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12 Mars 2016 : Cours de secourisme

https://www.youtube.com/watch?v=vq3JhWw5WpA
ou
https://www.youtube.com/watch?v=t6w6CFcOwfo


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Les Gestes qui sauvent :
Le 12 Mars 2016, nous étions invités par notre Secrétaire, Roger Fernandez, à suivre une première formation sur « Les Gestes qui sauvent ».
 
Nous étions 11, Jean-Marie C., Daniel D., Sylvie D., Dominique D., Sabine F., André F., Martine K., Pierre L., Jean-Claude M., Véronique S., Gilbert S., Paquita S.
 
Nos formateurs étaient Antonia et Bruno de la Sécurité Civile de Narbonne ADPC 11.
 
Ce document a été réalisé, avec les notes de Martine Kohler et celles de Pierre Lacroix.
 
Comment se protéger ?
Lorsque nous arrivons dans une scène d’accident, il faut tout d’abord évaluer les risques : Faire un état des lieux.
Se protéger avant d’intervenir
Si la personne blessée est au sol et s’il y a danger immédiat il faut pratiquer un dégagement d’urgence : Il faut protéger l’environnement de l’accident.
Peut-il y avoir d’autres accidents ? – Est-ce que les personnes sont en sécurité ?
Pourquoi cet accident : Malaise ou inhalation de gaz ?
L’accidenté est-il électrocuté ?
 
Sécurité extérieure :
Dans tous les cas, prévenir la sécurité, via le 112 ou le 15 (Samu) ou le 18 (Pompiers)
Le 112 est préférable (numéro européen), car il est relié par satellite !
Le 112, comme le 15 ou le 18 sont reliés au CODIS. (Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours)
A la personne qui vous répond, il faut donner : Qui, Où, Quand
Plusieurs informations : les noms des personnes, le lieu, les environs, le climat, les risques, décrire ce qu’on voit.
Surtout, il ne faut pas raccrocher le téléphone tant que les pompiers ne l’ont pas dit !
Il y a une application gratuite sur les portables « DFCI » qui permet de vous localiser par satellite. (Défense des Forêts Contre l'Incendie).
Pensez à enregistrer le numéro 112 d’urgence dans votre téléphone et le mettre en 1er dans l’ordre.
 
Comment secourir ?
Il faut protéger l’accidenté.
Penser à couvrir la victime blessée (couverture de survie) car le blessé refroidit vite. Même en été, il faut réchauffer un blessé.
 
Comment dégager un blessé qui est allongé à terre :
Pratiquer un dégagement d’urgence soit en tirant par les poignets, soit par les chevilles.
Attention, s’il y a des escaliers : il faut le faire par les bras.
Vérifier tout d’abord que la personne est bien inanimée en lui parlant et en demandant de vous serrer les doigts : S’elle ne réagit pas, c’est qu’elle est inanimée.
Penser à enlever les lunettes de la victime.
 
Par les poignets :
Se mettre en derrière le blessé, nos pieds à la hauteur de sa tête, pour le protéger.
Rester dans l’axe du corps de la victime qui est allongée à terre, sous une couverture si possible.
Prendre la position ¾ accroupie, prendre les 2 poignets de la victime et se mettre droit en se penchant vers l’arrière : le corps de la victime ainsi, glisse vers vous. Il ne faut pas forcer. C’est la force du corps qui va réagir.
 
Par les pieds :
Ne pas utiliser cette méthode, s’il y a des escaliers !!
Se mettre devant le blessé, nos pieds à la hauteur de ses pieds.
Penser à mettre les mains de la victime le long de son corps, sinon, vous aurez un problème lors du passage d’une porte. (Attacher les poignets avec une ceinture, par ex)
Rester dans l’axe du corps de la victime qui est allongée à terre, sous une couverture si possible.
Prendre la position accroupie, prendre les 2 chevilles de la victime (hauteur 20 cm environ) et se redresser au ¾ et ensuite, pencher votre corps vers l’arrière : le corps de la victime ainsi, glisse vers vous. Il ne faut pas forcer. C’est la force du corps qui va réagir.
 
