C’est à la place Bistan, dans mon ancienne école maternelle des années 40 et où se dressent maintenant de magnifiques colonnes, que nous avons créé notre club au sein du Club Léo Lagrange.

Nous avons commencé à cinq, avec du matériel prêté et nous étions déjà là : François VICENTE,  Martine et Michel VALENTE .

Quand ces locaux ont été démolis, nous avons déménagé dans les locaux de l'avenue de Lattre de Tassigny, qui n’était qu’un entrepôt de dix mètres de haut, les tatamis du judo d’un côté, les barres de l’autre, avec comme seul moyen de chauffage un canon à chaleur qui faisait un bruit pas possible. Je me rappelle même d’une compétition où le plateau était bombardé de chauffage à infrarouge prêté par l’entreprise Madaule, Louis étant le président du club Léo Lagrange. 

Des travaux devant être effectuer pour rendre ces pièces un peu plus habitables, nous avons atterri dans un ancien magasin, face à ce qui était la station œnologique. Ces locaux sont devenus depuis un parking en cours de fouilles archéologiques. Décidément les salles du club étaient vouées à la démolition.

Quand, au début des années quatre-vingts, nous sommes rentrés dans ces locaux, nous avons respiré. Fini la galère !

Les haltérophiles avaient désormais pignon sur rue et la municipalité, depuis, nous aide énormément : cadeau d’un plateau de compétition, subventions, aide matérielle lors de compétitions importantes, médailles et coupes pour ces mêmes épreuves. Il est certain que sans le service des sports de Narbonne nous n’aurions jamais pu organiser une demi-finale des Championnats de France des Comités à Léon Buffet et les Championnats de France vétérans au gymnase du Soleil.

Jusqu'au jour ou on nous a prié de déguerpir car nous n'étions pas "rentables".

Oui mais voilà, nous sommes des bénévoles et nous faisons toujours des actions auprès des jeunes qui en ont besoin.

Nous ne sommes pas rentables ? mais un club sportif a-t-il besoin d'être rentable?

La jeunesse, le sport, l’éducation n’ont rien à faire de querelles stériles : ils demandent seulement à vivre et à prospérer. Un jeune dans un club, quel qu’il soit, c’est un jeune qui ne se retrouve pas dans la rue, abandonné à lui-même.

 La municipalité de Narbonne avait mis à notre disposition une salle au stade Saint Salvayre, certes petite, mais au moins les jeunes peuvent y être accueillis et nous avions un partenariat avec l'Association "l'Arche"..  

Ce partenariat s'était avéré bénéfique pour nos deux structures puisque une bonne centaine d'enfants sont venus à nos séances d'initiation. Qu'ils en soient remerciés.

Pendant quelques semaines Ali el Moujoud, un des meilleurs européens de sa catégorie, champion et recordman de France, du Club de Clermont l'Hérault, venais faire une animation à Narbonne en toute amitié. Qu'il en soit remercié.

Mais en 2008 la municipalité narbonnaise a fait encore mieux : elle nous a accordé une salle plus grande spécialement aménagée pour la pratique de notre sport. Nous l'avons inaugurée avec Jean Michel FESTE, adjoint aux sports de la nouvelle municipalité et Bernard GARCIA, président du Comité régional et de la zone sud-est 

Elle a également acquis un plateau de compétition moderne qui font des envieux chez d'autres clubs.

L’haltérophile à Narbonne depuis trente ans, c’est plus de quatre cents jeunes ayant participé au moins à une compétition, c’est près de deux mille participations à une épreuve, c’est plus de dix titres nationaux, c’est plus de cinquante titres et records régionaux, le tout avec un budget annuel qui dépasse, actuellement, à peine quelques milliers d'euros.

En conclusion, comme disait Léo Lagrange

"Aux jeunes il ne faut pas tracer un seul chemin, il faut ouvrit toutes les routes"

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