Roman

Samir couverture.jpg

Samir

Jean-Louis Petit : SAMIR

 

Le titre « Samir » regroupe trois textes de facture différente qui pourraient paraître n’avoir que peu de liens entre eux, si ce n’est qu’ils traitent de sujets se rattachant à une notion très présente aujourd’hui dans les débats politiques, philosophiques, moraux, sociétaux et autres : le métissage.

 

Il fut un temps, pas si éloigné, où la population, dans sa grande majorité, vivait dans les campagnes. Il était inconcevable dans ce contexte qu’un garçon fréquente une fille d’un village voisin : il s’attirait l’opprobre  de toute la population locale  et était obligé, la plupart du temps, de fuir ailleurs pour faire sa vie avec l’élue de son cœur. A plus forte raison s’il s’agissait de la fréquentation d’une étrangère de nationalité et de culture différente.

 

Seul les aristocrates, et naturellement les rois, pouvaient convoler avec des princesses étrangères, mais ce n’était que très rarement par amour : seul l’intérêt entrait en ligne de compte, permettant d’accroître les territoires par héritage ou de lier des alliances par stratégie.

 

Ces temps paraissent très lointains.

 

Aujourd’hui les campagnes sont désertées au profit des villes, les mentalités, (dé)formées par les médias, ont complètement changées, bien que la « peur de l’autre » et de tout ce qui est étranger reste toujours sous-jacente dans les comportements globaux de la population.

 

« Samir », titre de la première partie de l’ouvrage qui donne son nom à l’ensemble, met en scène un jeune musulman français qui a décidé de se convertir au catholicisme. On se doute que cela ne peut que provoquer des drames tant avec sa famille qu’avec ses relations aussi bien qu’avec les autorités religieuses.

 

« Bianca », le deuxième récit, relate la vie amoureuse de l’auteur, - qui se considère lui-même comme le type-même du bâtard franchouillard, - avec sa femme pour qui ne compte que les « quartiers de noblesse », les origines ancestrales et la pureté de la race.

 

La troisième partie, qui se présente sous la forme d’une  autobiographie, décrit la vie culturelle dans le pays depuis cinquante ans (et plus particulièrement la vie musicale), qui, bien qu’un ministère spécifique ait été mis en place pour la développer et en démocratiser l’accès, reste toujours l’apanage des « élites » pour ce qui concerne le classicisme et la modernité nationale et internationale. 
JL Petit par cosson.jpg
JLP-fleurs 2.jpg
ce site a été créé sur www.quomodo.com