Cholet- La fête et bien au-delà…

Pour une sortie réussie c’est une sortie réussie ! Par la plus grande des portes d’un  Palais qui s’en souviendra quand s’ouvrira la campagne des abonnements. Car ces moments là, ceux de la fin de la rencontre puis ceux de la cérémonie que Didier Gadou, grand monsieur loyal, mit en scène avec maestria au pied levé, ils appartiennent à la catégorie de ceux que l’on garde en, mémoire et qu’on a une seule hâte, celle de les revivre au plus vite…

 

L’Elan n’a pas seulement battu et bien battu Cholet (87-76)  le champion de France sortant et favori à sa propre succession, il a réussi une splendide opération de communication.

Donc il y eut un match, pas un vrai certes mais un match tout de même qui à la demi heure restait encore un à toi, à moi   un je te tiens tu me tiens,  un on se suit on se poursuit et c’était sommes toute agréable de voir que les acteurs n’avait pas l’esprit en vacances mais au jeu quand bien même la défense n’était pas leur priorité. Pas une fausse note donc. Ah si celle des arbitres. On s’en veut d’en parler un soir de fête, mais le Palais leur a fait la leur de fête. Les gris attendirent 33 minutes avant de siffler la 7ème faute des Choletais, c’était trop pour que la rumeur ne gronde et ne s’amplifie, mais bon ce n’est pas ce qu’il faut retenir.

 

On préfère se souvenir de ce que Slaven Rimac, dans ce mini All Star, débuta son show par un festival de passes dans le dos, sans résultat. Il s’est essayé ensuite au smatch sans plus de succès. Alors il revint à du plus classique, du Rimac quoi. Et ses deux paniers de loin firent le break, le premier, le dernier aussi. Car le garçon toucha à l’état de grâce quelques minutes encore. L’Elan  porté par les siens avait du jus du gaz et Elonu et Joseph posèrent le couvercle sur ce succès dont l’ailier croate restait l’initiateur. 87-76 au final sans suspense. Le palais était en forme et en joie. La Banda le mit en liesse en envoyant le Vinho Griégo, les enfants du Pyrhée et du Nadau plein pot.

 

La soirée était belle, la fin de saison réussie, le baisser de rideau une offrande à l’aficion… La suite toucha au magique quand le boss descendit dans l’arène pour saluer la communauté de ceux qui font l’Elan, les collectivités, les partenaires, le public les supporters. Pour saluer Alain Béral son président qui ne le sera plus puisqu’il va prendre les destinées de la Ligue nationale en main. Heureux comme pas un, le Palais écouta ensuite les remerciements du capitaine Fred Moncade. On aurait pu en rester là, mais Gadou prolongea le bonheur de son peuple aux anges. Il lui offrit un mot de sa jeune garde,  pas à l’aise dans l’exercice mais ô combien rafraîchissante et rappelant que la formation restait un des joyaux du club. Les deux Lesca, Rémy et Florian qui sont les racines landaises à la vie dure, Michael Var qui s’est affirmé sur ce final, Miguel Buval et Jean Fred Morency qui n’est plus tout à fait un espoir…

Suivirent au micro Bennett et Bryant  qui sans doute faisaient leurs adieux à l’Elan. Puis Joseph et Mendy. Les bravos montèrent d’un cran. Mais à l’applaudimètre du Palais le casting désigna à égalité ou presque les deux derniers duos… Rimac-Maravic  et puis Gipson-Elonu. Là l’ovation fut sans retenue. Ces quatre là, ils étaient plus de 6000 à vouloir les garder…

 

Didier Gadou aurait voulu prendre la température de son auditoire  pour bâtir l’Elan de demain qu’il n’aurait pas fait autrement, mais la raison a parfois ses raisons que le coeur n’a pas. Le recrutement n’est pas, n’est plus,  une affaire d’affect. L’argent et les agents sont au centre… Mais au moins il sait !

 

Didier Dobbels  ressorti de ses vestiaires vint clore cet intermède, cette communion avec le Palais. Il eut sa part de hourrah  bien sûr et dut avoir alors une pensée pour son assistant Paco Laulhé, malade et privé du  dessert le pauvre. Il promit que l’Elan jouerait à l’étage supérieur  la saison prochaine. Chacun restait sous le charme.  

L’Elan avait vécu une saison délicate à plus d’un égard, il y a quinze jours encore plombé de six défaites consécutives, il redoutait cette fin d’exercice…

 

 Et puis le soleil  s’était levé à Paris, et le sourire revint. Mardi soir il accrochait contre Cholet une  bonne neuvième place et il semblait au paradis. Dieu que ces soirées sont belles. 25 ans après son premier titre national en première division, en 1986, sa magie opère encore… On avait presque hâte déjà que ça recommence.



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CHOLET - RIEN QUE DU PLAISIR.

L’Elan de Chalon sur Saône et de Greg Beugnot n’a jamais autant compté de supporters sur l’échiquier du basket hexagonal…. Le Havre, Paris, Poitiers et Strasbourg sont en effet au rang de ses premiers supporters  à la veille de son déplacement à Vichy…

C’est qu’un succès des Chalonnais sur les bords de l’Allier mettrait un terme à l'intenable suspense qui plane encore  sur le nom de celui qui accompagnera Limoges en Pro B la saison prochaine…

 

Battu Vichy sera celui-là ! Or Chalon se déplace conquérant puisque l’autre gros enjeu de cette dernière journée de championnat, concerne la seconde place et son  avantage de jouer les matches décisifs à domicile jusqu’à Bercy. Chalon est l’un des prétendants à cet accessit, au même titre que Gravelines et Nancy qui se rencontrent…

 

Vainqueur,au contraire,  Vichy se retrouvera à égalité avec tous ceux des quatre ci-dessus cité qui n’auront pas eu la bonne idée de gagner… Et alors là, bonjour la migraine, sortez vos calculettes, le règlement et calculez moi tout ça ! Il s’agira de refaire un mini-championnat en tenant compte des points terrains  puis des différences particulières et enfin si ça ne suffit pas de la différence générale.

 

Quel rapport avec l’Elan, Béarnais celui-là ? Aucun, vous avez raison! Sauf que cette angoisse, cette inquiétude, ce suspense, c’est tout ce que Dobbels et les siens se sont évités en allant gagner mardi dernier  à Paris… On mesure d’autant plus la performance, qu’au delà des pépins qu’aura compilé l’Elan cette année, c’est Paris qui se retrouve en plein cœur de l’imbroglio  relatif au maintien…Il est même dans le cas d’un succès de Vichy l’un des plus menacés par la relégation…

 

Autrement dit, l’Elan, dont on avait dit et redit qu’il avait un calendrier final de muerte, a choisi l’endroit le plus périlleux pour aller signer l’exploit qui lui permet de voir arriver Cholet en sifflotant, les mains dans les poches ou presque, le cœur léger en tout état de cause, en un mot le maintien dans la poche…

 

SOU-LA-GE ! C’est donc le mot à la mode et de circonstance au Palais. 

Et que l’on ne vienne pas nous parler des regrets… Le maintien était l’objectif assigné à cette équipe, on sait depuis, que celle qui termine la saison n’a qu’un lointain rapport avec celle qui était à l'origine chargée de le décrocher… Alors respectons là plutôt qu’autre chose, et tant mieux si elle a fait naître l’espoir d’une huitième place, c’est autant de promesses pour l’avenir. C’est qu’elle avait une valeur. Elle a eu aussi le respect du maillot qu’elle portait. Tout le monde peut-il en dire autant ?  Pas sûr…

 

Chapeau donc à ceux qui ont mené à bien l’aventure.

Il ne leur reste plus qu’un effort à fournir, ce mardi pour prendre congé d’un palais dont ils se souviendront qu’il fut toujours derrière eux, qu’il comprit leurs malheurs successifs, et qu’il ne leur tint jamais rigueur de rien…

 

L’occasion est donc belle, puisqu’on annonce encore beaucoup de monde dans les gradins,  de faire une belle fête … Cholet s’y prêtera de bonne grâce sans doute, lui qui vient également  libéré de tout souci et s’apprête à attaquer le play-off en pole position.

C’est du lourd, très lourd même mais l’Elan n’a-t-il pas en février fait sensation ne sortant Cholet des As dès les quarts de finale…

Alors pourquoi pas une seconde fois ? Rien que pour le plaisir, celui du Palais, le notre, le votre, celui des joueurs…

 

Ce n’est pas si souvent qu’on est allé communier ainsi la  fleur au fusil cette saison, c’est même la première fois… Alors double tournée SVP messieurs… 

 


 

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

 

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

PARIS- C’EST FAIT ET BIEN FAIT

 

Que la fête s’avance. Mardi soir au Palais des Sports le peuple de l’Elan se rendra le cœur léger et l’âme légère. Entre un Elan revenu de la capitale son billet de maintien en poche (82-76) et des champions désormais choletais assurés de ne plus être rejoints à la première place, on devrait lâcher les chevaux, ne penser qu’au plaisir du jeu, aux courses folles, au basket de gala. Fini les doutes, le stress, les inquiétudes,  les mises au point, les patati, patata, les ceci et les cela. On boucle la saison sourires aux lèvres et jambes légères, les objectifs sont atteints, bref tout est bien qui finit bien…

On ne sait si la nuit dernière fut une folle nuit parisienne, ce que l’on sait c’est qu’à Paris, l’Elan est allé réussir une performance, LA performance, celle qui lui permet de valider son avenir au plus haut sommet de la pyramide du basket, sans avoir à se soucier de ce que faisait  untel ou untel, mais en prenant bel et bien son destin à bras le corps.

Et du début jusqu’à la fin, enfin presque. Les béarnais comptaient 19 longueurs d’avance à un peu moins de sept minutes de la fin du match (70-51), c’est dire s’ils avaient la main mise sur le match, quand ils encaissèrent un 12-0 qui ramena le suspense sur la soirée (70-63) et fit craindre leur effondrement. L’hémorragie stoppée, la victoire s’avança comme une délivrance. On ne va donc pas en faire des gorges chaudes…

Un peu comme samedi contre Chalon, l’Elan s’est appuyé sur deux généraux et de vaillants soldats. Sauf qu’on ne reprit pas les mêmes pour recommencer. Junior Elonu termine très fort sa pige médicale et donne dans la constance au meilleur niveau, en revanche il y a belle lurette que Teddy Gipson n’était apparu sous la lumière comme ce mardi soir… Il était un peu dans l’ombre le meneur américain. Samedi soir il était même franchement la tête dans le seau, sans doute marqué par son échec à trois points à un moment crucial et davantage encore par ce lancer manqué à 10 secondes de la fin. Il en est ressorti comme seuls savent le faire les champions, c'est-à-dire dans les très grandes occasions. Et Paris en était une puisque ce match sauvait son vainqueur. Un Gipson à 28 points, son record de la saison, 7 passes décisives, 6 rebonds, 33 d’évaluation, ça vous change le visage de l’Elan. Ca vous rééquilibre une équipe. Gipson-Junior en fer de lance, l’Elan n’a donc cessé de marcher sur Paris, de prendre les devants, de s’en aller comme un grand cueillir ce douzième succès tant attendu. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas droit à leur part de mérite, bien évidemment, Michael Var ayant encore une fois bien fait ce qu’il avait à faire, à l’image de Jean Fred Morency qui aura beaucoup appris cette saison  et sans doute marqué de précieux points pour l’avenir…

Il n’est pas inutile de se rappeler que l’Elan  termine sa saison comme il l’a commencé, terriblement marqué par les blessures et les défections qui le privaient à Paris encore de quatre joueurs qui étaient les cadres de l’ensemble. Il était ces temps derniers en situation d’échecs répétés et, avouons le, on le voyait bien mal parti pour inverser la courbe compte tenu des échéances de son calendrier…

A l’exception du match au Havre, il n’avait jamais lâché et s’était dressé contre l’Asvel et Roanne avec arrogance et courage. En vain. Contre Chalon, il venait de flirter avec le succès.

