35e Open de Béthune

 

Le 35e open international de Béthune a lieu du 26 au 30 décembre 2014 soit 9 rondes en 5 jours sur la cadence de 1h30mn + 30 sec par coup

Valérie participe à l'open A réservé aux joueurs classés au moins 1900.
Vincent, Emmanuelle et Gervais jouent dans l'open B (1600-2000)

1ère journée : Rondes 1 & 2

Valérie perd sa première partie face à Maes Tibo (1909), un jeune joueur belge contre qui elle avait fait nulle au Touquet. Dans la deuxième contre Regniers Yves (1966) Valérie ne se résout pas à la nulle facile qui se présente à elle. Elle veut forcer le gain mais joue une grossière erreur et perd peu après.

Pour son retour après plus de deux ans d'absence, Vincent jouait contre Fabrice Bernini (1850). Le manque d'entrainement "in live" s'est fait sentir. Dans une position inférieure, il sacrifie la qualité pour tenter d'obtenir du contre-jeu. En réalité, il est toujours moins bien mais obtient finalement la nulle. A la ronde 2 Vincent est opposé à Lionel Jognery (1855). Une imprécision dans l'ouverture se paie cash face à un jeune adversaire connaissant bien la théorie. Vincent sera encore dominé mais ne reviendra pas cette fois.

Emmanuelle était opposée à Lydia Dubbeldam (1687) une minime hollandaise qui réussit à faire jeu égal. Malgré sa persévérance, notre Tour infernale ne trouva pas la faille et dut partager le point. A la ronde 2, Emmanuelle jouait avec les blancs contre Sander Dellaert (1681) un minime belge. Face à une défense Pirc où le fou fianchetto disparaît rapidement, Emmanuelle lance une attaque irrésistible sur le roque noir. La convergence des pièces blanches finissent logiquement par faire succomber le roi adverse.

Pour sa 1ère partie, Gervais était confronté à Guillaume Pavillon (1797). Pas à l'aise dans une anglaise avec les noirs, il subit l'initiative blanche et cède un pion. Peu après, Gervais égalise et retrouve même une position satisfaisante. Par la suite, il perd une qualité. La puissante paire de fous dont il dispose ne suffira pas à inscrire le demi-point espéré. Pour son 2ème défi du jour, notre président était opposé avec les blancs au jeune Vlad-Andreï Navrotescu (1766). Le milieu de jeu du gambit Benko est rude avec des menaces de part et d'autre. La conversion en finale de tours est loin d'être simple. Après quelques risques, la fin de partie s'anime et Gervais gagne un pion mais la finale semble nulle. Son adversaire ne joue pas très bien et se prend un coup tactique qui met un terme à la partie.

2ème journée : Rondes 3 & 4

Valérie jouait encore un jeune belge, Ismail Tamer (2016). Elle n'est pas convaincue d'avoir joué correctement une variante de l'Est-indienne avec les blancs. N'ayant rien obtenu, elle se retrouve dans une situation compliquée. Elle donne la qualité contre un pion et la suite n'est pas plus simple. Finalement, son adversaire lui propose nulle et elle accepte.
A la ronde 4, Valérie compte un pion d'avance contre Denis Luminet (2171).  Alors qu'il reste la moitié du matériel sur l'échiquier, elle abrège la partie en proposant nulle.

Dans l'open B, Vincent était opposé à une joueuse minime, Léna De Kraker (1793). Son adversaire fait le rouleau compresseur mais à la suite d'une imprécision, la machine s'enraye et elle doit donner une pièce contre deux pions pour garder l'initiative. Vincent profite alors du contre-jeu pour s'assurer la nulle.
A la ronde suivante, Vincent jouait avec les blancs contre le vétéran Marc Vandervorst (1761). Dans une Italienne où les noirs jouent le béton, Vincent s'est employé pour obtenir davantage d'espace. Alors que son adversaire plante un cavalier "gagne-petit" dans son camp, Vincent fait des ravages de l'autre côté. Il amène un pion passé sur la 7ème rangée qui force le gain d'une pièce et la victoire vient peu après.

