Ironman Embrun 2013

L'Embrunman d'un triathlète



Pourquoi le triathlon ?

C’était un rêve de petit garçon.J'ai découvert cette discipline en regardant un reportage sur l’IM d’Hawaï. Mais je pensais que je ne pourrais jamais prendre le temps suffisant pour m’entrainer sur 3 disciplines.
Je ne pars pas de rien puisque j’ai un passé de coureur à pied, je suis un sprinter (100-200-400 m) mais avec l’âge (49 cette année) j’ai allongé les distances jusqu'à faire des marathons.
Le vélo, je m’y suis mis il a y 5 ans et je participe chaque année à des cyclos, mais mon kilométrage reste faible (2000 km/an en moyenne).
En revanche, en natation c’est le néant car je ne sais pas nager plus de 25 m.


Et l’ironman ?
Etre finisher sur un Ironman, c’est un autre rêve de gosse et de compétiteur que je suis. La première année au club l’objectif est de faire un half. Je ne vous cache pas mon inquiétude de passer en 9 mois de 25m à 2 km de natation.
La magie du club (RSCC Champigny triathlon) fait que la mission est accomplie en 5h45 (pour moi, c’est très bien). Je n’avais pas passé la ligne que je pensais déjà à l’IM.
A la rentrée suivante, je n’ai pas beaucoup hésité à m’inscrire car j’en avais envie depuis longtemps. Pour moi les conditions étaient réunies pour le tenter. J’étais dans le club qu’il me fallait et puis avec mes 47 ans de l’époque, je n’ai plus trop le temps de réfléchir si je veux en faire d’autres …
En 2009, je me lance sur Roth, en 2010 ce sera Nice et en 2011, le suprême : EMBRUN

Quel est ton job ?
J’ai un poste de cadre dirigeant dans la distribution de la presse et mon boulot me prend beaucoup de temps. C’est un challenge passionnant mais très exigeant car exercé dans un contexte social difficile. Le sport me permet d’équilibrer vie pro et vie perso. Comme ça, je mets des difficultés des 2 côtés !!


Quelle préparation pour Embrun ?

C’est vite vu : durant l’hiver, je n’ai réussi qu’à entretenir mes acquis des années précédentes avec une moyenne d’entrainement semaine que l'on peut compter sans difficulté avec une seule main. Mon dernier espoir de préparation minimum était cet été, nous partons en Corse. Bref ! C’était pas l’année pour faire l’Embrunman mais je ne voulais pas l’accepter.
Mon objectif est d’être Finisher en 16h00 (Natation : 1H30, Vélo : 09h20 Cap : 5h00 + les transitions).
Nous passons donc 3 semaines en Corse 15 jours avant Embrun. Je suis attentif à ne pas monter en charge trop rapidement mon entrainement pour éviter la fatigue et surtout la blessure. Je préfère assurer en priorisant le vélo :
Semaine 1 (10h00) : Vélo 1 jour sur 2 entre 50 et 75 km avec du dénivelé, 30 mn de natation 1 jour sur 2, pas de cap.
Semaine 2 (15h00) : Vélo 4 sorties de 75 à 100 km,  pas de natation (mer trop agitée), pas de cap remplacée par de la rando pour éviter les blessures.
Semaine 3 (20h00) : vélo 4 sorties de 75 à 100 km avec 1100 m de dénivelé en une seule fois (2h30 de montée), 2 fois 30 mn de natation, cap : mon premier Trail (9km) + rando chaque jour. Je roule le matin et je fais de la rando l’après-midi.
En rentrant de Corse, il reste 15 jours avant Embrun, je ne coupe pas l’entrainement et maintiens 2 séances de natation de 1h30 par semaine, un footing de 1h15 et une sortie vélo de 120 km le week end. Au cumul de l’année, j’ai moins de 2000 km de vélo. Je coupe réellement 4 jours avant Embrun.

