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EXPE K16 LAOS

Samedi 17 février au lundi 14 mars : EXPE K16 AU LAOS
Kammouanne (Laos)
Participants : SDNO : Lulu, Richard, Laurent. Autres plongeurs : Isa Perpoli (Teckels), Tudor Marin, Andréa Khon, Michael (Roumanie)
Lulu : Mercredi 17 : Je retrouve Laurent et Richard à St Exupéry. Les deux Véro m’ont amené pour la circonstance. Nous décollons pour Paris à 10h45, après avoir passé l’embarquement sans problème, malgré un surpoids. Le Boeing 777 Paris-Bangkok a une heure de retard. Voyage sans histoire, de nuit.
Jeudi 18 : Arrivée vers 8H15, heure locale. Nous entassons nos sacs dans un petit taxi Toyota, et traversons Bangkok dans une circulation dense. Le brouillard nous indique que la pollution des villes asiatiques n’est pas un rêve. Nous passons l’après-midi dans la gare des cars, à nous laver et à essayer de dormir sur des bancs, dans une odeur infecte et le bruit des marteau-piqueurs. Notre car part vers 20h. C’est un bus couchette des plus confortables. Seules les toilettes réservent des surprises.
Vendredi 19 : Nous changeons de bus à Na Kon Pha Non. La frontière du Laos est au bout d’un pont qui traverse le Mékong. Nous atteignons Takkhet, où Flo et sa bande nous récupèrent dans deux 4X4. Retrouvailles dans un hôtel, où nous prenons à 3 une chambre pour deux. Douche, bouffe, emplettes, retrait d’argent, rencontre de motards français. Nuit calme.
Samedi 20 : Après un petit dèj copieux à l’hôtel, nous allons récupérer les roumains à la gare des cars. Quelques emplettes de dernière minute, nous prenons de l’eau et allons aider à charger le matériel dans une camionnette ridicule. Puis nous prenons la direction de Ban Nam. Nous dépassons la piste de plusieurs kms, avant de nous apercevoir de notre erreur. Une fois sur le bon chemin, nous tombons sur la camionnette en panne, une pièce a lâché au niveau du pont. Le chauffeur est déjà en train de la changer. Nous nous perdons encore quelques fois et, finalement, arrivons à bon port. Le camp est monté dans un monastère bouddhiste. Un coin compresseur et bouteilles est installé rapidement. Les spéléos couchent en partie sur le sol du temple. Dehors, les toiles se montent. Après le repas du soir, une réunion est organisée afin de définir les objectifs.
Dimanche 21: Très mauvaise nuit dans mon hamac, je n’arrive pas à éliminer ma crève malgré les antibiotiques. Les équipes vont porter du matériel au siphon, à 5km de l’entrée, dont Tudor et Mikael. Je renonce à les suivre, malgré une grosse envie. Arrivée d’Isabelle, l’équipe est au complet. Laurent et Richard préparent et gonflent le reste des bouteilles, après un nettoyage en règle de celles-ci. Puis nous allons nous baigner et laver dans un très beau porche de grotte, que Richard et Laurent avaient déjà exploré il y a quelques années, avec arrêt sur trémie à -30m: Tham Koum Dôn.
Lundi 22 : Après une nuit à ronfler près de Laurent, ça va mieux. Toute l’équipe va plonger à Tham Khoum Dôn. Nous mettons longtemps à partir, Andréa et Michael n’étant pas très rapides à la préparation. Nous finissons par faire deux voyages devant l’ampleur du problème. Laurent et Tudor commencent l’équipement sur 60m, sur une vire noyée. L’eau n’est pas très claire. Je poursuis l’équipement jusqu’au dépassement de mes tiers, relayé par Isa. Elle s’arrête à 110m, à -3m. Au retour, Richard lui montre la bonne galerie, qui est vaste… Michael s’est trompé de bouteilles, il a pris les vieilles alu à 150b. Nous rentrons au camp pour regonfler, faire sécher nos affaires et grignoter. Une plongée dans le fond du sytème de Tham Khoun Dôn est prévue pour le lendemain, dans le siphon N°14, après «le Gardien», qui est une énorme concrétion. Les plongeurs prévus sont Tudor et Laurent. Les plongeurs en soutien sont Richard et Isabelle. Avec les porteurs, c’est 9 spéléos qui sont impliqués.