Que faire en cas d’hémorragie ?
Il y a 3 sortes d’hémorragie : interne, externe et extériorisée (qui concerne le nez, les oreilles, l’anus, le vagin)
Il faut faire asseoir le malade sinon il fera un malaise.
Concernant le nez, il faut appuyer sur la narine qui saigne, sans mettre la tête en arrière, au contraire, tête en avant. Il ne faut pas faire le lever le bras.
Faire un point de compression : avec une étoffe, une serviette, un collant, boucher la plaie et serrer. De temps en temps vérifier si le flux est toujours aussi important.
Bien sûr, il ne faut pas enlever un corps étranger, tel un couteau, un bout de verre, etc)
Faire le point de compression plus haut !
S’il y a urgence vitale, il faut faire un garrot. Penser à écrire, près du garrot, l’heure de pose.
Ne pas mettre un garrot en bas de bras ni de jambe, sinon, on comprime les os.
Appliquer le garrot pour le bras, au niveau du biceps, pour la jambe au niveau de la cuisse.
Un foulard peut servir de garrot, le poser comme une écharpe en « chèche », serrer, puis via un stylo, faire le tourniquet et attendre les secours.
Pour une jambe arrachée, il faut comprimer au niveau de l’aine et appuyer très fort jusqu’à l’arrivée des secours.
Savoir faire la différence entre une hémorragie artérielle (flux sanguin discontinu) et une hémorragie veineuse (flux continu)
Attention, un garrot posé ne peut être enlevé que par un médecin !
 
Comment secourir ?
  1. S'échapper. 2. Se cacher. 3. Alerter
Il faut essayer de s’échapper le plus vite possible : il vaut mieux être dehors pour secourir que rester dedans et se faire tuer !
En cas de fuite, il est recommandé, si possible, d'aider les autres à quitter les lieux du danger, à ne pas s'exposer, à alerter les gens autour de soi et à les dissuader de s'approcher du danger.
Si la fuite est impossible, il est conseillé de s'enfermer et de se barricader, ou à défaut de s'abriter derrière un obstacle solide comme un mur ou un pilier, d'éteindre la lumière et de mettre son téléphone sur silencieux et sans vibreur.
Il faut mettre le téléphone en mode silence et essayer de contacter le 112 ou le 17 (Police) afin d’expliquer.
 
P L S : Position Latéral de Sécurité
Si une personne est inconsciente, il ne faut pas la laisser allongé sur le dos, par terre.
La victime risque de mourir !
Vérifier que la personne est inconsciente et qu’elle respire : Comment ?
Se mettre près de sa tête, lui poser la question : « est-ce vous m’entendez » et lui demander de serrer ses doigts sur votre main pour voir si la victime réagit.
Le PLS se pratique sur une personne inconsciente et qui respire.
Penser à enlever les lunettes de la victime.
Vérifier pendant 10’ qu’elle respire
En général, se placer à gauche de la victime, si vous pouvez.
Plier le bras droit vers l’épaule, placer la main gauche du blessé sur son oreille gauche en maintenant sa main, plier sa jambe droite, puis appuyer sur le genou pour faire tourner le corps sur le côté gauche, enlever doucement votre main de la tête du blessé puis basculer la tête de la victime en arrière et ouvrir sa bouche. (afin de respirer plus facilement)
Pour les femmes enceintes il faut basculer le corps du côté gauche à cause du cordon ombilical.
R C P : Réanimation Cardiaque Pulmonaire
Ne faire une RCP que sur une personne inconsciente !
On vérifie que les alentours de la victime, soient protégés.
Il faut se mettre à genou près du thorax de la victime
Pour se faire, vérifier via une demande à la victime (serrer les doigts, etc …)
Basculer la tête de la victime en arrière, afin de vérifier la respiration, en plaçant son oreille sur la bouche de la victime.
Essayer de sentir le pouls de la personne (10 secondes)
Est-ce que la poitrine se soulève ?
On place 1 main sur la poitrine (sternum) de la victime, via le plat de la main et la 2ème main par-dessus la 1ère main : Appuyez fortement sur le thorax. (environ 5 cm)
Pratiquer un massage cardiaque : 30 pressions à 2 mains, puis le bouche à bouche - respiration artificielle : 2 souffles à la bouche en bouchant le nez et reprendre, sans arrêt jusqu’à le « réveil de la victime » ou les secours.
Protégez-vous via un mouchoir sur la bouche de la victime.
Pour un enfant, la pression se fait avec une seule main, à la même fréquence et pour les bébés avec 2 doigts et pour la respiration artificielle seulement la capacité d’air contenu dans les joues.
Ne pas arrêter tant que les secours ne sont pas là.
Vérifier le pouls sur la carotide.
Une personne qui ne respire plus => le cerveau n’est plus irrigué en oxygène.
Sans oxygène, le cerveau perd 10% de ses capacités à chaque minute : Il faut aller vite !
 