Et alors ?
Et bien je l’ai fait et je suis finisher en moins de 14H59’36’’ !
1h21 de natation
8h15 de vélo
5h10 au marathon sur lequel j’ai du marcher tant l’épreuve est exigeante et difficile
J’ai adoré et je reviendrai avec un objectif chrono cette fois ci.

 

Venez rejoindre le team SPI43 pour Embrun 2013

C'est dés aujourd'hui, que l'on doit se préparer pour Embrun 2013, si vous n'avez jamais fait d'Ironman.
SPI 43 vous propose une planification adaptée aux spécificités de l'Auvergne (climat, relief,....) pour devenir finisherdu plus dur triathlon du monde.

Pourquoi participer au triathlon le plus dur au monde?

Patrick S:
Quand on prend la décision de faire Embrun il faut se dire (pourquoi faire simple quand on peut faire très, très compliqué !!!)
L'émotion pour ma part a été plus forte juste avant le départ de nuit avec tous ces supporters qui applaudissent plutôt que l’arrivée. Pourquoi Embrun? la 1er fois par défi personnel , la 2eme pour faire mieux. Et la 3eme en 2013 pour passer sous les 12H00. pour cela il faut des kms et des kms , et des bosses a n'en plus finir ,beaucoup beaucoup d'heures de selle tout en étant en forme le soir a la maison sinon attention !!!

C'est tout de même un régal de faire cette épreuve.(en 2002 : 14h04  et en 2008 : 13h19)

Ludovic C:
"Finir Embrun c’est avoir des rêves, les transformer en projets et avoir des étincelles dans les yeux quand la puce "bip" sur le tapis bleu. 8 "bip" à ce jour et toujours les mêmes étincelles  et avec en plus  l'impression d'avoir pris un super vaccin anti-maladies pour les 6 mois à venir.... à suivre...
Les vies familiale et professionnelle sont prioritaires et l’organisation et le volume d'entrainement restent inchangés. Cependant, les structures mentales sont solides et se renforcent le 15 août, jour de l'épreuve" Chronos du plus faible au meilleur 13h19 à 12h18

Jean louis L:

 

Pourquoi ? Simplement pour réaliser quelque chose qui m'avait paru inaccessible dans les années 85/89 (finir Nice avait largement suffi à satisfaire mon attrait pour les efforts longs, et pour moi qui étais, et suis toujours assez faible en vélo, les 190 km d'Embrun paraissaient alors irréalisables). Quelques années plus tard, et après un retour aux courses à pied de longue distance, et surtout une épreuve de 24 heures à Niort, je me suis dit que je pourrais peut-être supporter la quinzaine d'heures d'efforts à prévoir pour Embrun. Retour au triathlon en 1996 et défi réalisé en 1997 (cinquante ans cette année-là...) en un peu plus de 14h30...

 

 Pas de difficultés particulières d'organisation, simplement une forte augmentation du volume d'entraînement, mais mon activité professionnelle me permettait de répartir au mieux les cours, les corrections de copie et les heures d'entraînement... Jusqu'alors je dépassais rarement 50/60km à vélo et 1500/2000 km par an, et nécessairement, il a fallu que je programme des sorties plus longues, souvent seul pour rouler à des rythmes supportables et m'habituer au long parcours solitaire d'Embrun. Je suis parvenu à faire 4500km de juillet 96 à août 97, ce qui est peu pour un cycliste chevronné, mais était énorme pour moi. Pas de problème en natation (assez secondaire à Embrun, pour qui ne vise qu’à finir cette épreuve), ni en course à pied (l'acquis sur longue distance me permettait encore de ne pas trop craindre cette partie). 

 

 Satisfaction intense à l'arrivée, d'autant plus qu'une certaine prudence tout au long de l'épreuve (crainte de ne pas supporter l'épreuve cycliste) m'a permis de finir relativement bien, sans avoir connu de moments très difficiles (durs quand même à vélo dans la côte de Palon et la montée sur Chalvet...), ni à aucun moment l'envie d'abandonner. Seule erreur dans cette longue journée à Embrun, la bière à laquelle je n'ai pas su résister à l'arrivée et qui a eu un peu de mal à passer à ce moment-là...