Mardi 23 : Lever vers 6h, nous prenons un petit dèj avant de partir pour les choses sérieuses. L’accès se fait par une piste étroite où les 4x4 sont mis à rude épreuve. Certains seront explosés dans la journée, malmenés par des conducteurs un peu rapides pour une piste étroite. Arrêt en pleine jungle. Tout le monde a un sac lourd, à part moi. L’accès à la cavité se fait assez facilement, malgré un départ en sens inverse. Nous entrons sous terre à 9h. C’est vaste et, hormis la chaleur, le parcours est aisé. Après avoir passé quelques petites vires, nous abandonnons le matériel de progression. Suit une enfilade de galeries, avec quelques passages bas et souvent une progression dans de mauvais blocs. Au bout de quelques kms, je suis démoli. L’équipe me laisse sur un tas de sable, avec de la nourriture et de l’eau, qui deviendra «la plage à Lulu». Il est midi. C’est le premier passage au fond d’une doline, je vois un gros porche au-dessus de moi. Après avoir dormi 2h, je monte au soleil, sécher ma chemise trempée. Je regarde s’il y a des passages dans cette jungle épaisse, sans résultat. Je rencontre juste une civette, la forêt est silencieuse à cette heure de la journée. Quand le soleil descend, je retourne dormir sur mon tas de sable. Laurent et Tudor, qui ont réalisé leur plongée, viennent me récupérer. Le retour est agréable, mon repos m’a permis de bien récupérer. Nous nous perdons quelques fois et ressortons de la cavité vers 22h, rejoints rapidement par le reste de l’équipe. Nous rejoignons les véhicules dont un est un peu abîmé. Retour tranquille, qui nous parait un peu long. Une soupe chaude nous est servie près de notre chambre, avant de sombrer dans nos duvets.
Mercredi 24 : Après une nuit très venteuse, nous préparons une petite plongée dans Khoun Dôn. La préparation dure un certain temps. Je plonge avec Isa afin de poursuivre l’explo de la dernière branche trouvée. J’équipe pendant qu’elle mitraille avec son bel appareil photo. J’arrive sur une zone étroite et fait demi-tour, en ayant bien entamé mes tiers. Je ne fais pas la topo. A la sortie, je vérifie mes bouteilles, qui ne sont que des 5l alu, tout s’explique. Je fais ensuite de l’initiation pour Etienne, qui est enchanté de cette découverte. Puis il y a beaucoup d’inertie avant le retour. Soirée «fête» avec passage de films pas spéléos, intronisation des flibustiers…
Jeudi 25 : Lever un peu dur. Les équipes partant plonger loin décollent. C’est Tudor et Isa qui vont plonger le fond, aidés de Laurent. Une bonne équipe de porteurs les accompagnent. Michael, Andréa, Richard et moi allons continuer l’explo de Khoun Don. Je plonge d’abord pour continuer la topo du fil placé la veille. Arrivé au bout, je trouve un passage large sur la droite, et file en pleine eau. La visi n’est vraiment pas bonne. Je finis par trouver une paroi à gauche et je la suis. Je termine sur de l’étroit. Avec le cutter spécial, je coupe mon fil en arrimant dans la touille. J’accroche mon dévidoir et revient dans l’axe. Je retrouve le fil, l’amarre sur une roche percée. Je fais des recherches sur la droite, d’où partent plusieurs galeries. Dessous, c’est un grand vide. Arrêté sur autonomie, je ressorts. Michael et Andréa font quelques photos. Andréa ressort et Michael trouve le passage équipé en 2006 par Laurent et Richard. Richard part essayer de trouver un passage et, malgré de nombreuses tentatives, ne concrétise pas… Retour à la base.
Laurent Guisard, Laurent, Tudor et Isa : Suite de la plongée dans le S14, équipé la veille par Laurent et Tudor sur 70m, à -24m. Isa et Tudor sortent du siphon à 125m, pendant que Laurent attend sur le bateau. La galerie qui fait suite est sous pression. Elle fait 100m de long, pour 30m de large et 10m de haut. Il faut nager avec environ 10m d’eau, au sondeur. Le bout siphonne à nouveau. 2h30 plus tard, ils rejoignent Laurent. Laurent G. est reparti rejoindre Marcel et Etienne. Isa plonge le S13 sur 60m, à -9m ; ce dernier est clair. Le matériel pour un plongeur est laissé à la «plage à Lulu», afin que Richard plonge le S12 le lendemain.
