Oui, aujourd'hui ! La Cie
Après une création au Théâtre du Hublot « Nema » mis en scène par Marie Ballet est actuellement à l’affiche du théätre de l’Opprimé. Issu d’une commande d’écriture ce texte signé Koffi Kwahulé met en lumière au gré d’un style soutenu la violence ordinaire dont sont victimes les femmes. Une partition difficile et exigeante où s’illustre avec brio la jeune comédienne Marion Amiaud.
 
Nema est domestique chez Idalie et Benjamin, couple bourgeois en apparence idyllique et amoureux. Mais Idalie est récemment devenue la supérieure hiérarchique de son conjoint et celui-ci entame une série de violences psychologiques sur sa femme pour retrouver une apparente domination. Idalie réalise en parallèle que Nema est victime de son côté de violences conjugales physiques. Les deux femmes deviennent complices tandis que l’étau autour d’elles se resserre.
Après un premier travail sur la violence faite aux femmes en Orient, Koffi Kwahulé s’attache donc à explorer son pendant en Occident. Avec ce texte percutant, preuve est faite qu’aucun milieu social ni qu’aucune culture n’échappe à ce fléau. La violence ordinaire se glisse ici subrepticement là où on ne l’attend pas et ne cesse de grandir par ailleurs là où elle est déjà reine. L’écriture et la mise en scène renvoient à cette omniprésence sournoise et malfaisante au terme d’une dramaturgie éclatée, une parole chorale, des fragments qui s’imbriquent les uns dans les autres, entrainant le spectateur et l’acteur dans un labyrinthe angoissant. Pour sûr il n’y aura pas d’issue, malgré les fleurs et les pardons réc...
 
 
 
Après une création au Théâtre du Hublot « Nema » mis en scène par Marie Ballet est actuellement à l’affiche du théätre de l’Opprimé. Issu d’une commande d’écriture ce texte signé Koffi Kwahulé met en lumière au gré d’un style soutenu la violence ordinaire dont sont victimes les femmes. Une partition difficile et exigeante où s’illustre avec brio la jeune comédienne Marion Amiaud.
 
Nema est domestique chez Idalie et Benjamin, couple bourgeois en apparence idyllique et amoureux. Mais Idalie est récemment devenue la supérieure hiérarchique de son conjoint et celui-ci entame une série de violences psychologiques sur sa femme pour retrouver une apparente domination. Idalie réalise en parallèle que Nema est victime de son côté de violences conjugales physiques. Les deux femmes deviennent complices tandis que l’étau autour d’elles se resserre.
Après un premier travail sur la violence faite aux femmes en Orient, Koffi Kwahulé s’attache donc à explorer son pendant en Occident. Avec ce texte percutant, preuve est faite qu’aucun milieu social ni qu’aucune culture n’échappe à ce fléau. La violence ordinaire se glisse ici subrepticement là où on ne l’attend pas et ne cesse de grandir par ailleurs là où elle est déjà reine. L’écriture et la mise en scène renvoient à cette omniprésence sournoise et malfaisante au terme d’une dramaturgie éclatée, une parole chorale, des fragments qui s’imbriquent les uns dans les autres, entrainant le spectateur et l’acteur dans un labyrinthe angoissant. Pour sûr il n’y aura pas d’issue, malgré les fleurs et les pardons récurrents dans la pièce les femmes ici s’enlisent de plus en plus dans la tragédie. Bien qu’elle comporte quelques longueurs la pièce parvient habilement à provoquer le spectateur, l’exhortant à être le témoin de cette violence, le poussant par la suite à se questionner sur les origines du mal. La langue particulière de Koffi Kwahulé trouve ici, avec l’interprétation en finesse de ces artistes, une forme aboutie et pertinente.
Audrey Jean
« Nema » de Koffi Kwahulé
Mise en scène de Marie Ballet
Avec : Marion Amiaud, Aurélie Cohen, Mattieu Fayette, Jean-Christohe Folly, Emmanuelle Ramu et Ombeline de la Teyssonnière
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