Emmanuelle jouait Joffrey Lebon (1978) avec les noirs. Dans une Sicilienne Rossolimo, elle perd des temps importants et son adversaire en profite pour accentuer la pression. La position finit par craquer et Manu cède le point.
Opposée à David Bocquet (1748), Emmanuelle gagne des tempos dans le début de partie et obtient une position favorable. Bien que les coups adverses soient forcés, elle ne progresse plus et manque de temps. Dans ces conditions, elle accepte la proposition de nulle.

Face à Fabrice Bernini (1857), Gervais accepte le gambit proposé dans la variante classique de la Caro-Kann mais fait un mauvais choix peu après. Il sacrifie un cavalier pour deux pions pensant pouvoir profiter de la mise à nu du roi blanc. En réalité ses pièces ne se portent pas assez rapidement à l'attaque et son adversaire a le temps de réorganiser son camp. Sa seule chance consistait à parvenir en finale avec ses 3 pions pour une pièce mais l'armée blanche ne lui permettra pas.
Parmi les nombreux joueurs belges du tournoi, Gervais était opposé cette fois à Gerd Schutzbach (1874) avec les blancs. Dans une Hollandaise variante Léningrad, Gervais commet une imprécision et laisse son adversaire dominer la case e4. Face au jeu central noir, il lance une offensive à l'aile-dame. Finalement, le jeu se calme et il accepte la proposition de nulle de son adversaire pourtant légèrement mieux. 

3ème journée : Ronde 5 & 6

Valérie avait les blancs face à un junior, Florian Bourgeois (1973). Après avoir réussi à contrer la préparation des noirs, elle échange un peu trop de pièces et se retrouve avec un mauvais fou contre un bon cavalier. La puissance de cette pièce suffira à faire la différence en fin de partie.
A la ronde 6, Valérie jouait avec les noirs contre un minime belge, Tom Lowie (1942). Dans une Anglaise, Valérie parvient rapidement à échanger le fou de cases blanches contre le fianchetto en g2 et se retrouve dans une position favorable. Malgré cet avantage, elle ne réussit pas à conclure et doit partager le point.

Vincent jouait avec les noirs contre JP Guillaumat (1801). Le jeu est longtemps égal. Puis, l'adversaire obtient plus d'espace. Vincent passe à l'attaque et finit par gagner un pion. En finale de tours, le pion d'avance fait la différence. Vincent compte alors 3 points sur 5.
A la ronde 6, Vincent avait les blancs face à  Pieter-Jan Snoeks (1812). Mieux dès l'ouverture, Vincent rate le gain un  peu plus tard., Ensuite, la liquidation du matériel amène une finale égale. Son score est porté à 3,5 points sur 6.

Emmanuelle avait les noirs contre Amir Pourrahnama (1834). L'adversaire joue un début du pion-dame "béton". Ensuite, le jeu s'ouvre et Manu est un peu moins bien.  Elle doit accepter la variante qui se présente pour éviter d'être encore moins bien. Celle-ci consiste à gagner la qualité contre un pion mais l'action de ses tours est limitée. Elles doivent défendre les pions faibles. La qualité ne suffit pas. La nulle est conclue.
Emmanuelle avait les blancs face à Paul Hauseux (1824), Dans une Défense des 2 cavaliers, les joueurs arrivent vite en finale. Le fou adverse prend un pion et se retrouve enfermé. Manu ne peut pas chercher à le capturer car cela permettrait à l'adversaire de ramasser les pions sur l'autre aile. Elle accepte la proposition de nulle. Emmanuelle compte 3 points sur 6. 

