De retour dans ma bonne ville de Narbonne en 1973 j'étais revenu à mon ancien club d'haltérophilie ou j'avais fait mes classes au début des années 60.

Hélas les centimètres et certaines tisanes avaient remplacé notre bonne discipline olympique qui avait donné ses lettres de noblesse à notre fédération dans notre ville.

C’est à la place Bistan, dans mon ancienne école maternelle des années 40 et où se dressent maintenant de magnifiques colonnes, que le   Club Léo Lagrange nous a accueilli pour créer notre club actuel qui s'est successivement appelé  "Section haltérophilie Léo Lagrange", "Léo Haltéro club" et enfin "NArbonne Haltéro".

Nous avons commencé à cinq, avec du matériel prêté par la fédération, dans une pièce partagée par l'atelier de la section cycliste et nous étions déjà là, Martine et Michel.

Quand ces locaux vétustes ont été démolis, nous avons déménagé dans les locaux de l'avenue de Lattre de Tassigny, qui n’était qu’un entrepôt de dix mètres de haut, les tatamis du judo d’un côté, les barres de l’autre, avec comme seul moyen de chauffage un canon à chaleur qui faisait un bruit pas possible. Je me rappelle même d’une compétition où le plateau était bombardé de chauffage à infrarouge prêté par l’entreprise Madaule, Louis étant le président du club Léo Lagrange. 

Des travaux devant être effectuer pour rendre ces locaux un peu plus habitables, nous avons atterri dans un ancien magasin, face à ce qui était la station œnologique, transformée depuis en tribunal de Narbonne. Le magasin ayant été transformé en parking puis en immeuble d'habitation.

Décidément les salles du club étaient vouées à la démolition.

Quand, au début des années quatre-vingts, nous sommes rentrés dans des locaux aménagés de l'avenue de Lattre de Tassigny, nous avons respiré. Fini la galère !

Merci à Louis MADAULE, alors président du club, et Pierre TOURNIER, président de la Fédération Audoise Léo Lagrange d'avoir pensé à nous lors de cet aménagement. +

Les haltérophiles avaient désormais pignon sur rue et la municipalité, depuis, nous aide énormément : cadeau d’un plateau de compétition, subventions, aide matérielle lors de compétitions importantes, médailles et coupes pour ces mêmes épreuves. Il est certain que sans le service des sports de la ville de Narbonne nous n’aurions jamais pu organiser une demi-finale des Championnats de France des Comités à Léon Buffet et les Championnats de France vétérans au gymnase du Soleil. Sans compter des finales de zone et autres championnats régionaux.

Jusqu'au jour où on nous a prié de déguerpir car nous n'étions pas "rentables".

Oui mais voilà, nous sommes des bénévoles et nous faisons toujours des actions auprès des jeunes qui en ont besoin.

Nous ne sommes pas rentables ? Mais un club sportif a-t-il besoin d'être rentable?

La jeunesse, le sport, l’éducation n’ont rien à faire de querelles stériles : ils demandent seulement à vivre et à prospérer. Un jeune dans un club, quel qu’il soit, c’est un jeune qui ne se retrouve pas dans la rue, abandonné à lui-même.

La municipalité de Narbonne a  alors mis à notre disposition une salle au stade Saint Salvayre, certes petite, mais au moins quelques jeunes pouvaient y être accueillis.  

Et il a fallu recommencer à zéro car les jeunes, déçus n'ont pas voulu recommencer les entraînements qu'ils avaient du abandonner pendant un certain temps.

Pendant quelques semaines Ali el MOUJOUD, un des meilleurs européens de sa catégorie, champion et recordman de France, du Club de Clermont l'Hérault, venais faire une animation à Narbonne en toute amitié. Qu'il en soit remercié.

Mais en 2008 la municipalité narbonnaise a fait encore mieux : elle nous a accordé une salle plus grande spécialement aménagée pour la pratique de notre sport. Nous l'avons inaugurée avec Jean Michel FESTE, adjoint aux sports de la nouvelle municipalité et Bernard GARCIA, président du Comité régional et de la zone sud-est 

Elle a également acquis un plateau de compétition moderne qui font des envieux chez d'autres clubs. Les jeunes de Saint Jean Saint Pierre nous ont fait confiance et nous ont bien rendu ce que l'on a donné: Après de très nombreuses victoires régionales et de zone nous avons enfin eu un titre suprême depuis 1982 et depuis Maxime ROUAIX attendait son successeur. C'est une féminine qui a repris le flambeau en devenant la première audoise championne de France en 2012, Samantha PRUVOT commence à faire parler d'elle dans les hautes sphères de l'haltérophilie.

  Mais elle a aussi fait des émules puisqu' en 2013 Héloïse ROMEROremporte son premier podium national en devenant vice-championne de France. Elle a réédité son exploit en 2014 et a été retenue dans le pôle France des moins des quinze ans.

Nous avons tout fait pour que Samantha PRUVOT ait une dispense pour rentrer en sport-étude à Aix en Provence. Elle nous a remercié en allant voir si l'herbe était plus verte dans le pré du voisin, à savoir Besançon. Ce sera pratique pour les entraînements et les compétitions!

Depuis quelques années notre ami Jo GUERRERO ayant pris sa retraite dans l'Aude est venu renforcer l'encadrement d'une manière très efficace. Qu'il en soit remercié!

Avec Jo et Michel notre club bénéficie donc d'un encadrement de qualité. A noter qu'ils sont tous deux arbitres internationaux, Jo étant le président de la commission arbitrale de la zone sud-est.

Depuis la saison écoulée quelques parents ont décidé de les rejoindre au bureau directeur du club. Qu'ils en soient remercié.

L’haltérophile à Narbonne depuis plus de quarante ans, c’est plus de quatre cents jeunes ayant participé au moins à une compétition, c’est plus de deux mille participations à une épreuve, c’est plus de dix titres nationaux, c’est plus de cinquante titres et records régionaux, le tout avec un budget annuel qui dépasse, actuellement, à peine quelques milliers d'euros.

A noter que Narbonne Haltéro est le seul club du département à avoir eu au moins un champion de France dans chacune des disciplines de notre fédération.

Mais surtout ne pas oublier qu'il existait des haltérophiles à Narbonne depuis le dix-neuvième siècle.

En effet un certain 14 janvier 1908 le jeune ALBIN, du club "La Narbonnaise" battait un record de France en développant 83 livres (41,5 kg) du bras gauche. Ce mouvement a disparu depuis.

Ne pas oublier non plus Henri MOULIN qui a été finaliste olympique en 1948 à Londres.

En ce qui concerne notre club Maxime ROUAIX, champion junior de France en 1982, François VICENTE champion de France vétérans, Sylvain RACENET, champion de France cadet en 1994, Samantha PRUVOT, championne de France minime en 2012 et 2013, vice-championne de France cadette en 2014 et Héloïse ROMERO, vice-championne de France minime en 2013 et 2014, ALRAM Yannick en culturisme, Jo GUERRERO en force athlétique, ont marqué notre histoire.

A noter qu'Héloïse vient d'être retenue dans le pôle France des moins de quinze ans.

En définitive, comme le disait Léo Lagrange le premier ministre des sports en 1936:

"Aux jeunes il ne faut pas tracer un seul chemin, il faut ouvrir routes les routes" ״ Aux jeunes, il ne faut pas n, il faut ouvrir toutes les routes"

 

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