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Une nuit, une vie
Théâtre Le Funambule
Une nuit de complicité - Nous sommes un dimanche de 15 août, dans un Paris déserté de ses
touristes (et des Parisiens). François a rendez-vous le lendemain avec son fils pour des examens
médicaux. Il descend donc dans un hôtel de la capitale, où il est accueilli par le seul membre du
personnel resté sur place : Valérie, la femme de chambre. Tout semble les séparer, de prime abord : il
est réservé, sans doute inquiet vis-à-vis de sa visite médicale, elle est pétillante, énergique et
charmeuse.
Tandis qu’elle s’invite dans sa chambre pour un (frugal) dîner, ils se découvrent petit à petit, par le
biais de leurs premiers amours, qu’ils soient maladroits et touchants ou rudes et émouvants, ou par
leurs expériences personnelles. Ils se dévoilent ainsi, non seulement l’un à l’autre, mais aussi au
public, invitant ce dernier dans cette intimité troublante. Bien entendu, les maladresses et les éclats de
voix ne peuvent être évités, mais ces derniers, bien que soudains, sont rapidement oubliés afin de
laisser place à un rire bienvenu.
On ressent une réelle harmonie entre les acteurs, tandis que ces derniers évoluent et échangent sur
scène avec une telle fluidité que nous n’avons l’impression d’assister à une pièce, mais à une
« banale » scène de la vie quotidienne. Bien que les rapports entre les personnages puissent sembler
quelque peu familiers, surtout compte tenu de leurs différences sociales, à savoir une femme de
chambre et un client de l’hôtel, c’est oublier l’exubérante personnalité de Valérie, qui vire à plusieurs
reprises à l’invasion, tant dans l’espace personnel de François que dans sa vie privée. Ce dernier,
bien que plus réservé, parvient tout de même à remporter quelques manches, en jouant sur le principe
de : « je conte mon histoire, puis tu contes la tienne ». L’on voit ainsi deux personnages s’ouvrant et
se confiant véritablement l’un à l’autre, et dévoilant ainsi leurs blessures profondes, dans une sorte
d’appel à l’aide désespéré, le dernier appel du noyé, cherchant une bouée de sauvetage à laquelle se
raccrocher… Bouée de sauvetage symbolisée ici par le téléphone de François qui leur accorde non
seulement la vie « sauve », mais aussi, d’une certaine façon, la rédemption tant recherchée jusqu’ici.
Les performances d’Isabelle Hétier et de Gilles Langlois sont impeccables en tout point et ainsi, tout le
long de la pièce, nous rions et pleurons en leur compagnie. D’une certaine façon, nous pouvons voir
ici une illustration d’un des thèmes présentés dans Phèdre, de Platon : la recherche de l’âme-soeur,
cette autre moitié dont nous fûmes séparés par les dieux afin de nous affaiblir, tandis que la pièce
s’achève sur un rêve esquissé, une note d’espoir, dont nous, public, espérons l’accomplissement.
Nous ressortons ainsi de la salle, le sourire aux lèvres, enchantés par la vision de cette tranche de vie
à laquelle nous venons d’assister.
Antoine Barré « goutsetpassions./theatre » Avril 2018

 

Avec « Une nuit, une vie », on se croirait dans un film de CLAUDE SAUTET, qui sortirait de l'écran pour venir à notre rencontre sur une scène de théâtre.
On retrouve la vie, la vraie, avec ses instants de drôlerie, d'émotion, parfois de
cruauté.
Lui, architecte, ayant réussi dans la vie, mais ayant raté sa vie, divorcé, seul, inquiet, se retrouve un quinze août dans un petit hôtel parisien.
Elle, vive, drôle, courageuse, avec une vie difficile qu’elle bouscule de toutes ses forces, mais seule, victime d’un lourd passé qui la bride, est la femme de chambre de ce petit hôtel parisien.
Ces deux solitudes vont se croiser, s’apprivoiser, reconstruire l’espace d’une nuit, une autre histoire, une autre vie.
De leurs solitudes, ils vont faire un feu de joie, crépitant de rires, de bousculades, de chamailleries, de tentations et qui sait…au petit matin, d’amour.

