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ACTIVITES QUATRIEME TRIMESTRE 2011

Samedi 1eroctobre : GROTTE DES FORGES
Moirans en Montagne (Jura)
Participants : SDNO : Bébert, Renaud. Vulcain : Stéphane, Xavier.
Xavier :Nous nous retrouvons d'abord chez Lulu pour regonfler des bouteilles, puis ensuite à 10h au bord du lac de Vouglans, sous la résurgence. Le but est de topographier l'inter-siphon de dimanche dernier et de plonger le siphon terminal. Steph plonge en bi 7.5 l + relais de 4 l, Piout en bi 5 l + relais de 7 l, Bébert en bi 7 l et moi en bi 6 l + relais de 4 l. Nous entrons sous terre à 11h30. Arrivé au départ du siphon latéral, Piout se rend compte qu'un de ses détendeurs fuit un max. Il retourne en chercher un autre à sa voiture, pendant que Steph et moi passons le premier siphon. Là, je suis sur ma bouteille relais et je trouve mon détendeur bizarre, j'ai comme du mal à respirer dessus, il me faut forcer l'inspiration de façon complètement aléatoire, ce n'est pas agréable. Nous traversons l'exondé vu la dernière fois, Steph givre un de ses seconds étages sur la bouteille qu'il avait oublié de fermer, il perd 100 bars en très peu de temps, Bébert fait demi-tour à la sortie du S2, le Piout nous rejoint au bord du siphon suivant, vierge… Nous sommes dans l'actif. Steph tire le fil dans ce nouveau siphon (S3), je rajoute des caoutchoucs de temps en temps et Piout suit en faisant la topo. Le siphon est assez clair, joli, commence par une trentaine de mètres autour de -1m, puis plonge à -3m avant de ressortir au bout de 50m. Au dessus de la vasque de sortie, une galerie part en hauteur mais l'actif provient d'un autre siphon 5m plus loin (S4). Nous le plongeons. Pareil, il est peu profond (-3m), et ressort au bord de 30m. A la sortie, la galerie se dédouble, l'une replonge en suivant la même direction que le S4, l'autre part en semi exondé à 90°. Nous prenons celle-ci. Au bout de 15m, nous décapelons pour continuer au "sec", évidemment en faisant la topo. 30m plus loin, nous tombons sur un petit siphon pas sympathique, tout glaiseux, tout petit, beurk. Nous revenons vers le S4, et Steph jette un oeil dans le départ du siphon suivant, qui semble être la suite logique de l'actif. Il s'arrête au bout de 5m sur un dédoublement de la galerie où ses bouteilles de 7.5 l sont trop longues pour tourner facilement. Et comme il a déjà perdu un paquet d'air précédemment, prudemment, il n'ose pas forcer. Derrière, ça a l'air de s'agrandir, c'est intéressant, il faudra revenir pour continuer son exploration avec des bouteilles plus petites! Nous revenons à l'inter-siphon S3-S4, et explorons la galerie en hauteur. Les dimensions sont similaires au S1, une jolie conduite forcée. Nous passons en apnée une voûte mouillante (juste au dessus, un œil de boeuf permet de sentir un courant d'air aspirant), puis nous arrêtons au sommet d'un ressaut de 3m. Steph le désescalade et au bas de ce ressaut, un nouveau siphon se présente. Il y jette un œil enapnée: il est clair, environ 1.5m de diamètre, mais avec une pellicule de glaise au sol. Il n'a pas l'air de plonger, il est dans la suite logique de la galerie. C'est très intéressant, il faudra revenir avec une nouille pour la mise à l'eau. Nous revenons sur nos pas en faisant la topo de l'exondé avec les bouteilles sur le dos. Le bi 6 l me parait vraiment lourd dans les passages bas! Pour le S1, je pompe sur mon bi et ne cherche pas à utiliser ma bouteille relais. Sortie à 19h, Bébert nous attend au bord du lac. TPST: 7h30, nous sommes dans les temps! Nous revenons avec environ 350m de topo. A la sortie du trou, en enlevant mon détendeur de la bouteille relais, je remarque une présence de rouille humide sur le joint du Din. Nous passons chez Lulu regonfler les blocs et nous en profitons pour ouvrir la bouteille relais: il y a plein d'eau dedans, et elle est toute rouillée… Je suis bon pour démonter mon détendeur et le mettre à sécher!

Samedi 1, dimanche 2 octobre : JOURNEES NATIONALES DE LA SPELEO
Grottes de Cerdon (Ain)
Participants : SDNO : Isabelle, Julie, Bix, Lulu, Loic, Cécile. CDS 01.
Lulu : Nous nous retrouvons tous vers 15h samedi, pour mettre en place le matériel. Julie s’est occupée de l’intendance et arrive avec son frère et Isabelle, dans une voiture pleine d’ustensiles. Nous préparons un barbecue avec des côtelettes et des saucisses. Le repas est pris sous le grand tipi, suivi par une séance diapos. Quelques uns restent dormir sur place, aidés par la boisson. Le lendemain, une foule nombreuse arrive, certainement aidée par le beau temps. La journée se passe en exercices sur les divers ateliers. Les gens remontent apparemment très enchantés. Nous passons 253 visiteurs. Vers 18h, les troupes remontent en déséquipant tout le matériel. Bonne journée pour démystifier une activité que le public connaît trop souvent par les rares accidents.

Dimanche 2 octobre : GROTTE DE LA TROUILLETTE
Champfromier (Ain)
Participants : SCMJCB : Michel Neyroud, Patrick Vistalli, Ludovic Manillier, Christophe Girod. SSSG : Stéphane Girardin. SDNO : Thierry Tournier
Toune : Dimanche tout le monde se retrouve à 9 heures sur le parking. La première équipe, constituée de Patrick Vistalli, Ludovic Manillier et Christophe Girod, rentre armés du matos topo, désob et quelques cordes à 9h45 avec pour objectif, la descente des puits entrevus la dernière fois dans la galerie du Déca (galerie post-siphon latérale à la galerie du Mât). La veille, Ludo et Philippe L., avaient installé un tuyau pour vidanger le siphon, dans l’espoir de pouvoir faire l’explo le lendemain. Mais cette fois la voûte mouillante barrant l’accès aux puits n’a pas baissé. Donc, en attendant une éventuelle vidange l’équipe décide de revoir la galerie du Chien. Environ 2 heures plus tard, de retour devant une voûte mouillante désespérément pleine, nos trois compagnons, déçu par les bizarreries de la Trouillette ressortent avec le tuyau. La deuxième équipe, constituée de Michel Neyroud, Stéphane Girardin et moi, se dirige vers le siphon terminal de la galerie du Mât avec deux blocs de 7 litres. Stéphane plonge la branche gauche du siphon qui est une succession de passages noyés ponctués de cloches ou de petits passages à l’air libre. Le quatrième et dernier siphon se termine à la base d’un puits d’environ 8m, sans réel espoir de continuation mais toutefois à revérifier à deux. Entre le deuxième et le troisième siphon, une lucarne part sur la gauche et débouche sur un puits de quelques mètres, avec une circulation d’eau qui se jette dans un nouveau siphon. Stéphane réémerge après 50 minutes, vaincu par le froid légendaire de la Trouillette. Au retour nous remontons les blocs près du ressaut pour une prochaine plongée. De retour à la salle de l’horloge Stéphane franchit le siphon d'entrée pour récupérer une nouvelle bouteille, que nous emmenons au bord du siphon de la St Valentin, Stéphane change la chaux de son recycleur qui avait pris l’eau lors de la dernière crue, et fait de l’ordre dans son matos qui restera au bord du siphon pour dimanche prochain. Je ramène le recycleur en haut du ressaut de la corde à nœud pour plus de sécurité. TPST: 5h30.

Jeudi 6 octobre : EXURGENCE DE BRIVE
Lavans les St Claude (Jura)
Participants : Lulu, Bébert.
Lulu : Nous nous retrouvons à 10h dans le pré. Portage du matériel et plongée tranquille jusqu’à l’étroiture, où le fil est cassé. L’après midi, Bébert essaye son recycleur à la plage des Plans.

Samedi 10, dimanche 11, lundi 12 octobre : EXPOSITION NATURE
Valexpo, Oyonnax (Ain)
Participants : Lulu, Bix, Isabelle, Julie, Renaud, Tarchy, Kakly.
Présentation des résultats de l’année, films et diapos sur l’expé Chine 2011.