D A E : Défibrillateur Automatisé Externe
N’utiliser un DAE que sur une personne inconsciente ! Vérifier en posant des questions à la victime. Exemple « Serrez-moi la main »
Tout d’abord, faire un RCP (Réanimation Cardiaque Pulmonaire)
Le cœur s’est arrêté : Il faut aller très vite.
Mettre le blessé torse nu, le cas échéant, raser s’il y a trop de poils.
Aller chercher un DAE dans les environs. Prévenir les secours via le 112.
On tire sur la poignet de l’appareil ou appuyer sur le bouton vert (No 01)
Une voix annonce : couper les vêtements du thorax du patient.
Lorsque le thorax est nu, ôter la protection de l’appareil
Enlever les protections des électrodes comme l’indique le dessin.
Placer les 2 électrodes comme le montre le dessin : 1 en bas du cœur ((à gauche) et 1 à droite en haut de la poitrine à droite, sur la peau nue du patient.
Le bouton No 02 s’allume : analyse
La voix du DAE qui a analysé le pouls, annonce :
«Ne plus toucher le patient, choc recommandé, écartez-vous du patient »
Puis à ce moment, il faut appuyer sur le bouton orange qui clignote (No 03), afin d’obtenir le choc au cœur (Dangereux pour une personne consciente : 300 joules en volt !)
La voix du DAE annonce : « Choc délivré »
Ensuite faire de nouveau un RCP
Le DAE vous dira s’il faut refaire un choc à la victime.
Continuer jusqu’à l’arrivée des secours.
Bonne chance.
 
 
Les formateurs de la Protection Civile nous ont conseillé de suivre la formation des premiers secours civiques de niveau 1 : PSC1
 
 
Merci à Antonia et Bruno.
 
Martine Kohler et Pierre Lacroix, le 12 Mars 2016

Résumé du Cours de secourisme

Réalisé par
Monsieur Fabien Santana le 7 avril 2012

But : il s’agit avant tout de réviser des connaissances qui ont été acquises autrefois mais qui ont évolué dans le temps.

1°) la protection en cas d’accident ou de malaise
Lorsqu’on intervient il faut se protéger d’abord soi même, puis la victime et ensuite les badauds et dans tous les cas protéger la zone d’intervention pour éviter le sur-accident.
2°) les procédures d’alerte
Les numéros de téléphone à connaître sont : 18 = pompiers ;  17 = gendarmerie ;  15 = Samu ;  112 = appel d’urgence européen. Tous les services de secours sont interconnectés.
Lorsqu’on appelle les secours il faut garder son calme autant que faire se peut et :
-          d’abord communiquer le lieu avec le + de précision possible…(d’où l’intérêt d’avoir un GPS si on est dehors dans la nature et si on se trouve dans immeuble avec code, préciser le N° du digicode pour permettre l’accès rapide des secours)
-          Préciser ensuite la nature du sinistre
-          Donner les caractéristiques de la ou les personne(s) victime (s)
-          Penser à donner le N° du lieu de l’appel téléphonique ou le N° du portable
-          On ne raccroche que quand on vous dit « c’est bon », car dans certains cas les pompiers vous basculent sur le médecin du SAMU pour qu’il puisse organiser les plus efficacement les secours
 
