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 Elle sera à Rieumes en septembre...... mercredi 22 février 2006 
 Ferias :  Jean Louis Darré......
 Découvrons une ganadéria....

http://tthuries.free.fr/entretien/73.htm
terredetoros.com......

Ganaderia de l'Astarac

Entretien avec Jean Louis Darré
Histoire et origine
Jean Louis Darré est un homme de la terre, il aime le soleil et son pays. Il débute comme mozo de espada de Michel Lagravère, il parcourt avec le torero Vicois les terres taurines et se fait de nombreuses relations dans le "mundillo". Puis il retourne à Bars exercer son métier d'agriculteur, mais garde ses relations de jeunesse et les reçoit fréquemment. Lors de leurs visites, ils affirment que le pays est propice pour élever du bravo et conseillent à leur hôte de franchir le pas. Devenir éleveur de bravos, ici en gascogne, Jean Louis Darré n'y avait jamais penser. Finalement les échos de ces paroles vont ricocher dans sa tête et le projet de faire venir des toros en terre Gasconne prend corps.
Parti de rien, sinon de son aficion et de sa volonté, il vend ses vaches à viande et commence à poser des clôtures. En décembre 1992, il achète à son ami Jean Riboulet, propriétaire de l'élevage du Scamandre, des vaches et un étalon de pure origine Pedrajas. Comme toujours, Jean Louis n'a pas choisit la facilité avec cet encaste mythique que peu d'éleveurs possèdent. Ensuite, entre 1993 et 1994, il ajoute des vaches et un second étalons de Jean Riboulet. Il entre à l'association des éleveurs français de taureaux de combat en 1994 et ajoute de nouveau des bêtes de son ami Jean Riboulet en 1999.
La première sortie aura lieu en 1997 à Aignan, début en fanfare puisque le premier novillo obtient une vuelta al ruedo. La suite n'est pas moins glorieuse et la demande grandie. Poussé par l'aficion du Sud Ouest l'élevage se développe rapidement, mais ne peut couvrir toutes les demandes. Les résultats sont très encourageants, mais la taille modeste de la ganaderia l'empêche de franchir le cap de la novillada sans picador.
Alors, Jean Louis Darré va se donner les moyens de réussir et se jette une nouvelle fois dans le bain, il créé en 2001 un nouvel élevage qu'il nomme "Camino de Santiago". L'objectif est d'agrandir l'élevage pour conserver les ventes des novilladas sans picador, essentielles à la survie de l'élevage, tout en conservant une sélection très rigoureuse sur les toros de caste Pedrajas pour pouvoir tenter l'aventure de la novillada piquée, décision consolidée par l'implication de son fils, qui suivra les pas de son père en reprenant l'élevage.
Pas question de faire un clone du premier élevage, il veut quelque chose de différent et choisit l'encaste Marquis de Domecq. Pour réussir il faut du très bon sang, il achète alors, en Octobre 2001 la punta de l'année (35 vaches) de l'élevage de José Angel Santafé Marton en Navarre. C'est à dire qu'il achète toutes les femelles de l'année, sans sélection préalable, en quelque sorte un achat sans assurance. Puis au printemps suivant, il achète un étalon au Marquis de Domecq. En 2002, l'élevage est inscrit à l'association des éleveurs français de taureaux de combat et il ajoute une douzaine de vaches de Santafé Marton. A en croire le ganadero le coup de poker est réussi, puisque les résultats de la tienta ont été excellents. Verdict cette année avec les premiers becerros.

La Finca
Depuis six générations, les Darré habitent la propriété du "Cantaou" sur la commune de Bars en plein Astarac. Au sud du Gers, proche des hautes Pyrénées, entre Miélan et Mirande, Jean Louis Darré élève ses toros sur trois propriétés (130 Hectares). Les 45 vaches de ventres et les 2 étalons d'origine Pedrajas occupent les 42 hectares de la propriété de "Coularot" située sur la commune de Saint Christau, tandis que les 38 vaches et l'étalon d'origine Marquis de Domecq se partagent les 58 hectares du "Penin" situé à Mondar sur l'Osse. Ces deux propriétés présentent un terrain très accidenté, boisé et avec des parcelles de maquis. La plaza de tienta est située sur la propriété du "Cantaou" (30 Hectares) à Bars, où des corales sont en construction. Tous les mâles, à partir de l'herradero y sont rassemblés. Jean Louis Darré possède aujourd'hui de belles installations et est totalement autonome. Une plaza de tienta de 34 mètres de diamètre, bientôt des corales et tout le matériel pour réaliser les tientas, incluant même un cheval de pique : "Sam", en retraite de la cavalerie Bonijol.

Le toro type - moral et comportement
Pedrajas
Le toro d'origine Pedrajas possède beaucoup de trapio, il est haut et a de la tête. Très fort de devant, son poitrail est très developpé et comme il est très brave, le premier tiers est très spectaculaire. " Il démonte les picadors ". Par contre pour la noblesse c'est plus aléatoire. Le pelage est noir, et là dessus la position du ganadero est " raciste " et inflexible, si un toro possède un seul poil blanc c'est le matadero. L'objectif est de conserver le type.
Domecq
Le Domecq est lui beaucoup plus bas et plus rond. La tête est plus agréable, d'ailleurs le semental est brocho ! C'est un toro qui ne prend pas beaucoup de pique, qui est très noble et qui doit permettre au torero de toréer. Mais il faut rester sur ses gardes, on verra les effets de l'alimentation et du climat gascon sur ces toros. Les robes sont variées, beaucoup de choreada, des negro liston, des colorados, des castaños dans toutes leurs variantes et des bragados.

La sélection
Les naissances ont lieu entre Mars et Avril et les vaches sont tientées à l'âge de deux ans et demi, entre Mars et Juin. Toutes les tientas sont filmées, ce qui permet d'assurer le verdict. Le critère majeur est la bravoure, mais la noblesse est également extrêmement importante. On recherche ici un toro complet et la sévérité est de rigueur parce que comme le dit le ganadero, un élevage français n'a pas le droit à l'erreur. Si ce principe s'applique sur les deux élevages, une pointe de tolérance suplémentaire est accordée sur la noblesse des vaches d'origine Pedrajas. Pour l'instant, il est trop tôt pour envisager une tienta de macho, car il faut un minimum de trois générations pour être "sûr", précise le ganadero.

Alimentation
Agriculteur de formation, Jean Louis Darré pratique sur ses terres la culture bio, c'est donc tout naturellement qu'il prépare l'alimentation pour ses toros. La nourriture est extrêmement importante dans le comportement du toro, souligne-t'il. Le foin est à base de luzerne et le pienso est fait à base d'orge.

Tourisme ganadero
Pour gagner sa vie et rentabiliser son élevage, Jean Louis Darré pratique une sorte de tourisme ganadero. Il s'agit d'ouvrir l'élevage trois fois dans l'année à des dates précises : à Pâques et à Pentecôte pour des tientas et le dernier dimanche de Novembre pour une ferrade. Ainsi les visiteurs peuvent assister à des scènes rares et seulement réservées à quelques privilégiés, tout en permettant la survie de l'élevage. Une salle de réception et de restauration, permet également de recevoir autour d'une bonne table les clubs taurins et autres visiteurs.
Au final c'est un aficionado parti de rien, qui à force de volonté, de persévérance et d'envie d'entreprendre, se retrouve à la tête de deux élevages et d'installations qui lui permettent d'être totalement autonome. Certains en rêvent d'autres le réalisent
 Mise à jour effectuée le 22/02/2006 Rédigé par Gérard MIGUEL 

 
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