Samedi 15 octobre : GROTTE DE LA TROUILLETTE
Champfromier (Ain)
Participants : Lulu, Isabelle, Thomas, Nicolas, Julie, Loic, Toune, Nida.
Lulu : Le but de la sortie est de faire découvrir la spéléo à Thomas. Pendant que tout le monde va voir la galerie de la St Valentin, je refais l’équipement d’un ressaut dans la galerie du Mât. L’équipe arrive ensuite pour visiter celle-ci. Isabelle ressort et aide Toune à porter une petite échelle métallique, dans un ressaut de la galerie d’entrée. Petite bouffe et apéro dehors comme réconfort. Thomas est content de sa première sortie.

Dimanche 16 octobre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Renaud Locatelli, Xavier Robert, Stéphane Lips et en accompagnants : Christian Locatelli et Robert Le Pennec
Stéphane : après la fête de la corde de samedi, il faut se défouler et nous prévoyons donc d'aller aux Forges continuer l'exploration. Lulu et Bébert devaient plonger aussi mais finalement, la crève pour l'un et l'oubli de la cagoule pour le second les feront renoncer à mettre la tête sous l'eau. Nous partons donc à trois. Le premier objectif est de rééquiper le S1 et S2 avec un fil métré pour pouvoir faire la topo ultérieurement. Xavier s'y colle et Piout enlève l'ancien fil mais au bout de 30 m, le dévidoir se coince irrémédiablement... C'est de ma faute, je l'avais trop surchargé. Tant pis, nous abandonnons le tout et traversons les siphons pour continuer l'explo (S1 : ~100 m; -9 m; S2 : ~40 m, -3 m). L'inter-siphon entre le S2 et le S3 semble avoir rétréci en dimensions, malgré le fait que l'on ait globalement des bouteilles plus petites (bi 5L à l'anglaise pour le Piout, bi 4L en dorsal pour Xa et bi 4L à l'anglaise pour moi). On arrive quand même au S3 rapidement et on le traverse dans la foulée (S3 : 50 m, -3m). Puis s'en suit le portage vers le S4... Les galeries ne sont pas larges, mais ça ne se passe pas si mal que ça. Arrivés au sommet du ressaut qui mène au S4, ça tergiverse un peu pour savoir qui on sacrifie dans le siphon. Finalement, je m'y colle. Nous installons une corde et tente de me rééquiper dans la vasque sans trop touiller le siphon... Peine perdue, il y a de la glaise partout. Quand j'allume mes phares, Piout et Xav se moquent de moi en disant que de toute manière, je n'y verrai rien... Ils n'ont pas tort! Je mets la tête sous l'eau et butte contre un mur d'emblée. J'essaye de me rappeler où partait la galerie la dernière fois et trouve finalement le passage. Au bout de 3 m, je sors enfin de la touille. J'arrive au sommet d'une faille avec un embranchement : soit je descends, soit je continue en face. Sans être étroit, ce n'est pas large et je prends au plus évident: en face. Au bout de 5 mètres, un autre embranchement : en face ou en bas. Je part en face et butte sur de l'étroit deux mètres plus loin. Je reviens sur mes pas et descend: ça queute aussi. Je suis dans la touille totale. Je reviens au premier embranchement et descend dans la faille. Je retrouve un peu de visi et m'engage dans une petite galerie de 1m de haut par 1m20 de large. Au bout de 10m, ça se rétrécie et je n'ai aucune envie de forcer dans des étroitures aujourd'hui... tant pis, je décide de faire demi-tour avant que les autres ne s’engagent dans le siphon. Je cherche un amarrage pour accrocher mon fil mais il n'y a que des petits blocs et décide de rembobiner jusqu'au bas de la faille. Je coupe mon fil puis refait le point sur mon matos et refais un tour d'horizon. En fait, en bas de la faille, il y a une galerie qui repart en arrière et que je n'avais pas vue à l'aller. Je raccroche mon fil et part voir ce que cela donne. Au bout de quelques mètres, je me retrouve dans une superbe faille de 1 à 2m de large par 2 à 3m de haut. L'eau est claire et ça s'enfonce à 6m de profondeur: la suite est par là! Je tire mon fil dans la galerie en pensant à mes deux compagnons. N'ayant pas envie de les croiser au retour dans la zone touilleuse, j'avance en espérant réussir à sortir le siphon pour pouvoir les attendre au sec. Mais la galerie continue, toujours aussi belle et aussi spacieuse. Seule une dalle effondrée oblige à se frotter à la paroi ponctuellement. Au bout de 60 m de fil déroulé, j'entrevoie une cheminée remontante. Je suis à -5 m et je vois sur 4 m, je suppute qu'il y a au moins une cloche en haut. La galerie continue en face mais je décide de remonter pour attendre les autres. En fait de cloche, on atterrit dans une belle plage de glaise où je pourrais attendre au sec. J'enlève mon matos et fait le tour du propriétaire: en réalité, c’est une galerie qui continue: une escalade de 3m glaiseuse défend la suite en hauteur. Je me pose en attendant mes compères et c'est Xavier que je vois déboucher quelques minutes plus tard. Vu la config de la mise à l'eau, Piout a décidé de ne pas plonger le S4: à 3 dans la touille, ça peut parfois devenir comique... Avec Xav, nous attaquons l'escalade en libre et tombons dans une belle galerie de 1,5m de large par 2 à 3m de haut. C’est propre et concrétionné ! Au bout de 100m, nous croisons un petit actif impénétrable en amont et aval et tombons dans une zone complexe de trémies et de galeries colmatées par du concrétionnement. Nous faisons la topo en retour et nous remontons à l'eau. Xa part en premier et topographie le S4. Le siphon est complètement touillé: nos bulles ont du décrocher des blocs du glaise au plafond car même derrière moi, le siphon était resté clair à l'aller. La zone d'entrée du S4 se passe sans problème, malgré la visi nulle: la prochaine fois, nous pourrons revenir à 3 sans soucis! Nous prenons le chemin du retour et finissons pas ressortir de nuit à 20h30. TPST: 7h, longueur topographiée : 195m, dont 70m de siphon. La suite est dans le siphon, il n'y a plus qu'à y retourner! La cavité développe maintenant 1400m: ça devient un vrai réseau, complexe mais qui prend de l'ampleur. A priori, on a retrouvé le collecteur: le S3 au retour était complètement touillé alors qu'il était resté clair les fois précédentes, signe que c'est l'aval direct du S4. Ca promet encore de belles explos! La topo arrive prochainement.

Dimanche 16 octobre : GROTTE DE LA ROCHE GAROT
Chaléa (Jura)
Participants : Philippe, Ronan, Isabelle, Julie. Extérieur : Lulu, Kakly, Véro.
Lulu : Philippe a désamorcé le siphon en deux fois dans la semaine. L’équipe part désobstruer un passage hypothétique, sans résultat. Les filles trainent un peu dans la cavité tandis que nous papotons à l’extérieur.

Mardi 19 octobre : GROTTE DES FOULES
St Claude (Jura)
Participants : Lulu, Bébert.
Lulu : Nous nous retrouvons vers 13h30 au début du chemin. Il fait beau, sans trop de chaleur. Bébert fatigue quand même dans la montée. Dans la cavité, c’est l’inverse, il court et moi, je traine ma crève. Il y a de l’eau au niveau du petit puits et on se mouille en haut des genoux. Pendant qu’il va relever les données de la sonde du bas du grand puits, je m’endors 20mn en attendant son retour. Cette fois, son ordinateur à bien supporté l’humidité. La sonde du petit puits est inaccessible, nous rentrons.

Vendredi 21 octobre : FILM/ LA GROTTE DES REVES PERDUS
Oyonnax (Ain)
Participants : Lulu, Renaud, Marc, Flo, Bix, Julie, Tarchy, Jenny, Philippe, Véro.
Lulu : Nous participons à une soirée où passe le film réalisé en 3D par Werner Herzog. Nous avons sollicité Jean-Pierre Fillion, préhistorien, de Bellegarde, pour faire la présentation et répondre aux questions du public. Il est aidé en cela par Bertrand, et dans la salle par Marc Cartonnet. Beaucoup de spéléos ont répondu à l’appel.

Dimanche 23 Octobre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Bébert, Lulu.
Lulu : Nous nous retrouvons sur place à 13h30. J’ai remis le fil métré sur un bon dévidoir, afin de poursuivre l’équipement commencé par Xavier. Bébert prend un 2x9 litres dorsal, et moi un 2x5L à l’anglaise. Nous mettons nos combinaisons étanches et progressons doucement dans la cavité. Arrivés au siphon, Bébert laisse une lampe défectueuse et prend la planchette pour déséquiper le vieux fil. Je pars sur 30m fixer le fil, et je bataille avec mon «bon dévidoir» pour démêler le fil qui s’est coincé sur l’axe! Ce sera le seul problème. La progression se fait facilement dans l’eau claire. Arrivés au pied de la remontée, je vois ce que nous avons toujours raté. Nous avions l’habitude de continuer à droite, au fond de la diaclase. Je ne me rappelle même pas voir remarqué cette faille remontante. J’avais pourtant autant d’éclairage… C’était pourtant évident. Je ressors du siphon, et Bébert m’annonce que la cloche est beaucoup moins importante que d’habitude. Je poursuis l’équipement jusqu’à l’étiquette 160m, et je dois faire demi tour, n’ayant plus d’élastique et ayant mangé mes tiers sur mes 5 litres. C’est vrai que j’aurais dû prendre plus gros pour faire tout ça. En plus, Bébert m’annonce qu’il me restait moins de 10m pour sortir du S2. Le retour se fait sans encombre, sauf quelques chutes pour Bébert dans la rivière. Il est vrai que ce n’est pas mes bouteilles qui gênent ma progression… Nous allons finir devant un café au Regardoir.

