42e open de Fourmies 2018

Emmanuelle performante, Gervais décevant !

Emmanuelle et Gervais ont participé au 42e open de Fourmies qui a réuni 110 joueurs (open A) du 19 au 21 mai 2018.

Avec 7 rondes concentrées sur trois jours dont 3 parties sur le 2ème jour, ce tournoi est assez éprouvant. La cadence de 1h30 + 30"/coup est complétée par une 2ème période de 9 mn + 3"/coup.

Les résultats d’Emmanuelle et ses commentaires :
Ronde 1 : 
Je rejoue comme l'an passé Haub T. (2398) avec les blancs. Il joue toujours le même système hérisson. Je donne un pion à l'entrée de la finale (Tour, Fous de couleurs opposés, pions). Ma tour est plus active que la sienne. En crise de temps (moins de 10 sec et seulement 3sec/coup), je résiste bien dans la finale mais je finis par craquer au bout de 75 coups !

Ronde 2 :
Je joue Sergent R. (1674) avec les noirs. Le jeu est équilibré. Je prends beaucoup de temps pour trouver un plan pour gagner. Je tente à l'aile-dame mais mon adversaire joue les meilleurs coups de défense. La position est égale. Mon seul moyen de gagner c'est de prendre beaucoup de risques que je ne prends pas à cause de la cadence et du retard à la pendule. Nulle.

Ronde 3 :
Pour la ronde du matin, je suis opposée à Spilmont F. (1700) avec les blancs.
Une fois de plus, je me retrouve dans une position égale mais je n'ai aucun risque de la perdre. Je tente tout et mon adversaire se trompe. J'ouvre une colonne et mes tours vont s'installer sur sa 7ème rangée ce qui lui sera fatal.

Ronde 4 : 
Je joue avec les noirs contre Mijnster N. (2007). Rapidement je ne joue que sur 3 rangées et manque cruellement d'espace.
Pour me libérer, je finis par sacrifier mon cavalier sur deux pions et espère jouer avec mon pion passé. Dans la précipitation,
je joue trop vite et donne mon pion passé ce qui m'enlève toute chance de gain.

Ronde 5 :
Pour la ronde du soir, je rejoue un Hollandais, Stoker J. (1758) avec les blancs.
Il me joue une solide Caro-Kann. Je décide de faire le grand roque et de lancer une attaque sur son Roi. J'arrive à ouvrir la
colonne h et à gagner le pion h7. J'entre donc dans une finale de Dame, Fou, pions contre Dame, Cavalier, pions avec un
pion de plus. Je dois faire attention aux perpet'. Finalement, c'est son cavalier qui se révèle fort et qui me menace d'une
fourchette imparable ! Dans le stress et le zeitnot, il se trompe grossièrement... j'en fais de même mais il n'a pas vu et
abandonne directement, ouf !!!

Ronde 6 :
Je joue Lalau A. (2010), joueur local, avec les noirs. Contre ma Sicilienne, il opte pour une variante positionnelle. La partie
est égale, il me propose la nulle.

Ronde 7 :
Pour la dernière ronde, je joue avec les blancs contre Tupet G. (1939).
A la sortie de l'ouverture, je décide d'être encore très agressive. Je lance mes pions et place mes pièces vers son petit roque.
Il ne se rend pas compte de la dangerosité et oublie que je peux jouer un Dg5 fatal (soit il se fait mater, soit il perd sa Dame).


Les commentaires de Gervais (1699) : 
Ronde 1 : J’ai les blancs contre Ghislain Maugenest (2065), un jeune du club de Cappelle. Face à la Nimzo, je ne rencontre aucun problème. Les fous de cases noires sont rapidement échangés. Cependant, je ne joue pas au mieux mes pions centraux et j’enferme mon fou de cases blanches. Cela profite à l’adversaire qui manœuvre bien pour pénétrer dans mon camp. Je dois céder un pion. Après l’échange des dames et des tours, on atteint une finale Fou contre Cavalier où je compte toujours un pion de moins. Mon fou, qui a repris vie, contrôle des cases importantes et permet de tenir la nulle. Malheureusement, les 3 secondes d’incrément de temps ne suffisent pas… Dommage !

Ronde 2 : Je joue avec les noirs contre un Hollandais Eddy Korevaar (1863). Après un début très fermé, j ‘ouvre une colonne et mon jeu incisif de cavaliers doit me permettre de gagner un pion au centre. Je n’ose pas prendre le pion à cause d’un sacrifice sur mon roque. Le calcul approfondi des variantes montre que le sacrifice aurait été erroné. Sans avoir l’avantage matériel, ma position est écrasante. Cependant, le manque de temps me fait rater des coups décisifs. L’adversaire tente alors le tout pour le tout en lançant l’assaut sur mon roi. Un mauvais choix défensif me met en position de mat. Je dois céder une pièce. La partie est perdue. Encore dommage !!

Ronde 3 : Je joue avec les blancs face Gilles Laroumanie (1415). Mon adversaire fait le blocus avec une Hollandaise. Ce n’est qu’en
fin de partie que je fais la différence. La finale de tours avec trois pions contre aucun est facile à gagner malgré le peu de temps restant.

Ronde 4 : J’ai les noirs contre Laurent Charlier (1871). Un coup approximatif en milieu de jeu me fait perdre un pion. Plus tard, sur
la défensive, j’en perds un deuxième. Sur une erreur, je gagne une pièce mineure mais la finale (3 pièces contre 2) est difficile à
tenir car l’adversaire compte plusieurs pions passés.

Ronde 5 : Je joue contre Grégory Bracq (1557) avec les blancs. A nouveau dans une Hollandaise, je décide de jouer différemment.
Je gagne le pion e6 mais je me trompe grossièrement ensuite pour défendre mon roque. Mon adversaire sacrifie un cavalier pour
obtenir la nulle par échec perpétuel. Refusant cette éventualité, je perds la partie quelques coups après.

Ronde 6 : Avec les noirs, je joue une Caro-Kann contre Diego Garcia (1575). La partie est équilibrée jusqu’à la fin. On signe la nulle
dans une finale avec 2 tours et 2 cavaliers chacun et la structure de pions est symétrique.

Ronde 7 : Avec les blancs je fais face à nouveau à une Hollandaise jouée cette fois par un Hollandais, Peter Vis (1619). La position
reste plus ou moins fermée après l’échange des cavaliers. Mon adversaire déjoue une combinaison sur base de sacrifice. Il ne tente
pas l’attaque sur mon roi et se contente de mettre la pression sur un pion de l’aile-dame. La nulle est conclue.

Emmanuelle marque 4 points et se classe 40e avec une performance à 1957. Elle remporte le 2e prix de sa catégorie élo. Elle devrait gagner 17,2 points fide.
Gervais ne totalise que 2 points. Sa piètre performance devrait lui coûter 29,2 points fide. Comme le disait Henryk à Gournay, c’est sans doute « mon pire tournoi »

C’est le GM Azerbaïdjanais Eltaj Safarli (2657) qui remporte le tournoi seul en tête avec 6,5 points.





Photos en salle de John Cappon
Emmanuelle a open de Fourmies 2018.jpg
Gervais a open de Fourmies 2018.jpg
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