L’étau se resserrait, la menace  persistait. A Paris, il aurait appris la victoire de Nancy sur Vichy et il aurait su que son maintien était ainsi assuré.

Seulement voilà il est l’Elan Béarnais  à nul autre pareil et peut-être  une voix est-elle venue le lui rappeler à l’oreille. Alors il est allé s’imposer presque naturellement, quand on ne l’attendait pas. C’est comme ça que l’histoire commença, demandez donc aux anciens !

 

VOIR PARIS ET... !

La performance de l’Elan samedi soir face à Chalon fut rassurante sur l’état d’esprit, nul n’en discute. Elle serait même annonciatrice de jours meilleurs  pour une équipe qui en a bien besoin et pour son moral et pour son avenir à deux étapes de la fin…

 

Le conditionnel s’impose toutefois et pour plusieurs raisons. Depuis le match d’Orléans, l’Elan fut, loin de chez lui, plus proche du néant que de l’excellent. Lors de matches pourtant capitaux, il s’est délité et n’a pas existé…

 

Ensuite il y a ce championnat qui s’accélère et qui, Final Four européen oblige, fait disputer son avant dernière journée  72 heures seulement après la 28ème… Pas terrible pour la récupération. Surtout pour un Elan qui compte ses valides avec parcimonie et qui tire beaucoup sur les mêmes (37 et 33 minutes pour Gipson et Rimac) quand l’adversaire Parisien a joué  vendredi soir et à la porte de chez lui… Greg Beugnot a dit ne pas avoir reconnu ses chalonnais et pense que le jus laissé le mardi en coupe à Nancy  a fait défaut. L’Elan pour revenir menacer Chalon comme il l’a fait a laissé du gaz sur le plancher… Aura-t-il rechargé les accus ? C’est une question qui va de pair avec l’état d’esprit…

 

Enfin, il va se frotter à l’un des nombreux empêtrés de la zone orange du classement… Paris est plus ragaillardi que moribond aujourd’hui et un succès lui laverait la tête de façon quais définitive. On peut donc parier sur une grosse entame de match de sa part suivie d’une intensité sans faille… Rien de bien réjouissant à vrai dire.

 

Autre question, quelle équipe alignera l’Elan ce mardi soir. Dans son propos d’après match, au carré VIP, Alain Béral n’a pas exclu le retour de nouveau joueur. On a tout de suite pensé à Demetric Bennett dont l’épaule infiltrée était supposée aller mieux. Lundi matin, l’ailier américain passait un test mais faisait grise mine. Rien n’autorisait à penser qu’il serait dans l’avion en partance pour la capitale. On sait que Marko Maravic est de retour en Béarn. Le dos sans doute consolidé par six semaines de soins et de repos en Slovénie. Au point de jouer la fin de saison ? Rien n’est là encore moins sûr. Il y a son état physique, il y a aussi un problème de quotas de joueurs étrangers à respecter.

 

On s’orientait donc plutôt vers un statut quo, donc la reconduction des vaillants soldats de samedi soir. En leur demandant d’une fois encore, mais il ne reste plus beaucoup de gros efforts à fournir, de se mettre les tripes au soleil. La seule certitude des béarnais aujourd’hui c’est qu’il leur faudra rééditer un match aussi plein que le dernier pour aller chercher ce fameux douzième succès qui les mettrait définitivement hors de danger…

 

Si tel n’était pas le cas, il resterait deux solutions, celle de battre Cholet la semaine prochaine à Pau, mais le challenge paraît très haut. S’attaquer au champion sortant et sans doute premier de la phase régulière cette année encore n’est pas une mince affaire… La seconde c’est de compter sur les autres. Vichy va Nancy candidat à la seconde place, Poitiers va à Cholet qui cherche à basculer en tête avant le play-off…

 

Donc logiquement, ces deux là ne devraient rien reprendre à l’Elan quoiqu’il arrive.  Il y a encore un Strasbourg-Le Havre qui va faire mal au battu. Bref autant de raisons qui font que l’état d’urgence n’est pas de mise en Béarn…

 

Simplement la situation n’est pas des plus confortables et la perspective d’égalité à plusieurs  équipes, trois voire quatre n’est pas à exclure… Elle donnerait lieu à un mini championnat entre elles faisant intervenir les victoires-défaites puis le point-avérage si besoin…C’est là une bouteille à l’encre encore indéchiffrable.

 

L’idée de gagner à Paris en serait un bien bonne… Et peut-être que Teddy Gipson et Travor Bryant, les deux grands malheureux de samedi soir  y ont songé, puisqu’ils doivent une revanche le moment serait particulièrement bien choisi…

 


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CHALON- UN ELAN COMME ON L’AIME…!


 

L’Elan a perdu d’un rien mais perdu (79-81) et bien évidemment ça ne fait pas ses affaires quand bien même ne perd-t-il qu’une longueur sur Vichy le seul lauréat du bas de tableau. La menace mathématique subsiste toujours concernant le maintien, mais le voyage des Vichyssois samedi prochain à Nancy devrait clore le chapitre, sans compter que l’Elan garde les cartes en main.

 

L’Elan a perdu soit mais il y a belle lurette qu’il n’avait pas été si près de vaincre…Certes en prenant l’avantage à 1’15’’ de la fin (78-77) pour la première fois de la partie,  il aurait réussi un véritable hold-up, et les chalonnais auraient hurlé au voleur non sans raison. On leur aurait répondu qu’ils n’avaient qu’à s’y prendre autrement et que jamais leur statut de second n’avait sauté aux yeux face à une équipe n’ayant que son courage et sa fierté à lui opposer…

On ne philosopha point davantage. L’avantage resta aux visiteurs  puisque Tchicamboud réussit ses deux lancers (78-79) ce que Gipson ne fit pas n’arrachant que l’égalisation à 79 à 10 secondes du terme. La dernière balle était celle du match et Haynes, en tête de raquette,  en fit bon usage 3 secondes avant le dernier coup de sirène (81-79)…

 

Si ce sixième échec de rang a le même poids comptable que les cinq précédents, il a un autre goût, une autre saveur, une autre valeur. On a aimé cet Elan de bravoure. On ne fut pas les seuls. Le palais aussi s’est pris d’un amour inconsidéré pour ses favoris. Il y eut  à la prise du commandement des béarnais  une clameur comparable à celle des grandes soirées européennes de l’Elan, lorsqu’il s’agissait de pousser pour aller chercher le scalp d’une tête couronnée, un Réal, un Barça, un Maccabi par exemple.  C’est bien la preuve que le public adhérait au combat des siens, comprenait leur difficulté mais admirait leur abnégation à ne pas lâcher.

 

Ils n’on jamais lâché sinon le début de match qui les obligea à subir l’adresse lointaine de Chalon puis à courir après le score. Mais si Chalon crut ramasser le pactole en comptant sur le fléchissement de son hôte, ce que l’Asvel et Roanne avaient fait, il se trompa dans les grandes largeurs… le troisième quart, celui qui voyait l’Elan marquer le pas et accuser le coup fut au contraire celui de la révolte et deux retours à 4 points (52-56, 62-66) disaient combien les béarnais mouillaient la chemise…

 

Celle de Rimac était trempée tant le croate, âme de junior, avait donné son corps mais surtout son talent à la partie verte et blanche. Celle d’Elonu ne l’était pas moins, le colosse nigérian ayant vite gagné son duel face à Jbam, puis supporté la comparaison avec Aminu. Les jeunes (Var notamment) ayant mordu à peines dents dans la chance que l’état de l’effectif leur offrit, le tableau aurait pu être plus beau encore si Gipson, toujours aussi ciblé, n’avait autant cherché  à forcer le destin  (1 sur 12) ou si Bryant n’avait traversé la rencontre à la manière d’un zombie (0 point, moins 3 d’évaluation)…

 

C’est dire si l’arsenal de Dobbels se résumait à peu de canonniers, c’est dire aussi si avec quelques valeurs de sacrifice et de volonté on peut parfois faire trembler les montagnes à défaut de les renverser… Didier Gadou que l’on vit ne pas tenir en place lors du final si haletant dut penser qu’avec la même énergie au Havre les choses auraient été différentes…        

L’Elan a fait un match, un vrai. Il s’est battu comme un chiffonnier et a failli en être récompensé…

 

Il lui appartient de se souvenir de la méthode. Puisque sur ce qu’il a montré contre Chalon il est fort capable de ne pas finir Fanny. Et de se maintenir comme un grand !   



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Chalon – Ce sont deux Elan…!

Ce sont deux Elan…

L’un va on ne peut mieux, deux finales déjà à son actif. Celle des As sur ce même plancher du Palais, perdue hélas, celle de la coupe sous les lumières de Bercy, à jouer celle là contre Limoges. Et toujours candidat à la seconde place de la phase régulière derrière Cholet ce qui reste le meilleur moyen d’accrocher le billet pour la finale –la troisième donc - de Bercy encore mais titre en jeu cette fois…

 

Il y a encore un coach emblématique, l’un des derniers, ancré dans le paysage depuis 2003 et venant de prolonger pour trois ans. Bonjour la sérénité. On chercherait la petite bête à cet Elan là qu’on lui mettrait sous le nez la défaite (contestée par réclamation) à domicile contre Poitiers. Pour un possible dauphin ça fait désordre. Mais dans la foulée, l’exploit signé à Nancy en coupe de France a lavé l’affront et peut-être (on le souhaite pour l’autre Elan) atténué le sentiment de frustration des Beugnot boys.