Mercredi 26 octobre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Bébert, Lulu, Loic.
Lulu : Nous nous retrouvons vers 14h, au soleil, dans le pré des Forges. La rivière est un peu en crue, et nous avons remplacé la séance topo par des photos dans la galerie. L’eau est à environ 30cm au dessus de la normale. Nous progressons malgré tout facilement jusqu’aux siphons, qui auraient pu être plongés. Il en aurait été autrement pour se stabiliser aux stations topo. Ce n’est que partie remise.

Samedi 29 octobre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Bébert, Lulu, Nicolas. SCMJCB : Ludo. Autres : Jean-Michel et Marie Françoise Hautavoine.
Lulu : Nous retrouvons vers 14h sur place. Il y a une certaine attente pour les derniers. Nous montons le matériel au trou. Jean-Michel n’est pas en forme et laisse ses bouteilles à l’entrée. Il va visiter la rivière en compagnie de Marie-Françoise. Bébert va faire visiter le fond à Ludo, qui a retrouvé son masque cher dans la cascade. J’ai du mal à trainer mon bi en dorsal, je ne recommencerais pas. Nous plongeons donc à deux, avec Nicolas. Je fais la topo tandis qu’il dessine les sections. Il y a moins d’eau et donc une vraie distinction entre S1 et S2, sans qu’un rocher émerge. Arrivés à 160m, Nicolas rajoute du fil métré. La sortie se fait à 178m. Là, nous constatons que le support papier sur lequel Nicolas a dessiné les sections s’est détruit. Ce n’était pas du papier spécial… Nous rentrons en enlevant le vieux fil restant. La visibilité est encore acceptable. Encore une petite galère dans la rivière et nous retrouvons le reste de l’équipe. Bébert est déjà parti et Ludo est allé visiter la grotte de la Pisserette, toute proche. Pendant qu’il lave ses affaires dans la cascade, nous regagnons nos foyers.

Mardi 1er novembre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Renaud Locatelli, Stéphane Lips et Xavier Robert avec Robert Le Pennec en soutien extérieur
Xavier : Objectif : Voir le départ aperçu la dernière fois dans le S4, avant la cheminée qui part dans la cloche explorée la dernière fois. Réveil à 6 h 30 pour moi… Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour aller voir un départ dans un siphon… Malgré celà, j'arriverais quand même avec une bonne demi-heure de retard. Piout et Steph sont déjà en train de faire des guirlandes de fil d'Ariane dans le jardin de Lulu. Je donne un coup de main, nous métrons 2 dévidoirs, et après des tergiversations, nous rajoutons du fil sur celui de Piout. A tout hasard, le P'tit Lips pique une nouille réformée chez Lulu, des fois que nous en ayons besoin dans l'hypothétique post-siphon. Bref, à 11h, nous retrouvons Bébert au bord du Lac de Vouglans, qui vient nous tenir compagnie pendant que nous préparons le matos. Nous sommes tous les 3 avec un bi-4/bi-5 et un relais, soit de 7 l, soit de 4 l. Et puis 2 barres de céréales dans chaque poche. Bref, plus nous allons loin, plus nous sommes légers... Nous entrons sous terre à 12 h 30. A l'entrée du S1, une des sorties haute pression du relais du Piout se met à fuir. Aidé de Steph qui possède pas mal de clefs et de joints de rab, il répare ça rapidement. Seul hic, ça fuit toujours ! Il part quand même avec son relais. Finalement, en descendant, le joint se met en place et plus rien ne fuit ! Nous avalons rapidement le S1/S2, puis l'intersiphon, puis le S3. Nous arrivons vite dans la vasque du S4, toujours aussi touilleuse. Piout se prépare et part devant équiper la suite du siphon. Steph le suit quelques minutes plus tard et lève la topo de la suite. Je me mets ensuite à l'eau, puis pars avec encore quelques minutes de décalage. Cette fois-ci le siphon est touillé (pour moi) mais moins que la dernière fois, j'arrive à voir ma main sur le fil, et parfois une paroi. Arrivé au pied de la cheminée où nous étions remontés la dernière fois, je devine cette fois la galerie qui suit: c'est grand, et ça continue. Nous descendons vers -10m, la galerie fait par endroits 4m de large par 3m de haut, c'est joli, j'ai de la chance d'arriver à parfois voir l'ensemble du contour. Je retrouve Steph qui fait la topo, puis rattrapons Piout qui est en train de remonter vers une cloche. Au bas de la montée, en paroi droite (rive gauche), un joli départ bien propre se profile, il faudra y jeter un oeil, c'est probablement l'arrivée de l'actif dans le siphon. Nous émergeons au bout de 160m de siphon au pied d'une escalade glaiseuse de 4m. Le S4 mesure donc 160m / -10m. Mais cette fois-ci, il n'y a pas de plage et nous n'avons pas pied. Sans Stab, ce n'est pas évident de se déséquiper. Steph part en premier et fait l'escalade. Il nous installe une corde pour nous aider et pour attacher tout le barda, vu la gueule de la flotte sous nos pieds, nous n'avons pas envie de laisser couler quoi que ce soit… Au sommet de l'escalade, nous retrouvons une galerie plus que confortable, où nous tenons debout largement. Elle donne au bout de 15m dans une cheminée de 3m de diamètre. Nous n'avons pas vraiment vu le sommet de la cheminée et tout cas, elle est bien propre. A 3m sous nos pieds, nous atteignons la rivière. Nous la remontons dans une belle galerie de bonnes dimensions (2m de diamètre), avec quelques rapides. L'ensemble de l'actif est là, nous sommes dans le collecteur et il est au moins aussi gros que la galerie d'entrée! En amont des rapides, un passage supérieur permet de shunter une partie plus étroite de la rivière, puis nous retombons dans une grande galerie où nous devons parfois nager dans de l'eau turquoise (à l'aller!) pour continuer. Le plafond s'abaisse, le plan d'eau s'approfondit, la galerie s'élargie jusqu'à 4/5m de large, il nous faut louvoyer entre des bittards qui tombent du plafond. C'est magnifique. Il nous faut mouiller les oreilles de plus en plus souvent, jusqu'à ce que la voûte touche vraiment l'eau. Steph s'y enfile avec un masque: il passe une première voûte vraiment mouillante, puis une seconde. La suite siphonne vraiment, c'est le S5, il faudra revenir avec des bouteilles mais ça a vraiment de la gueule. Nous faisons demi-tour en levant la topo, à la fois de la grande galerie de la rivière mais aussi des diverticules étroits au grand dam de Piout qui tient le fil topo! Trois diverticules/affluents sont topographiés avec arrêt sur étroitures. Des cheminées sont à escalader. J'ai l'impression que l'une d'entre elle donne sur un étage fossile. Nous explorons et topographions aussi la rivière à l'aval de la grande cheminée où nous sommes arrivés. C'est très aquatique, ça mouille les oreilles. Nous nous arrêtons sur un siphon qui doit correspondre au départ que P'tit Lips et moi avons repéré dans le S4. Nous savons qu'il y a des risques de pluie dehors, nous ne trainons pas dans ce piège à rats mouillés et revenons au S4. Le retour se fait à un bon rythme, la visibilité dans les siphons s'est dégradée mais cela est moins pire que la dernière fois, nous voyons quand même la main posée sur le fil. Mais ça fait quand même bizarre de suivre parfois un fil en pleine eau, sans voir ni toucher une paroi et en apercevant juste le fil! Dans la galerie d'entrée, le plafond pisse: dehors, il ne doit plus faire très beau… Effectivement, nous sortons à 20h et retrouvons Bébert qui s'inquiétait pour nous à cause de la flotte qui tombe depuis 18h… TPST: 7h30. Nous passons ensuite chez Kakly et Lulu pour regonfler les blocs. Kakly me garde à manger (nous n'avions pas mangé grand chose depuis notre petit dèj. de ce matin…), ce qui me remet d'aplomb pour reprendre la route! Merci Kakly! Au total, nous avons topographié 373m dont 200m de siphon, ce qui amène le développement de la cavité à 1818 m, soit 1 km de plus qu'en septembre. Il existe maintenant 540m de siphons, dont 380m pour se rendre au terminus de la branche "latérale" qui est maintenant le "principal" !

