Pol et Mique:
journal objectif mensuel

la honte du mois: michel edouard leclerc...

michel édouard leclerc…
 
Il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche, d’argent est peu dire, d’or ne serait pas de trop. C’est sans doute pour ceci que ce monsieur n’a plus de valeur.
Comme beaucoup d’autres comme lui, patron de société de distribution, son unique but est de grossir son chiffre d’affaire et surtout son compte en banque personnel. Certes il n’est pas le seul… mais il est le pire. Sous promesses de créer des emplois, il en supprime à la pelle, ses acheteurs sont les plus féroces du métier, sans état d’âme sur les emplois qu’ils suppriment partout, dans tous les domaines, que ce soit dans l’agriculture, dans l’industrie agroalimentaire, ou dans l’industrie tout court.
Monsieur leclerc vous vend des fruits et légumes qui viennent d’Espagne, des produits pollués d’engrais chimique, de désherbant chimique, comme round up.
Ce monsieur vous vend pas cher vos cancers de demain et cela ne l’empêche pas de dormir. Mais ne vous inquiétez pas pour lui, il ne consomme aucun produit vendu dans ses grandes surfaces… pas folle la guêpe…
Pour un mec qui a été scolarisé chez les curés et enquillé au PSU, il y a de quoi être étonné. Comment peut-on devenir un empoisonneur, un destructeur d’emplois avec un début de vie si prometteur… ?
Et il continue, il tue les petites librairies, il tue les petites pharmacies
Je peux comprendre que les personnes au budget bien modeste, fassent leurs courses chez leclerc, mais quand j’y vois des voitures allemandes qui valent quelques dizaines de milliers d’euros, je suis choqué.
Monsieur leclerc, les personnes qui prennent votre enseigne en franchise, le fond uniquement parce que les marges sont beaucoup plus importantes que les autres enseignes. Certes les prix de vente sont un peu plus bas qu’ailleurs, mais surtout vos prix d’achat sont extrêmement bas. Et quand on dit extrêmement bas, cela veut bien dire destructeur d’emplois, achats à l’étranger, monsieur leclerc. Quand afficherez-vous sur vos étiquettes en TRES GRAND l’origine de vos achats et le taux des produits CANCERIGENES. Quand afficherez-vous sur vos fringues vendues, l’espérance de vie des enfants qui teignent les tissus et de ceux qui les cousent dans des conditions d’esclavage inimaginable.
Je pourrais encore en dire sur vous « fils de » vos concurrents sont de la même trempe que vous, mais vous… vous êtes le pire.
 

la personnalité du mois.

Monsieur Romi… 
 
C’était un personnage, je dirais que c’est toujours un personnage, un homme engagé dans des valeurs qui vont vous paraître désuètes…mais…
C’est de son engagement envers les gamins de Colombelles dans les années 1960, dont je parlerai aujourd’hui.
Je ne veux pas dire comme les bons vieux cons, comme moi, que c’était mieux avant… c’était une autre vie, mais il est certain que les valeurs d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que celles d’autrefois. Et si autrefois, les enseignants étaient respectés, ils s’engageaient aussi dans leur métier.
 
C’était un instituteur… c’était mon instituteur, pas qu’à moi, non, de plus je n’étais pas une lumière, mais je respectais cet homme.
A cette époque où les villages devenaient des villes, l’école s’adaptait aux espaces disponibles, dans les villes ouvrières, ce n’était pas un problème. Notre classe n’était pas à l’école, trop petite… mais dans l’ancienne mairie : la maison du peuple (tout un programme). Chaque matin, pour autant, nous nous regroupions à l’école, L’ECOLE (qu’on aime ou n’aime pas c’était L’ECOLE, surtout pour nos parents qui l’avaient stoppée souvent bien avant le certificat d’étude vers 12 ans, il fallait bien traire les vaches le matin à la ferme) puis, les deux classes réunies, en rang par deux (presque l’armée déjà !) nous retrouvions nos classes. Là, se passait un évènement particulier, l’inspection des élèves…
-Montre tes dents ! Dis va les laver ! Voilà une brosse et du dentifrice et ne fais pas mine…
-Montre tes mains toi donc ! Va les laver et frotte bien je vérifie…
-Dis donc toi tes ongles sont sales ! Tiens une brosse et nettoie bien sous les ongles…
-Et toi donc va te coiffer ! Tiens un peigne tu le laisses tremper dans l’eau après…
Ainsi de suite et chaque jour, la coopérative servait à acheter de quoi être plus présentable, ainsi que les cahiers, les crayons, les livres étaient fournis par l’école…
Et pendant la récréation, Mr Romi et l’autre enseignant nous surveillaient, surtout son fils qui était dans notre classe et qui se devait être exemplaire.
Pour ceux qui mangeaient à la cantine, retour à l’école, et les enseignants mangeaient au milieu des enfants de leur classe… un autre monde n’est-ce pas !
 
Les enseignants étaient respectés par les élèves et les parents, mais ils respectaient aussi leurs élèves et l’ECOLE…
 
Il n’y avait pas de voyage de fin d’année… mais l’essentiel était là… il me semble.

la texte du mois: michal

Une petite histoire  d'A.
 
Je souhaiterais écrire une histoire
Qui s'évanouirait trop tôt dans le noir
De l'encre d'un regard abandonné,
Sans mot, sur une feuille évaporée.
 
Je souhaiterais, une histoire écrire
Que chacun ici bas ne pourrait lire,
Une histoire dans des murs sans oreilles
Qu'une nuit blanche raconte au soleil.
 
Je voudrais, une histoire, raconter
Sous un ciel bleu sans une seule nuée,
Où ne pourraient jamais, de pseudo dieux,
Chuchoter des propos trop incidieux.
 
Je voudrais, une histoire d'un instant,
Écrite en perturbés éffleurements
Qui ne nous laisseraient indifférents
Où se tairait las, le ressentiment.
 
Je veux conter une histoire assoupie,
Une lueur dans un ciel assombri
Qui ne regarde pas et plus  personne
Que ne regarde jamais plus personne.
 
Je voudrais, une parenthèse, écrire
Contant l'insignifiance d'un sourire
Où l'être devient si peu conséquent
Que chacun le regarde transparent.
 
Je veux, une presqu'histoire, conter
Qui serait, déjà, presque terminée
Un bout du temps qu'on ne peut éffacer
Et restera en douleur d'un secret.
 
Je voudrais, le presque interdit, écrire
Qui ne l'est que si quelqu'un peut le dire,
Un peu plus loin que soupire la pensée