Celui là c’est l’Elan Chalon…

 

L’autre va on ne peut plus mal, traînant désormais cinq défaites de rang et, nous semble–t-il au regard des chiffres, un moral de battus.  Si l’avenir ne s’est pas écrit en pointillé au dessus de cet Elan là, c’est qu’il avait pris soin d’engranger quelques ballots de points avant l’hiver et qu’ils servent de garantie aujourd’hui. Mais l’Elan recule, perd du terrain, voit la révolte grondée derrière lui, bref il joue à se faire peur en espérant que ce ne soit pas le seul jeu qu’il soit en état de pratiquer à ce stade de la saison…

 

 L’absence de Bennett (épaule) vient nous rappeler, si tant est qu’on l’eut oublié, combien le tribut à payer aux blessures aura été hors de prix. L’américain même s’il n’en n’avait  plus tout à fait le statut depuis Noel était, le seul et unique joueur de l’effectif à ne pas avoir manqué un match jusque là … Lui sur le flanc, il n’y en a plus qui aura traversé l’exercice sans crier stop une fois…C’est un truc à vous faire rentrer une équipe dans l’histoire, malheureusement par la mauvaise porte…

Celui-ci c’est l’Elan Béarnais…

 

Un monde séparerait donc nos deux Elan à quelques heures de leur rencontre… Et il serait indécent de poser encore un point d’interrogation sur le nom du vainqueur, tant Chalon a tous les atouts en main (forme du moment, dynamique, rotation, effectif)  pour  s’imposer à l’usure contre les béarnais court sur pattes et langue à terre…La différence fondamentale est bien là : d’un côté une équipe qui compte les jours la séparant des vacances, et qui n’attend plus que la délivrance, l’autre comptant les jours la séparant du printemps et d’un nouveau départ, celui si  enivrant des phases finales…

 

A moins d’un miracle  donc, d’une dernière union sacrée, des vertus de la présence de la télévision (Sports Plus 20h30) et l’avantage c’est qu’en sport ça arrive, on devrait vivre une nouvelle soirée longue et angoissante au Palais…

Ce sont deux Elan…

 

Il y a un an l’un luttait pour sa survie en Pro A, c’était celui de Chalon… L’autre se dirigeait tout droit vers Bercy et la couronne nationale, c’était l’Elan Béarnais…

Au-delà de ces curiosités du destin,  il faut donc retenir que tout ce qui ne tue pas rend plus fort…

 

LE HAVRE – TOUJOURS RIEN DE CASSE MAIS ... !


 

Sans attaque point de salut et d’attaque l’Elan n’en n’a plus beaucoup. Elle était à la peine contre Roanne, elle a souffert le martyr au Havre. 54 points inscrits c’est peu, très peu et bien évidemment insuffisant à inquiéter un rival quel qu’il soit. Alors loin de chez lui, l’Elan a essuyé une nouvelle défaite aux allures de fessée (54-74) et sans qu’un semblant de révolte ne se soit fait jour.

 

L’Elan a lâché prise au fur et à mesure du temps qui passait, du départ à l’arrivée, ce n’est pas une énorme surprise dans le contexte que l’on connaît mais ce n’est pas réjouissant non plus dans la mesure ou d’autres font aujourd’hui des étincelles ce qui resserre l’étau et s’il ne pèse aucune épée de Damoclès sur la tête des hommes de Didier Dobbels, il est clair que l’on ne va pas tarder à sortir la règle à calculer dans les bureaux du palais. Parce que cet Elan est aujourd’hui si désarmé qu’il n’est plus à l’abri d’un 0 pointé d’ici la fin de la saison…

 

Et parce que la révolte continue de gronder derrière lui. Après le coup d’éclat de Vichy au Mans, c’est au tour de Poitiers d’être allé frapper fort à Chalon (75-74), ce qui soit dit en passant n’augure rien de bon quant à la réaction des Chalonnais la semaine prochaine en Béarn…

 

L’étau se resserre donc naturellement même si rien n’est encore cassé sinon le ressort de cette équipe  qui peine à se trouver un leader offensif (deux joueurs à dix points au Havre…) et les béarnais qui stagnent depuis cinq journées  voient naturellement la meute leur revenir aux trousses…

 

Encore heureux que sur le final Cholet ait pu rétablir la situation à Limoges qui continue à se battre becs et ongles…

 

On aimerait que les béarnais soient dans le même état d’esprit, mais on n’en n’est pas certain. A l’usure d’un groupe exsangue, s’ajoute un moral qui prend de sérieux coups et la spirale de l’échec semble inhiber jusqu’à ces plus solides soldats…

 

L’Elan peut-il vivre sur ses acquis comptables et espérer que ses poursuivants ne fassent pas carton plein pour assurer son maintien ? On le pense toujours et alors il faudra tirer un gros trait de crayon sur ce final plus que raté, tout en vivant des soirées d’angoissantes attentes suspendues aux résultats des autres…

 

L’Elan devra-t-il impérativement signer ce succès supplémentaire dont Didier Dobbels maintient qu’il est indispensable à la sérénité ? C’est une autre solution et elle serait formidable, ramenant le sourire sur toutes les lèvres et donnant une meilleure note globale à la saison… Mais c’est de loin la plus hypothétique. Au-delà de la difficulté des trois dernières échéances, Chalon et Cholet au Palais, Paris chez lui, suffisante à mettre en échec l’Elan s’ajoute celle des béarnais à trouver le chemin du cercle…   

 

62 points contre Roanne ce n’était pas Byzance, 54 au Havre c’est peu très peu…

Quels mots, quels remèdes peuvent permettre aujourd’hui à cette équipe de relever la tête, de finir sur un dernier coup de griffe, de mordre avec enthousiasme 40 minutes de plus ? 

On ne voit guère que l’amour propre, le sens de l’honneur et la fierté d’un maillot…

 

Autant de choses désuètes de nos jours mais existe-t-il d’autres moyens ?

 

LE HAVRE- ENTRE PRESENT ET AVENIR !…

La salle du Havre n’est pas celle de Vichy… Elle en est à des kilomètres !  Le public qui suit Saint Tho, n’est pas celui de Vichy. Si toutes les places pour la venue de l’Elan ont été mises à prix unique et modique (3euros), c’est qu’il a du falloir souquer ferme pour rassembler un carré susceptible de peser sur le match… Les normands qui vont aux Docks Océanes ne sont pas de très grands connaisseurs, à ce titre ils ne sont guère enflammés. Il nous souvient de rencontres, il n’y a pas des lustres, où l’on entendait crisser les baskets des acteurs sur le plancher, où l’on devinait sans forcer les consignes des arbitres. Bref c’est tout sauf un enfer que cette salle au bout des quais…

 

Ce n’est pas une raison pour ne pas craindre ces Havrais qui, si ils n’y ont pas fait régner la terreur cette saison, y terminent en boulet de canon, surtout face à des opposants directs, on pense à Vichy, pourtant super star des temps actuels, on pense à Poitiers. Face au péril annoncé au terme d’un exercice qui aura été marqué par l’accident de King, Le Havre se révolte donc et s’il n’a pas accroché ce succès qui lui aurait fait tant de bien… Ce ne fut pas loin non plus, ni à Orléans, ni à Cholet et encore moins à l’ASVEL ! Il y a donc de la moelle et du jarret chez ces gens là, une volonté de ne pas sombrer et dans cette optique, le match contre l’Elan est de la première importance…

 

Point  besoin de faire un dessin dans ce contexte, les béarnais auront besoin de toutes leurs forces vives  pour exister : c’est ce dont il manque le plus en cette fin  d’exercice ! Ils auront  besoin d’un moral à toute épreuve : il semble se déliter dès que surviennent les premiers signes de fléchissement physique…

Tout le monde s’est accordé au soir du match contre Roanne, le quatrième perdu consécutivement, il est grand temps que l’on mette  au repos les derniers soldats valides, ceux qui auront bien mérité de l’Elan pour avoir bravé tempêtes et marées sans quitter le navire avant l’heure…

 

Ce n’est plus de qualité dont souffre l’Elan,  ses entames de match, Vichy excepté, sont de bonnes factures, voire excellentes comme face à Roanne,  c’est de quantité  ce qui explique les pannes survenant au-delà de la demi-heure. Contre ce mal, le club ne pourra pas lutter, sinon confier davantage  encore de responsabilités à sa jeune classe, Jean Fred Morency étant l’exemple parfait de ce qu’elle lui a bien rendu, Florian Lesca a suivi le même chemin mais son match de Vichy lui ayant fait tutoyer les étoiles, il lui faut, normalement, redescendre sur terre et digérer, le cousin, Rémy nous paraît, mais ce n’est qu’un avis, de la même race, voire plus avec cette pointe de caractère  qui ne le fait pas douter  une once, rappelant en cela son illustre modèle Fred Fauthoux…

 

Le moment est de surcroît on ne peut mieux choisi puisque l’Elan semble débarrassé de tous soucis, quand bien même doit-il jeter encore  un œil derrière lui pour éviter tout retour intempestif, ce qui reste improbable mais mathématiquement possible...

 

S’il veut savoir s’il peut compter sur eux à l’avenir, l’Elan se doit de les mettre sur les planchers, c’est une lapalissade,  il sait de surcroît que le public du palais appréciera et lui pardonnera davantage encore si jamais le succès ne souriait plus… Ce que l’on ne souhaite pas tant il serait désagréable que l’ image de marque de cette équipe soit écornée, quand elle mérite d’être mise en exergue… On en connaît et pas des moindres qui aurait rêvé d’assurer (ou presque) leur maintien 7 journées avant la fin de la saison… C’était tout de même l’objectif prioritaire de septembre, ne l’oublions pas… Si l e play-off s’est greffé ensuite c’est que la saison était plus que réussie et bien sûr avec Mendy, et Maravic il était dans les cordes de cet équipage…

 

Aujourd’hui, il convient de revenir au port sans plus de dommages et d’avarie et si possible avec un succès de plus pour la  sécurité et puis pour la beauté du geste comme dit la chanson….

 

C’est dans le contexte actuel demander l’impossible à cet Elan là… Mais il a tant rempli de missions impossible cette saison qu’on l’en croit capable une fois encore ! Dans une salle qui n’est pas un enfer et avec une classe biberon pleine de l’insouciance de ses 20 ans…

  

 

ROANNE- PAS DE MIRACLE ! !…


Un Elan aux ressources intactes, à l’effectif un peu plus étoffé, au moral plus solide et aux jambes moins lourdes aurait fait sa fête à la Chorale de Roanne. A coup sûr ! Songez qu’après six minutes pleines, on surfait sur le rêve : 19-0  pour des béarnais supersoniques  face à des choraliens  d’une affligeante apathie.  A 0-4, Jean Denis Choulet avait senti venir le vent qui réclama son premier temps mort et qui en profita pour nettoyer son banc du sol au plafond, exit Nsonwu le pivot taille XXL, exit Davis l’homme au 750  matches NBA, exit Amagou, exit Diabate… Bref un plan Orsec.

 

A ce rythme la question était de savoir où allait s’arrêter l’escouade verte et blanche, véritable pochette surprise si l’on considère que l’absent depuis 5 semaines, Georgi Joseph, était titularisé d’entrée et que l’ensemble redoublait d’enthousiasme quand Didier Dobbels semblait se plaindre que son entourage manquait d’excitation (sic)…

 

La réponse ne tarda pas à venir, Roanne laissa passer l’orage  revint dans le match dès le repos (30-37) et le prit à bras le corps ensuite, sans doute après avoir essuyé un beau savon de la part de son coach électrique.