Vendredi 26 : Lever des topos réalisées la veille. Préparation de la plongée de Richard. Laurent, Isa et moi partons passer la journée à Takkhet. Nous commençons par un petit resto sympa, puis une visite des bords du Mékong. Nous allons ensuite sur le marché local, vaste et couvert. Nous remontons vers 17h et n’avons pas le temps de visiter la grotte du Bouddha, comme prévu.
Samedi 27 : Richard part plonger le siphon 12, aidé d’Isa et de quelques porteurs. Laurent reste au camp pour se soigner d’un rhume. Je pars avec Tudor, Michael, Richard Quintina, pour une plongée de Tudor dans le S5, après les mains courantes. Nous trouvons le siphon, ce qui n’était pas certain. Nous sommes au-dessus d’un lac immense. Tudor descend de 6m au niveau de l’eau. Nous lui passons les blocs et son matériel. Il plonge et retrouve le fil placé en 2008 par Yannick Genève, qui parait tourner en rond. Puis il trouve une faille dans laquelle il descend jusqu’à -26m. Arrêt sur autonomie, il faudra revenir. Nous ressortons le matériel du trou.
Dimanche 28 : Préparation du déménagement vers une autre zone. Le matériel plongée est regroupé. Michael va plonger un siphon non loin de l’entrée du réseau, aidé d’Isa, Richard, Richard et consort. Il fait 150m dans le siphon. Soirée cinéma pour les villageois.
Lundi 29 : Faute de porteurs, Laurent décide de ne pas plonger à la suite de Richard, au S12. Richard, Tudor et lui partent récupérer le matériel laissé à la plage à Lulu. Isa mètre du fil afin de poursuivre l’explo de Michael. Nous partons l’assister, Michael, Laurent G. et moi. Une galerie rectiligne, sur la droite de la grande entrée, mène au siphon. Nous installons une main courante et de quoi descendre le matériel sur l’eau, pendant qu’Isa se prépare. Elle disparait rapidement, et reste une heure sous l’eau. Après avoir poursuivi le fil de Michael, elle tombe dans une zone étroite. Elle revient à 90m et trouve un passage sur la droite. Elle tire 30m de fil et s’arrête sur autonomie, près de deux gros blocs détachés du plafond. La galerie fait 3x3m. Quand elle revient, elle ressort sans utiliser la poulie-bloc largable que nous avions amoureusement confectionnée. Retour à la base, pliage du matériel en vue de partir sur une autre zone. Repas du soir bien amélioré.
Mardi 1er : Nous chargeons le matériel sur un gros camion, qui part vers un avenir meilleur. Nous descendons à Takkhet après avoir chargé les trois 4x4. Petit resto, emplettes, et nous partons aussi vers la nouvelle destination. 3h de route et de piste assez mauvaise sont nécessaires pour rejoindre un petit village perdu au bout d’un grand poljé, très plat: Ban Na. Rangement du matériel déposé par le camion. Nous logeons dans un grand temple, où les problèmes de promiscuité commencent à créer des tensions.
Mercredi 2 : Nous partons prospecter de l’autre côté du poljé. Isa, Laurent, Richard, Richard Quintina et moi. Richard Q. nous montre une exurgence à sec, dans laquelle ils n’avaient pas trouvé le passage, l’exurgence de Houay Sai. En fait, Richard H. la trouve en escaladant les blocs qui obstruent l’entrée. Derrière, c’est joli et il y a des plans d’eau claire. Il y a aussi des scutigers, ces «mille-pattes» impressionnants, et une chauve-souris. Puis nous allons voir une autre grotte sur le versant d’en face: la perte de Houay Sai. C’est très vaste avec une gouille à traverser au début. J’aurais dû prendre ma Scurion. A mi-chemin, ma petite XP donne des signes de fatigue et je ressors, laissant les autres aller au siphon. Quand ils ressortent, nous partons manger à l’ombre de la première cavité. Puis nous essayons de retrouver une vasque découverte par Richard H. en 2006, au milieu d’une jungle pas facile d’accès. Nous rentrons bredouilles. Nous partons ensuite retrouver une résurgence impénétrable. Enfin, nous partons sur une piste pour retrouver un endroit improbable, repéré quelques années auparavant: Tham Kagnung. Nous nous promenons sur une mauvaise piste, jusqu’à la nuit. Le retour se fait au GPS, la musique à fond.