3°) les différentes situations d’intervention des secouristes. Ils peuvent être confrontés à :
3-1 La personne qui s’étouffe :
-          S’ii y a obstruction totale des voies respiratoires, dans ce cas : 5 claques vigoureuses entre les omoplates de la personne penchée en avant. On place le coude de son bras sur le bas du dos et on frappe avec le plat de la main entre les omoplates (on créé des vibrations provoquant souvent une toux qui peut déclencher l’expulsion du corps étranger.
 
è Après si ça n’a pas fonctionné on emploie des compressions abdominales (la personne est penchée en avant, mettre le poing sur la partie supérieure de l abdomen au creux de l’estomac, au dessus du nombril et en dessous du sternum .ce poing doit être horizontal, le dos de la main tournée vers le haut et placer l’autre sur la première, les avants bras n’appuyant pas sur les côtes, tirer franchement en exerçant une pression vers l’arrière et vers le haut.…on essaye 5 fois puis on alterne avec 5 claques, etc.…. (C’est appelé la méthode de  Heimlich)
 
-          si la personne est assise et s’étouffe, la laisser assise et suivre les mêmes techniques.
-          Si la personne est obèse pratiquer les claques dans le dos, si elle se retrouve allongée au sol se mettre à califourchon sur elle et appuyer avec ses deux mains sur  le  ventre en poussant vers le haut.
-          Pour un nourrisson on le place sur l’avant bras à plat sur son ventre. On maintien sa tête dans une position neutre avec deux doigts et on tape entre les omoplates…Si ça ne fonctionne pas on le place sur le dos et on effectue une pression raisonnée sur le sternum avec deux doigts (index + médius) tout en continuant à maintenir sa tête en position neutre (on crée ainsi une pression susceptible de chasser le corps étranger). Au cas où l’expulsion ne s’est pas complètement produite mais que le corps étranger reste dans la bouche, placer le nourrisson sur le côté et mettre la main doucement dans la bouche pour extraire l’objet….
 
-          S’il y a obstruction partielle (avalé de travers) : on rassure le sujet, et le place dans la position ou il se trouve le mieux. Prévenir les secours.
 
3-2 La personne saigne abondamment :
Symptômes : 2 cas sont à distinguer :
-          Si le saignement est extériorisé (vomissements et  / ou crachements de sang, etc.), il faut rassurer la personne et observer par où ça sort, si possible garder des prélèvements, et demander une aide médicale…
-          En cas de saignement de nez, mettre la personne en position assise et lui demander de  comprimer la narine qui saigne, la tête légèrement penchée vers l’avant pendant une dizaine de minutes. Si ça continue ou reprend : demander une aide médicale (prévenir pompiers, etc.).
-          Si le saignement est externe : on met une compresse. Si la compresse se remplit rapidement de sang alors il y a hémorragie. La seule chose à faire c’est une compression directe (c’est la technique la + rapide et elle est efficace dans 9 cas sur 10).
Action : d’abord lesecouriste se protège avec un gant, un sac en plastique, ou un vêtement (principe : mettre une barrière entre soi et le sang). D’emblée on allonge la personne puis on fait une compression directe et on comprime jusqu’à l’arrivée des secours ou selon le cas on place un tampon (pansement) relais qui maintient la compression (pour ce faire on peut employer un coussin hémostatique d’urgence [C.H.U.T.] achetable en pharmacie). Si un corps étranger est dans la plaie ne pas retirer le corps étranger qui peut faire bouchon mais il est nécessaire de comprimer tout autour du corps étranger.
 