Gervais jouait avec les noirs contre Antoine Duplan (1778). Très à l'aise dans la variante d'avance de la Caro-Kann, il prend nettement l'ascendant et gagne un pion à l'aile-dame. Alors que la victoire lui semble promise, Gervais commet l'irréparable. Il oublie un coup dans la suite prévue et offre un cavalier sans aucune compensation. La finale à deux cavaliers contre un seul est sans espoir. Dommage !
A la ronde 6, Gervais était confronté au seul Picard du tournoi (hormis les Tours), Alexis Gomés (1824). Dans une Nimzo-indienne très mal négociée avec les blancs, il se retrouve dans une position désagréable. Les roques inversés profite davantage au joueur des THP. Gervais cède un pion puis un deuxième en finale. Il se retrouve Tour contre Tour + 2 pions. La finale est mal jouée par l'adversaire et cela permet à Gervais d'arracher la nulle !!  Le président ne totalise que 2 points sur 6, un maigre butin !

4ème journée : Rondes 7 & 8

Face à Eric Lui (1940), Valérie jouait avec les blancs contre une Nimzo-indienne avec d5 noir. Elle perd énormément de temps pour obtenir une bonne position mais complexe. Sa longue réflexion lui permet de gagner un deuxième pion mais le temps lui manque terriblement (1mn restante) Son adversaire lui propose nulle et elle accepte raisonnablement car la position était tendue et compliquée.
A la ronde 8 face à un benjamin , Léopold Attard (1952), Valérie jouait avec les noirs un gambit dame où les blancs jouent g4 sans roque. La position est compliquée. Elle se croit pas très bien mais en réalité elle gère très bien tous les coups tactiques qui se présentent. Son adversaire sacrifie une pièce en pensant la récupérer un peu plus tard grâce à un clouage. En fait, il se retrouve dans un réseau de mat. Première victoire de Valérie dans le tournoi !! Elle compte 3 points

Vincent avait les blancs contre Peter Adriaens (1808). Il mène rondement son attaque Grand-Prix. Le rouleau-compresseur ne s'enraye pas. La position adverse finit par craquer. La perte de matériel précipite la fin.
Avec les noirs dans sa deuxième partie du jour, Vincent était opposé à Edmond Koscielny (1832). Comme souvent, il attaque. Il sacrifie une pièce mineure pour trois pions. Le roi blanc est dépouillé et subit mais parvient tout de même à résister. Vincent gagne une qualité et simplifie en pensant pouvoir gagner la finale. Cependant, le manque de temps ne lui permet pas d'étudier rigoureusement la finale plus compliquée qu'il n'y parait. Il est contraint de partager le point. Vincent totalise 5 points.

Emmanuelle avait les noirs contre Gerd Schutzbach (1874), un joueur belge que Gervais a rencontré à la ronde 4. Emmanuelle refuse le gambit proposé mais se fait tout de même agressée. Face au mauvais plan adverse elle revient dans la partie et gagne un pion. Ensuite, elle simplifie au lieu de maintenir la pression. La position finale est calme et la nulle est conclue.
Face à un minime belge, Laurent Huynh (1798), Emmanuelle joue une Sicilienne et profite d'une erreur dans l'ouverture. L'adversaire est déroqué et perd un pion. Cependant, Emmanuelle est très mal au temps quand elle refuse la proposition de nulle. Plus tard, ce manque de temps lui fait commettre une erreur grossière qui autorise un mat en 2 coups basé sur un clouage. Elle compte 3,5 points 

Gervais jouent toutes rondes du matin avec les noirs, cette fois contre un junior, Quentin Damotte (1810). Dans ce tournoi, il y beaucoup de Belges et de Hollandais mais aussi beaucoup de jeunes. Une nouvelle Caro-Kann au menu, la variante classique cette fois.  L'initiative est blanche mais Gervais reste vigilant. Ayant évité les problèmes, il gagne un pion juste avant la finale (1 tour + pions). Le pion d'avance ne pouvant être maintenu, Gervais propose la nulle qui est logiquement acceptée.
Avec les blancs  face à Patrick Pietrowski (1643), Gervais joue l'Est-indienne des 4 pions. Peinant à créer une brèche, c'est finalement l'adversaire qui lance une offensive sur le roque blanc. Sur un coup de fou destiné à freiner l'attaque, l'adversaire place sa dame sur la plus mauvaise case de l'échiquier et se prend une enfilade dame-roi. Cette victoire rapide permet à Gervais de marquer 1,5 points sur 2 aujourd'hui. Cela porte son score à 3,5 sur 8.