ISABELLE HETIER



Pour réaliser son rêve de petite fille, être comédienne, Isabelle s’est
formée au cours Périmony.
Depuis, elle a joué au théâtre, des auteurs classiques comme Hugo,
Proust, Racine, Montherlant, Tchekhov, Marivaux, Anouilh, Molière,
Musset, Shakespeare…
Et également des auteurs vivants comme Patrice Le Cadre, Jacques
Tessier, Joëlle Tiano- Moussaffir, Nicole Gros, Frédéric Sabrou,
François Joxe, Romain Trevisan
Elle a tourné pour le cinéma avec Catherine Corsini, Pascal Vignes,
Philippe Malca, Julien Guetta, Jean-Marc Rudnicki.
Elle a travaillé pour la télévision avec des réalisateurs comme Andre
Halimi, Philippe Bouvard, Pierre Boutron et Marcel Bluwal.
En 2013, premier rôle féminin dans « L’âge de son retour » .
d’Arnaud Gautier (Arte).

GILLES LANGLOIS



Originaire de Normandie, Gilles Langlois a réalisé sa passion pour le théâtre en
découvrant dans la bibliothèque familiale « Cyrano de Bergerac » d’Edmond
Rostand. OEuvre de théâtre qui est demeuré son livre de chevet jusqu’à son entrée au Conservatoire Nationale de Rouen.
Depuis sa sortie du Conservatoire, avec un premier prix de Comédie Moderne, il a joué dans une trentaine de pièces, dont des auteurs classiques, tels que : Molière, Musset, Tchekhov, Claudel, Racine, Hugo, Corneille, Courteline, Maupassant….
Et aussi des contemporains : Frédéric Sabrou, Jacques Rampal, William Gibson, Henri Dassa, Ariel Dorfman, August Strindberg, Carlotta Clérici ……
Il met en scène des auteurs, tels que : Jules Renard, Georges Sand, Offenbach, Musset, Maupassant.
Il a tourné pour le cinéma et la télévision avec Claude Chabrol, Sébastien Graal, José Luis Bunuel, Stéphane Guénin, Frédéric Ruiz, Dominique Ladoge, Marion
Sarraut ….
Parallèlement à sa carrière de comédien, il se consacre avec passion à l’écriture
de pièces de théâtre :
« Le Minuit de l’Année » « Le Corregidor » « Prendre la lune avec les dents »
« Le Voyage » « Valjean » « Robespierre » « Une nuit…une vie »
« Le chemin des dames »

JACQUES DECOMBE- METTEUR EN SCENE

JACQUES DECOMBE
La carrière de metteur en scène de Jacques Décombe débute en 1982, alors qu’il est
encore élève au conservatoire de Paris, au théâtre de la Michodière, avec « Amusezvous
», une comédie Musicale sur les années trente.
Difficile de citer les dizaines de succès qu’il remporte, en voici juste quelques uns :
Les inconnus, Charlotte de Turckeim, Patrick Timsit, Les Chevaliers du Fiel,
« Charité bien ordonnée » (650 représentations), « Les acteurs sont fatigués» (450
représentations), « Frou-frou les bains »(1090 représentations et Molière du meilleur
spectacle Musical en 2006, « La valse des pingouins » pareillement Molièrisée.
Tout ce temps consacré au divertissement ne l’empêche pas de mettre régulièrement
en scène une pièce d’auteur ou d’adapter un classique de la littérature. Pierre Louys,
Montesquieu, Prévert, Diderot, Rousseau, Victor Hugo.
Le talent de Jacques lui vient vraisemblablement d’une personnalité brillante et
délicieuse, d’une grande gentillesse et d’un professionnalisme hors-pair. Répéter un
spectacle avec lui est une source de bonheur rare, on apprend, rit, et précise
beaucoup, sans doute parce que viser la perfection nécessite tout cela. Les séances de
travail avec lui sont si riches, si drôles qu’elles mériteraient d’être filmées.
video
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