3-3 La personne inconsciente :
Symptôme : elle ne réagit pas quand on la sollicite, mais elle respire (ce qu’on a contrôlé au préalable). On la place en PLS (Position Latérale de Sécurité) ce qui l’empêchera de s’étouffer. Surtout ne pas la laisser sur le dos (par exemple une personne en coma éthylique qui peux s’étouffer  en dormant car elle a perdu ses réflexes expectorants)
Action : On prend les mains de la personne, on lui demande de serrer la main, on se porte à sa tête, on essaye de voir si elle respire en plaçant sa joue près de sa bouche en abaissant son menton avec son pouce et son index (ce qui lui ouvre la bouche) et en observant la montée du thorax…Après avoir constaté qu’elle respire : on se place sur le côté de la personne et face à elle, on dégrafe ce qui la serre (chemise, pantalon ) puis on tire doucement sa main intérieure (c'est-à-dire la main qui est située du même côté que le secouriste) vers soi, en la pliant pour la placer près de la tête. On saisit ensuite la main extérieure de la victime que l’on place sur sa propre paume (paume contre paume) ; on fait pivoter en plaçant ces deux mains en contact sous sa tête. Avec sa main libre on saisit son genou extérieur et on le fait pivoter vers soi (le genou fait bras de levier). Le corps étant maintenant en entier sur le côté, retirer doucement sa main de dessous la tête et écarter la jambe qui vient de pivoter pour stabiliser le corps.
 

Cas particulier : on couche toujours une femme enceinte sur le côté gauche.
 En cas de traumatismes (fractures, etc..) effectuer le retournement du côté traumatisé.
 
è Dans tous les cas rester à côté de la victime, surveiller, et prévenir les secours.
 
3-4 La personne qui a un malaise :
 
Symptôme : la personne ressent un trouble mais : soit elle n’a pas  conscience de son origine soit elle en connait la cause et la mentionne, mais dans tous les cas elle est consciente et peut parler.
Action : dans tous les cas écarter les personnes autour, rassurer la personne et la mettre au repos. On lui pose des questions pour mieux connaître la situation et éventuellement informer les secours. Depuis combien de temps ressentez-vous ce malaise ? Est ce que ça vous est déjà arrivé ? Avez-vous été hospitalisé récemment ? Prenez vous un traitement lequel, l’avez-vous pris aujourd’hui ? Pour les appels de secours, si c’est un problème médical qui est détecté après ces questions, on fait le 15 (SAMU) qui met en contact avec le médecin régulateur.
On peut parfois constater des symptômes dont la victime n’a pas conscience (pâleur, sueurs, perte d’urine, la personne qui s’est mordu la langue, etc.) Il est important d’informer le médecin régulateur et de décrire ces symptômes.
Quand quelqu’un fait un malaise  ce n’est jamais immédiatement vital on peut donc prendre le temps de poser les questions nécessaire.
En cas de crise de convulsions ou d’épilepsie laisser passer la crise en écartant tous les objets qui pourraient blesser la victime, placer un coussin sous la tête,  ensuite parler à la personne et surveiller. Mettre en PLS si inconsciente. Prévenir les secours.
 
3-5 La personne a une ou plusieurs plaie(s) :
 
Symptôme : on examine la nature de cette ou ces plaie(s) : aspect, profondeur, étendue, cause, localisation sur le corps, mais dans ces cas on ne constate pas de saignement hémorragique dans un premier temps. On distingue les plaies simples des plaies graves.
 
Action :
-          En cas de plaie simple : on nettoie d’abord avec de l’eau, on sèche, on met un pansement. Si la personne utilise de la Bétadine à la maison on peut en mettre mais attention aux allergies. Demander à la personne si elle est à jour avec ses vaccinations contre le tétanos. Si non lui dire d’aller d’urgence faire un sérum chez un médecin.
-          En cas de plaie grave : la personne est moins ou plus du tout autonome, on met la personne au repos, on appelle les secours, on surveille (car risque d’hémorragie). Positions d’attente : Si la plaie se situe au niveau du thorax, placer la personne en position assise ; si c’est à l’abdomen la placer en position allongée et surélever les jambes ; si plaie est à l’œil lui demander de fermer les deux yeux en attendant les secours. On essaye dans la mesure du possible de couvrir la blessure avec quelque chose de propre.
 