Jeudi 3 : Je pars avec Richard Q. et Etienne topographier une galerie latérale dans Houay Sai, à 100m de l’entrée. C’est une belle galerie qui traverse les couches de strates et qui sert de perte. Nous finissons par sortir par 3 porches différents. Après avoir mangé, nous topographions aussi la galerie de Houay Sai jusqu’à l’embranchement. Puis nous allons à l’exurgence où Etienne trouve une suite et une autre entrée, indiquant que les équipes précédentes n’avaient pas bien cherché. La nuit tombe, et nous rejoignons à pied l’équipe de Charles qui avait le véhicule. Tudor, Laurent, Richard et Isa vont à la grotte de Kagnung. Laurent plonge un siphon encombré de troncs d’arbres et pas très clair. Il tire 45m de fil, à -13m, avant de remonter à -3m. L’endroit n’est pas très engageant. Séance de désemmêlage suite à un incident. Isa fait la sécurité sur un bateau gonflable. Richard et Tudor font des escalades au-dessus.
Vendredi 4 : Isa, Tudor, Marcel et moi partons pour l’émergence de Houay Sai. A l’arrivée, une famille de laos pique-nique devant la cavité. Ils sont impressionnés par la charge d’Isa, qui promène ses bouteilles. Tudor et Marcel commencent la topo de la cavité. Les Scutigers sont au rendez-vous. Nous nous mettons à l’eau pour faire des photos, puis Isa plonge ce qui pourrait être un siphon clair. Il s’avère que ce n’est qu’un lac. Les autres topographient le reste de la cavité. Nous rentrons nous laver en vue d’une fête le soir. La fête en question consiste à rentrer en symbiose en se tenant les mains, par le biais des tables et d’une offrande à Bouddha. Puis les villageois nous entourent les poignets avec des cordelettes de couleur, après incantations. Ils se retirent et nous mangeons, avant de tomber dans nos duvets.
Samedi 5 : Départ d’une partie de l’équipe pour la France: Charles, Richard Q., Marcel et Denis. Lavage des habits et du matériel. Mise au propre des topos. Avec Julien, nous installons un parc d’attraction pour les gamins du village, avec balançoire, tapette et tyrolienne. Un gros succès. L’équipe plongée part se baigner dans une cavité indiquée par Flo. Les Lips arrivent et s’installent, puis partent voir les bois alentour, en quête de bestioles dans les bouses de buffles.
Dimanche 6 : Nous réparons une roue crevée sur un 4x4. Nous partons ensuite faire un portage de bouteilles au fond de Houay Sai, en vue de la plongée du lendemain. Laurent, Tudor, Richard et moi. Parcours rigolo. Au retour nous tombons sur un squelette d’éléphant assez complet. Belle découverte. Laurent tombe malade. En rentrant, recherche vaine de la résurgence de Tham Namo. Je suis pris en stop par les Lips qui rentrent de Tham Dat Cha. Bonne douche au retour.
Lundi 7 : Bernard, Josiane, Tik et moi descendons de la montagne pour faire réparer les roues crevées. Au sortir de la piste, nous prenons à gauche afin d’atteindre un village où un bon garagiste nous fait le travail pour 100000 kips (Dix euros). Nous allons ensuite au marché faire les courses pour le camp. L’alarme du Ford, très élaborée avec des tons différents, se met en route sans discontinuer. Ca durera toute la journée. Succès assuré auprès de la population ! Nous nous dirigeons ensuite vers Houay Sai, résurgence où josiane essaye en vain d’attraper un scutiger. Bernard, Tik et moi allons faire un tour dans Houay Sai, avant de rentrer au camp. Laurent et Isa sont partis plonger Houay Sai, aidés par Tudor et Richard. Laurent plonge d’abord sur 70m, -19. Puis Isa sort le siphon, part dans une galerie à la nage, ressort dans une grande salle encombrée de blocs, mais ne trouve pas de suite en siphon.
