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L’apparition de la natation sportive en France

A la fin du XIXème siècle, influencées par la sportivisation des pratiques physiques en Angleterre, les pratiques en France, pourtant de tendances hygiénistes ne tardent à faire apparaître des manifestations ou la natation a des finalités sportives (comparaison et dépassement).

Ainsi apparaît la notion de performance chiffrée, record, gain symbolique. De cette manière, les techniques se différencient selon les types d’épreuves proposées. La brasse par exemple n’est plus utilisée que pour les distances longues.

 

A la fin du XIXème siècle se mettent en place des fédérations, en France la commission natation de l’USFSA (union des sociétés françaises de sports athlétiques créés en 1889) reprend les règles établies par l’A.S.A. (amateur swimming association) anglaise.

 

La FINA (fédération internationale de natation amateur) est créée en 1908. Elle fixe l’universalité des règles et des organisations de la natation. Elle définit le terme amateur : « ne peut courir pour de l’argent, ne doit pas tirer bénéfice de la pratique de la natation, ne doit pas rencontrer un professionnel, ne peut être ni enseignant ni entraîneur.

 

Lors de la dissolution de l’USFSA en 1920, une multitude de fédérations voient le jour. Pour la natation, apparaît principalement la fédération française de natation et de sauvetage (FFNS) qui se dissoudra en 1938 pour donner la Fédération Française de Natation. Le sauvetage ayant sa propre fédération.

 

 

Le crawl est la seule nage non réglementée par la FINA, elle est utilisée pour les courses de nage libre. Cette souplesse de règlement est maintenue afin de laisser libre cours à l’innovation de nouvelles techniques de nage. Aujourd’hui encore, la seule contrainte imposée est liée à l’immersion qui est limitée à 15 pris à la tête après le départ et les virages.

 

Le terme crawl (ramper) vient de nageurs australiens qui, pour améliorer le double over arm stroke ont remplacé le mouvement de jambe par un battement alternatif partant du genou. Puis, Duke KAHANAMOKU, un américain, transforma le même battement en le faisant partir de la hanche (années 1910). Johnny Weissmuller TARZAN , en 1922, « cassa » la barre de la minute au 100m. Nage libre. Il révolutionna cette nage et la natation en général en commençant à rythmer la respiration sur les mouvements propulsifs des bras. Transformations qui impliquent une nage beaucoup plus hydrodynamique et limite donc les résistances à l’avancement.

 

Pour le Dos, le règlement ne changera qu’en 1989 pour limiter les immersions beaucoup trop longues après le départ et les virages (jusqu’à 35m.) ; l’immersion est alors limitée à 10 m. Pris aux pieds. En 1991 elle sera limitée à 15 m ; pris à la tête .Une autre modification apparaît, c’est l’autorisation de se mettre en position ventrale au moment du virage et de toucher le mur avec n’importe quelle partie du corps (modification liée à la difficulté de juger certains nageurs lors des virages semi-culbutés pratiqués jusque là).

Historiquement, Harry HEBNER est le premier à passer du dos brassé au dos crawlé (mouvement alternatif des jambes) en 1912.

 

La brasse est la nage la plus contraignante du point de vue réglementaire (lié essentiellement à l’obligation de symétrie permanente dans le temps et l’espace, d’émersion de la tête à chaque cycle). En 1957, après la distinction avec le papillon, il y a quasi-obligation de couper la surface de l’eau en permanence avec une partie de la tête (mesure prise contre l’utilisation quasi exclusive de la brasse sous-marine jugée dangereuse).

Un rappel est également fait sur l’obligation de la symétrie et la simultanéité de la nage. En 1987, autorisation est faîte d’aller sous la surface à partir du moment où la tête coupe la surface à chaque cycle. En 1991, les bras peuvent couper la surface (le retour peut donc être en partie « aérien », mais ils ne doivent pas dépasser la ligne des hanches (sauf au départ et aux virages).

 

 

Le Papillon est issu d’une largesse de l’ancien règlement de la brasse (non-obligation d’un retour des bras en immersion).

 

En 1926, Erich RADEMACHER, un allemand, utilise le papillon brassé lors des derniers mouvements d’une épreuve de brasse (retours aériens des 2 bras). En 1933, l’Américain Henry Meyers nage dans un style que l’on nomme « butterfly ». En 1946, la FINA distingue les 2 styles de nage (brasse/ papillon) en interdisant le passage de l’une à l’autre nage au cours d’une même épreuve. En 1953, la FINA officialise définitivement des épreuves distinctes et interdit le ciseau de brasse en papillon. En 1956, le papillon est officialisé comme un nouveau style de nage. En 1998, la dernière évolution implique une limite d’immersion après les départs et les virages de 15m. Pris à la tête.

 

Le programme des jeux olympiques de 1908 à 1956 :

- 100m, 400m, 1500m et 4 x 200m Nage libre

- 100m Dos

- 200m Brasse

 

Programme des jeux de Londres 2012

13 épreuves individuelles et de 3 épreuves de relais
Les 100 et le 200 en papillon, dos et brasse
Les 50, le 100, le 200 et le 400 en nage libre
Le 800 en nage libre mais uniquement chez les femmes
Le 1500 en nage libre mais uniquement chez les hommes
Le 200 et le 400 en 4 nages
Les relais : es 4 x 100, le 4 x 200 et le 4 x 100 4 N
Sans oublier les 10 kilomètres en eau libre, femmes et hommes.