33ème Open de Cappelle

 

Face aux problèmes financiers, le club de Cappelle la Grande a décidé d'organiser une version allégée pour l'open 2017. Avec la suppression des invitations, l'effectif ne compte que 216 participants. Le tournoi n'a pas la saveur habituelle avec la multitude d'étrangers venus du monde entier. Il y a quelques années, l'open a connu un record de participation avec plus de 700 joueurs. Cette fois, seulement deux GM ont daigné s'intéresser aux prix (2000 € au 1er, 1500 € au 2e), encore faut il terminer à ces places car il n'y a plus de "petits joueurs" dans les opens. Les résultats des premières rondes montrent quelques surprises sur ce plan.

 

Du côté des Tours infernales, seuls Emmanuelle et Gervais participent à ce tournoi.


Ronde 1 :

Emmanuelle joue avec les noirs contre M. Scoriels (2060). Elle maîtrise la partie de bout en bout et s'adjuge un premier point sur une bonne perf.

Gervais joue avec les noirs face à S. Vaillant (1900). L'adversaire n'est pas agressif. La position est égale. Cependant, en créant des pions doublés, Gervais obtient une finale favorable. La finale de pions avec la paire de cavaliers dans les deux camps n'est pas simple. La pression est mise sur les pions blancs mais Gervais n'adopte pas le bon plan d'intervention du roi. La nulle est signée.

 

Ronde 2 :

Emmanuelle joue avec les blancs face à E. Fejsovski (2035). La position est équilibrée. Emmanuelle cherche à profiter du roi adverse resté au centre. Elle tente une incursion avec sa dame mais celle-ci se retrouve enfermée. La partie est perdue peu après.

Gervais jouait avec les blancs contre B. Marchyllie (2068), le président du club de Cappelle.

Malgré la structure de pions doublés à l'aile-dame pour les blancs dans une variante de la Cambridge-Springs, la position est égale. Les deux joueurs neutralisent les menaces respectives. Gervais commet une erreur de jugement. Il refuse la proposition d'échange des dames en pensant que la finale serait perdante avec la pénétration du roi sur le flanc des pions doublés. En réalité, l'analyse montre que cette tentative pouvait se contrer sans difficulté et que la nulle était inéluctable. Finalement, après quelques tergiversations, Gervais affaiblit son aile-roi. Une brèche est crée et la dame noire prend l'ascendant, forçant l'abandon peu après.

 

Ronde 3 :

Emmanuelle obtient une bonne position avec les noirs mais la tâche est compliquée face un joueur classé 1478 qui ne lâche rien. Ce n'est qu'en finale que son adversaire craque en zeïnot.

Gervais a les noirs face à L. Roche (1837). Il ne rencontre aucun problème dans la variante d'échange de la Caro-Kan. Pourtant, au lieu de jouer le plan habituel, il se précipite dans un mauvais choix. Cela lui coûte un pion du roque. Malgré la résistance face à la pression sur un pion central, il finit par céder.

 

Ronde 4 :

Emmanuelle joue avec les blancs contre E. Quesney (1437). Elle démontre la différence de niveau en obtenant une position idéale où l'adversaire ne dispose d'aucun contre-jeu. Elle gère bien le zeïnot et s'assure une finale facile à gagner.

Avec les blancs, Gervais n'obtient rien de l'ouverture contre P. Dupuich, un benjamin classé 1013. Après quelques mouvements de pièces, il finit par gagner une qualité. La partie bascule à ce moment-là et la fin est une formalité.

 

Ronde 5 :

Opposée à E. Szylar (2026), Emmanuelle fait un mauvais choix dans l'ouverture et se retrouve acculée dans son camp où elle subit la pression. La position est franchement désagréable. Finalement, elle cède une pièce mineure et survit une trentaine de coups.

Avec les noirs, Gervais doit faire face à une Bird contre Y. Persyn (1574). La position est serrée mais sans problème. Alors qu'il prépare une percée à l'aile-dame, c'est à l'aile-roi qu'il gagne un pion. C'est tout de même la pénétration sur la colonne ç qui lui permet de l'emporter.


