Bir–Hakeim
Il est créé durant l’été 1942 par le commandant Rigal, chef de l’armée secrète de Toulouse, et par Jean Capel, dit commandant Barrot, originaire de Lamalou-les-Bains et issu du mouvement Combat. Ces deux hommes, aidés par Couci, instituteur à Montpellier, recrutent des jeunes hommes pour former à la technique de la guérilla. Ce premier groupe est reconnu par l’armée secrète le 2 juin 1943. Les maquisards sont alors au nombre de 35.
 
Le 25 août 1943, ce maquis école qui instruit une cinquantaine de jeunes, étudiants de la fac de Toulouse, ouvriers, employés et républicains espagnols, est transféré dans l’Hérault, à l’ouest de Bédarieux, dans une zone montagneuse très accidentée. C’est à cet endroit que sera livré l’un des premiers combats important du maquis contre les forces d’occupation.
Le 10 septembre 1943, une colonne de 200 soldats de la Wehrmacht, commandée par un capitaine, arrive par la route de Lamalou-les-Bains, cerne le camp Douch sans éveiller l'attention des guetteurs. Deux hommes sont tués, Jean-Marie Allex, et Alphonse Landrieux. Jacques Sauvegrain, Henri Arlet, Edmond Guyaux et André Vasseur sont faits prisonniers.
Les quatre maquisards seront emmenés à Toulouse, ils sont fusillés le 9 novembre 1943 à Bordelongue.
 
Pour étoffer ces troupes, un bureau de recrutement est installé à Montpellier et entre en relation avec un groupe de patriotes installé dans la région de Clermont l’Hérault, région située idéalement entre plaine et montagne.
Le maquis Bir-Hakeim agrandit son champ d’action et déplace son activité en Ardèche, dans le Gard et en Lozère où il est rejoint par les membres d’un maquis d’antifascistes allemands. Les coups de main, les attaques contre les armées d’occupation se multiplient non sans danger, et attirent représailles, arrestations, fusillades, déportations.
 

 
Le 12 avril 1944, une importante colonne de 2 000 SS équipée de 100 véhicules d’artillerie mène une attaque contre le maquis ; c’est un échec.
 

Le 28 mai 1944, le maquis replié à la Parade en Lozère est encerclé. Les maquisards étaient au nombre de 67 ; seuls 8 réussissent à s’en sortir. Le maquis Bir-Hakeim est reconstitué par de très rares rescapés sous le commandement du capitaine Demarne, qui parvient à recruter, équiper, armer et instruire une centaine de jeunes hommes. Nombreux sont les habitants de Clermont l’Hérault qui le soutiennent malgré les dangers.
 
Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence, ce qui provoque le repli des troupes d’occupation. La 1ère compagnie Bir-Hakeim contrôle la RN9 de Lodève à Pézenas, la 2e compagnie la RN9 de Lodève à Montpellier; d’autres maquis de l’Aveyron et de l’Hérault sont aussi présents.
En dépit du repliement des Allemands, la ville de Montpellier reste exposée. Le Commandant d’armes décide avec les 900 hommes dont il dispose, d’attaquer le 25 août l’arrière garde de la colonne allemande à Montferrier sur l’axe Clapiers-Jacou. Cette colonne allemande appartenait à la 11e division de panzers faisant partie de la 19e armée sous les ordres du général Wiese.
La bataille de Montferrier marque la libération de Montpellier. Un combat d’une durée de 7 heures met aux prises les forces FFI aux 120 allemands qui laissent sur place une vingtaine de tués, plus de 50 blessés, des véhicules, armes et munitions.
Le 26 août au soir, le maquis Bir-Hakeim, commandé par le capitaine Rouan, dit Montaigne, fait son entrée dans Montpellier par la route de Lodève, sous les vivas de la population.
 
Les hommes de Bir-Hakeim ont été volontaires, dans l’ensemble, pour continuer la lutte de la libération du sol national jusqu’à la victoire sur l’Allemagne et le Japon.
En 1980, le colonel Bonnafous a créé l'amicale des anciens du maquis Bir-Hakeim. Quatre ans plus tard, à Mourèze, un mémorial est inauguré en mémoire des 105 tués du maquis.

 

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