Mardi 1er novembre : GROTTE DU CROCHET SUP
Dorvan/Torcieu (Ain)
Participants : Julie, Isabelle, Loic, Elie, Léo Perrouelle, Cécile, Antoine et Valentin Bouvard, Thomas, Lulu, Franck, Fred. Sylvain Saultier.
Julie : Après plusieurs arrêts «rdv», c’est à 13 que nous débarquons au hameau de Dorvan, prêts à revêtir nos apparats de spéléos. Les initiés du jour découvrent les joies des combinaisons trop grandes, des baudriers trop serrés et des casques inréglables. Après tout les ajustements nécessaires et sous le cliquetis des mousquetons qui s’entrechoquent, la joyeuse bande prend le chemin du «micro porche à blaireau» du Crochet Sup. Je prends la tête, poussée par les petites têtes blondes qui ne verront aucune difficulté à la reptation… Comme le dirait ma grand-mère «Fais bon êt’e jeune» ! Les adultes ne tarderont (presque) pas à nous rejoindre avec toutefois un abandon pour cause de vertèbres douloureuses. Comme quoi, finalement il y a meilleure séance kiné qu’un ramping terreux de l’Ain! La 1ère étape nous conduira à suivre la rivière après un petit ressaut. Sylvain s’occupe de réceptionner ceux qui découvrent le plaisir d’une descente au descendeur. Elie et Léo ouvrent la danse. Si les 1ers mètres se veulent un peu hésitant, ils finissent par prendre confiance et s’asseoir dans le baudrier. Valentin et Antoine leur emboitent le pas et, fort de leur expérience des JNS, foncent rejoindre les plus jeunes. Cécile, qui les suit, n’a rien à envier à leur aisance! La descente effectuée nous pouvons entamer la balade dans la rivière. Cette grotte aux nombreux aspects ludiques remporte l’enthousiasme de tous ces visiteurs. Avant de faire demi-tour devant le P15 pas mal arrosé, nous nous essayons aux joies du toboggan sur calcite ruisselante. La remontée se fera sans aucun soucis, merci à la poulie track. Après une pause repas où Isa fera la distribution de sa pitance, nous grimpons récupérer le réseau sup, sup. Franck puis Thomas et Lulu en profitent pour regagner la lumière du jour. Le concrétionnement, plus proche et plus présent permet à chacun d’apprécier cette petite galerie. La beauté du site subjuguera au point que deux d’entre nous ne se risquerons pas à passer la chatière de peur que ce soit moins beau de l’autre côté… Nous arrivons rapidement au «ramping sur cailloux mouillés» où nous faisons habituellement demi-tour pour les initiations. Toutefois, n’écoutant que leur envie d’en faire plus, nos spéléologues en culottes courtes ne reculeront pas devant pareil obstacle. Nous ferons une rapide incursion jusqu’à la voute mouillante, qui donnera à Sylvain des idées de prochaine sortie. Sans perdre de temps pour éviter que le froid ne vienne nous saluer, nous regagnons le puits. Une descente rapide, un ramping en trois groupes et zou, nous repointons le bout du nez en surface. Nous nous retrouvons tous pour reprendre des forces chez Cécile et Loic devant une tartiflette 4 étoiles!! Voilà une bonne journée d’hiver comme je les aime: un jour férié, une sortie spéléo à l’ambiance garantie, des rires, du partage et un bon petit plat maison!

Jeudi 3 novembre : GROTTE DE LA TROUILLETTE
Champfromier (Ain)
Participant : Lulu.
Lulu : Je pars en début d’après midi installer la sonde dans le S1 de la Trouillette. Je l’ai fixée dans une protection, coulissant le long de 2 tubes PVC de 3m chacun, à l’aide d’une cordelette de 3mm. Ce dernier est plus haut que je pensais, la fixation basse de la corde est sous l’eau. Je fixe la première attache à raz l’eau et je laisse assez de tube dans l’eau pour que la sonde soit immergée de 1m. Je fixe le reste à la paroi en remontant. Le système devrait fonctionner, j’essaierais la semaine suivante. Je passe chez Ghislain pour lui faire télécharger le logiciel, au cas où l’on doive se relayer.

Jeudi 3 novembre : GROTTE DES FOULES
St Claude (Jura)
Participant : Bébert.
Relevé des sondes, le petit puits est vide. Par contre, la sonde à la base des grands puits est inatteignable.

Dimanche 6 novembre : GOUFFRE VINCENT
Dortan (Ain)
Participants : SDNO : Lulu. Troglos : Cécile, Béatrice, Raph, Florence, Philippe. GESSAPS : Laurent, Brigitte Aloth.
Béatrice : On fera deux groupes pour cette sortie: Cécile, Laurent, Brigitte, Lulu et moi. Raphaël, Florence et Philippe feront un autre groupe. Tout le monde se retrouve à Dortan pour aller vers le gouffre Vincent; je pense pouvoir y retourner seule maintenant. Vers 11h, le premier groupe est dans le gouffre; Laurent en tête, je le suis, puis Brigitte, Cécile et Lulu. La grotte est moins humide que ce que je pensais. L’entrée est toujours aussi belle avec cette roche ocre, la belle salle de l’entrée qui se poursuit par un beau tunnel large… Lulu nous a dit de ne pas nous faire beaucoup d’illusions quant au S2, il sera certainement infranchissable… On a tout de même enfilé nos néoprènes: Cécile, Laurent et moi (poussés par moi en fait) ferons la partie de la grotte après le S1, qui sera certainement accessible même si on doit se mouiller et passer par un ramping… On arrive en tête du P36; La petite compagnie me laisse l’honneur d’équiper. J’ai 3 paires d’yeux d’initiateurs + 1 paire qui connaît nouvellement tous les nœuds appris lors du stage perfectionnement qui me conseillent; je vous laisse imaginer. C’était très sympa en fait, Cécile a du remonter à la voiture pour récupérer des plaquettes et mousquetons qu’on y avait laissés. Le puits de 36m est équipé; pour le doubler: il y a une corde en fixe, plein pot. Pour l’équipement du P36: corde 54 mètres et 7 plaquettes avec mousquifs (4 pour la main courante + deux fractios: 1 mono point et un double). On poursuit la descente, Lulu devant. La réalité est à la hauteur du souvenir: beaux volumes, belles roches et une première succession de puits et ressauts. Arrivés à la vire, Lulu et moi constatons que le niveau d’eau est assez bas: il y aura peut être une chance que le S2 passe… Au premier siphon, on passe par la lucarne agrandie depuis la dernière fois, avec quelques marches pieds installés (attention, pas partout non plus) par Lulu et qui aident bien. Du coup tout le monde le passe sans trop se mouiller, je commence néanmoins à fatiguer, les bras commencent à lâcher et là où il n’y a pas de marche pieds, il faut forcer; un petit coup de main de Laurent sera le bienvenu pour éviter le passage à la flotte. On poursuit, tout droit, puis vers la gauche. La roche me paraît toujours aussi claire. C’est bizarre, dans mon souvenir, elle était plus sombre. On arrive enfin au dernier puits au-dessus du S2; on voit la flotte au fond, faut aller voir si ça passe. On décide de casser la croute avant. Lulu sera content de partager aussi le repas avec nous, agrémenté d’un petit vin rouge spécial GESSAPS… Je me lance sur la corde du dernier puits, j’arrive en bas, avance: ça passe, ça passe encore et encore. On n’aura aucun problème pour passer le S2!! Les trois équipés de néo poursuivront et les deux autres en resteront là. Brigitte et Lulu remontent, un petit au revoir à Lulu qui est attendu pour le premier anniversaire de sa petite fille. Et nous voilà donc partis, tout excités. Le S2 passe, mais après, ça mouille bien… Je fais une synthèse «blanc, blanche, très blanc, vasques d’eau, surprises, fistuleuses, drapés, waouh!!!!», pour en savoir plus, faudra aller voir. Ça mérite le voyage. On est hyper content. On va jusqu’au bout et on revient. Là où on a pris à gauche après le S1, maintenant on prend à droite. Bon, faut se baisser davantage, bon maintenant faut ramper, ah, et puis faut ramper dans l’eau…Ah, la roche est noire, je savais bien qu’il y avait un autre type de roche, on se relève, 4 pattes, marcher pliés, marcher debout, re eau, re ramping. Aucun de nous n’avons pensé aux genouillères. C’est sympa, différent de l’autre côté… On repart pour le retour, en bas du P36 on croisera Raphaël, Philippe et Florence qui remontent. On montera en alternant. Cécile passera après Raph pour déséquiper. Brigitte nous aura attendu pendant trois heures dehors; elle nous a préparé un feu: c’est super, super agréable l’accueil du retour… Merci Brigitte!! Chacun sort petit à petit, on boit un coup autour du feu, on se change et on repart. Laurent sera sorti du trou à 18h30, Cécile à 19h30 et Raph et Florence vers 20h / 20h15 il me semble. On partira de Dortan vers 20h40, un peu tard pour passer par chez Lulu… On finira la soirée chez Laurent avec Cécile autour d’un plat de pates et de noix du jardin, en parlant… trous)) C’était une bien bonne journée spéléo comme je les aime.

