St Clément Basket 17L'histoire continue ...
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(extrait de la revue des 40 et 50 ans de l'USV)

Quelques évènements marquants

de l’histoire de l’U.S.V. de 1949 à 1999

 
 
Raconter ou plutôt résumer 50 années de la vie d’un club n’est pas aisée : se contenter d’aligner des nombres serait fastidieux et impersonnel.
Laissons à Madame Séjourné le soin de nous relater les tout-débuts du Club jusqu’à cette année 58 qui verra l’accession en Promotion d’Excellence, puis la terrible guerre d’Algérie qui annihilera tout le travail réalisé :
 
« En 1948, décision de créer un sport d’équipe pour occuper les loisirs des enfants de la commune : rugby et foot. Il fallait beaucoup trop de joueurs pour une petite commune de 470 habitants ! On commençait à parler du basket, ce sport fut donc choisi après réunion avec les enfants.
Un terrain en friche nous fut prêté derrière le « Moulin Beraud », les panneaux furent faits avec de vieilles planches, un forgeron se chargea des cercles et pour terminer les paniers, un vieux filet de pêche fit l’affaire.
Tout nouveau, tout beau ; aux premiers entraînements, tous les enfants étaient présents, mais petit à petit ne restèrent que les vrais « mordus » du basket : Franck Amelin, les frêres Barillon, Eugène Casseron, Jean-Pierre Chapitreau, Gilles Giraudeau, Jean-Pierre Goumard, Roger Lagord, Michel Massé, Jean et Pierre Plaire, André Séjourné. Ars nous avait proposé d’envoyer les enfants s’entraîner le jeudi avec leurs joueurs, ce qu’ils faisaient ayant tous des vélos.
Au début, nous ne faisions que des matchs amicaux contre Ars, St Martin et plusieurs clubs de La Rochelle (Rupella, St Eloi, les P.T.T., les cheminots).
Bien sûr, il n’y avait que des vélos pour se déplacer. Evidemment, tous les matchs furent perdus, mais il n’y eut jamais de découragement. Quant on avait marqué quelques paniers, c’était l’enthousiasme au retour.
Nous nous étions adressés à la Fédération pour avoir les règlements du jeu et la possibilité de faire partie de la F.F.B.B. C’est à la rentrée de 1949 que nous avons abordé les matchs officiels. Il y eut des moments pénibles dans les déplacements car il ne faisait pas toujours bien beau pour aller de Saint-Clément à La Rochelle, Chatelaillon ou Rochefort car c’était toujours le vélo le seul moyen de locomotion ! Un jour même, une violente tempête s’est déclarée en fin de journée, rendant leur retour impossible, ils ont du se rendre à la gare de Chatelaillon, faire enregistrer leur vélo et revenir par le train puis l’autobus après avoir téléphoné pour calmer notre inquiétude et le lendemain, ils refaisaient le même chemin inverse pour récupérer les fameux vélos.
Les premiers équipements de nos joueurs étaient constitués de shorts et de gilets de corps en coton blanc sur lesquels j’avais cousu des numéros avec du galon bleu-marine. Les enfants s’étaient cotisés pour acheter leurs premiers ballons (deux en tout : un pour l’entraînement, l’autre pour les rencontres officielles). Ces ballons étaient en cuir et devenaient lourds et glissants par temps de pluie, aussi avais-je acheté des gants de laine aux joueurs facilitant la préhension et la tenue de balle. Nous avions bien donné de bons principes aux joueurs mais il y avait trop de lenteur dans leur déplacements. Mon mari était tombé malade, il fut remplacé pendant trois mois par un jeune instituteur, M.Gaurichon, joueur de l’équipe national qui prit notre équipe en mains, et ce fut vraiment le départ de l’U.S.V.
La plupart des déplacements se faisaient dans le camion du ramasseur de lait, René Dorin. D’ailleurs, toutes les équipes sportives de l’Île se déplaçaient comme nous, en camion. Evidemment nous étions plus de neuf dans chaque véhicule et, un dimanche où toutes les équipes rétaises étaient de sortie, un chauffeur de taxi de Rivedoux avait prévenu les gendarmes que nous nous déplacions ainsi. Aussi, le soir du retour, étions-nous accueillis par la gendarmerie au grand complet qui nous a fait tous descendre pour nous compter et nous dresser procès-verbal. Après une réclamation collective auprès de la préfecture, le procès a été annulé. Mais consigne avait été donnée à tous les joueurs de toutes disciplines qui avaient l’habitude à la sortie du bac de rentrer au café se désaltérer, de ne pas mettre les pieds chez le chauffeur de taxi en question, tenancier dudit café. Il avait plus perdu que gagné dans cette affaire.
Puis pour nos déplacements hors du départements, nous avons pris un car de la régie que nous remplissions toujours avec nos supporters, qui payaient leur place et nous remboursaient notre déplacement.
Peu à peu , l’U.S.V. a pris de l’extension pour devenir ce qu’elle est actuellement, avec ses nombreuses équipes féminines et masculines. »
 Pierrette SÉJOURNÉ
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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