LE SAVIEZ VOUS ,

Il y a mille manières de considérer la fidélité à l’Elan, ce club dont Pierre Seillant avait pris l’habitude de dire, « y signer, c’est l’épouser ».

Une qui frappe, c’est le classement des marqueurs du club (eh oui dans ce sport co, par excellence, les stats ont été créées pour distinguer les individualités). S’il s’établit sur le talent pour sûr, c’est aussi l’attachement au club qui a été primé : les 10 premiers  ont tous en commun 6 saisons au moins sous le maillot de l’Elan  et pour cinq d’entre eux  c’est plus de dix saisons…

Ce qui vaut à l’Elan de servir de référence dans le dernier numéro de  « Maxi-Basket News » qui consacre un reportage au promu Poitiers, le quel compte cinq joueurs français ayant conservé la fibre au point de vivre l’aventure depuis la nationale1 jusqu’à la Pro A, soit 5 saisons…

Revenons à nos dinosaures béarnais pour vérifier que l’histoire a bien partagé les choses en évitant la querelle des anciens et des modernes – On dira anciens pour l’épopée d’Orthez et modernes pour celle de Pau –

Ils sont ainsi tous représentés :

Paul Henderson (dont le total de points 7269 ne sera plus jamais battu….), Howard Carter, Alain Larrouquis, Freddy Hufnagel, Benkali Kaba, Jean Noel Perpère  pour les anciens.

Fred Fauthoux, encore minot à Orthez, et Laurent Foirest, allez l’OM,  symbolisent les modernes, tandis qu’il appartient à la fratrie des Gadou, Didier et Thierry de faire la liaison entre les deux  puisqu’ils ont joué à cheval sur les deux époques…

Vous l’aurez remarqué, les athlètes venus d’outre atlantique ne sont pas légion dans ce classement à la distance… Alors on va leur rendre ce qui leur appartient, c’est à dire le plus qu’ils apportaient aux équipes, et ce plus fut le plus souvent l’apport de points…

Ainsi à la moyenne points par match, ce sont 4 US qui squattent le classement des meilleurs scoreurs. Bill Lindsey (76-79) est le numéro 1 à 26,5 points. Elégant et racé l’ailier qui venait de Fairmont termina d’ailleurs 4ème, second et 4ème du classement annuel des marqueurs.

Derrière Bill Lindsey, Claude Gregory (88-89), dont le penchant pour l’attaque était grand, tourna à 23,7points.

Mike Jones (90-95) complète le podium (23,1) dont  JohnMc Cullough ((83-85) à 19,5 reste au pied.

A noter que le regretté Dave Russell et le très impressionnant Vernon Freeman aurait été des candidats sérieux dans la course, mais le destin brisé de l’un et le trop court passage de l’autre en Béarn ne l’ont pas permis.

 

 

LE SAVIEZ- VOUS ?

 

 

En évoquant précédemment les gloutons du panier, on a retrouvé quelques uns des monstres sacrés de notre championnat… En signant Didier Dobbels comme coach, l’Elan en a attrapé un de plus dans ses filets.  A 55 ans bientôt ce nordiste bon teint fut en même temps qu’un shooteur patenté, un des piliers de la première division… Il l’a découvrit avec Berck en 1971 et ne l’a quitta, pour passer de l’autre côté de la barrière, qu’en 1989.  18 ans de carrière au plus haut niveau, ils ne sont pas nombreux à  y avoir émargé.

Ainsi la première fois que Didier Dobbels croisa la route de l’Elan Béarnais , c’était à Berck le 27 octobre 1973, les béarnais de la montée s’appelaient Alain Larrouquis, Roger Duquesnoy, Abu Bakr, Jean Noel Perpère, Steve Schmitt, René Page, Bernard Lamarque, Roger Massolin, Claude Carasse, Mathieu Bisséni, Jean Luent, Gérard Dumas et Jean Jacques  Convert… Ils s’inclinèrent 79-60 mais leur premier succès en première division n’allait plus tarder, il tombait quinze jours plus tard à Nancy…

 

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

On a souvent évoqué  la philosophie du jeu en basket et un grand débat secoua notamment le petit monde de la balle orange  dans les années 90. Il concernait  le pli défensif pris par les rencontres, le sommet étant atteint par les Final Four européen de 93 et 94,  et les succès de Limoges 59-55 contre Trévise ou de la Joventud de Badalone 59-57 contre Olympiakos…

Les chiffres étant têtus on vous propose ceux là

Saison88-89 : Sur les 10 matches de coupe Korac que dispute l’Elan 7 se terminent à plus de 100 points pour le vainqueur… Le huitième est à 99, le neuvième  à 91, autrement dit Elan-Den Helder (87-86) est un enfer défensif….

