Ļaunprātīga izmantošana vielas (Détournement de substance)

En 1975, le professeur Ivars Kalvins mettait au point une substance, le MELDONIUM, fruit de ses recherches sur le déficit de certains neurotransmetteurs lors de stress physiques ou mental.
Commercialisé en Europe de l’est sous le nom de Mildronate, ce médicament est utilisé pour la prévention de l’infarctus du myocarde et le traitement de ses séquelles. Sa capacité à réduire le dépôt de résidus toxiques dans le muscle cardiaque et d’augmenter l’apport en oxygène aux muscles a vite intéressé les sportifs qui y ont vu une manière d’améliorer l’endurance ainsi que la récupération et son utilisation s’est alors répandue.
L’AMA savait ce médicament « extrêmement utilisé dans les pays de l’Est » notamment après le sondage fait auprès des athlètes lors des jeux Européens en juin dernier à Bakou. La majorité reconnaissait en utiliser, dont les médaillés.
Dans le but de dresser un état des lieux concernant cet usage dans les milieux sportifs, l’Institut de Biochimie et le Centre de Recherche Préventive sur le dopage de Cologne ont analysé aléatoirement, en 2015, 8320 échantillons urinaires prélevés lors de contrôles antidopage chez des sportifs professionnels. 2,2% révélaient la présence de Meldonium, un taux de 18% ressortant sur les échantillons des athlètes russes !
Son inventeur mais aussi le Dr Sergei Illjukov, médecin du sport consultant pour l’Agence Antidopage Estonienne, contestent la réelle capacité du Mildronate à augmenter les performances et justifient un usage dans un but de protection du cœur et des muscles, les athlètes s’entrainant très dur à la limite de leurs capacités physiques ! Ils tentent ainsi de retourner l’affaire et certainement préserver de juteux bénéfices*… Cela rappelle les propos de feu le Docteur François Bellocq qui justifiait sa position en faveur du rééquilibrage hormonal en 1991 : « Le jour où j'ai prêté serment pour devenir médecin, je me suis engagé à assister toute personne en danger. Or, la compétition de haut niveau est devenue invalidante. Voilà comment j'en suis venu à prôner le rééquilibrage hormonal, que j'ai présenté dans une thèse dès 1976. »
L'AMA a inscrit cette substance sur la liste des produits interdits depuis le premier janvier 2016.
Depuis ce sont 99 athlètes qui ont été contrôlés positifs, dont les plus connus sont la Tenniswoman Maria Sharapova, l’athlète vainqueur du 1500 aux Championnats du monde 2013 Abeba Aregawi, Ekaterina Bobrova, patineuse artistique, la biathlète Olga Abramova, le cycliste russe de Katusha Edouard Vorganov, le marathonien éthiopien Endeshaw Negesse…
*Le Mildronate génèrerait un chiffre d’affaire d’environ 70 millions d’Euros, 0.7% des exportations de la Lettonie.
Koach Lolo 17 mars 2016
 

Le triathlon dit non au dopage!

Cela vaut ce que ça vaut mais au moins c'est dit...
Maintenant il faudrait communiquer sur tout les facteurs qui peuvent amener au dopage et engager une lutte réelle et efficace!
 

Les pharmaciens mobilisés pour la prévention dopage

Le 24 février 2015, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens s’engageait, auprès du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, à participer à la prévention du dopage liée à la consommation de compléments alimentaires chez les sportifs à travers la signature d’une Convention.
 
Pour concrétiser cet engagement sur le terrain de l’officine, l’Ordre, par l’intermédiaire du Cespharm, lance une campagne de santé publique et met à la disposition des pharmaciens et des sportifs, des outils pour les accompagner dans cette démarche préventive.
Des sportifs de tous niveaux - professionnels ou amateurs - souhaitant participer à une manifestation sportive font parfois appel à des compléments alimentaires pour améliorer leur condition physique. Ce marché particulièrement dynamique affiche d’ailleurs une progression de 6,4% en 2014.
Or, certains de ces produits peuvent contenir des molécules dopantes inscrites sur la liste des substances et des méthodes interdites et/ou avoir des effets néfastes sur la santé.
- La réponse gouvernementale
Compte tenu de l’engouement pour les compléments alimentaires dans la pratique sportive, le Plan gouvernemental stratégique 2013-2017 de la Mission Interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a appelé « une réponse publique » intégrant « le dopage sportif, le dopage « récréatif » et l’usage de « drogues de performance », dans un cadre promouvant la coopération opérationnelle entre les différents acteurs de la lutte anti-dopage.
Ainsi, l’objectif de sensibilisation du public aux questions liées au dopage prévu dans le Plan national de prévention du dopage et des conduites dopantes 2015-2017 porté par le Ministère chargé des sports se concrétise dans cette initiative et répond au Plan d’action 2013-2015 de la MILDECA qui, dans sa mesuren°8, comprend « des actions d’information sur les compléments alimentaires dénués de contaminants dopants et respectant la norme AFNOR NF V94-001 ». Cette norme, conçue sous l’égide du Ministère chargé des sports, permet d’identifier les compléments alimentaires ne contenant pas de substances dopantes.
- Le rôle des pharmaciens
La lutte contre le dopage constitue une des obligations déontologiques des pharmaciens. L’article R4235-2 du code de la santé publique prévoit en effet que le pharmacien « doit contribuer à l’information et à l’éducation du public en matière sanitaire et sociale. Il contribue notamment à la lutte contre la toxicomanie, les maladies sexuellement transmissibles et le dopage. »
« Le pharmacien, spécialiste du médicament et de son bon usage, est un professionnel de santé à part entière. Il doit donc être un acteur essentiel dans la prévention du dopage lié à l’usage de compléments alimentaires » souligne Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.
Les pharmacies sont le premier circuit de distribution des compléments alimentaires en France (51% des ventes totales). Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a donc décidé de mener des actions de sensibilisation et d’information, à destination des officinaux et du public. Il propose des outils pédagogiques élaborés conjointement par le Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm), le Ministère chargé des sports et la MILDECA.
Les outils de la campagne
  • Une affiche « Avis aux sportifs ! Les compléments alimentaires ne sont pas des produits comme les autres » à apposer en officine afin de favoriser le dialogue entre les sportifs et les pharmaciens
  • Un dépliant d’information « Avis aux sportifs ! Les compléments alimentaires ne sont pas des produits comme les autres » destiné aux sportifs
  • Un document d’information professionnelle « Compléments alimentaires & dopage » destiné aux pharmaciens et aux équipes officinales. Il contient une information générale sur le dopage et les compléments alimentaires, ainsi que des éléments pratiques sur la conduite à tenir à l’officine.
L’ensemble des outils est téléchargeable sur le site du Cespharm (www.​cespharm.​fr) ; les affiches et les dépliants peuvent être commandés en ligne par les pharmaciens.
 
 

Spécial investigation - émission du 14 Décembre 2015 - Dopage La face sombre de l'athlétisme

 
Le business est trop juteux pour que des mesures fortes et réelles soient prises...
 

Les embrouilles de l'Embrunman


Pour connaître les habitudes pharmacologiques de la gent athlétique, on peut procéder de différentes manières: tests antidopage, fouilles des bagages, enquêtes de police. On peut aussi se baser sur l'évolution des ventes de produits pharmaceutiques dans les jours qui précèdent une épreuve importante. Voilà les résultats d'une petite enquête de ce type menée avant le triathlon d'Embrun organisé le 15 août dernier dans les Hautes-Alpes.
Auteur : Kluszczynski Marc
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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