 

On retrouva donc un peu beaucoup du scénario de la semaine  dernière, contre l’Asvel, et l’on poussera la comparaison jusqu’à noter que c’est encore une fois l’homme que le palais détesta  le plus, Diabaté, qui se chargea d’exécuter les béarnais quand ceux-ci faiblirent. Une faiblesse qui éclate dans la difficulté à scorer : 21 points en 10 minutes puis 16, les dix suivantes, puis 14 puis 11 enfin… L’Elan était parti sur le grand plateau, il termina sur les rotules, les pneus usés jusqu’à la corde. Que Georgi Joseph ait rendu  la meilleure évaluation –ne fut-elle pas très haute (12)- est une bonne nouvelle concernant son état de santé, c’est une bien moins bonne nouvelle quant à l’état général du reste des troupes…

 

Mais ne dit-on pas depuis toujours que l’on joue comme l’on s’entraîne?  Or l’Elan ne s’entraîne plus. Collectivement s’entend. Elonu qui passa son temps soit sur le parquet soit à pédaler sur un vélo pour ne pas se refroidir n’est pas au mieux, pas du tout même, Bryant a du être ménagé, et ça s’est vu comme le nez au milieu de la figure tant il est en panne de rythme, quant à Bennett s’il parut se réveiller soudain, enfilant trois triples sur quatre tentatives en un rien de temps, il s’est rendormi tout aussi vite…

 

Le résultat n’est pas sorcier à trouver, l’Elan prend le départ d’une course en quatre quart temps avec de l’essence pour deux et demi… A partir de là quand la défense adverse monte un tantinet en régime, quand Rimac et Gipson n’en peuvent plus eux non plus et que les rotations ne sont que celles des jeunes, l’édifice se craquelle, se fissure et lâche prise…

 

Comme l’Asvel, Roanne est donc venu cueillir un Elan en état de  décomposition (62-71)…

Aujourd’hui, ce n’est donc plus vers les play-offs qu’il faut lorgner. Le Mans en atomisant Orléans a pris une option sur la huitième place et si l’Elan reste calé derrière il a dans le rétroviseur  un quatuor revenu à une longueur et dans ce quatuor figurent deux des clubs chez lesquels il se rendra (Le Havre et Paris). Pas simple.

 

Il n’y a rien de cassé non plus. Même si la rébellion a fait rage et si les trois derniers ont gagné (Limoges, Vichy, Poitiers), l’avantage sur le premier relégable reste conséquent : 2 victoires plus le point avérage particulier, soit trois succès… A quatre journées de la fin c’est encore un matelas… Mais ce n’est plus  non plus une couette bien douillette, compte tenu du calendrier mais surtout compte tenu de  l’état de santé général de ce groupe qui ne manque pas d’envie, ça non,  mais de fraîcheur.

 

Dans l’état actuel des choses on ne jurerait pas que, loin de ne compter que sur lui-même, l’Elan ne soit pas dans l’obligation de compter un peu aussi sur les autres, surtout sur leur prochaine défaite…  

 

ROANNE- SE FAIRE MAL, TRES MAL ! !…


 

C’est l’Equipe, le quotidien, qui en début de semaine et au vu du récent parcours des  postulants, s’interrogeait  de savoir si la huitième place du championnat intéressait encore quelqu’un ? Vous le savez tous, c’est la dernière place qui ouvre la porte du play-off et si la perspective de jouer, en quart de finale,  le leader chez lui n’est guère réjouissante, ça reste une sacrée distinction de fin de saison.

 

Et en lisant cet écho on était plutôt content pour l’Elan qui malgré une série de trois échecs (la première depuis l’entrée en matière du championnat) ne subissait aucun assaut de l’adversité et restait, au coude à coude avec le Mans, assis à cette huitième place !

 

On se disait même en regardant le calendrier de la journée que cet Elan –Roanne, au programme  ce samedi, allait être de feu entre un candidat à la deuxième place et un Elan pouvant profiter de déplacements pour le moins périlleux de Strasbourg, le Havre et du Mans !

 

Et par l’odeur alléchée d’un Elan-Asvel vieux de huit jours, on reprenait le chemin  du palais… Avec la même moelle, le même jarret sait-on jamais si l’Elan n’était pas à même de casser la voix de la Chorale roannaise ?  Audacieux certes mais on restait sur une si belle image de nos béarnais…

 

On en était là de notre mise en bouche, lorsque le point presse hebdomadaire de Didier Dobbels est venu doucher notre enthousiasme de junior  en même temps qu’il arrosait celui de l’autre junior, Elonu cette fois. Associé dans la colère du coach, Travon Bryant ! Et puis, en annexe, un nouvel épisode du feuilleton Joseph : jouera, jouera pas ? Prêt pas prêt ? Guéri pas guéri ? On l’avoue cette série là est l’une des moins bonne que l’on ait suivie à l’Elan.

Mais Bryant-Elonu tout de même ! On est tombé des nues. « Je nous trouve pas assez inquiet pour le maintien et pas assez ambitieux pour le play-off. On n’a pas gagné un match depuis qu’on joue avec deux grands, on a des kilos et de la taille et ils on soi disant du talent, c’est dommage qu’ils ne le mettent pas au service  de l’équipe pour l’aider à gagner,» coach double DD a allumé la mèche… Quel bruit fera le pétard à l’arrivée ?

 

On est tombé des nues parce que voilà deux garçons que l’on imaginait mort de faim… Le pivot titulaire puisque longtemps privé de compétition, le pigiste médical puisque bénéficiant d’une seconde opportunité (après Orléans) de se montrer donc de se monnayer…

Ils le sont sans doute, seulement voilà, ils ont mal eux aussi ! L’un au dos l’autre aux adducteurs, à moins que ce ne soit une « élanite aigue» ce mal curieux, très curieux, propre à la maison verte et blanche qui aura écarté, on ne les compte plus, nombre de joueurs béarnais du parquet cette saison. De grâce mettez nous Gipson, Rimac, Morency, Bennett, Moncade les Lesca et Var  dans une pièce à part encore quelques temps, le temps d’en finir avec une saison que Didier Gadou, un dur au mal celui là, aurait sans doute aimé traverser avec  un appareil à mesurer la douleur…

 

Mais bon avec cet Elan on ne saurait jurer de rien et aussi bien Bryant qu’Elonu seront, mystère et boule de gomme, à leur zénith pour accueillir l’une des références du championnat en matière de jeu intérieur, on veut bien sûr parler du vétéran Nigérian, lui aussi, Uche Nsonwu Amadi !  En voilà un qui a roulé sa bosse dans le championnat, huit saisons, un qui ne compte plus à 33 ans ses bobos et qui doit avoir mal partout… Mais à l’heure de secouer le cocotier, de remettre la Chorale à l’endroit, il était la le père Nsonwu, là et bien là samedi dernier avec à la clé 30 points et 9 rebonds !

On appelle ça un exemple…

 

Et ça se perd de nos jours, surtout dans le monde du sport pro quand il perd les pédales, oublie qu’il nage dans le bonheur et vit de sa passion…

On s’éloigne ? Pas tant que ça ce soir Roanne est au  Palais, il faudra un Elan gaillard, très gaillard pour lui tenir tête, ce qui implique des gens qui ont envie de se faire mal, très mal. Des mecs qui fassent mentir Didier Dobbels en fait…    

 

VILLEURBANNE- UN VRAI COMBAT DE CHEFS !…


Il y avait, dans sa loge, Didier Gadou, le DG de l’Elan, il y avait sur le banc des équipes de jeunes qui s’ébrouent lors des temps mort, Thierry Gadou, le frangin encadrant ses ouailles du Luy de Béarn,  il y avait sur les sièges de la ville, Fred Fauthoux , l’adjoint aux sports, il y avait dans la tribune des anciens quelques tôliers de la belle époque,  Jean Noel Perpère en tête. Il y en avait plein d’autres certainement, ailleurs, dans ce beau Palais superbement garni et chaud comme la brais

 

Ils auront aimé cet  Elan-Asvel d’un autre temps, rappelant combien entre ces deux monstres sacrés, le prestige ne se galvaudait pas, combien la suprématie méritait qu’on se mette la couenne au soleil, combien le résultat exigeait qu’on aille au bout de soi même…

 

Oui ce fut un vrai match, et c’est déjà un compliment à l’égard d’une équipe béarnaise pour laquelle on s’inquiétait quelque peu, un match  à l’ancienne qui envoya du bois, frôla l’explosion et qui à coup sûr aurait mérité  d’être bien  mieux sifflé qu’il ne le fut…

 

Les 18 points de l’écart final (74-92) disent mal, bien mal, très mal, la petite différence qui exista  entre les deux challengers. Mais en même temps ils sont venus sanctionner l’équipe qui la première a mis un genou à terre et ce fut l’Elan, trop brave à rendre coup pour coup, trop généreuse dans l’effort pour se rendre compte qu’elle n’irait pas jusqu’au bout de son défi. Il ne lui a pas manqué grand-chose à l’armada que Slaven Rimac (29 points) prit sous son aile comme s’il avait 20 ans, cinq minutes tout au plus. Mais en basket cinq minutes c’est long, et largement suffisant pour que le moins fort ne se retrouve au tapis sonné et compté.

 

A la demi-heure, l’Elan avait réalisé un vrai tour de force, celui de virer en tête à plus cinq, alors qu’il avait été cueilli à froid (2-11) et qu’il avait été ensuite plus suiveur que suivi. Mais il s’accrochait, ne désarmant jamais, même pas quand il évolua avec les deux cousins Lesca et Var de concert dans le cinq, et c’était encore tout à son honneur. Porté par Rimac et un palais tout feu tout flamme,  l’Elan renouait avec son passé, quand il partait à l’assaut de citadelle imprenables. Et Villeurbanne vacilla bien qu’il ait employé les grands moyens  et confié tous ses intérêts à ses cadres, n’ouvrant jamais le banc si ce n’est par force. 61-56, le rêve se prolongeait, mais déjà les cauchemars de Poitiers et de Vichy s’étaient évanouis, cet ensemble là avait gagné le respect, il était à la hauteur du maillot qu’il défendait et du challenge qu’il relevait.

 

Las, tout comme en janvier lors de l’insipide seizième de finale de la coupe de France, Villeurbanne s’était appuyée sur un Gelabale d’une autre dimension, elle allait trouver son exécuteur des hautes œuvres, son bourreau de service. Le palais en conçut d’autant plus d’amertume que cet homme là était depuis le premier quart, l’homme  qu’elle détestait le plus, Matt Walsh !  L’ailier blond au bandeau avait été l’auteur du premier très vilain geste de la soirée, il  y en eut d’autres,  lorsque battu sur une contre attaque, il avait, l’air innocent envoyé valsé Rimac  dans les « talenquères » dont on se réjouit qu’elles soient désormais en mousse… 

 

A partir de là,  prit en grippe par tout un peuple vert et blanc, il n’avait plus touché un ballon sans être conspué, et sans doute d’autres que lui n’auraient pas résisté et seraient sortis du match. Lui, en champion, y rentra de plein pied au contraire et son numéro  força le silence. Deux points d’abord en drive suivis de quatre  réussites à trois points, Walsh était en feu et offrit à l’Asvel 14 points de rang qui sonnèrent le glas de l’Elan. Un Elan qui, Rimac y comprit,  n’avait plus ni les forces ni la lucidité pour se remettre d’un tel déluge et qui sombra corps et âme au point de subir une fessée en bonne et due forme…

 

Un KO ni plus ni moins.

Mais à cet Elan là, personne n’en voulait vraiment. Il avait été d’une dignité exemplaire et d’une combativité de tout instant surmontant tous les obstacles et surtout celui qui avait fait de Teddy Gipson la cible privilégiée de l’adversaire.

On réclamait de l’Elan un état d’esprit,  on a été servi. Sûr que les anciens auront aimé, sûr que dans ces conditions la victoire sourira bientôt  et quand bien même ne sourirait-elle pas  on en ferait pas un drame….