Dimanche 6 novembre : LEZINE DES CORDULES
Echallon (Ain)
Participants : SDNO : Isa, Julie. Semine : Sylvain, Jean-Jacques
Sylvain : Initialement, il était prévu une visite classique de la Cornelle de la Bauche. Mais à ma grande surprise, je reçois la veille une commande de matériel pour équiper le parcours en boucle de la Lésine des Cordules. Nous changeons donc notre programme pour réaliser ces travaux avant que notre cher président ne se retire temporairement de la vie spéléologique. Et c'est avec grand plaisir pour nous que Julie et Isa de la Sdno nous rejoignent dans l'aventure. Elles nous retrouvent au local à Echallon à 9h pour le rassemblement du matériel et des outils. Le 4x4 de Jean-Jacques nous mène au bord du gouffre. L'allure débonnaire de l'engin motorisé laisse le temps à Isa d'identifier les champignons sur le bord de la piste. J'équipe le P35 et nous entrons sous terre à 10h30. On descend tous jusqu'à la margelle à 2/3 du puits pour se rendre à la galerie supérieure. Nos chemins se séparent au niveau de la main courante dans le méandre. Les filles, toujours enthousiastes à l'idée de batifoler dans la glaise, vont au fond de la galerie sup. pour poursuivre la désob. Elles s'arment du perfo jaune qui a participé aux grandes heures dans la Félicité. Jean-Jacques et moi restons au niveau de la main courante pour entamer l'équipement des galeries et puits retournant à la galerie inférieure. Nous fixons une première chaîne de rappel au dessus de la main courante. On descend au fond du méandre. Le court boyau nous mène en haut d'un premier puits. J'installe une main courante en fixe pour atteindre la tête de puits. Là, je fixe une deuxième chaîne de rappel. Le tout dans une position pas toujours confortable. Une fois ceci fait, on décide de revenir à la galerie sup. Pour le pique-nique de midi. D'ailleurs, comme si nous nous étions concertés, on entend les voix de nos compagnes qui reviennent au même moment du « front de taille ». Le repas est l'occasion d'un débriefing des travaux de la matinée. Les filles ont eu un petit souci avec le perfo. Mais cela ne les a pas empêchées de bien avancer dans la désob. Elles décident de remonter à la surface. Elles veulent profiter des derniers rayons de soleil avant un éventuel débordement dans notre région de la perturbation méditerranéenne (la vedette médiatique du week-end…!). Avec Jean-Jacques, on retourne dans la galerie inférieure pour finir l'équipement en fixe. Au passage, on teste nos installations du matin. Jean-Jacques fait quelques ajustements alors que je file plus loin avec le perfo et les outils. Arrivé dans la zone du puits final, je commence une nouvelle main courante. A la finition, c'est Jean-Jacques qui prendra le relais : la configuration biscornue du passage me laisse perplexe. Et une petite contracture à la main droite m’handicape un peu. Avec expertise, il trouve un emplacement idéal pour la fixation de la dernière chaînette de rappel. On arrive donc au fond de la Lésine. On reste toujours admiratifs devant la forme extraordinaire de la galerie du fond ! Jean-Jacques est le premier à rejoindre la surface. Ma main ayant décidé de m'obéir à nouveau, je me charge du déséquipement. Sortie à 17h. TPST:6h30

Lundi 7 novembre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participant : Lulu.
Prospection au dessus de la faille pour essayer de trouver un trou.

Mercredi 9 novembre : RIVIERE QUI TOMBE DU CIEL
Orvaz (Ain)
Participants : Lulu, Isabelle.
Montée à la Rivière qui tombe du Ciel pour voir que la crue a cessé. Prospection dans les falaises à l’opposé de la Semine, sans résultats sur les trous entrevus.

Vendredi 11 novembre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura)
Participants : Lulu, Kakly, Isabelle, Julie et son frère.
Lulu : Prospection au niveau de la faille sur laquelle se développe la cavité. Beaucoup de lésines présentes, certaines peuvent se révéler intéressantes. A revoir cet hiver avec l’absence de neige sur les parties à explorer. Nous finissons par un bon chocolat chez Bébert.

Samedi 12 novembre : TROU DES GREMLINS
Viry (Jura)
Participants : Lulu, Kakly, Julie, Isabelle.
Lulu : Nous montons désobstruer ce trou découvert par Jean-Bernard, au courant d’air prometteur. Julie et Kakly mettent de gros rochers dans le filet SDNO, Isabelle et moi les tirons en surface. Puis nous sortons un rocher qui menace de tomber au fond. N’ayant pas assez de matériel pour poursuivre, nous partons prospecter dans le bois alentour, sans résultat.

Dimanche 13 novembre ; EXERCICE SECOURS GOUFFRE DE LA CONCHE
Fays- Innimond (Ain)
Participants SDNO : Julie, Lulu, Isabelle, Philippe, Laurent.
Julie : Le rendez vous étant fixé à 8h, tout le monde sera présent vers 9h30….! L’équipe de gestion déjà s’affaire : inscription, pointage des présents, présentation rapide puis les CT prennent le relais en formant les équipes et en formulant les missions. Le secours peut commencer. Ravie d’être en ASV, je rejoins ceux qui partageront mon sort. A la dernière minute, remplaçant l’absence d’un chef d’équipe, La Gouille devra laisser seules les «drôles de dames» agir. A 10h sous le contrôle de Guy, Pascal et Bruno (qui en profitera d’ailleurs pour nous faire une libre interprétation des initiales A.S.V. que je ne vous livrerai pas ici pour épargner les chastes oreilles qui trainent sur la liste!), nous entrons dans le 1er puits des conches. La descente, toujours aussi agréable sera assez rapide. A -136m, nous croisons l’équipe de Philippe qui commence à équiper pour la remontée du brancard. Nous n’avons pas beaucoup à chercher pour trouver où installer notre point chaud : du sable, pas de boue, d’eau ou roches pointues, une zone sans danger… Nous posons les kits. Marie-France nous guide pour l’installation de la «transmission». Dès le 1er essai le son est fort et clair: le contact avec la surface est établi. Il est temps désormais de «planter la tente». Les choses s’arrangent plutôt bien et rapidement la chambre 3*** de la victime est montée. Tout est prêt, ça tombe bien, la victime arrive… (Hé oui, la victime a préféré attendre que tout soit opérationnel avant de se victimiser. Pas bête, hein!). Nous établissons le bilan primaire: Clémentine marchait, puis en raison d’une panne d’éclairage s’est retrouvée déséquilibrée en se tordant la cheville. Elle a chuté d’environ 2 mètres dans une faille. Elle souffre d’une forte douleur à la jambe droite… Le scénario est fixé il va pouvoir être communiqué au PC. Nous déplaçons la victime dans le point chaud et je reste avec elle pour «la nourrir» et lui passer la doudoune tandis que Valérie et Marie-France préparent le brancard. Le 2ème bilan est communiqué, tout se passe à merveille. Les puits semblant prêts à remonter notre blessée en surface, nous la sortons et, avec l’aide de plusieurs personnes nous l’harnachons. Un petit pipi, (d’ailleurs merci Valérie d’avoir alerté tout le monde sur ce fait! Je savais que je pouvais compter sur toi) et je file suivre Clémentine dans son ascension au rythme des «tractions», «conversion», «du mou»… Tout le monde s’agite pour faire au mieux et le résultat est là. Certains n’hésiteront pas s’étendre dans les passages étroits pour que la civière leur passe dessus. Malgré une remontée assez rapide, l’attente commence déjà à ce faire ressentir. Nous croisons les équipes une a une. Au détour d’un recoin, nous apercevrons Lulu, à son micro. Espérons qu’ils lui ont mis un forfait illimité! Quelques couacs sans conséquences ralentiront un peu la progression. Les 1er ressortiront vers 17h30/18h. Une journée pleine d’enseignement, d’approfondissement et de révision pour tout le monde!
Pour ma part je retiendrais :
-          Dans l’équipe AVS toujours une montre et un stylo tu auras ( merci M.France !)
-          Te vêtir très chaudement, tu devras.
-          Devant Valérie, jamais ton petit haut à fleur tu n’exhiberas
-          Plus d’un Grebac dans un puits trop ce sera…
-          Près d’un Meignin la glaise tu n’agitera pas !
-         Si un homme devant toi à la corde monte, jamais pour faciliter sa montée, «tu veux que te la tienne» tu ne diras… (z’avez vraiment l’esprit mal tourné !)