 

 Une dernière remarque, pour ceux que certains discours sur ce type d'épreuve pourraient encore effrayer... Un Ironman, c'est dur, c'est long, cela demande de la préparation, mais cela reste un objectif réalisable par tout triathlète qui a vraiment envie de finir cette épreuve, qui a la possibilité de consacrer à l'entraînement les heures nécessaires pour réussir sans trop souffrir, et un peu d'expérience et de bon sens pour répartir au mieux les efforts à fournir ce jour-là... Avec quand même un petit avantage pour ceux qui vont bien à vélo...



Robert J
Pourquoi vouloir être finisher à Embrun?
Pour voir où l’on va il faut regarder d’où l’on vient. Les premières images du triathlon présentées en France furent celles de NICE organisées par Mac Cormack au début des années 80.  Ca a fait « tilt ». J’ai apporté mon aide  à Gilbert GALLON fin 1983 à la mise en place du 1er triathlon du lac du Bouchet. Triathlète depuis 1984 j’ai participé aux premières épreuves organisées en France. Ma discipline de base était le vélo. Faire 250 km en montagne m’était facile à cette époque. La course à pieds avait comme référence locale « les 15 Km du Puy » organisés par André CHOUVET et Président  de l’hydre : Jogging, Ski, Vélo, Triathlon 43. Mais pour la natation, j’étais chanceux de savoir me déplacer à la surface de l’eau en brasse sans couler ! En effet dans des temps pas si lointains il n’y avait pas de piscine au Puy.  La référence de l’époque vous l’avez compris c’était Nice. Mais avec une natation à 4.40 km, j’ai raté toutes les premières éditions et j’en ai gardé une énorme frustration.
Alors après avoir appris à nager le crawl, et m’être endurci sur de nombreuses épreuves (dont Nice), la nouvelle référence  était EMBRUN. Adepte des épreuves longues cet Ironman s’imposait.
Comment vous êtes-vous organisé dans votre vie pour vous préparer?
Pout être franc et objectif, c’est très compliqué avec un travail prenant et des enfants. Par chance  Geneviève, ma compagne est également triathlète et la période d’entraînement  ayant précédé ma première participation en 1995, a été un entrainement quasi commun. Pour mémoire elle s’est inscrite la veille « pour ne pas s’ennuyer » le jour du tri  et a fait la natation, le vélo, et la moitié du marathon !
Le ou la conjoint(e) sportif (ve) ou pas, doit être complice, sinon l’équilibre familial risque d’être ébranlé, voir plus.
Pour un bon équilibre, il ne faut pas négliger son travail, et continuer à accorder du temps aux enfants. Un maitre mot, il faut planifier car souvent 24 heures dans une journée c’est trop court.
Attention à ne pas devenir esclave de l’entrainement, il vaut mieux en faire un de moins qu’un de trop !
Qu'avez vous ressenti en passant la ligne d'arrivée?
Bizarre, c’était mitigé. La petite descente au bord du plan d’eau et le dernier  tour avant la ligne d’arrivée m’on procuré euphorie et grosse émotion. Et sur la ligne, un peu déçu d’arriver à la nuit tombante, je me suis dit « comme en hiver au boulot tu pars  de nuit, tu rentres de nuit ». Le plaisir intense est arrivé avec le teeshirt, ensuite j’ai réalisé que je n’avais pas marché une seule fois sur le marathon. Les abandons étaient nombreux et  263ème pour une première fois et classé, il y avait un  temps limite  à cette époque, c’était une belle victoire pour un mauvais nageur, et un piètre coureur à pieds d’être enfin finisher de l’EMBRUMAN. Ensuite j’ai eu de la tristesse pour Geneviève  qui arrête en 6ème position. Le vrai plaisir est venu plus tard après avoir apprivoisé un peu cette épreuve.