A 38 ans, le gardien de Quévy reste une valeur sûre de la P1 mais la concurrence fait rage à Quévy…
 
Que fait encore courir Grégory Delcroix ?

Delcroix : "Fêter le titre pour ma fin de carrière."

Le « Grand blond » (aux chaussures noires) est toujours aussi difficile à déloger de sa cage. Pour preuve, Marc Leroy n’a jusqu’ici toujours pas attribué d’étiquette de gardien numéro 1 dans les rangs des Sucriers malgré l’arrivée de Guillaume Dorange en provenance de Promotion.

A la question de savoir ce qu’il le motive encore à arpenter trois fois par semaine les terrains de provinciale, Grégory Delcroix ne doit pas réfléchir midi à quatorze heures pour répondre. « Assurément l’ambiance qui règne au sein du groupe ! Le fait que notre vestiaire recense bon nombres de copains est en effet pour beaucoup dans l’envie qui m’a poussé à continuer encore une saison. Quévy est aussi le club où j’ai fait mes premiers pas à l’âge de 8 ans. C’est une manière en quelque sorte de boucler la boucle. » Car la fin de carrière de Greg est proche, bien que cela ne soit pas l’avis de tous (voir ci-dessous). « A 38 ans, j’entame certainement ma dernière campagne. Certain ? Il est vrai que j’avais déjà dit que j’arrêterais cette saison mais bon…Certains signes me poussent à croire qu’il sera temps de ranger mes crampons en mai prochain. Des bobos mal soignés qui se font de plus en plus ressentir, la privation des beaucoup de choses pour être fit le dimanche, les entraînements…Avec l’âge, tout cela est de plus en plus lourd à supporter. » Croire que l’ancien gardien pâturageois se serait déparé de son moral d’acier sera toutefois mal le connaître. « Je compte en effet bien terminer ma carrière sur un titre avec Quévy ! » A bon entendeur…

 

Aussi à l’aise dans les airs que dans l’eau

Une fois ses crampons définitivement rangés, Grégory Delcroix se tournera vers ses autres passions. A savoir, la plongée sous-marine, la pêche et la moto. « En vacances, j’adore plonger en mer. On peut y voir des choses magnifiques ! Je compte m’y mettre plus sérieusement en rejoignant un club dès que j’aurai stoppé le football. » Le portier quévysien tâte également le goujon en compagnie de son paternel. « Mon papa s’occupe en effet d’un étang à Blaregnies où il y a 80 actionnaires. L’atmosphère chaleureuse qui y règne me plaît. Lorsque je ne devrais plus jouer en championnat, je pourrai me permettre de profiter davantage des apéros du dimanche midi… (rires)  » Une fois par semaine, il distille ses conseils aux jeunes gardiens de l’USQG89. « C’est agréable de les voir progresser. »

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Grégory Delcroix vu par Jean-Luc Gérard

Entraîneur des gardiens, Jean-Luc Gérard a travaillé en parfaite symbiose avec Delcroix pendant plusieurs saisons. « A Cuesmes tout d’abord durant 3, 4 saisons avant de se côtoyer durant deux saisons à Quévy. » Ce n’est plus le cas maintenant au regret de l’ancien responsable des gardiens quévysien. « Le fait de ne plus travailler avec des gars comme Greg me manque mais pas le milieu du foot en lui-même. Du moins actuellement. » Il ne tarit pas d’éloges sur son ancien poulain.  « Humainement, c’est un personnage très attachant. De l’extérieur, il laisse paraître l’image d’un grand dur et fort. Lorsque l’on prend le temps de gratter un peu, on se rend vite compte qu’il est très sensible. D’un point de vue sportif, je suis persuadé au regard de ses qualités qu’il pourrait encore tenir sa place deux ou trois ans. A condition toutefois qu’il y ait un coach pour entretenir son physique. Il dit qu’il arrête l’an prochain ? C’est certainement car il doit être déçu de la situation des gardiens à Quévy. Gardien est un poste où il faut beaucoup de confiance car la moindre erreur peut être fatale. »

 

Les qualités de Greg selon Jean-Luc Gérard ?

« Il a un excellent placement et une très bonne prise de balle. Il possède en outre un caractère de battant qui rejaillit sur l’équipe. Greg a la capacité de communiquer aisément avec sa défense. »

Les défauts de Greg selon Jean-Luc Gérard ?

« De temps à autre, il perd trop d’influx à répondre aux provocations éventuelles d’un adversaire. Il faut savoir le gérer à ce niveau car il pourrait vite prendre l’une ou l’autre carte rouge. » A l’image de cette saison face à Acren.

Delcroix sous la loupe

Age : 38 ans.

Parcours : Quévy, Aulnois, Soignies, Havré Haumont (France), Cuesmes, Hornu, Pâturages, Soignies et Quévy.

Meilleur moment de sa carrière ? le titre avec Pâturages en P1. Comme à Quévy, il régnait une ambiance très familiale. Au niveau sportif, nous avions réalisé une superbe saison et j’avais été élu meilleur joueur de P1.

Plus mauvais souvenir ? Ma saison avec Soignies en promotion. Le coach (NDLR : Zarbo) n’avait pas été très honnête avec moi. Tout comme le comité d’ailleurs.

Meilleur entraîneur côtoyé ? Alain Decuyper, le plus fort que j’ai connu.

Meilleur entraîneur de gardiens ? Noël Costa et Jean-Luc Gérard.

Meilleur joueur ? Difficile de ne pas en oublier mais un garçon comme Rogiero est impressionnant.

Meilleure ambiance ? A Quévy…

Equipe favorite ? Je suis un fan inconditionnel du Standard. L’an dernier, j’ai fait le déplacement jusqu’à Hambourg lors de la coupe d’Europe

L'incertitude fait débat

 

Au sein des arcannes du club quévysien, le non-choix de Marc Leroy pour le statut de gardien titulaire a provoqué quelques remous. Il est vrai qu’un gardien, quel qu’il soit, a besoin de sentir une grande confiance dans son dos pour être bien dans sa tête le dimanche. Or, depuis l’entame du championnat, un dimanche c’est Delcroix dans le but, l’autre semaine c’est Dorange.

 

« Entre Guillaume et moi, la concurrence est saine. Mais il y a eu un manque de communication avec les coaches et cela a d’ailleurs fait débat » confie Greg avec la franchise qui le caractérise. « On nous a dit un moment qu’on allait faire une tournante, puis que c’était moi le numéro 1 avant de faire marche arrière…Bref, rien n’a jamais été clair. Que ce soit Guillaume ou moi, on ne savait jamais qui allait débuter le dimanche. C’est n’est jamais évident d’évoluer dans ces conditions. Si je dois être numéro 2 ? Je me vois mal terminer ma carrière sur le banc, mais nous n’en sommes pas encore là.» Préférant éviter de mettre de l’huile sur le feu, le gardien n’en dira pas davantage.

 
 
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