Lundi 14 novembre : PUITS PERDU DE PISSELOUP
Corcelles (Ain)
Participants : Julie, Loic, Lulu. TPST : 2 heures
Loic : Nous nous retrouvons chez Lulu vers 13h30, départ dans la foulée vers la grotte du puits perdu de Pisseloup, après une quinzaine de minutes de recherche nous retrouvons le puits, un petit apprentissage de quelques règles élémentaires et je m’occupe d’équiper le puits sous l’œil de l’experte (Julie), descente du P17 où nous apercevons une chauve-souris en plein sommeil. Après le P22 nous passons une étroiture qui nous mène au P10. Sortie du gouffre à la tombée de la nuit, nous rentrons sur Oyonnax où nous nous retrouvons, une heure plus tard, Lulu et moi au mur d’escalade.

Samedi 19 novembre : FONTAINE FROIDE
Belleydoux (Ain)
Participants : SDNO : Toutoune, Bébert. SSG : Stéphane Girardin
Toune : Rendez-vous à 9h15 au pont de Giron, Bébert a amené son échelle de 4m. La grotte ne coule quasiment plus, la sécheresse est exceptionnelle pour cette époque de l'année. Equipé d'un bi 7 litres à l'anglaise, Stéphane met le nez sous l'eau à 10h46, en attendant son retour Bébert et moi faisons quelques photos de la cavité aux parois extrêmement propres, blanches et érodées. Bébert récolte une bébête. 15 minutes plus tard je fais la remarque à Bébert, que Stéphane a probablement passé l'étroiture qui avait arrêté J-C Furlan et Charly Ruggieri en 1981. Bébert me répond, soit il est passé, soit il est mort. 11h08, une lumière dans le siphon limpide, ne confirme pas la deuxième hypothèse de Bébert, Stéphane émerge et nous explique qu'effectivement, cela devient étroit sur trois passages distinct, mais en poussant les bouteilles devant soi, cela devrait passer, ayant un petit problème de détendeur qui joue au tam-tam, il n'a pas tenté le coup, mais prévoit de revenir avec d'autres bouteilles, plus petites, plus lourdes et sans palmes Nous faisons ensuite une virée au pied des barres rocheuses de la Rivière Qui Tombe du Ciel, qui inspire fortement Stéphane, qui voudrait y faire prochainement une incursion éclair. Le professeur Bébert, nous fait un cours de géologie, en nous montrant des dépôts sous glaciaires. 13 h, nous décidons à trois, d'aller torturer Ursula, avec un piège à taupe, pour quelle nous donne les données topo de la Trouillette. Après l'accueil chaleureux, plusieurs cafés, chocolats suisses, et recherches dans les archives datant des années 80, pas de données de la Trouillette mais beaucoup de documents intéressants sur la région et  Bramaboeuf. 14h 30, nous nous quittons, Bébert retourne dans son Jura caca, Stéphane et moi poursuivons notre route sur Champfromier par le plateau et la route des Avalanches. Visite du point de vue aménagé du pont des pierres et son histoire géologique, nous apercevons en rive gauche de la Valserine une belle faille en falaise avec deux beaux trous à voir une prochaine fois, dissimulés derrière des arbres. 15 h, visite de Bramaboeuf (Chatillon de Michaille), jusqu'aux tuyaux suspendus, encore une fois Stéphane a bien envie de voir prochainement se qui se passe au fond de ce trou.

Lundi 21 novembre : GROTTE DE PREOU SUP.
Ruffieu (Ain)
Participants : Julie, Loic, Lulu.
Julie : Nous nous retrouvons comme d’habitude chez Lulu. Rapidement au parking, hâtivement changés, nous coupons à travers bois pour chercher la plaque d’égout sous les feuilles automnales. Nous répartissons les rôles, mettons les kits à la ceinture et fermons le casque qu’absolument personne n’a oublié dans le coffre de la voiture!! Brochés, les puits sont rapidement équipés. Les cordes en place à partir du 3ème puits ne font qu’accélérer la descente. La dernière verticale plein vide après une main courante aérienne n’est que du bonheur. Nous prenons pied dans une salle pour la pause repas et pause pipi. Restaurés nous pouvons désormais galoper dans la vaste galerie du père noël. Lulu emmène Loïc faire un détour souvenir auprès du siphon latéral où rien ne semble avoir changé. Après un petit puits nous commençons la partie méandriforme. De sympathique à chiatique, la progression devient chaotique. Sur le méandre, dans le méandre, à mi hauteur de celui-ci, les hésitations d’itinéraires et les demi-tours pour cause d’obstacle n’aident pas à la chose. Finalement, bien contents de nous, nous arrivons à la salle de l’étoile en à peine 1 heure! Loïc fera une descente et remontée rapide pour voir de plus près quelle tête à la suite. Dans l’euphorie du moment il se prêtera à confidence et à cheval sur ce méandre glaiseux, il me dira se croire réincarné en vrai petit suppo. L’étincelle dans ces yeux me ferait presque dire qu’il aime ça… Bizarre ce Loïc !!!!! Nous regagnons la base des puits sans problème. La remontée du dernier, plus étroit, sera un peu plus chiante mais finalement c’est assez vite que nous regagnons la surface! A la sortie nous croisons l’agriculteur qui tapisse le champ de lisier… Que celui qui a toujours pensé que la nature ça sent bon, vienne renifler mes bottes! D’ailleurs même pas peur, Lulu n’hésitera pas à se mettre sous le jet… Si ses cheveux se mettent à pousser d’un coup on saura pourquoi ! Je finirai par le conseil du jour de Loic : "Pour qu’aucun transfert de dernières gouttes ne se fasse sur la combi n’ai pas peur de secouer énergiquement par 3 fois. Mais méfie toi plus de 3 se pourrait être mal interprété! ". Décidément ça devient dur d’être la seule fille dans ces sorties!!

Lundi 28 novembre : GROTTE DE LA FELICITE
Chatillon en Michaille (Ain)
Participants : SDNO : Loic, Lulu, Julie, Raamin Samiyi . SCMJCB :Vistal.
Visite et découverte pour Raamin, professeur d’anglais au lycée de Bellegarde.

