Pol et Mique:
journal objectif mensuel

les restos du CŒUR ...

Les restos du cœur…
 
Je vais me prendre une fois de plus des commentaires acerbes s’ils ne sont injurieux. Quand on aborde un sujet si sensible, il faut s’attendre à ces propos.
 
Voilà ! Il faut dire stop ! Stop à l’hypocrisie ! Stop à cette honte que l’on cache ! Stop à cette société qui se voile le regard, pour que rien ne change surtout et laisser aux jambes de bois les pansements qui leurs vont si bien.
 
Les restos du cœur, cela aurait pu être un autre organisme, plus ou moins religieux, mais ce jour ce sera les restos du cœur. Il faut rappeler que Coluche les a créés pour qu’il ne dure dans le temps, et bien pire cette institution est devenue presque une société parallèle que l’autre se refuse d’absorber.
Et chacun y trouverait son compte à ce que disent ceux qui se sont lavés la conscience. Au premier rang les bénévoles qui, sous le couvert du bénévolat, se trouve une âme de secouriste de saint Bernard des jours de d’hiver. Voici donc comme on trouve refuge dans un système qui refuse d’absorber la misère, en se glorifiant d’un titre présomptueux de bénévoles. Puis crescendo, nous rencontrons bien pire, ces premiers ne sont pas toujours bien conscients des limites du problème. Ensuite il y ces artistes, bien heureux de s’amuser durant ensemble durant quelques semaines, pour retrouver un public qui les avait un peu oubliés. Et pour nous donner des leçons avec arrogance, vous les petits du peuple donnaient, donnait et achetait le DVD, venez dépenser votre peu d’argent pour voir le spectacle, pendant ce temps, nous on s’amuse et dort le soir dans des palaces, sans rien débourser un rond de notre poche. Déjà qu’on fait les restos du cœur, il ne faut pas exagérer non plus.
Ensuite il y a les médias, ah les médias ! qu’ils soient de papier ou de télé ou de radio, les présentateurs aux revenus abusifs, encore une fois nous font la leçon en criant dans le micro : Donnez, donnez… nous, déjà, on rentre chez vous pour vous passer le message…
Et puis, les pires…le haut du chapeau, le système politique et social, qui, en refusant de régler le véritable problème de notre société, laisse faire ces associations pour aussi se donner bonne conscience.
 
Alors, tous savent que cette situation est due aux manques de travail et aux loyers abusifs dans les grandes villes. La misère est une menace pour les petits, on les tient ainsi par les couilles et si ils crient trop fort on sert bien fort… le travail un serpent de mer, un long serpent de mer… mais personne n’en parle des bénévoles, au chanteurs, le business de la pauvreté.
 
Alors il faut changer et au lieu de s’égosiller, de crier pour rien, il faut changer le destin des plus petits. Il faut cogner sur les plus riches, les artistes, les sportifs, les journalistes, là où la misère se crée. Il faut arrêter de les admirer, arrêter d’acheter gala, arrêter de croire au grattage.
 
 
Voilà ! Il faut dire stop ! Stop à l’hypocrisie ! Stop à cette honte que l’on cache ! Stop à cette société qui se voile le regard, pour que rien ne change surtout et laisser aux jambes de bois les pansements qui leurs vont si bien.
 

la personnalité du mois.

Ce médecin …
 
Bien entendu, il est docteur aussi, comme d’autres docteurs qui ne sont pourtant pas médecin. Tous ne soignent pas que l’homme et l’animal, c’est une autre discussion qu’un jour nous aurons.
 
Ce médecin, n’est pas si vieux pour autant, un quadra qui, déjà jeune fut du monde ou sans frontière, je ne me souviens plus. Ce médecin a un cabinet bien entendu qu’il partage avec un autre, mais là s’arrêtera toute comparaison avec les docteurs qui soignent des clients qui ne sont plus patients, ces soignants qui ont oublié le serment d’Hippocrate pour le serment d’hypocrite.
Mais ce médecin, il n’est pas hypocrite, il ne soigne que des patients, dont il prend des nouvelles quand il croise un voisin ou de la famille. Ce médecin se réserve une matinée, pour aller rencontrer à l’hôpital, ceux qui y sont obligés, et s’arrête sans ponctionner chez un malade pas bien pour simplement prendre des nouvelles et un café bien chaud. C’est un homme quoi qui a des couilles, encore humain pas comme la plupart… vous me comprenez bien.
Ce médecin, aussi, soigne ceux qui ont peu de moyen sans surtaxer qui que ce soit. Ce médecin c’est un mec bien. Je ne citerai pas son nom (il existe pourtant bien), pour une belle raison, tant de malades ne sont pas mieux que des mauvais docteurs, je ne voudrais que son temps soit mangé par ceux qui ne le méritent pas. Il y a tant de pauvres gens qui ont besoin d’un médecin comme lui. Il ne roule pas en grosse allemande, non mais il vit bien tout de même, son sourire contagieux montre comme il est heureux… ainsi…
 

la texte du mois: michal

Itinéraire.
 
Sur le chemin abrupt menant aux vérités,
L’horizon perpétuel est toujours embrumé.
Mes groles usées déchirent, saignent mes pieds,
Le pas est si lent et déjà bien fatigué.
Dis ! A-t-on vraiment encore raison d’y croire
Quand on bout des riens se noie si profond le noir ?
Dis donc ! Y a-t-il vraiment un bout au chemin
Là où finiraient et choiraient tant de destins ?
J’use le cuir des groles sans vraiment marcher
Je ne trouve que la misère à rencontrer !
Nul ne respecte donc plus aucune valeur
Plus gelés que mes doigts de pieds sont donc les cœurs !