Ronde 6 :

Contre F. Debruyne (1532), Emmanuelle se lance à l'attaque du roque noir dans une Française où elle maintient un pion en f6. L'attaque devait logiquement aboutir mais dans le zeïnot, elle joue un coup trop approximatif. La contre-attaque est décisive.

Avec les blancs, Gervais se retrouve à nouveau dans une Cambridge-Springs cette fois face à E. Landuyt (1951). Son adversaire sacrifie un cavalier contre trois pions. En milieu de jeu, Gervais rate le chaos. Il pouvait profiter du mauvais placement de la dame noire pour transformer son avantage en certitude de gain (1 tour de plus pour 2 pions). Au lieu de ça, les dames sont échangées et les majorités de pions noirs, notamment celle de l'aile-roi, semblent irrésistibles. Néanmoins, les blancs arrivent à contenir toute tentative de percée en centralisant le roi. La nulle est conclue sur proposition du joueur mieux classé.


Ronde 7 :

Emmanuelle a les noirs face à J. Mahieu (1619). La partie est brève car l'adversaire se trompe grossièrement dans une suite tactique dès l'ouverture. Il lâche une pièce et abandonne.

Avec les noirs face à S. Senis (1500), Gervais se retrouve à nouveau dans la variante d'échange de la Caro-Kann. Cette fois, le 4ème coup blanc n'est pas théorique et les noirs égalisent. Jugeant la partie trop calme, Gervais se précipite sur un coup de pion central douteux. Après des échanges de pièces, ce coup lui inflige un pion isolé. L'adversaire joue sur cette faiblesse et parvient à le capturer. La finale de tours est gagnante pour les blancs.


Ronde 8 :

Emmanuelle a les blancs contre P. Grant-Ross (1561). La partie suit un long chemin théorique. Ensuite, Emmanuelle gagne un pion mais oublie un coup adverse qui force les échanges et qui rend le pion. De plus, cela transpose dans une finale nulle.

Avec les blancs, Gervais est opposé à R. Lopez (1449). Face au jeu adverse peu conventionnel, Gervais gagne très vite une qualité et un pion. Les dames sont échangées mais la pression est mise tout de même sur le camp noir dont les pièces sont toutes repliées en défense. La position finit logiquement par craquer.


Ronde 9 :

Face à JC. Magnier (1671), Emmanuelle égalise rapidement avec les noirs. Sur une imprécision, elle gagne une qualité. En contrepartie, son adversaire complique la position avec énormément de tactique. Avec son roi resté au centre, Emmanuelle prend beaucoup de temps pour ne pas commettre de gaffe. Elle trouve la bonne suite. Finalement, elle se retrouve avec une tour nette de plus. Devant perdre sa dame, son adversaire abandonne.

Avec les noirs, Gervais est opposé à L. Lalouette (1350) qui joue une Bird. La position est égale mais la situation au centre est tendue. Gervais rate l'occasion de prendre l'avantage en pénétrant sur la colonne ç. Peu après, en se précipitant, les blancs perdent un pion au centre et doivent y défendre un pion isolé. La différence est faite. L'échange des pièces lourdes amène une finale gagnante pour les noirs.



Grille après ronde 9


Emmanuelle totalise 5,5 points avec une perf à 1794. Elle se classe 54ème et obtient le 1er prix féminin (300 €)

Gervais prend la 81ème place avec 5 points et une perf à 1701.

Côté points Fide, nos deux Tours infernales sont perdantes, Emmanuelle -3,4 et Gervais -1

 

C'est le GM Jean-Marc Degraeve qui remporte le tournoi avec 8 points.

5 joueurs pointent ensuite avec 7 points dont notre ami John Cappon qui remporte un bon prix au général.

Gervais au 33e Cappelle 2017.jpg
Emmanuelle - Cappelle 2017.jpg
Cappelle 2017 - Remise des prix au general.jpg
Emmanuelle 1e feminine au 33e open de Cappelle 2017.jpg
Emmanuelle et Gervais a Cappelle 2017.jpg
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