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Geneviève Carion –Machwitz, artiste peintre, écrivaine et philosophe, bien connue par les périgourdins, nous a quitté le 19 décembre dernier. Née à   Paris , issue d'une famille alsacienne,   Geneviève   a fait les études artistiques, a fréquenté les ateliers privés, l'école des Beaux-Arts, la Grande Chaumière et a préparé une licence d'Arts Plastiques. Plus tard, dans la continuité de ses études, elle a soutenue un doctorat de  philosophie   à Paris Sorbonne et a publié un essai chez Nathan Université en 1974 : « L'expression plastique chez l'adolescent ». Elle a organisé des séminaires artistiques internationaux et a exposé ses peintures et gravures à Tokyo, Osaka, Bruxelles, Paris. 

Entre nombreux voyages et les séjours à l’étranger, elle a vécu aussi nombreuses années en Dordogne, où elle a participé très activement dans la vie culturelle locale. Son énergie incroyable et la passion de rencontres humaines ont aidé a créer nombreuses associations en lien avec les pays de l’Est. Les rencontres exceptionnelles et les relations très proches se sont nouées avec la Lituanie et les lituaniens. L’histoire de ce pays est devenue une de passions de Geneviève. C’est la découverte des archives familiales de son mari Jean Machwitz ,   descendant d’une  famille  lituanienne , remontant aux Chevaliers du Moyen-Âge, que réveillera sa  nouvelle vocation d'écrivain .  Le livre « Lietuva », légendes historiques de Lituanie (chez « Fédérop » en 1988) est un exemple de son engagement pour ce pays nordique. Les lettres et les documents de famille Machwitz deviennent la source d’une saga   franco-lituanienne en 3 volumes. Le premier volume intitulé « La Wiedra », épuisé, a été publié chez Denoël en 1984. La suite de l’histoire est raconté dans «  Les Glaces du Niémen  » en 2002 et le dernier volume «  Le Vytis  » a vu le jour en 2002. «  Daïnava   » apparue en 2003 (réédition de «  La Wiedra  »). «  La route de l’ambre » sur les racines celtiques de l'Europe reste toujours non publié. «  Nous ne sommes pas une colonie romaine comme l'Histoire nous le fait croire, mais les données archéologiques ont changé cette version et nous ont délivré les nouvelles découvertes ! »,- disait Geneviève. Une autre région française, la Bretagne, a apporté pour Geneviève les nouvelles inspirations à l’écriture et à ses recherches. Sur place elle étudie le  celtisme   qui pour elle est une source des ressemblances avec la Lituanie païenne. Ses nouvelles découvertes illustrent les liens étonnants entre la Bretagne et la Lituanie et l’idée des racines celtiques européennes de la Baltique à l’Armorique est née. Un livre passionnant «  Brigit, celte symbole  » en 2000 est un fruit de ses recherches celtiques. En 2006 un nouveau livre « Femme, qui es-tu ? Déesse ou esclave… » nous a fait réfléchir sur l’évolution  de la situation de femme dans la société au fil  des millénaires.

Finalement, les dernières années de sa vie Geneviève revient en Périgord, la région qu’elle adore beaucoup. Depuis 2006 elle a vécu à  Périgueux   où elle a créé une revue littéraire « La voix du Lys » distribuée pour les abonnées tous les 2 mois. Pour chaque parution du nouveau numéro elle organisait un événement culturel (exposition, soirée littéraire ou goûter thématique) avec la sensibilité particulière pour les résidants de la maison de retraite, où elle même a vécu une courte année. Ensuite Geneviève s’est installé dans un appartement indépendant à Périgueux, plus tard et jusqu’au août 2011 elle a résidé à  Bergerac. Toujours elle était entourée de nombreux amis, ils étaient nombreux à le rendre visite. Tout le temps elle envisageait plein de projets sur les nouveaux livres et les rencontres innovantes. C’était difficile pour elle de n’a pas s’impliquer dans différentes activités culturelles. Malgré une dégradation de santé due à l'âge de Geneviève, elle est toujours restée optimiste, sereine, elle a gardé l’espoir de guérir rapidement pour continuer ses activités littéraires et de projeter les nouvelles idées. Après une vie bien remplie, riche d'expériences et de rencontres, sa réflexion et sa philosophie lui ont inspiré un nouveau manuscrit terminé en juin 2011, intitulé «  De la mite au logis à la mythologie  » (le journal optimiste d'une nonagénaire). Elle disait très souvent qu’elle vit un « quatrième âge » avec les découvertes formidables. Actuellement, certains de ses livres sont en cours de traduction en anglais pour être publié dans les pays anglo-saxons.

Geneviève restera certainement dans la mémoire des ceux qu’elle a rencontré dans sa vie magnifique et elle incarnera toujours l’optimisme, la bonne humeur, la joie de vie, la réflexion profonde et active, l’attention chaleureuse aux autres et une grande ouverture d'esprit . 

Adieu à Geneviève Carion –Machwitz

Geneviève Carion –Machwitz avec la croix de l’Ordre du grand duc Gediminas, une décoration attribuée en 1997 par le gouvernement Lituanien.

Geneviève Carion –Machwitz en septembre 2007 à Périgueux.

Geneviève Carion –Machwitz en août 2011 à Bergerac avant le départ sur Paris.
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