LES FEMININES DU PAYS DE BREST
Le score ne reflète sans doute pas la différence de niveau, mais peut-être l'envie a un moment du match. 
Les joueuses d'Alain Le Thorel ont craqué physiquement pour leur première rencontre de la saison face à une équipe très tonique, très puissante, venue de Fédérale 3, qui n'a rien d'un petit. Dans le camp adverse lors des vingt premières minutes, les féminines du Pays de Brest ne concrétisent pas. Deux fois elles sont pourtant tout près de la ligne. Leurs adversaires réussissent, au contraire, à marquer dès leur première incursion (0-3,22').

 « Faillite mentale et physique » 

Le jeu repart dans le camp d'Orléans, puis revient avec un essai au pied des poteaux (0-10,35'). Les nombreux changements n'y font rien, le Pays de Brest n'y est pas. Les joueuses finistériennes butent sur la défense, encore deux fois à quelques centimètres de la zone d'embut, puis craquent physiquement avec trois essais pour leurs adversaires (0-17, 50', 0-22, 70', 0-27, 75'). « Tout le monde n'a pas eu le même investissement sur le terrain, analyse Alain Le Thorel, l'entraîneur. C'est une grosse faillite mentale et physique. On est désorganisé parce qu'on n'y est plus. Je m'attendais à mieux, j'ai vu de grosses carences. On doit se remettre en question, le staff compris. Il fallait peut-être cette grosse fessée pour se mettre dans la réalité. Au rugby, si on ne met pas la tête, on prend très cher. On ne va pas tout jeter, on a perdu beaucoup de cadres à l'intersaison. Il va falloir que certaines joueuses prennent plus d'épaisseur. Mais les saisons dernières ont montré qu'il ne
 faut pas désespérer ».