Mercredi 30 novembre : GROTTE DE LA TROUILLETTE
Champfromier (Ain)
Participants : Lulu, Bébert, Isabelle, Ghislain Lancel.
Ghislain : Ma première à la Trouillette: Mon intérêt pour la spéléo remonte à mon adolescence, avec les Eclaireurs de France de Beauvais (Picardie) où nous nous réunissions dans d’anciennes carrières de pierre de taille, sans grandes difficultés! En fait nous étions alors une bande copains, dont il reste de très bons souvenirs et quelques désagréments comme ces confitures et pâtes au carbure, tombées de nos lampes à acétylène…
Arrivé à Bellegarde en 2000, les hasards de la vie m’avaient fait rencontrer Lulu (pour un projet de mise à jour d’écuries présumées de Jules César sous le Camps-César de L’Etoile (Somme), puis Toutoune lors d’une balade au Pas-du-Bœuf et toute la bande des spéléos de la Trouillette. En liaison avec mon site Patrimoine et Histoire de Champfromier, je me suis passionné à nouveau pour la spéléo, en en particulier sur cette étonnante exsurgence, participant même à des relevés de pluviométrie. J’avais donc une forte envie de revoir la spéléo de l’intérieur mais, d’une part, je ne voulais pas perturber les premières sans cesse reportées à la galerie St-Valentin, et d’autre part, après une éventration et la pose d’une grille abdominale interne (20 x 25cm) à vie, deux opérations de cataractes et le port de lunettes, j’attendais de retrouver la forme et la confiance. Stéphane ayant réalisé son exploit, la période étant au calme, ce fut un grand plaisir que Lulu accède à ma demande et me propose une sortie pour ce mercredi, 13h30. Arrivés me prendre à la Chandelette avec Isabelle, elle a tout de suite montré ses qualités sécurisantes et eu toute ma confiance. Il faut un rechange complet, et un collant, je n’y avais pas pensé. Et pour les chaussures, celles de chantier, avec coque sécurisée en fer pour les orteils et où je suis très bien, iront parfaitement, même si je dois m’attendre à avoir les pieds trempés dès le départ… On arrive au parking et Bébert est déjà là. Et voilà, ça commence, on m’équipe, avec une belle combinaison jaune et un tas d’instruments qui n’existaient pas dans ma jeunesse, une poignée, un croll, des longes et un descendeur, du beau matériel… Par contre le baudrier, pas terrible, ce n’est pas le meilleur modèle et je n’ai pas de fesses… et celui du haut on n’arrive pas à bien le relier en serrant. Quant au casque, on change les piles, mais pour la tenue ça ne changer rien, j’ai une trop petite tête pour qu’il tienne bien… Bon, on va faire l’approche, jusqu’au trou supérieur. Il est environ 14 heures. Ce trou je le connais bien, je l’ai regardé plus d’une fois à la jumelle et j’avais repéré son approche avec les cordes de sécurité longeant la falaise. Mais non, je n’avais jamais emprunté ce chemin d’accès, trop risqué sans équipement, et très dangereux en cas de faux pas… Cette fois j’y suis, pour la première fois. Je fais donc un vœu, mais pas pour l’avenir, j’ai déjà eu tous les bonheurs avec Marie-Claude, non, je me contente de faire le simple vœu que tout se passe bien et il sera exhaussé! Néanmoins, il faut que j’apprenne à me servir de ce nouveau matos, ces deux longes, avec deux mousquetons à crocheter sur la corde de sécurité, un avec l’ouverture vers le haut, et l’autre vers le bas, comme ça, quelle que soit la tension de la corde, l’un au moins est toujours efficace. Dix fois il faudra passer d’une corde de sécurité à une autre, retirer un seul mousqueton et le placer sur la corde suivante, puis de même avec le second. Bon, c’est facile à comprendre mais ça ne change pas qu’il y a le vide à côté et je vois bien que je ralenti le groupe. Bébert, lui, est déjà arrivé. Mais Lulu et Isabelle sont merveilleux. De toute la sortie ils seront toujours à mes côtés, un en avant et un derrière. On a bien du mettre un bon quart d’heure, rien que pour cette marche d’approche, mais ça y est je suis au trou d’entrée dans la falaise. Je vais rentrer dans l’univers minéral. Changement de décor. J’avance de deux mètres. Je repère par terre deux bouteilles d’eau vides, j’aurais certainement soif aussi au retour. Inattendus, voici côte à côte un papillon cavernicole et une araignée à très longue pattes! Et puis voilà, la mare d’eau, on ne peut l’éviter. Heureux les spéléos avec leur bottes hermétiques. Plouff, moi j’aurai les pieds trempés jusqu’à la fin. Et ce n’est pas fini, maintenant c’est une mare de boue blanche qu’il faut traverser. Il faut faire un effort pour que les chaussures ne restent pas scotchées au fond de cette vase, du beau nom de mondmilch… La suite est sympa. On observe de très belles dentelles de calcite blanche, très petites et peu nombreuses mais très finement dentées comme les dents d’une mâchoire de requin. Isabelle et Lulu m’encadrent toujours, soucieux de mon état de forme, très bon. Bébert contribue à détendre l’atmosphère de quelques bonnes plaisanteries qui seront de plus en plus hard. Il fait aussi des photos, du moins essaye de faire marcher deux flashs à la fois, du raffinement en ces lieux! J’avais l’impression d’avoir déjà bien marché, mais on n’était pourtant arrivés qu’en haut de la salle de l’Horloge, autrement dit à 30mètres à vol de chauve-souris de l’exsurgence qui coule de l’autre côté. Aujourd’hui, après trois semaines sans pluies, l’eau est tout en bas, à une quinzaine de mètres sous nos pieds, surface immobile éclairée par nos puissantes lampes Scurion. Mais qu’il pleuve 10 ou 20mm et la salle se remplira déjà sérieusement… La voûte, elle, présente de jolies franges de calcite blanche. C’est le moment de faire un peu de microtoponymie, et de retrouver peut-être les idées qui ont prévalu aux choix des noms des lieux-dits de Champfromier il y a plusieurs siècles. Pourquoi la Salle de l’Horloge? C’est en référence aux galeries qui en font le tour. On est arrivé aux environs de 10heures, au dessus de nous la galerie des Conduits est à midi, on poursuivra à 2heures, et si on voulait revenir par l’exsurgence il faudrait descendre à 5heures. Mais avançons donc, on en est encore qu’au départ! Un premier puits à remonter, et c’est poignée, croll et pédales qu’il va falloir savoir maitriser, sans l’initiation auxquelles ont droits les jeunes sur des murs d’escalade… Celui là, ça se passe bien. Mais le deuxième est bien plus haut, environ 10mètres. Et là c’est la panique. Arrivé à mi hauteur, je n’arrive plus à me hisser. Il faut monter une jambe qui est dans la pédale et monter en même temps la poignée, mais je n’y arrive plus. J’ai la sensation que mon baudrier de fesses ne me maintiens pas, le croll n’a pas l’air assez serré, j’ai remonté mon pieds trop haut, je me retrouve avec le corps à l’horizontale et l’effort est trop important pour que je me redresse. Et quand j’y arrive, voilà que la corde tourne et que je me retrouve à regarder le vide au lieu de la paroi… Ne me donnez plus de conseils, j’ai besoin de reprendre mon souffle et mes esprits. Isabelle est merveilleuse, elle me calme, on attend un moment. Cette fois je fais de tous petits mouvements de montée du pied, et je sens enfin mes fesses soutenues et participant à la poussée. J’arrive enfin sur la plateforme. Je sais bien que je n’ai pas gravi l’Everest, seulement dix mètres, mais je reprends la tradition de l’arrivée aux sommets et fait une bise à Isabelle. La suite est presque une promenade. On trouve deux chauves-souris accrochées au plafond, des grands rhinolophes, la face cachée par les ailes. Encore un peu de toponymie, avec la Galerie du Chien. Non, ce n’est pas Bébert qui exerce ses puissantes cordes vocales à aboyer pour faire résonner les galeries, c’est le mode d’accès qui est retenu, on ne peut s’y déplacer qu’à quatre pattes, comme un chien. Promenade? En fait, d’après ce que j’avais cru en comprendre, j’imaginais ça comme un couloir du métro, avec du bitume sous les pieds… En fait, si l’on peut se tenir presque debout, il n’y a que les parois latérales et le plafond qui soit lisse. Le sol est constitué d’un amas presque continu de gros blocs, tombés du plafond, à une date indéterminée… On y marche toutefois sans difficulté, et sans risques, en tous cas beaucoup moins par exemple que lorsque on parcourt les lapiaz de surface pour le comptage des tétras, où l’on risque à tous moment de tomber de 2 ou 3 mètres dans une ravine cachée par les fougères… Grosse émotion que l’arrivée au siphon où Stéphane est parti la semaine dernière pour réaliser la première traversée et remontée complète de ce premier siphon terminal de la galerie St-Valentin. D’ailleurs, dans la «salle d’habillage» voisine, il y a encore une bonne partie de son matériel, impressionnant! Le retour est un vrai plaisir, l’usage du descendeur dans les deux puits ne me posant aucun problème, au contraire c’est une grande joie d’être suspendu dans le vide et de contrôler sa descente. Bebert continue dans les photos, et dans l’humour: Quelle est la différence entre la spéléo et le business? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’y en a pas, les fesses servent dans tous les cas…
On ne dira pas que la Trouillette, est un salon de coiffure, autrement dit le lieu où l’on cause, mais néanmoins il y a du passage! Au retour, nous croisons Stéphane qui vient déplacer son matériel. J’en profite pour lui exprimer mon bonheur d’être là et je ressens qu’il est aussi heureux pour moi que je puisse partager son univers. Si on avait su, on aurait pu lui ramener un peu de son matériel quand nous l’avions vu à l’entrée du siphon terminal. Je participe néanmoins avec Isabelle au transport de son très lourd propulseur sur quelques mètres très pentus, avant que Bébert ne termine son acheminement jusqu’au bord du siphon de la salle de l’Horloge. On sent que la sortie est proche, on retrouve les mares liquides et boueuses et les papillons qui sont maintenant en grand nombre. Etaient-ils déjà là à l’aller, hibernant pour passer l’hiver, où est-ce la fin de journée? Je regrette de ne pas avoir eu à ce moment d’appareil photo, car deux de ces papillons étaient positionnés face à face sur la roche et, de loin, donnaient l’illusion d’un grand et unique papillon aux ailes déployées.
On arrive aux deux bouteilles d’eau vides, la sortie est donc là. Mais surprise, il fait nuit noire, seulement éclairée d’un croissant de lune, autre moment d’émotion! Sans montre, je n’avais pas vu le temps passer, Marie-Claude, qui nous croyait partis pour 3 heures ou un peu plus doit s’inquiéter! On redescend le chemin d’accès, cette fois bien plus vite et dans la bonne humeur. Bébert en sort de plus en plus hard avec, on ne vous les citera pas… Surprise, une lumière en bas, c’est Jérôme qui arrive. Il nous demande d’attendre sur place, le temps qu’il retourne chercher sa caméra pour filmer notre retour dans la nuit à l’éclairage de nos lampes. Nous avons encore le temps d’échanger quelques mots avec Jérôme que je connaissais encore que par mail, la famille s’agrandit! Ce n’est pas fini, Lulu est déjà parti poser une sonde au bord du siphon de l’exsurgence. Je tiens absolument à y aller d’autant plus que je serais peut-être sollicité à l’occasion pour aller y faire un relevé informatique de ses données. Il serait intéressant d’affiner la forte corrélation existante entre les relevés pluviométriques (dont ceux de la Chandelette) et la montée des eaux, avec déjà un premier renseignement significatif enregistré lors des essais, une montée de 12 mètres en quelques heures après une seule journée de 15mm de pluie! Je suis stupéfait que ce siphon, auquel on accède en moins de vingt mètres et qui en période basse comme aujourd’hui ne fait pas plus de 18 mètres de longueur, soit le même que celui dont on a vu tout à l’heure l’autre extrémité au fond de la Salle de l’Horloge. Surpris aussi de savoir que ce siphon ne fut vaincu qu’en 1970 et que derrière se trouvait un complexe réseau d’un total de plusieurs kilomètres de galeries dont j’ai eu le bonheur d’en parcourir celle située le plus à l’est. S’il ne manquait le soleil et si la pente n’était si prononcée, on pourrait se croire au bord d’une plage de galets. Ils sont en effet innombrables ces galets de calcaire dur, modelés par le brassage des eaux vers le haut et vers le bas à chaque débordement de la vasque (qui pourtant est immobile en surface). Combien de milliers d’années ont été nécessaire pour en arriver là? En souvenir de ce mémorable mercredi 30 novembre 2011, je prends un de ces petits galets, de forme losangée, il rejoindra la collection géologique de notre petit musée de la Chandelette (n°464). Emotion aussi pour Bébert n’était pas revenu là depuis 40ans, à l’époque où c’était le seul passage possible. Lulu a fini la pose de la sonde, on remonte. De retour au parking, d’autres voitures sont là et d’autres spéléo prêts à aller aider Jérôme ou à d’autres sorties. A la Trouillette, ça n’arrête pas, c’est les 3 x 8! Je suis trempé des pieds au casque, ouff, c’est le moment de se changer. On retire les harnachements, on s’entraide pour défaire les hauts des combinaisons, et on se rhabille bien sec. Sauf que, j’ai oublié de prendre une chemise en rechange! Heureusement, Isabelle offre sa polaire. Bébert offre des biscuits, on passe un petit moment avec chacun. Au revoir Bébert, merci pour tout, et on remonte dans la voiture de Lulu. Un bonheur n’arrive jamais seul. D’abord c’est une harde de sangliers que nos phares braquent dans le champ de gauche juste avant d’arriver à la route goudronnée du Bordaz et surtout c’est un lynx dans les phares à droite du garage de Fafou. On ne le verra pas longtemps mais c’était aussi mon premier, un gros lynx, vu de profil et qui a fait demi-tour pour partir calmement se réfugier dans le bosquet d’arbres en contrebas. Un petit verre de vin de noix à la Chandelette et chacun regagnera ses pénates. J’ai vécu des moments émouvants en compagnie de spéléos passionnés et généreux. Merci à eux tous, en attendant pour eux d’autres découvertes, qui sait, une remontée définitive du siphon de la St-Valentin, ou une nouvelle galerie souterraine alimentant le captage communal et la cheminée d’équilibre de la vasque?

