Detective A3.jpg
"DETECTIVE"

 

de Gilles Langlois
Mise en scène de Thierry Der'Ven
Films de José Langlois
Musique de Tony Fuster
Spectacle Detective 040.jpg
vlcsnap-2020-10-05-18h33m02s499.png
vlcsnap-2020-10-05-18h38m02s266.png

DETECTIVE

Un spectacle unique en son genre, mi théâtre, mi cinéma.
1h30 de plaisir sur scène et sur écran
Un seul en scène et 10 comédiens à l'image.
Un voyage dans le monde de Audiard, de Frédéric Dard, 
dans le politiquement incorrect. 
De l'humour des années 60/70 à la Lemmy Caution, à la San Antonio.
M12.jpg

GILLES LANGLOIS

Originaire de Normandie, Gilles Langlois a réalisé sa passion pour le théâtre en
découvrant dans la bibliothèque familiale « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand. Oeuvre de théâtre qui est demeuré son livre de chevet jusqu’à son entrée au Conservatoire Nationale de Rouen
.
Depuis sa sortie du Conservatoire, avec un premier prix de Comédie Moderne, il a joué dans une trentaine de pièces, dont des auteurs classiques, tels que : Molière, Musset, Tchekhov, Claudel, Racine, Hugo, Corneille, Courteline, Maupassant….
Et aussi des contemporains : Frédéric Sabrou, Jacques Rampal, William Gibson, Henri Dassa, Ariel Dorfman, August Strindberg, Carlotta Clérici ……
Il met en scène des auteurs, tels que : Jules Renard, Georges Sand, Offenbach, Musset, Maupassant;

Il a tourné pour le cinéma et la télévision avec Claude Chabrol, Sébastien Graal, José Luis Bunuel, Stéphane Guénin, Frédéric Ruiz, Dominique Ladoge, Marion Sarraut...
.
Parallèlement à sa carrière de comédien, il se consacre avec passion à l’écriture de pièces de théâtre :

« Le Minuit de l’Année »                                 « El Corregidor »
« Prendre la lune avec les dents »                 « Le Voyage «
« Valjean »                                                      « Deux minutes d'arrêt»
« Robespierre »                                              « Le chemin des dames »
« Une nuit, une vie »                                       « L’importance de l'être»

LE TRICORNE

En créant en novembre 1990 « Le Minuit de l’Année », spectacle consacré à Guy de Maupassant, Gilles Langlois lance officiellement les premiers pas de la Compagnie « Le Tricorne ». 
Ce spectacle a permis de tisser des liens durables avec de nombreux collèges
et lycées de Seine et Marne.

« Prendre la lune avec les dents » en 1992 et « Le Plaisir de Rompre » de Jules Renard en 1994 permettent une collaboration accrue avec les enseignants de Seine et Marne, mais également avec ceux des départements de l’Eure et du Calvados.

1996 marque la naissance d’un nouvel élan pour la Compagnie. Yves Lalonde, metteur en scène, rejoint le groupe. Cette nouvelle collaboration permet de créer « Armande et Jean-Baptiste » de Robert Boudet présenté plus de cent fois en milieu scolaire.

En 1997, c’est le spectacle « Néo-Cid » qui voit le jour, toujours mis en scène par Yves Lalonde.

2001 - 2002 - La Compagnie « Le Tricorne » crée « Robespierre » de Gilles Langlois. Ce spectacle est présenté au Théâtre de « La Madeleine » à Paris en co-production avec la Compagnie Valère & Dessailly. 
Il part ensuite en tournée dans de nombreux théâtres d’Ile -de-France et de régions.

2003 - Création de « l’Ane et le ruisseau d'Alfred de Musset

En association avec la Compagnie « Puzzle Centre » le Tricorne participe à la création de :
« Deux sur la balançoire » de William Gibson en 2004
« Célimène et le Cardinal » de Jacques Rampal en 2006
« La jeune fille et la mort » d’Ariel Dorfman en 2008 et 2009 en tournée en
région Centre et Ile de France.

En 2007, participe à la création de « Mademoiselle Julie » d’Auguste Strindberg au Théâtre de Fort-de France en Martinique et tournée Caraïbes
avec la «Compagnie 13 »

2010 - 2011 - Création de « Détective » en vidéo théâtre et tournée du spectacle en Ile-de-France et dans la Sarthe.

2014 – Création « Le chemin des dames » de Gilles Langlois – Tournée en Île de France

2018 – Création de « Une nuit, une vie » de Gilles Langlois – Le Funambule Paris

2020 - Création de "Robespierre, l'insoumis" - Région parisienne
Une enquête policière, un détective privé qui se prend pour un héros de série noire, une énigme dans le monde des diamantaires, une verdeur de langage à la San Antonio et douze courts-métrages qui participent à la compréhension de l'histoire, voilà ce qui donne à "détective" son humour et son originalité. Un spectacle qui allie cinéma et théâtre dans la pure tradition des héros interprétés par Humphray Bogart, Robert Mitchum et Eddy Contantine.