 

VILLEURBANNE- UN ETAT D’ESPRIT SVP !…


 

Peut-on décemment demander à l’Elan d’aujourd’hui de battre l’Asvel ? On était tenté de répondre par l’affirmative au vue de la performance de la vieille dame verte  chez elle contre les Manceaux. La seule organisation sarthoise se débarrassa de cinq solistes villeurbannais aussi efficacement que les antibiotiques le font de la grippe… Mais il y a eu depuis, le match en retard face à Gravelines, ce mardi, et on est plus enclin à penser que face à cette Asvel là, c’est un défi inégal qui se prépare.

 

La première conclusion c’est que du visage des lyonnais dépend donc pas mal de choses… Ce qui vaut d’ailleurs autant pour les béarnais de l’Elan qui vivent dans la difficulté depuis le début de saison  mais plus encore aujourd’hui puisqu’un ressort semble s’être cassé et que deux défaites successives ont plombé les perspectives de play-off… Encore qu’aujourd’hui, l’Elan est toujours huitième à égalité avec le Mans, mais c’est là un rival contre lequel il n’a pas le point avérage, et dont le calendrier peut lui permettre dès ce samedi de décrocher l’Elan. Une victoire sarthoise contre Vichy, un échec de l’Elan au palais et les carottes seraient cuites, sans l’ombre d’un doute…

 

Or l’Elan nous inquiète  à vrai dire… Que son talent soit moindre, on le sait et Slaven Rimac qui nous avait habitués à des discours plus conquérants, plus catalyseur, s’est chargé de le souligner  au sortir de la douche à Vichy. Le guerrier croate aurait-il rendu les armes quand son QI basket au dessus de la moyenne est attendu au service d’une équipe qui aura besoin d’intelligence ? Est-il à ce point orphelin de Maravic qu’il n’aurait plus le feu sacré, lui, l’exemple même du professionnalisme. Un coup de blues ajouté sur un gros coup de fatigue ce n’est jamais top…

 

Georgi Joseph nous inquiète aussi. Ne voilà-t-il pas un garçon qui joua des matches sans écouter sa douleur que l’on disait importante, sans écouter la médecine,  qui n’a pas encore repris (ce soir ?) quand on croyait avoir lu et compris que son accident de moto se limitait à deux points de suture… A l’heure où la paire new look Bryan-Elonu ne semble pas fonctionner en mode super, l’Elan a besoin de Georgi Joseph, ce n’est pas un grand secret…

Mais en fait l’Elan a besoin de tout le monde. Plus que jamais. Parce que la saison n’est pas mathématiquement terminée et que si par bonheur elle l’était elle mériterait de se finir autrement qu’en eau de boudin ! Il a surtout besoin d’un état d’esprit celui qui s’est étiolé contre Poitiers  puis évaporé le temps d’un quart temps contre Vichy…

 

On sait bien que le sport pro d’aujourd’hui se préoccupe bien davantage  des contrats à venir que des contrats à finir, qu’il privilégie les intérêts particuliers aux généraux, bref qu’il n’est pas toujours à montrer en exemple, mais l’Elan a souvent fait exception à la règle. Il a aussi toujours respecté son histoire et les valeurs qu’elle a véhiculées.

 

Alors si on ne peut décemment pas demander à l’Elan de battre l’Asvel dans l’état actuel des choses, on peut sans restriction aucune exiger de lui qu’il affiche suffisamment de vertus  pour forcer le respect et l’admiration  de ceux qui le suivent, dans les gradins ou dans les loges, dans les bons comme dans le mauvais moments. Et ce quel que soit le résultat.

Il reste six matches avant la fin de la saison régulière, c’est un cinquième du championnat… Les quatre premiers cinquièmes ont été bons, admirables parfois, alors de grâce messieurs ne gâchez rien…

 

On a beau être très heureux de voir éclore Florian Lesca, au plus haut niveau  comme il a éclos à Vichy, on  ne peut s’empêcher de penser que ce n’est pas tout à fait normal…

 

VICHY - DIX MINUTES DANS LE NOIR…


 Ce n’est pas une première, non, l’Elan nous avait habitués à jouer au yo-yo, à se prendre pour le champion des causes perdues, à se mettre les tripes à l’air pour inverser les situations les plus désespérées. Mais tout de même se scratcher comme il la fait ce samedi à Vichy lors des dix premières minutes, c’est du jamais vu… Même pas à Cholet lors du premier acte de la saison quand il se présenta nu à l’intérieur, il avait été ainsi pris au dépourvu, vide de toute substance, sonné pour le compte.

 

8-32, ça vous plombe un match ! 47 d’évaluation à moins 2 ça frise le ridicule !  Alors on a beau retenir que la dernière demi-heure fut remportée par les béarnais 60-47, qu’ils sont même revenus à moins 8 sur le final et que Florian Lesca, symbole du projet jeune, a explosé les compteurs, tous les compteurs (16 points quand il tournait à 4,5, 27 minutes quand il en avait joué 18 en 4 matches, 17 d’évaluation) on reste sur notre faim et nos interrogations.

Car il ne s’est rien passé d’autres que ce qui était au programme dans la petite salle Pierre Coulon de Vichy. A savoir qu’une JAV locale portée par un public chaud et requinquée depuis deux clinquants succès allait, dans ce match pour sa survie, attaquer tambour battant, et mettre beaucoup de pression. Rien donc que l’Elan était censé ignorer, bien au contraire se devait-il d’être sur ses gardes, contenir l’orage et attendre qu’un coin de ciel bleu se dégage ensuite. Installer le doute dans les esprits locaux pour mieux les surprendre ensuite, tel devait être, pense-t-on, le plan de marche des béarnais.

 

En guise de quoi, l’Elan a tout simplement déroulé le tapis rouge à ses hôtes, leur offrant bien avant l’heure l’assurance qu’ils mettraient dans leur cagnotte un succès (79-68) de plus, qu’ils continueraient à pouvoir espérer se sortir de l’ornière dans laquelle ils sont tombés…

 

Tout juste peut-on espérer que l’Elan aura retenu la leçon. Car ses deux derniers déplacements passent par des sites, Paris et le Havre où l’on serre aussi les fesses puisque les défaites de cette 24ème journée à Limoges et Orléans font toujours d’eux des relégables potentiels. Et en tant que tels, ils seront, comme Vichy, des morts de faim lorsque l’Elan  leur rendra visite…

 

On pourrait bien évidemment avancer le grand vide laissé par ceux qui ne sont plus là, on ne le fera pas. Comme disait Claude Bergeaud à l’époque, toujours parler des absents c’est faire offense aux présents. Et puis comme à l’exception de Georgi Joseph, aucun ne reviendra, il va bien falloir rallier la ligne avec l’ensemble qui s’est fourvoyé à Vichy mais qui a tout de même défendu son honneur à défaut de sauver son match…

 

Vous comprendrez que dans le contexte d’un tel début de rencontre il faille faire appel à la méthode Coué au risque de donner raison à ceux qui, grands clercs, estiment que l’Elan est à même de s’incliner autant de fois qu’il lui reste à jouer…

 

Le risque existe bien sûr, les deux voyages seront à haut risques, on l’a vu, et les quatre réceptions sont compliquées même si l’Asvel de vendredi soir est une belle équipe de solistes et si Roanne n’est plus un épouvantail. En revanche Chalon et Cholet c’est plus lourd…

 

La réponse à cette fin de programme corsée, c’est bien entendu l’Elan qui la fournira. En nous disant si son visage futur est celui d’un orphelin qui s’est consumé en  dix minutes à Vichy, et ce serait là l’aveu de son manque de talent, comme de son manque d’ambition, ou bien si désormais il assume l’héritage des absents. Comme il l’a fait dans l’allier pendant trois quart temps, en jouant tête haute, jeunes en avant et cadres exemplaires…

Le seul problème c’est que dans un match comme celui de Vichy les dès sont quelque peu pipés puisqu’au bout de dix minutes le rideau est tiré…



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VICHY – TOUS SUR LA MEME LIGNE…

 

Il y a bien un pilote dans l’avion, même si l’Elan voyage plus souvent en bus que par les airs. Il y a même un équipage à bord. Il est apparu groupé et solidaire à l’heure de rétablir la fréquence de la communication qui, avouons le, nous a paru partir dans tous les sens et surtout les mauvais, ces temps derniers. On doit certainement se tromper nous qui ne lisons que les journaux, mais ce dont on est certains c’est que ceux-ci font leur métier avec conscience. Ils ont l’info ils l’a donnent on la leur cache ils vont la chercher, CQFD !  Ce postulat posé et à retenir par tout entraîneur, il nous semble donc que la friture s’est installée sur la ligne  depuis le départ (la fuite ?) de Laurent Sciarra… 

 

C’est effectivement, on en convient, un évènement peu conventionnel d’autant moins que  les fondements restent secrets voire flous…On imagine la difficulté de la gestion du phénomène pour l’extérieur mais aussi pour l’intérieur du club… On ne peut en mesurer les traces. Et c’est suivi de l’accident de moto, léger, nous dit-on de Georgi Joseph si léger que le surlendemain il est possible que les deux points de suture retirés il tienne sa place contre Gravelines…

 

Résultat l’Haitien n’est toujours pas dans le bus pour Vichy.  On passe sur l’état du dos de Maravic qui a autorisé Junior Elonu à poursuivre sa pige médicale dans la plus grande des clartés et on en vient à l’état de santé, préoccupant, de Rimac et Mendy à la veille de recevoir Poitiers… Le premier joue sans apporter grand-chose, le second s’est contenté de s’échauffer sans enlever le survêtement… Et pour cause il va être arrêté, apprend-on dans la foulée,  pour six semaines…

 

Une victoire contre Poitiers aurait eu, on l’affirme l’effet d’un calmant efficace contre tout cet imbroglio. La défaite n’a fait qu’attiser le vent de l’incompréhension c’est de bonne guerre, le tout avec la fin de saison en toile de fond, ce qui ne simplifie jamais la vie .

Mais bon, il était temps que l’Elan communique bien, communique mieux, puisque personne ne comprenait plus grand-chose et que le boss soit apparu avec son coach  n’en n’est que plus réconfortant. On a ainsi appris que le dit boss préférait le développement du projet jeune au  recrutement d’un joker médical, que le marché des JFL, ces joueurs formés localement, était on ne peut plus pauvre et onéreux, et que les cordons de la bourse commandaient parfois aussi.

C’est désormais clair et net, l’Elan devrait rallier la ligne d’arrivée  sans plus de changement.

Il était important qu’il engage la dernière ligne droite d’une seule et même voix, d’un seul et même allant, d’une seule et même solidarité, puisque sans Maravic, sans Mendy  et pour l’heure, sans Joseph, la partie s’annonce coton. Tout autant que son calendrier final qui ne lui offre pas la moindre garantie. Trois mal classés chez eux, quatre gros calibres ou supposés tels au Palais  le menu proposé n’est pas des plus légers. Posséder 5 points d’avance sur le premier non relégable permet tout de même de voir venir…

Le voyage de Vichy ce samedi dira d’ailleurs si tout le monde est désormais sur la même ligne, si le message de Gadou et Dobbels réunis a porté ses fruits. Dans la cité thermale, l’Elan se voit proposer un défi coriace. La salle n’est pas commode du tout et la JAV locale le dit tout net, elle croit dur comme fer en son maintien, Roanne, moins 27 et Poitiers moins 18 en ont fait les frais. Elle jouera de nouveau gros, très gros…

 

L’Elan remanié avec la paire intérieure Elonu-Bryant nouvellement installée et rajeuni par obligation, ne passera à travers les gouttes que s’il s’est protégé des parasites qui ont enquiquiné sa communication ces temps ci. Ce ne sera pas une partie de plaisir, mais c’est une belle occasion de démontrer que le calme est revenu et que selon Didier Dobbels, ce fut aussi l’occasion d’élever le « niveau d’exigence ». 