3-6  Si la personne a des brulures :
Symptômes : On distingue les brûlures externes légères des graves en observant si leur surface est inférieure à la moitié de la paume de la victime. Dans ce cas il s’agit de brûlures légères. Dans le cas contraire les brûlures sont graves. Les origines des brûlures sont diverses : soleil, frottements, ampoules, chimie, accidents domestiques, etc. Toutes les brûlures chimiques et électriques sont d’emblée considérées comme graves.
 
Action : On refroidit dans tous les cas. S’il s’agit d’une brûlure causée par de l’acide on arrose pour diluer en faisant attention que les eaux découlement n’étendent pas la zone de brûlure.
-          Pour les brulures légères nettoyage à l’eau puis pansement puis demander si vacciné contre tétanos.
-          Pour les brûlures importantes étendre, calmer, appeler les secours.
 
3-7 La personne a une atteinte traumatique des os et/ ou articulations :
Cette atteinte peut être provoquée par des chocs ou des élongations.
Symptômes : On distingue les entorses des luxations et des fractures. Dans le cas des entorses, lors d’une randonnée, la personne n’est pas immobilisée et peut se déplacer après avoir reçu les soins appropriés. Dans le cas d’une luxation le membre luxé ne revient pas à sa position initiale, la personne en peut plus s’en servir.
Action :
-          Pour les entorses, le premier traitement et le plus efficace si rapidement mis en place est l’utilisation du froid : il est utile d’avoir une poche de froid ou un spray (moins efficace) que l’on place sur l’entorse. Puis on met une bande élastomère et la personne peut continuer la marche.
-          Pour une luxation : l’articulation se déboite mais ne se remet pas en place. S’il s’agit d’un membre inférieur installer la personne le plus confortablement possible la couvrir le cas échéant prévenir et attendre les secours. S’il s’agit d’un membre supérieur il est parfois possible selon le terrain que la personne se déplace vers les secours, le membre étant immobilisé par une écharpe.
-          Pour les fractures : immobiliser dans tous les cas, prévenir et attendre les secours.
 
è Prévoir les pharmacies en conséquence (CHUT, STRAP, Poche froid)
 
è En cas de chute maintenir l’axe tête, cou, tronc : on se met derrière la tête et on maintient la tête dans la position où elle est, on lui parle. Si la personne est inconsciente on choisit de la mettre en PLS.
 
4°) cas des piqures :
 
Pour les piqures de serpents ou d’insectes utiliser un aspi venin (vendu en pharmacie). Si on en a pas alors on essaye d’employer la chaleur en utilisant la partie incandescente d’une cigarette que l’on place à proximité de la zone de piqure (0,5 à 1 cm de la peau) aussi la victime le supporte. Pour les piqures de vives si on n’a pas de feu ou de cigarette faire marcher la victime sur le sable brûlant.
 
5°) cas où la personne ne respire plus :
 
