Pierrelongue fut habité depuis des temps immémoriaux. Sur la montagne des Ayguiers, truffée de grottes néolithiques, des chercheurs viennent de mettre au jour les ruines d’un oppidum celte ou gaulois. La découverte de nombreuses monnaies romaines sur les collines voisines indique une forte présence humaine à l’époque de César.

Par la suite, Pierrelongue tombe, comme beaucoup de villages environnants, sous la coupe des barons de Mévouillon. Ceux-ci laissent notre village en fief à d’autres seigneurs, comme les Adhémar de Montélimar pratiquement jusqu’au 16e siècle.

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Pendant la première moitié du 14e siècle, une guerre épouvantable éclate entre Hugues Adhémar, notre seigneur de l’époque, et la famille des Baux (probablement Agoult des Baux, seigneur de Brantes). Ce dernier fera tuer toute la population de Pierrelongue, sans exception, et raser complètement le village qui s’étendait sur les hauteurs, en face de la montagne de Bluye. Seule demeurera la tour de guet, perchée sur son rocher, plus bas sur la rive de l’Ouvèze, là où s’étend l’actuel village.
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Pierrelongue restera sans habitant pendant plus de 150 ans, jusqu’en 1518. Cette année-là, le seigneur du fort inférieur de Mollans, Dominique de Parpaille, propriétaire également des ruines de Pierrelongue, décide de repeupler le village, mais autour du rocher cette fois. Il fait venir des scieurs de long auvergnats afin de défricher la montagne de  Bluye et leur offre de s’établir sur place à des conditions très intéressantes. Ils feront souche et seront à l’origine des plus anciennes familles de Pierrelongue…
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Quelques dizaines d’années plus tard, les guerres de religion seront vécues très douloureusement dans la région. Notre village assistera impuissant à l’incendie de la nouvelle église St-Brice. Elle ne sera reconstruite que vers le milieu du 17e siècle.
Les années révolutionnaires ne font pas beaucoup de remous à Pierrelongue. Il y eut bien quelques épisodes, tantôt dramatiques, tantôt cocasses, mais rien à voir avec les tragédies que connaissaient les grandes villes.

En 1824, un conflit éclate avec Mollans à propos du droit de passage sur la montagne de Bluye. Il fallut trois jugements en l’espace de 20 ans pour régler ce problème dont l’origine se situait en 1749, à l’occasion d’un accord passé entre le seigneur de Pierrelongue et les Mollanais devant le parlement de Grenoble.

En 1864, arrive à Pierrelongue l’abbé Pascaly qui fera construire la célèbre chapelle sur le rocher planté au milieu du village, probablement l’édifice le plus photographié des Baronnies !

La fin du 19e siècle marque l’essor du moulinage, l’industrie du ver à soie. Pierrelongue aura aussi sa « fabrique ». C’est aussi l’époque de la construction de la voie ferrée Orange – Le Buis, avec le plus important ouvrage d’art de la ligne : le pont métallique sur l’Ouvèze et le tunnel à la limite de la commune de La Penne.
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