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POITIERS - A L’IMPOSSIBLE NUL…

 

Le fil sur lequel l’Elan marchait en équilibre avec une belle assurance, s’est rompu. Le soir où ce n’était pas forcément prévu puisque l’adversaire, Poitiers, ne se présentait pas en cador de la division. Et puis ces béarnais nous avaient  tellement habitués à braver les vents contraires qu’on les pensait une fois encore capables de réaliser des prouesses.

 

Il suffit parfois d’une goutte d’eau pour faire déborder le vase et cette goutte d’eau elle s’appelait Antoine Mendy. L’ailier si présent dans de nombreux secteurs ces derniers  temps était annoncé en délicatesse avec ses genoux. Mais il s’était échauffé, comme Slaven Rimac… Sauf que le premier n’a pas quitté le banc et que si le second a été mis à l’épreuve du parquet il n’y faut pas le soyeux shooteur que l’on connaît, son 1 sur 8 au tir venant confirmer son état de fatigue généralisé. Il se disait après coup, dans les couloirs, que Mendy serait ce lundi arrêté pour six semaines au moins…


Quant à Junior Elonu, s’il a confirmé que ce fut une bien riche idée de le garder (12 points, 14 rebonds, 24 d’évaluation), il a aussi causé son lot d’émotion… Moins de 4 minutes après le début du match, engagé dans une  lutte avec aussi lourd que lui, Yan Devehat, il se relevait grimaçant et rejoignait les vestiaires boitant bas. Plus de peur que de mal, ses stats en attestent, mais tout de même la cheville à moins que ce ne soit le tendon d’Achille avait souffert de l’affrontement.

 

Vous rajoutez un Travon Bryant qui revenait après une si longue absence et qui le paya au niveau des fautes et vous obtenez un Elan en rupture d’effectif… Quand bien même Jean Fred Morency a incontestablement franchi un cap (13 points nouveau record en carrière), quand bien même Teddy Gipson a une fois encore prit la fin de match à son compte et fut à deux doigts de l’inverser. Et quand bien même les jeunes du cru, les deux Lesca et Var n’ont pas démérité.

 

En face Poitiers était venu comme on vient disputer une dernière chance de revoir la lumière… Sans génie mais avec une grinta que l’Elan possédait sur le banc et en civil (Maravic, Joseph, Mendy). Alors il installa un basket de combat qui n’atteignit jamais de hauts sommets mais qui empoisonna la vie d’un Elan. D’autant plus que le trio arbitral ne nous parut guère inspiré et qu’à maintes occasions le palais tenta de le réveiller sans succès…

Personne n’ayant eut le contrôle du match, Poitiers le maîtrisant tout de même plus souvent au score que son rival, l’Elan finit par s’épuiser à toujours courir derrière. Malgré, on le répète les efforts et les coups de Jarnac du père Gipson allant par exemple chercher face à Gomez et après 4 feintes un impossible panier ligne de fond. Sur un dernier ballon perdu par Bennett, encore bien discret, l’espoir  bascula don du côté visiteur (76-73) ce n’était ni vraiment mérité ni totalement immérité…

 

L’Elan a donc perdu le crédit de son succès à l’extérieur et les points perdus coûteront chers dans l’optique d’une huitième place. Mais le play-off  est-il toujours d’actualité dans ce concert de blessures en cascade qui fait que Bennett est aujourd’hui le seul à avoir disputé l’intégralité des 23 journées de championnat… ?

 

Le voyage à Vichy puis la venue de l’Asvel vont vite éclairer le sujet.

Peut-être faudra-t-il se réjouir dans les semaines à venir de ce que l’Elan ait eu le très bon goût d’assurer un maintien pépère, et que si Mendy manque à son tour, que Rimac reste dans le dur, ses jeunes continuent à montrer le bout de leur nez.

Rien n’est définitif, mais comme disait l’autre un tien vaut toujours mieux que deux tu l’auras… Il sera toujours tant ensuite de s’interroger sur le  nombre de pépins survenus cette saison. Il aurait pu conduire à un bilan bien moins réjouissant.  Vendredi soir au Palais  on avait le sentiment qu’à l’impossible, l’Elan n’était pas tenu.




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POITIERS- ILS VONT ETRE POSITIFS !!!….


 

Il nous avait bien semblé que samedi soir, à Orléans, le propos de Didier Gadou n’était ni ferme ni définitif, concernant la fin de l’aventure de Junior Elonu en Béarn… Il  avait comme une arrière pensée, le DG. Une intuition aussi, peut-être ?

 

Enfin, il fallait bien que les pépins que collectionne l’Elan avec une régularité exemplaire finissent par lui entrouvrir un petit coin de ciel bleu.  Et que le dos de Marko Maravic ait rendu l’âme et ne permette plus de jouer avec le feu au risque de compromettre l’intégrité de sa santé, ne soit pas la meilleure nouvelle, on le concède volontiers. Mais c’est tout de même la moins pire dès lors que l’Elan possédait ce brave Junior sous la main.

En voilà un dont Didier Gadou et beaucoup d’autres, pensent qu’il valait mieux l’avoir avec soi plutôt que contre, or radio basket allant très vite, il se dit que Cholet était déjà prêt à lui composter un billet de train…

 

Après Bauer, après Sciarra, exit donc Maravic qu’il serait étonnant de revoir avant la saison prochaine, puisque le slovène est l’un des rares joueurs sous contrat, et ça c’est la news épatante. D’autant qu’une thérapie, chez lui, devrait de surcroît nous le ramener libéré de ces douleurs qui lui ont fait vire un calvaire…

 

L’Elan va donc recevoir Poitiers ce vendredi dans une nième configuration d’équipe, l’association Bryant qui revient (Youpi !) Elonu qui continue, étant une grande première. Sans doute sera-t-il demandé au revenant de s’écarter davantage, de jouer davantage comme un quatre que comme un cinq. Cela dit, on ne connaît guère d’exemples de clubs qui se soient  plaints une seule fois d’un surplus de centimètres et de kilos. Surtout pas à l’heure où le compte à rebours est déclenché, à l’heure où, en haut comme en bas, les points vont valoir double, ce qui devrait nous conduire à des affrontements de plus en plus âpres, tendus, physiques…

 

Ainsi cet Elan-Poitiers, une première pour les pictaviens en Béarn, qui ne fleure pas l’affiche du siècle, nous paraît truffé de pièges pour un Elan en passe de signer sa seconde série de trois succès de la saison.

L’équipe de Rudi Nelhomme s’était mise au chaud, bien au chaud, le soir de son succès à Limoges que les supporters avaient fêté comme il se doit sur le plancher de Beaublanc… Nous en étions à 18 journées. Quatre petits tours plus tard, la voilà de nouveau sous grosse pression, Vichy et Limoges aux fesses. Donc dans l’obligation de jouer tous les coups à fond, de monter des opérations de commandos, en un mot de gagner le plus souvent possible et surtout le plus vite possible. A l’Elan de le savoir et de bien l’intégrer, à l’Elan de ne pas se prendre pour ce qu’il n’est pas encore…

 

Le Palais n’est certes pas le meilleur endroit choisi, l’Elan y réinstalle une souveraineté qui, si elle n’a rien à voir encore avec l’époque où il y gagnait 58 matches de championnat consécutifs,  commence à prendre forme. Six succès de rang sans souffrir ou presque pas et celui de Gravelines comme référence.

 

Ne pas gâcher, voila le mot d’ordre en Béarn, « valider » disait  Gadou à Orléans, mieux placé que quiconque pour savoir  que derrière les grosses émotions (Orléans en fut une)  la dépression guette parfois. Mieux placé que quiconque encore pour savoir  que les fins de saisons dispersent aussi les esprits, que la feuille des stats devient un paramètre à prendre  en considération puisqu’elle peut devenir le refuge des gens en quête de valorisation de leur contrat.

 

Ce sont des parasites dont il faut débarrasser les vestiaires, mais ce groupe nous paraît un vrai groupe et la moyenne d’âge de ses cadres  lui ôte le côté foufou toujours inquiétant. Il y a des tauliers de vestiaires (Mendy, Rimac) et des étrangers bien sous tous rapports. Bref, le sérieux devrait suffire à ce que sur le coup de 22 heures et  pour la première fois de la saison le compte de l’Elan passe en positif. Oui, vous avez bien entendu l’Elan pourrait être à plus de victoires (12) que de défaites (11)… Ironie du sort, on crierait alors vive l’EPO ! l’Elan Pau Orthez  bien sûr, pardon pour Lacq que l’on n’oublie seulement le temps du jeu de mots.

 

ORLEANS- ELONU VOUS SALUE BIEN….

Existe-t-il dans le porte monnaie de l’Elan mais aussi dans les règlements de la Ligue une possibilité de prolonger, sous quelque forme que ce soit, le séjour de Junior Elonu en Béarn ?

Didier Gadou tout à la joie du succès, de l’exploit pardon, des siens à Orléans (72-66) n’a pas été d’un optimisme béat au micro de France Bleu Béarn, mais il n’a pas non plus opposé un non catégorique. On imagine dès lors aisément que le DG du club aura mis à profit le long transfert retour en bus pour d’abord savourer les bienfaits d’une victoire qui pose officiellement désormais la candidature de l’Elan aux play-offs, puis pour cogiter sur  les (maigres) possibilités de conserver le colosse nigérian qui fut la poutre maîtresse de la bonne tenue béarnaise dans le Loiret. 13 points, 14 rebonds, 8 fautes provoquées, 3 contres, 21 d’évaluation, le jeune homme s’inscrit dans la liste des pigistes de luxe et ce n’est plus un épiphénomène si l’on considère sa régulière montée en puissance.

 

A l’heure ou l’incertitude plane sur le cas de Georgi Joseph, à l’heure où personne ne sait exactement dans quel état de forme va reprendre Travon Bryant, on comprend que remettre Junior dans l’avion lundi matin n’enchante pas les dirigeants palois. Surtout pas à l’heure où les deux prochaines échéances (Poitiers ce vendredi puis Vichy) peuvent favoriser  les desseins du club et les rapprocher du nouvel objectif déclaré à Orléans…

 

Teddy Gipson et Slaven Rimac seront eux palois jusqu’à la fin de la saison, peut-être plus si les affinités du club pour le tandem sont partagées par les joueurs,  c’est tant mieux. Ils ont, une fois de plus pris une part active au réveil d’un Elan qui s’était laissé emporter par ses vieux démons, c'est-à-dire à sortir soudain du match au point de ne plus rien contrôler du tout.

