour ce forum ,et bon courage pour thonon antibes
Modifié le 19.06.14 à 17:55
 
Danielle
Merci pour cette nouvelle rubrique, Gilles tu es vraiment un super animateur de forum !!!! Alain et moi vous souhaitons une belle semaine ds les Alpes, avec de beaux moments d'amitié et de partage comme vs avez si bien su le faire pour Olching. Profitez de ces beaux cols (çà donne envie surtout pour Alain !!!) vous allez avoir le soleil, prenez soin de vous et bonne route à tous!! on va penser à vous, vous suivre sur la carte et avec le forum on aura de vos nouvelles.
Amicales pensées à tous et soyez prudents!!!
Modifié le 19.06.14 à 08:50
 
Gilles
bonne chance à vous tous, je sais que vous êtes des vrais et durs! que la météo et la force soient avec vous!!!
donnez nous des nouvelles quotidiennes pour ceux à qui il restera quelques forces pour pianoter sur les claviers!
Modifié le 19.06.14 à 07:30
 
GILLES
Tout le monde s'est entraîné sérieusement, maintenant , on va affronter la haute montagne durant sept jours de suite.
Les plus costauds pourront se tirer la bourre , les autres devront gérer leur petit bonhomme de chemin et tenter de faire le parcours sans monter dans l'estafette.
Modifié le 18.06.14 à 21:48
 
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