CONTACT

LE TRICORNE
Mail : letricorne@sfr.fr

Administration :
Michelle Langlois :
06 62 40 89 46
Mail : michelle.langlois@sfr.fr

Direction artistique
Gilles Langlois
06 72 78 55 73
Mail : gill.langlois@sfr.fr

Scénographie
Philippe Varache
06 03 97 55 12

Régie lumières
Cyrille Germain
06 86 98 03 33


HISTORIQUE

Durant mon enfance, je passais tous mes jeudis après midi dans mon cinéma de quartier. C’était beaucoup plus passionnant que de me farcir les devoirs imposés par un instituteur maniaque. La vie en cinémascope me paraissait nettement plus intéressante , que celle passée à résoudre des énigmes de robinets qui fuient, de trains qui arrivent à l’heure dans une classe de gamins déjà programmés pour devenir, notaires, employés de banque ou fonctionnaires à vie.

 

Mon paternel, employé SNCF, arrondissait ses fins de mois en étant pigiste pour le quotidien régional du Grand Ouest. Cet emploi précaire avait quelques avantages, dont celui de pouvoir, assister aux représentations cinématographiques du cinoche local. Mon père n’étant pas un grand cinéphile, c’est à moi qu’il refilait ses entrées gratuites avec mission de lui raconter le film pour ses critiques hebdomadaires. C’est donc à « l’Eden » cinéma que je m’embarquais pour les plus grandes aventures et que je fréquentais les vrais héros en noir et blanc,, Lemmy Caution, Nick Carter ou bien encore Philippe Marlowe.

 

L’adolescence me vit débarquer avec des allures de faux dur, toujours fringué en noir, sous la protection d’un trench-coat blanc. C’est à cet âge délicat que j’accédais enfin à la grande littérature.

Mes parents poussèrent un ouf de soulagement. Ils entrevoyaient une possibilité d’évolution dans mon incurie profonde. Me voir passer des heures, vautré dans un canapé et dévorant des mots qui se suivaient les uns derrière les autres , les ravissait. En réalité, je m’arrangeais pour qu’ils me voient lire, mais je leur cachais bien le contenu de mes lectures. En fait, je me perdais dans la série noire, dans le monde crépusculaire des détectives privés, des flics et des truands, des espions à la petite semaine. Que d’heures passées avec Coplan, que de bagarres avec OSS 117, que de courses avec Simon Templar, que de délires verbales avec San Antonio, et combien d’autres.

 

Devenu adulte, la vie me ramena à une certaine réalité. Il n’empêche que mes héros demeurent toujours présent au coin de ma mémoire. Je dois admettre que leur comportement n’a rien de politiquement correct et que aujourd’hui, on leur ferait tous les procès de la bien-pensance.

 

C’est normal que les choses évoluent. Seulement voilà, ces héros sont ma jeunesse, et même si le « politiquement correct » est devenu obligatoire, je considère que la liberté de parole et l’humour m’autorise à écrire ma propre aventure, dans le style des créateurs de l’époque, afin de raconter mes quinze ans avec un regard amusé et tendre à la fois.

 

En 2007, j’écrivais donc « Détective »

Il me fallait un héros digne de ses prédécesseurs. C’est ainsi que naquit Joseph Marlaud. Évidemment, ce héros porte tous les clichés nécessaires, costard cravate, trench-coat obligatoire et le feutre gris posé négligemment sur le haut de la tête.

Ce qui devint plus difficile, fût de trouver pour le personnage, une langue, un style, qui lui soit propre. Il devait manier à la fois l’humour, la mauvaise foi, la métaphore douteuse et avoir en même temps une force et un charisme indiscutable.

Je lui prêtais également tous les défauts indispensables, alcool, tabac et petites pépées. Bien sûr, il est solitaire et bien souvent fauché.

Une fois le personnage bien établi, il lui fallait une enquête. Une histoire de diamants servit la cause.

Au théâtre, plus il y a de personnages dans une pièce, plus le projet est difficile à réaliser. Dans ma pièce «  Détective », il y a une dizaine de personnages. Il fallait trouver une solution. C’est alors que naquit l’idée de raconter cette histoire en mêlant théâtre et cinéma. C’était une très bonne idée, elle reliait littérature et cinémascope. Toute ma jeunesse.

Néanmoins, douze courts-métrages étaient nécessaires. José Langlois se chargea de leur réalisation. Un sacré travail ! Six mois de tournage. Premier plan, en décembre avec un froid de canard. Des acteurs se réchauffant à la thermos pour ne pas geler sur place. Des ballades dans Paris, caméra au poing. Des recherches de décors, des déplacements à Anvers. Un travail de fou. Et enfin le dernier plan, sur les planches de Deauville.

 

Et pour le réalisateur, douze films à monter, un travail immense, ce n’était pas fini, il devait endosser son costume de monteur.

 

Le 12 Mai 2008, je présentais mon « seul en scène », mis en scène par Thierry Der’Ven, au théâtre de la Coupole. Seul en scène, mais avec douze films en arrière plan….Je suis sur scène, je suis sur écran, je joue avec des acteurs noir et blanc, je raconte mon histoire, en parlant comme mes héros, ce n’est pas « politiquement correct », mais je me marre, c’est de l’humour. Ce n’est pas de la perversité, c’est juste ma jeunesse qui se ballade dans le vingt et unième siècle avec ses habits d’enfance.

 

 

 

 


video
VIDEO
ce site a été créé sur www.quomodo.com