 

C’était mal parti à Orléans, comme souvent d’ailleurs loin du palais. Ou plus exactement c’était super bien parti avec cet avantage conséquent (plus 15) avant qu’une calamiteuse fin de mi-temps ne gomme tous les espoirs ou presque, le pécule au repos étant redescendu  à un tout petit plus 2…

 

Le troisième quart temps n’étant pas la force majeure d’un Elan oubliant beaucoup de ses principes aux vestiaires, les petits copains de Vaty  continuèrent sur leur lancée et nos Béarnais s’en allaient tout droit vers une nouvelle désillusion, leur retard dépassant plusieurs fois la dizaine. Survint alors ce panier qui pour n’être pas du bout du monde, était bien de 20 mètres. Teddy Gipson au buzzer du troisième quart temps venait de balancer la balle de sa propre raquette et le shoot fit mouche ! Trois points qui remettait l’Elan à moins 7, un moindre mal, mais trois points qui surtout réveillèrent ce bon Teddy un peu en dedans dans le leadership, celui là même que Demetric Bennett n’assure plus depuis belle lurette. Le garçon était pointé à deux unités avant ce tir « alléluia »,  il termine à 19, ça vous donne une idée de son abattage lors des dix dernières minutes.

 

Rimac, dont le commentateur radio nous disait qu’on ne l’avait pas vu, se montrait à son tour et deux  pralines du duo relançaient la partie. Elonu, n’ayant jamais quitté son costume de maître du trafic, Orléans n’eut bientôt plus que ses yeux pour pleurer devant l’envol d’un Elan qui s’il n’a pas toujours de la suite dans les idées, dispose d’un moral à tout épreuve, un moral et une rage de vaincre dont Antoine Mendy est en train de devenir le chantre lui qui va désormais bien plus dans la fournaise que sur le périphérique de la ligne à trois points…

 

L’Elan mettait ainsi fin à sa série de ses insuccès loin de ses bases, et elle datait du 4 décembre tout de même. Qu’il le fasse devant un adversaire qui lui avait dansé sur le ventre au palais n’est pas le plus mince des ses mérites. C’est bien la preuve de ce que l’on pressentait depuis l’échec de Villeurbanne, à savoir que sur le plan du basket il n’a pas grand chose à envier aux meilleurs de la classe, lesquels meilleurs, soit dit en passant ont passé une bien inconfortable 22ème journée.

 

Seul huitième ce lundi matin, l’Elan continue donc à regarder vers le haut, là où le ciel est toujours plus bleu. Il va surtout regarder s’il existe une possibilité de garder Junior Elonu…

 

ORLEANS – NOEL EST LOIN, PAQUES APPROCHE….


 

Quand l’Elan voyage, il lui faut surtout ne pas oublier le sac des équipements, c’est primordial, ses licences, c’est essentiel. Rien de bien sorcier en somme, tout le milieu sportif, du haut en bas de l’échelle est logé  à la même enseigne. Mais dans le manuel de leurs  obligations, les béarnais  ont leurs spécificités. Ils partent, avec sous le bras, le bulletin médical, aussi long que celui de la météo, le véritable « Dallas » de la saison, feuilleton un peu monotone, agaçant, mais qui a la peau dure.  Et puis ils embarquent aussi les règlements  et statuts de la LNB, puisqu’entre les blessés, ou absents, sous licence JFL – vous savez les joueurs formés localement- et les blessés sous licence étrangère,  il faut bien tenir ses comptes… Et se souvenir en prime de qui est le joker médical de qui ?  L’Elan, chapeau, jongle à merveille. Vous ? Nous ? Peut-être un peu moins. Alors  pour faire court rappelons  que Teddy Gipson a remplacé Mike Bauer longtemps blessé avant d’être déclaré inapte et que Junior Elonu est venu au secours de Travon Bryant lorsque celui-ci a du passer chez le garagiste… Et, bonne nouvelle sans l’être tout à fait, les deux hommes ont pris le bus pour Orléans ce vendredi…

 

Mais pas de fausse joie, il faudra choisir, l’un ou l’autre,  puisque, vous l’aurez compris, on ne peut décemment pas  aligner de concert le blessé et son joker médical. Si le blessé joue c’est qu’il n’est plus blessé et n’a donc plus droit à un joker…

 

Et comme on ne peut pas non plus mettre le joker à toutes les sauces, Junior  Elonu, ne peut venir couvrir Georgi Joseph dont le léger accrochage en moto est en train de se transformer en véritable pépin. Didier Dobbels a même lâché aux gens de presse qu’il avait jeté un œil sur le marché des… Jokers médicaux au cas où. Les adducteurs du sieur Joseph auraient donc trinqué bien plus qu’on ne le pensait, on dit « on » comme ça personne n’est mouillé même pas ceux qui pensaient qu’il tiendrait sa place contre Gravelines.

 

On résume. L’Elan est à Orléans sans Moncade, comme prévu. Le meneur saura lundi s’il peut reprendre  l’entraînement et un peu plus tard si le départ de Sciarra le relance ou pas. Out ou pas out, le capitaine de l’équipe n’a pas pris de service depuis un bon mois.  Sans Joseph donc et c’est plus moche. Sans Junior ou Bryant. Dobbels dit devoir trancher après les deux entraînements sur place. Sauf coup de Jarnac, ce sera Elonu pour son dernier match (en principe). Avec Marko Maravic que le grand Saer Séné n’a finalement pas démoli samedi dernier, tout juste ébranlé.  Mais bon, le slovène n’est plus en granit. Plutôt en plâtre ces temps ci et son dos menace de plus en plus de ne pas tenir la distance jusqu’au bout…

 

A plus forte raison s’il y a les pay-offs au bout du parcours.

 

A ce propos et plutôt grosso modo, on pense que le plein au Palais suffira pour être dans les huit. Mais le plein au palais ça veut dire, entre autre,  victoire face à Chalon, Cholet, L’Asvel et Roanne. Pas écrit à l’avance, hein? Donc obligation de succès au dehors. Et à Orléans, ce samedi  ce serait bien choisi. L’Elan éviterait de se faire doubler par un rival  contre lequel il n’aura de toute façon pas le point avérage favorable (souvenez-vous la rouste de l’aller 75-97)…

 

Problèmes ? On en a passé en revue pas mal déjà. Un autre, c’est qu’Orléans qui ma musardé   pas mal au départ se dit la même chose. Que la venue de l’Elan est une occase en or pour grimper d’un étage. Ne voilà-t-il pas un rival béarnais qui, chez l’adversaire gagne à dose homéopathique : 2 sur 11, dernier succès en date, Poitiers le 4 décembre! C’est vrai  que Noel date un peu désormais, alors un  bel œuf pour Pâques qui approche, ce serait sympa.

Le propre des séries n’est-il pas de s’achever un jour ?

 

Quant aux soucis de l’Elan on préfère les ignorer puisqu’ ils montent, récurrents, dans le bus à tous les coups, comme une obligation…

 

 C’est comme du play-off on en parle sachant que s’il ne tombe pas, on n’en fera pas une jaunisse !

 

 

GRAVELINES ...A LA MODE DE ITALIE-FRANCE…

Dans la série des blagues à trois francs six sous, on vous propose la meilleure nouvelle de la soirée…A 14 secondes et un dixième de la fin de ce match ficelé depuis belle lurette par les béarnais, Saer Séné, l’immense sénégalais du BCM, s’en vient, ligne médiane ou presque percuter Marko Maravic. Peut-être par dépit, sans doute involontairement, plus surement frustré d’un match pas loin de la transparence, en rage après ses partenaires oubliant qu’il pouvait être l’arme fatale ? On ne saura jamais. Toujours est-il que le slovène pas mal constitué lui aussi tarde à se relever. Et quand il y parvient, la hanche lui fait mal, très mal…

 

Si l’Elan doit nous livrer des copies aussi parfaites que celles de samedi soir alors que de gros nuages noirs s’étaient amoncelés au dessus de sa tête, alors oui que la série des pépins se poursuivent…

 

Non bien sûr, ce n’est pas la meilleure nouvelle de la soirée et l’on souhaite à ce brave Maravic le plus prompt des rétablissements. La meilleure nouvelle c’est bien évidemment que  sous les yeux de Sciarra, Bryant, Moncade et Joseph, tous spectateurs, l’Elan ait fait vivre à Gravelines l’enfer du sud. Et qu’il ait mis le Palais dans l’état qui lui convient le mieux, celui du ravissement et de l’extase…

 

Ce n’était pas écrit, encore moins sous entendu. Seulement voilà, dans la tête des joueurs où l’on sait qu’il se passe parfois beaucoup de choses, le moins 32 de la demi finale  des As devait trotter encore… Et puis, ce n’est pas neutre, Teddy Gipson n’était pas à la baguette en février. Et celui là, quand il est dans le registre de samedi soir, et il l’est souvent, il vous change un match… Rimac n’était pas là non plus, cloué au lit avec 40 de fièvre, Morency n’était pas non plus au niveau où il fut puisqu’il a battu son record de points en carrière (12). Enfin, il faut avouer que cet adversaire a le don d’inspirer Junior Elonu qui sortit un match aussi homérique que celui de la débâcle…

 

Ce furent autant de petits plus pour l’Elan quand Gravelines comptait ses moins : Bokolo, MVP de la grande semaine palois à 5 d’évaluation, Akpomédah à 1 comme Jonhson… Autrement dit, ce n’était plus le même Elan et encore moins le même Gravelines venu peut-être un peut sûr de lui, certainement rincé par le programme d’un club qui court trois lièvres à la fois…  Donc ce ne fut pas du tout le même match.

On doute qu’il y ait eu beaucoup de joueurs de l’Elan devant leur télé pour suivre le  match de rugby la France et l’Italie… A cette heure là, en général, les basketteurs  sont à la sieste pour préparer leur match. Sans compter que, Moncade excepté, l’ovale n’est pas leur tasse de thé…

Pourtant des Italiens, les béarnais s’étaient inspirés. On retrouva tout de suite chez eux une rare envie, une détermination à déjouer le pronostic, à charogner chaque ballon, à le vouloir davantage que l’adversaire, à jouer en avançant. L’Elan étouffa donc les nordistes et comme, bientôt, l’euphorie s’ajouta à cette débauche d’énergie, l’écart  prit des proportions rassurantes (32-20). Pour tout dire, une fois une seule, les nordistes tinrent à peu près leur rang. C’est lorsqu’un 9-0 les rapprocha à 2 longueurs. Pour le reste même pas peur, l’Elan poussa sa domination jusqu’à plus 19… Ca tournait à la démonstration !

 

Et comme les Italiens face au quinze de France, ils tirèrent profit de ces vertus  qui font que le sport se moque parfois des préjugés et de l’à priori, pour récompenser ceux qui respectent les valeurs essentielles.

Voilà comment dix hommes en colère, neuf si l’on considère que Florian Lesca n’eut pas les honneurs du terrain,  se sont offerts une revanche éclatante (82-69), devenant du même coup les premiers à faire tomber Gravelines, depuis janvier, dans l’hexagone.

 

La performance était de choix. Elle permettait même de parler du match le plus accompli de la saison, ce qu’il n’était pas très difficile de croire. Et comme l’Elan avait en plus les honneurs de la télé, c’était un plaisir supplémentaire. Décidemment samedi soir au Palais on distribuait le bonheur à la louche. Pour un peu on aurait tiré des plans sur la comète…

 

GRAVELINES ....TANT QUE LE POT DE FLEUR N’EST PAS TOMBE…......