Dernière journée : Ronde 9

Valérie devait gagner avec les blancs face à Mathieu Vandersmissen (2096). Elle esquive la prépa Tchigorine et se retrouve dans une position nettement favorable. L'avantage s'accentue. Plus tard elle obtient une finale gagnante 2 tours + fou et pions contre 2 tours + cavalier et pions. La différence est due à un pion arrivé sur la 7ème rangée. Malheureusement, Valérie est en crise de temps (30 secondes restantes) et elle ne trouve pas la façon de gagner. Elle fait nulle par répétition.

Pour sa dernière partie, Vincent avait les blancs contre Arno Sterck (1934). Une fois de plus, il joue une attaque Grand-Prix. Grâce à l'initiative, il est un peu mieux. Puis, ça se gâte. Un mauvais choix l'amène à échanger deux pièces mineures contre une tour et un pion. La finale est défavorable voire perdante car il est obligé de céder une pièce pour éviter une promotion. Le point positif : il a lui-même un pion passé soutenu et son roi est bien placé. L'adversaire ne joue pas correctement la finale et la partie bascule. Vincent l'emporte.

Emmanuelle est opposée à Peter Adriaens (1808) avec les blancs. Elle n'est pas au top dans l'ouverture. Aucun avantage n'est pris. Plus tard, les deux camps sont en zeïnot. Dans la précipitation des coups, Emmanuelle gagne une qualité. Après une suite d'échanges menant à la finale, elle gagne un pion. Le matériel est nettement en sa faveur dans la finale Tour + Cavalier + pions contre Fou + Cavalier + pions. Finalement, elle a 3 pions passés qui mettent un terme à la partie.

Gervais avait les noirs face à Maarten Wouters (1795). Il doit gérer une Bird dans laquelle les blancs ont davantage d'espace. Cependant, Gervais plante une fourchette sur Dame/Tour qui oblige son adversaire à échanger le fou de cases noires contre un cavalier. Peu après, il oppose son fou de cases blanches face au fianchetto g2. L'adversaire a donc cédé la paire de fous mais conserve un infime avantage, celui de l'espace dans la position. La finale Fou + Cavalier contre 2 Cavaliers est compliquée. Gervais reste vigilant et manoeuvre bien ses pièces malgré le peu de temps restant. La centralisation de son roi lui permet de gagner un pion important. Cette fois, la finale est gagnante. Gervais ne choisit pas la méthode la plus rapide mais finit par l'emporter.

Bilan :

Dans l'open A, Valérie (2022) réalise un résultat médiocre. Elle réalise notamment des contre-perf face à des jeunes classés entre 1900 et 2000, performants et en plein ascension.
Valérie est 47ème avec 3,5 points - Perf 1910 - Perf Fide = - 26 points

GA de l'open A   Grille américaine

Dans l'open B, Vincent (1962) faisait partie des favoris sur le papier. Il réalise de belles parties. Il n'en perd qu'une seule mais concède quelques nulles contre des joueurs moins bien classés. il obtient une performance proche de son classement élo.
Emmanuelle (1771) et Gervais (1738) réalisent des performances supérieures à leur classement élo. Cela leur permet de gagner quelques points fide.

Vincent : 13ème avec 6 points - Perf à 1951 - Perf Fide =  - 2,6 points
Emmanuelle : 44ème avec 4,5 points - Perf à 1804 - Perf Fide = + 8 points 
Gervais : 47ème avec 4,5 points - Perf à 1794 - Perf Fide = + 14 points

GA de l'open B    Grille américaine









Vincent a Bethune 2014.jpg
Gervais a Bethune - 2014.jpg
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