Mardi 8 : Nous partons pour un siphon proche, dans la grotte de Tham Jam. Tudor l’avait plongé sur 70m le premier jour. Nous sommes 6: Richard, Tudor, Isa, Laurent G., Josiane et moi. Laurent, malade, reste au camp. Petite cavité sympathique. Les Laos du village ont déjà récupéré tout le fil posé et le dévidoir de Laurent, on n’en saura pas plus. Richard remet un fil, suivi de Tudor. Il tire 170m de fil, arrêt à -21m. Laurent et Isa topographient la partie sèche, Josiane chasse toutes les bêtes qui bougent. A peine les deux plongeurs sont sortis de la vasque, que tout le village s’y baigne avec savon et shampoing, tandis que les adultes tirent l’eau au même endroit. J’attrape mon premier serpent du séjour, une vipère à cornes assez compréhensive. Nous mangeons un bout et retour au camp. Nouveau départ pour la résurgence de Tham Sao, en bordure de massif pour Laurent, Tudor et Richard.
Mercredi 9 : Nouveau départ pour Houay Sai. Le but est de trouver le S2. Laurent et Isa doivent plonger, Richard, Tudor et Stef assistent. Stef passe en escalade au-dessus du siphon. Laurent plonge sur 60m, arrêt à – 15. Pour ma part, j’explore les galeries annexes, dont la principale retombe sur la grande galerie. L’équipe ressort tout le matériel.
Jeudi 10 : Plongée de Tudor et Richard à Tham Sao, assistés de Laurent, Stef et moi. Ils rajoutent 80m aux 180m déjà tirés. La galerie oscille entre -21 et -25m. Nous rentrons au camp pour sécher et ranger le matériel de l’expédition. Nous remplissons les bidons en faisant l’inventaire du matériel Géokarst qui reste sur place pour les expés à venir.
Vendredi 11 : Rangement des affaires personnelles et ce qui reste encore dans le temple. Une partie est abandonnée pour le village, ce qui fait des heureux. Nous leur laissons aussi le parc d’attraction, ce qui fait le bonheur des enfants. Un camion vient récupérer tout notre matériel, pour le ramener sur Takkhet. Nos affaires personnelles sont chargées dans la benne des 4x4. Le long retour commence. Arrivés sans problèmes à Takkhet où nous ramenons les bouteilles d’O2 au magasin et récupérons la caution de 3 millions de kips pour Green Discovery. Puis nous allons au local ranger le matériel, en scotchant tous les bidons pour un an ou plus. Nous allons ensuite réserver des chambres à l’Hôtel Mékong, avant d’aller rendre les 4x4 et manger dans notre resto sympa. Le soir, nous mangeons dans un resto un peu huppé, le long du Mékong, avant de goûter une nuit réparatrice.
Samedi 12 : Petit déjeuner copieux dans un autre resto, pour garder le souvenir de cette petite ville au passé colonial. Vers midi, nous libérons nos chambres, sauf Etienne qui reste encore un jour. Nous nous entassons avec notre matériel dans 2 «tuk-tuk», en perdant même un bagage en route pour la gare des cars. Le car qui nous fait traverser en Thaïlande est bondé de passagers, dont beaucoup sont debout dans l’allée. Nous retraversons le «pont de l’amitié», qui sépare les deux pays, avec les descentes à chaque frontière et le croisement des routes. En effet, au Laos, on roule à droite, et l’inverse en Thaïlande… Pendant que je garde tous les sacs dans la gare des cars, je me fais draguer par une vietnamienne entreprenante. Puis nous prenons la direction de Bangkok, dans un car de nuit confortable. Pour le prix, nous avons même droit à un arrêt resto en route.
Dimanche 13 : A la gare des cars de Bangkok, l’équipe se sépare. Les Lips ne partent que le lendemain et vont à l’hôtel. Isa et Tudor ont un autre avion. Richard, Laurent, Laurent Guizard et moi prenons celui de Paris, qui a quelques heures de retard. Après un voyage de 13h, nous ratons notre correspondance pour Lyon. Air France nous paye l’hôtel, la navette, les repas et la fameuse trousse de survie.
Lundi 14 : Lever à 4h45, petit dèj en compagnie de Laurent et Richard, avant de prendre la navette pour l’aéroport. Avec le plan vigipirate renforcé par des attentats du week-end, nous ressortons toutes nos batteries du sac. Je dors dans l’avion qui nous ramène à Lyon, avec encore une demi-heure de retard. Je retrouve Véro et me sépare de mes acolytes, L’aventure est finie.