Saison 98-99 : L’Elan dispute l’Euroligue  et y signe 4 des 7 matches les plus défensifs de son histoire européenne: Elan Manresa 69-51, Elan-Fenerbhace 73-48, Elan-Ljubljana64-57 et Kauans-Elan 66-56…

 A dix ans d’intervalle écoutez effectivement la différence…     

 

 

 

 

LE SAVIEZ VOUS ?

 

*C’est en 1984 que le panier à 3 points fit son apparition sur les terrains européens. Au lendemain des jeux de Los Angeles,  ceux de Jean Luent, Ben Kaba, puisque c’est la règle d’or à la FIBA : les décisions de la commission technique font leur apparition tous les 4 ans suite à une olympiade.

 

Le tir bonifié reste pourtant une idée de longue date. On en trouve la trace dès 1933 dans un lycée américain, puis en 1945 chez les Universitaires mais toujours à titre expérimentale. La NBA validera le panier bonus en 1979, soit 5 ans avant l’Europe.

 

C’est John Mc Cullough, cet arrière américain très BC-BG qui, pour l’Elan ouvrit le bal des paniers à 3 points. C’était, le 29 septembre, au Mans pour l’ouverture du championnat et c’est à sa troisième tentative derrière la ligne que l’américain réussit le premier « triplé » de l’histoire du club…

 

Mais bien entendu parlant de « triplé », c’est la perf de Freddy Hufnagel , le 11 décembre 1986, à Madrid face au Réal, en coupe des clubs champions qui est restée gravée dans le marbre de la Moutète.  Neuf, pas un de moins, qu’il en réussit devant 10.000 socios déchaînés, le Lot et Garonnais de Seyches. Et pour 15 tentatives seulement avec un bouquet final en apothéose, 5 sur 7 en seconde période…Fêtant le succès historique (95-87) dans un restaurant de la capitale avant de reprendre la route en voiture particulière, l’Elan avait savouré bien sûr, ce qui lui avait valu cette réflexion du délégué madrilène attaché à son service (…et invité au dîner) : « Tout l’argent du Réal ne vous paierait pas une telle fête… ».

 

C’est aussi à Madrid que Jacques Cathalaa, photographe du club, immortalisa le « Seillant circus »… Devant les arènes madrilènes où ils souhaitaient poser, les béarnais avaient en effet trouvé un magnifique cirque! Et fait les clowns…

 

Pour en revenir aux tirs à trois points, c’est toujours Jurij Zdoc le slovène, alors Limougeaud, qui détient le record de la Ligue Nationale avec un 8 sur 8, performance remontant au 21 octobre 92 au Mans…

 

15 décembre 2009


 

LE SAVIEZ VOUS ?

 

 

*Promu en Nationale 1  lors de la saison 1973-74, l’Elan a disputé 1673 matches officiels au plus haut niveau du basket national, ce total ne comprenant pas les deux saisons passées au deuxième niveau (74-75 et l’actuelle).  Même si c’est en 1975 que cap’tain Bernard Lamarque et l’Elan reçurent, chez eux, le premier des dix trophées de champion de France.

Plus impressionnant encore son pourcentage de victoires : 62.5%  soit 1045, pourcentage qui grimpe encore (66,7) pour les seules 1031 rencontres de championnat (phase régulière)!

Concernant les deux bastions qui ont abrité les « vert et blanc », ils se sont partagés les 818 matches à « la maison » de la façon suivante, 329 pour la Moutète d’Orthez  et 489 pour le Palais palois.

 

*La plus grande  série de succès consécutifs des béarnais en championnat dans leur antre culmine à 58 ! Le 3 février 1996, l’Asvel venait s’imposer sur le plancher de l’Elan (93-85), il fallut attendre presque 4 ans (le 29 janvier 2000) pour connaître le nom de celui qui l’imita (Limoges).

Derrière le match de Villeurbanne, l’Elan d’Antoine Rigaudeau enchaîna succès, puis celui de 96-97 (arrivée de Laurent Foirest), comme celui de 97-98 (arrivée de Mous Sonko) et celui de 98-99 ( arrivée de Juan Aïsa) traversèrent la saison régulière (15 matches à domicile) sans le moindre accroc. C’est donc l’Elan de 99-2000 (montée de Florent Piétrus en Pro) qui mit un genou à terre face à son rival historique le CSP Limoges après 9 nouveaux succès de rang…L’histoire retiendra que c’est un panier de Marcus Brown  qui, à deux secondes de la fin, priva l’Elan du succès (61-63)….

Toutes compétitions confondues, l’Elan 2002-2003 (Les perles Artur Drozdov, Mickael et Florent Piétrus)  réussit lui aussi une sacrée performance en alignant 25 succès les uns derrière les autres.

Au rayon série noire, en revanche, c’est le départ « cata » de l’exercice  précédent (08-09) qui fut le plus long de toute l’ histoire du club avec 11 échecs de rang et l’issue que l’on connaît, et que nous déplorons tous…

  


 
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