Pol et Mique:
journal objectif mensuel

la personnalité du mois.

Maison ouverte.
 
Cette maison avait des murs, un toit, des portes et des fenêtres, des volets même, des persiennes en métal pour se protéger des voleurs, de couleur jaune. Mais qu'y avait-il vraiment à voler dans cette maison ?
Rien qui n'avait de valeur matérielle, mais un trésor, un trésor qui ne peut pas se voler… le respect.
Le respect de son sang… voire plus, une sorte de sentiment viscéral, de l'amour… en quelque sorte.
C'est ainsi que dans cette maison à peine terminée, le plâtre à peine sec, du fin fond de bretagne, de la campagne près de Quemper Guézenec, la grand-mère est venue s'échouer en Normandie près d'une usine de cimenterie, puis la maman d'Anne, aussi. Ces bretons victimes de la désertification des campagnes, sans retraite, presque sans revenu. Pour peu de temps pour finir le..urnerait à regret r la c devient lours à porteraine...m sur le strottoirs l'nt trop loin! voyage de la vie…
Puis les frères d’Anne, aussi sont passés par la case maison, pour plus ou moins de temps, pour Job c’était épisodique, pour Guillaume, une autre histoire encore. Il y eut la fille de Guillaume, fruit d’un amour bâclé avec une Jersiaise, Mireille, elle avait une dizaine d’années quand Guillaume est décédé et la maison lui fut offerte…jusqu’à ce que ses grands-parents jersiais, sous le couvert d’une loi anglaise,  l’enlève…
Cette maison avait des murs, un toit, des portes et des fenêtres, des volets même, des persiennes en métal pour se protéger des voleurs, de couleur jaune. Mais qu'y avait-il vraiment à voler dans cette maison ?
L’amour de ma mère… qu’elle aimait partager, elle n’était pas égoïste cette femme, et pourtant quelques-uns et quelques-unes la salirent, même dans ses plus proches. Les personnes qui partagent ne sont pas toujours bien vues au pays des égotistes exacerbés.
Je suis fier d’avoir connu cette femme qui fut ma mère, et qui mourut d’un accident de circulation, comme quoi ceux qui donnent ne sont pas toujours récompensés de leurs bons gestes…

la honte du mois: l'eglise d'ici ou d'ailleurs...

L’église...d’ici ou d’ailleurs.
 
Pour que mes propos soient clairs, je suis athée, et qu’importe le chemin de la pensée qui me fait athée, ce n’est point, ce jour, le sujet.
Le sujet du jour est l’abandon d’églises voire d’autres édifices religieux. Et pourtant s’il y a quelque chose qui mérite du respect, c’est bien ce que des hommes ont construit avec leurs mains, avec leur sueur, quelquefois en y laissant leur vie.
Je respecte ces personnes-là, non les commanditaires non, mais ceux qui s’y sont usés.
Et quand je vois ce qu’en font les croyants aujourd’hui, j’ai honte pour eux.
Je vais vous parler de l’église Clinchamps sur orne… Le bâtiment actuel date en trois parties de la fin du XIe siècle, du XIVe siècle et du XIXe siècle.
Elle est fermée aujourd’hui pour cause de sécurité. Ce serait le sol qui se déroberait sous le poids de l’inconsistance de ceux qui ne veulent pas payer…
Il faudrait engager des travaux pour que l’édifice retrouve une vie…
Alors on va taper les gens pour qu’ils donnent, qu’ils donnent et qu’ils donnent encore… trois fois ils ont donné pour s’entendre dire qu’il ne reste presque plus rien de ce qu’ils ont donné…l’argent a servi à payer des sociétés d’expertise…et toujours fermée est l’église…
Et toujours il faudrait de l’argent, et les croyants s’en foutent royalement, ce n’est pas à ceux-ci de payer ce chantier. Ce serait à la commune de payer, ou un mécène !
Ah c’est chouette un mécène, il donnera peut-être de l’argent pour faire des travaux et oubliera ceux qui crèvent de faim sur les trottoirs de la ville d’à côté…
Mais quel mécène, l’ancien maire avec tant d’hectares, il pourrait en vendre quelques-uns pour montrer l’exemple… mais non les vieilles bigotes peuvent tordre leur bas de laine…
Alors en attendant, laissons la bâtisse se délabrer, tant pis pour les croyants… ils iront dans un bled d’à côté pour célébrer la fin de leur vie.
Les églises, même en activité, sont vides, à part quelques pékins qui s’y croient encore, les croyants les plus jeunes ne veulent plus se lever pour aller à la messe, ils ne cotisent plus au denier du culte, (mais putain mes vacances sur la côte d’azur) ils trouvent même toutes les excuses du monde pour ne plus aller à confesse…il est vrai que le poids des péchés devient lourd à porter…
Je suis athée et j’ai honte pour eux…la terre ne tournerait plus qu’à regret…
 

la texte du mois: michal

Il y a quelque chose qui cloche..
 
 
Ne te fie par qui sonne faux le glas
Quand elle n'a de ratifié visa
Pour un voyage ressassé vers Rome,
Et ne plus jamais revenir en sonne.
 
Oubliant celle, sur le trottoir, trop ivre
Dans les trop longues nuits blanches de givre
Quand les coeurs de pierre égoïstes gèlent
Les espoirs et les sentiments rebelles.
 
En ce lieu n'est de cloche qui raisonne
Il n'est que des imbéciles qui sonnent,
Il ne faut écouter que le son, d'une
Au grand risque d'entendre l'infortune.
 
Dans ce pays fuyant des clochemerlines,
Les maudits des pavés mouillés d'urine
Ne la tapent qu'en rêve égratigné,
L'estropié ne marche qu'à cloche pied.
 
Fondue par le saintier pour nous chanter
Le rappel aux devoirs d'humanité,
L'idiophone, dans le vide résonne
Le croyant n'entends plus quand elle sonne.
 
Le tocsin s'affole, pour presque rien
Personne, plus un seul zélé humain
Ne court aux secours de son voisin,
Il peut crever pendu à son destin.
 
Bourdon est tel la sonneuse, fêlé
Au son lourd, balancé sous le clocher,
Pour que le marteau cogne fort l'airain
Et crie tout à l'alentour son dédain.
 
En ce lieu n'est de cloche qui raisonne
Il n'est que des imbéciles qui sonnent.