Symptôme : La personne est alors en arrêt cardio-respiratoire. Souvent avant que le cœur s’arrête il est précédé d’une phase de fibrillation qui dure de 3  à 4 minutes maximum.
Matériel et technique : Il y a maintenant des défibrillateurs qui améliorent de 30 à 40%  le nombre de personnes sauvées. Le massage cardiaque fait par un secouriste va prolonger le temps de fibrillation jusqu’à 10 minutes. Mais plus le temps est long, moins l’appareil est efficace. Sur un Smartphone on peut télécharger un site intitulé « arrêt cardiaque », qui rappelle d’appeler le 15, qui donne le rythme des pressions cardiaques et qui donne les coordonnées du défibrillateur le + proche. Dans les modèles récents, les instructions sont données par un guide vocal.
Après le premier choc on regarde s’il y a signe de vie, au bout d’un certain temps ( environ 2 minutes) l’appareil va éventuellement programmer un second choc.
Action : Si on est seul on va d’abord donner l’alerte, puis on va chercher le défibrillateur s’il est proche puis on commence le massage, si on est deux on commence le massage tandis que l’autre donne l’alerte et cherche le défibrillateur.
Cycle de massage : on commence toujours par 30 compressions thoraciques puis deux insufflations puis on recommence. Si on ne peut pas faire du bouche à bouche, faire des compressions thoraciques en continu. Il existe des embouts qui permettent d’éviter le bouche à bouche direct. Pour le « bouche à bouche », basculer la tête vers l’arrière puis pincer le nez. Si pour une raison ou une autre il n’est pas possible d’insuffler par la bouche on peut insuffler par le nez à condition de fermer la bouche. Pour la compression thoracique  on se met à genou à côté du sujet, on lui fait face, perpendiculairement à son corps. On place une main sur le sternum (ligne entre les deux mamelons) puis l’autre main dessus la première mais de manière à ce qu’elles soient croisées puis on appuie et on comprime le thorax de 4 à 5cm. C’est la paume de la main du dessous qui appuie sur le sternum. Il faut compter environ 100 compressions par minute et le temps de compression est équivalent au temps de détente. Pour insuffler il faut le faire doucement deux fois de suite. On arrête d’insuffler quand on voit le thorax monter. Si une personne porte 1 ou plusieurs patch les décoller si ceux-ci se situent à l’endroit où on place l’électrode. Si elle porte un Pacemaker décaler l’électrode pour qu’elle ne soit pas sur l’emplacement du pacemaker.
.Dans tout les cas et même s’il n’y a pas accès à un défibrillateur, le secouriste continue le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours.
 
.Chez l’enfant, l’origine étant souvent respiratoire on va commencer par deux minutes de réanimation avant de donner l’alerte.
 
Cas particulier : Chez l’enfant et le nourrisson le problème étant le plus souvent d’origine respiratoire on va toujours commencer par 5 insufflations en bouche à bouche et  nez. Après quoi on continue le massage sur le même mode que pour l’adulte (30 compressions puis deux insufflations). Chez le nourrisson la compression thoracique se fait avec deux doigts sur la zone du sternum définie par l’axe entre les deux mamelons. L’insufflation se fait en principe seulement avec l’air contenu dans les joues.
On peut utiliser un défibrillateur dans le cas d’un enfant à partir de l’âge d’un an, mais jamais sur un enfant plus jeune.
 
H.R. 20/04/2012

Les gestes qui sauvent

La sécurité chez les Randonneurs de Cuxac :
Notre ami Roger Fernandez communique le 8/3/2016 :
« Suite aux attentats de 2015, l'état à mis en place une formation gratuite des "gestes qui sauvent" que nous avons adapté aux risques possibles lors des randonnées (l'alerte, les plaies, les fractures et le D.A.E),
La commission de sécurité des randonneurs Cuxannais, a programmé 3 sessions pour nos adhérents.
Chaque formation durera 3h. 
Ces sessions sont d'ores et déjà complètes ....
Faut-il en envisager une quatrième?
 
Le conseil d'administration est ravi de l'implication des randonneurs qui, ainsi , sécurisent au mieux nos sorties.
 
En cas de désistement, informez au plus vite, Roger, pour gérer au mieux ces absences.
Roger Fernandez le 8/3/2016
 
Les dates des stages et qui :
Le 12/3/2016 de 9h à 12h
Daniel D., Sylvie D., Dominique D., Sabine F., André F., Martine K., Pierre L., Véronique S., Gilbert S., Paquita S.
 
Le 2/4/2016 de 9h à 12h
Jean-François B., Marie-Claude B., Jean-Louis C., Sylvie C., Jean-Marie C., Michel F., Elise F., Antonio G., Marie G., Pierre L., Jean-Claude P., Nelly P.
 
Le 9/4/2016 de 9h à 12h
Bernadette B., Jacques C., Carmen C., Gilbert C., Françoise M., Maryse M., Claude P., Jean S.
 
 
Le lieu des stages :
ADPC11, Route de Crescent Chemin de Sainte Rose - Narbonne
Face au KFC
 
ou