Samedi 3 décembre : PROSPECTION AU DESSUS DU MEANDRE DES AVALANCHES
Champfromier (Ain)
Participants : Vistal (SCMJCB), Toune (SDNO).
Toune : Arrivé à 10 heures sur le petit parking du chemin du Pas du Bœuf, nous y retrouvons Franck et Christophe parés à rééquiper le méandre. Le but du jour est de relonger la barre rocheuse soit par la base soit par le passage en vire, pour essayer de retrouver un indice qui nous permettrait de rejoindre l’actif du méandre en court-circuitant la partie infernale du trou. Très vite nous redécouvrons le FC 14 qui semble à l’aplomb d’une des cheminées remontantes du méandre et que j’avais préalablement mis en corrélation en superposant la topo et une carte IGN. Impénétrable pour nous, mais un petit mammifère pourrait y passer, comme par exemple le renard découvert par Frank au pied des grands puits ce jour même. Puis quelques mètres plus loin une faille qui semble partir en méandre impénétrable pour Vistal. Tandis que Vistal suit la falaise par la vire, je tombe sur un beau départ de puits de quelques mètres de profond, confortable et situé approximativement à la verticale des puits remontants de la partie active du méandre. Malgré une petite désob par Vistal, le puits reste complètement bouché mais nous laisse entrevoir une suite évidente. Nous remontons les bancs de falaise pour rejoindre la prairie des trois chalets. Une étape chez Ursula pour récupérer encore d’autres topos, puis apéro et spaghettis chez Jean-Jacques en regardant tomber les premiers flocons.

Samedi 3 décembre : GROTTE DE GOURNIER
Choranche (Isère)
Participants SDNO : Philippe, Laurent.
L’exercice de recherche a permis l’utilisation de nouveaux outils facilitant une évolution autour du fil d’Ariane, 5 plongeurs ont participé à cet exercice avec l’aide d’une équipe de gestion de surface. En même temps, trois stagiaires ont pu se faire la même en testant à tour de rôle les différents postes autour de la civière plongée avec une victime rafraîchie par la température du lac de Gournier. Un grand merci au gérant de la grotte touristique de Choranche, Laurent Garnier, pour son accueil et au soutient logistique de l’équipe du SSF 26.

Jeudi 8 décembre : GROTTE DE LA TROUILLETTE
Champfromier (Ain)
Participants : Lulu, Bébert.
Lulu : Nous nous retrouvons vers 14h au parking. La veille, Jérome est allé filmer la crue à l’entrée de la salle de l’Horloge. Il n’a pu y pénétrer, la galerie des conduits vomissant des trombes d’eau, et la salle étant remplie d’eau bouillonnante. Aujourd’hui, c’est plus calme. La salle est pleine et nous réalisons beaucoup de photos, avec le Nikon et plusieurs flashs. La galerie de la St Valentin siphonne et tombe en cascade dans la salle de l’Horloge. Quand nous ressortons, la galerie d’accès coule de toute part.

Samedi 10 décembre : GROTTE DE VAUX ST SULPICE
Vaux St Sulpice (Ain)
Participants : Isa, Julie, JB, Omer, Mustapha. SCS : Sylvain Saultier.

Samedi 10 décembre : REUNION COMMISSION PLONGEE
Lyon (Rhone)
Participants SDNO : Lulu, Nicolas.
Lulu : Réunion annuelle de la commission, avec désignation des cadres et objectifs à réaliser.

Dimanche 11 décembre : GROTTE DES FORGES
Moirans (Jura) 
Participants : Renaud, Loic, Nicolas.
Visite des parties explorées récemment. Découverte du portage à l’anglaise pour Loic.

Mercredi 28 décembre : GROTTE DE CHARIX
Charix (Ain)
Participants : Lulu, Bébert, Isabelle, Julie, Nicolas.
Lulu : Julie piaffe pour se mettre sous terre après son exil dans l’Aube. Elle propose Charix et nous allons voir le siphon. Il y a beaucoup d’eau, avec la neige, c’est de saison.

Jeudi 29 décembre : PETRIN DE LA FOUDRE
Choux (Jura)
Participants : Lulu, Nicolas, Julie. SCMJCB : Noelle.
Lulu : Séance d’initiation pour Noelle. Nous nous retrouvons sur le parking de l’hôpital à 10h30. La route entre Viry et Choux est glacée et Nicolas fait des frayeurs à Julie. Arrivés à bon port, nous nous équipons, et arrivons au trou sans être gênés par la neige, pas abondante. Julie nous fait un équipement nouveau (comme le Beaujolais). Noelle en profite pour se coincer sur la déviation nouvelle. Comme d’habitude, j’ai oublié une corde de 20m dans mes calculs et on triche en faisant un rappel. Julie ne me croit pas sur parole et regarde si elle peut remonter sans corde. Le lac est très haut et nous remontons un peu pour grignoter au sec. Puis nous ressortons pour voir si la neige annoncée est tombée. Il ne s’est rien passé et nous descendons laver le matériel au lavoir.