Excusez nous, vous n’auriez pas en magasin, par hasard un pot de fleurs mal  attaché sur la terrasse du 5ème étage  de l’immeuble. Si oui,  il pourrait choir sur la tête du malheureux Antoine Mendy, passant là par hasard au retour d’une course chez son  marchand de journaux… De préférence deux trois jours avant le match suivant !

 

Dans la série qu’est-ce qu’ils ne nous auront pas encore fait cette saison, les béarnais n’ont plus grand-chose à visiter sinon nous sortir un nouveau truc, style le pot de fleurs qui vient  entailler le cuir chevelu du malheureux Antoine Mendy.

Toujours est-il que le voilà cet Elan plus dépourvu qu’il ne le fut jamais puisque privé peut-être de quatre garçons qui sur le roster de la rentrée  figuraient au rang des cadres, de ceux sur lesquels on comptait dur comme fer pour l’opération maintien.

 

Même lors de l’entame si délicate du championnat la pénurie n’avait pas été aussi sensible. Il manquait alors Bauer, Maravic et Bryant ! Aujourd’hui si l’on compte bien, Mike Bauer est toujours un blessé de longue durée même si cette blessure a finalement été des plus salutaires, Travon Bryant n’en n’a toujours pas terminé avec ses ennuis, Laurent Sciarra s’est envolé dans la nature sans que l’on sache vraiment le pourquoi du comment, et grand joueur ou pas, énorme carrière ou pas ça ne le fait pas, et voilà enfin que Georgi Joseph tombe de sa moto et se fait naturellement bobo…

 

Y a toujours plus malheureux que soi nous direz-vous, c’est vrai. Et puisque ça ne reste que du sport soyons en heureux à l’heure où le foot, une fois encore, se met à la une des faits divers…

 

Oui mais voilà, la question essentielle  reste posée : comment défier Gravelines dans ce contexte là, même si notre petit doigt nous dit que Georgi Joseph devrait, en guerrier, relever le défi.

 

Outre que le dernier vainqueur de la semaine des As  va revenir sur le terrain de ses exploits le cœur léger, il y revient surtout armé jusqu’aux dents et le souvenir du moins 32  humiliant qui fessa l’Elan chez lui en demi-finale n’est peut-être pas à mettre aux oubliettes…

S’il ne se passe pas vraiment quelque chose et on ne voit pas quoi à moins que le bus nordiste se perde entre l’hôtel Mercure et le Palais,  il n’y a aucune raison objective  pour que la punition ne soit pas du même gabarit, du même tabac. La doublette Woodside-Bokolo  marche souvent au super  quand les autres se contentent de sans plomb et l’intérieur il est maousse-costaud de chez maousse costaud ne serait-ce qu’avec le baobab Mohammed Séné pour vous dissuader de monter aux arbres, sans parler de Issa Dounia, ou de Cyril Akpomeda.

 

Bref c’est un des cadors de la Ligue qui arrive au Palais, une équipe qui n’a perdu qu’un match (d’un point à Cholet)  sur ses 11 derniers disputés dans l’hexagone, et qui se présente sur la scène européenne, fut-ce la plus petite et la moins médiatisée, avec le profil  d’un futur demi-finaliste.

Il y a longtemps que Gravelines flirte avec l’étage supérieur,  il n’en est plus très loin. Et comme la nouvelle salle, elle aussi tant désirée, arrive, le soleil va briller sur le Nord nous semble-t-il…

 

L’Elan lui avait tendance à briller chez lui. On dit avait comme si c’était fini alors que ça ne l’est pas… Et ces succès maintenaient l’équilibre, la tranquillité, la sérénité d’une formation  qui loin de chez elle n’a pas manqué de grand-chose le plus souvent,  mais tout de même d’un petit  quelque chose. Pour éviter de sortir du match 3, 4 minutes, pour éviter de rater  l’heure du coup d’envoi et de se mettre à jouer quand la cause était déjà perdue, bref de tous ces détails  qui font la différence, à la fin, entre les meilleures et les autres.  On parle encore au passé comme si la marche Gravelinoise était bien trop haute soudain pour les béarnais.

Or aux As, il manquait Gipson qui sera là, il manquait Rimac présent lui aussi, il y avait eu dit-on encore, un trop gros choc émotionnel après l’exploit face à Cholet… Autant d’atouts en plus pour l’Elan  face à un rival qui peut aussi se croire arrivé, se voir trop beau, et hors de danger  au Palais…

 

Parce qu’au fond tant que le pot de fleur mal attaché sur la terrasse du cinquième étage n’est pas tombé sur la tête  de l’infortuné Antoine Mendy…

 

 

STRASBOURG , UN VOYAGE A VIDE......

C’est comme s’ils  n’y  étaient pas allés… Ou alors s’ils étaient partis à la pêche sans leur canne ! On a beau nous rabattre les oreilles  que c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses, ou à la fin du bal qu’on paie les musiciens, à Strasbourg samedi soir, dès la 9ème minute, l’Elan avait perdu et faire autant de kilomètres pour un tel constat c’est quand même rageant…

 

Vingt qu’ils en avaient dans la musette (31-11) des points nos béarnais  à ce moment là ! Et on ne saura jamais bien sûr s’ils avaient encore la semaine des As dans les jambes ? La tête dans les étoiles ?  Les deux à la fois ?  Ce qui est certain c’est que ce n’est pas rassurant du tout et que pour une formation censée avoir faim, ce n’est pas non plus très sérieux…

 

Parce qu’il ne fallait tout de même pas sortir des grandes écoles pour imaginer que Strasbourg  leur rendrait la monnaie de leur pièce du match aller ; que Strasbourg n’avait pas les moyens de  laisser filer les deux points mis en jeu, bref que l’entrée en matière serait importante.

On connaît la suite, Ricardo Greer, comme au plus beau jour, rejoue en mode MVP et l’Elan le regarde dans son costume du PLP, le plus laid player !  Et la SIG gambade, régale, batifole, s’envole. Le béarnais n’est pas  à la hauteur, le béarnais sombre, coule, déjoue, arrose, manque l’immanquable, en un mot frise le ridicule et à moins 27 (20-47) à l’autre bout de la France on préfère  débrancher l’ordinateur, éteindre la radio.  C’est meilleur pour nos nerfs au moins. Il sera toujours temps sur le coup de 22 heures de connaître le montant de l’addition, l’importance des dégâts.

 

Et l’on apprend donc que l’Elan ne s’est incliné « que » de 11 points (65-76) ce qui n’est pas une honte en soi, et qu’il fut même à deux doigts de … ! Ben voyons, héroïques nos béarnais à quelques petits points du renversement de situation le plus invraisemblable qui soit ! Du parfait hold-up ! Du qui veut voyager loin ménage sa monture. Ils sont revenus à 5 points (53-58) sous l’effet d’un troisième quart temps qu’ils auraient mieux fait de jouer le premier… 17-3 après un 15-0 : c’est ainsi qu’à Pau ils avaient été chercher leur premier succès…

 

Sauf que ces coups là, on ne les réussit jamais, ou alors une fois tous les 36 du mois… On a bien vu Gravelines aux As revenir de l’enfer contre Roanne, sauf que l’enfer il était à moins 15 pas à moins 27, ce qui fait presque le double.

Que s’est-il donc passé ? Rien que de l’ordinaire, du déjà vu, revu et re-revu, comme les  films du service public à la télé le dimanche soir…

 

A savoir qu’à plus 27, le leader connaît, c’est la nature humaine, un  relâchement de satisfaction, se plaît à admirer son œuvre, se persuade que plus rien ne peut lui arriver. Tandis qu’à l’inverse le malmené, le clodo, le ringard, il se dit que s’il ne se sort pas le doigt de quelque part, il va en prendre le double et que ça risque de (mal) se terminer  soit dans le bureau présidentiel le lundi matin dès l’aube, soit sur le terrain pour un entraînement sanction dès la descente de l’avion le dimanche midi…

 

Alors se passe  ce qui se passe dix fois sur dix ( allez, neuf virgule neuf ) le retour est alléchant prometteur, dévastateur… Jusqu’au moment où  le chassé en a plus que plein les bottes  de courir comme un dératé, et que le chasseur, requinqué, profite de la première erreur pour  lui asséner le coup de grâce…53-58 donc… Et 0-7 derrière, le compte est bon, le scénario respecté. En général, c’est le genre de match où après coup l’on vous dit : « Quel dommage, il y avait la place… »

 

Nous, on est déçu non pas tant de la défaite que de son script… Perdre à Strasbourg n’est pas infâmant, (Limoges perd bien chez lui, hein !!!) prendre 20 pions en 9’ l’est davantage. Surtout pour une équipe qui partait pour remettre de l’ordre dans ses rangs après tous les bruits et les soucis des As…En guise d’ordre on a eu droit à un beau désordre..

 


 

STRASBOURG , REMETTRE DE L’ORDRE......

Mais bien sûr que Strasbourg c’est un bon souvenir ! Celui du premier succès de l’Elan cette saison. Il s’était promené  un peu moins nu à l’intérieur  et n’avait donc pas pris aussi froid que lors des trois premiers sorties. Demetric Bennett marquait plus de points (25)  que lors de ces  trois sorties et comme il embrayait une série de 6 matches sur 8 à plus de 20 unités,  il n’y avait pas de soucis c’était bien le top scoreur annoncé…

 

Bref, en octobre, Strasbourg à Pau c’était on efface tout et on recommence avec en prime les gros bisous de Ricardo Greer redisant qu’il gardait un souvenir extraordinaire  ( pas de la saison, rassurez-vous)  de son passage…Aussi gentil soit-il  le dominicain,  on pense qu’un ministre de la diplomatie a toujours sommeillé sous le basketteur…

 

Ma foi, la deuxième étape de la fusée fonctionna : l’Elan a atteint ses objectifs. Rien à dire sinon bravo pour avoir réussi autant de greffes et les avoir supportées sans plus de dommage.

Et puis les As sont passés par là. Et comme souvent dans notre basket qui à force de vivre en vase clos tourne en rond, les As sont le point de départ de la saison suivante, des premiers marchés, des rumeurs folles, des bruits à gogo, des « au fait, tu savais que… »… Nous sommes une si petite famille que l’on se raconte quelques histoires de famille et elles font vite le tour…

 

Et pendant ce temps là,  la semaine des As ne fait pas 3000 spectateurs de moyenne à Pau!

L’Elan  qui s’était affiché en première ligne  jeudi avec son exploit face à Cholet a morflé. Gravelines lui a marché dessus. Avec tant d’acharnement qu’au bout de 20 minutes Dobbels a préféré plier les gaules (Maravic, Joseph, Sciarra non revenu en jeu) et tourner la page… Et puis la machine s’est emballé sitôt la conférence de presse de Didier Dobbels terminée…

 

A la grippe de Rimac, s’ajoutèrent le départ de Taylor vers Limoges, les douleurs de Gipson au mollet, les velléités de Sciarra de partir au milieu du gué, et une troisième performance de Bennett aussi transparente que le gave de Pau  à sa source… Inutile de vous dire qu’à la Bodéga, il y eut de beaux dégâts…

 

L’Elan avait besoin de calme. Il est revenu, Gipson aussi, Rimac avec. On tient là deux sages  qui connaissent trop le basket pour ne pas le remettre à l’endroit.

Ce que Strasbourg tente de faire elle aussi  depuis qu’un cataclysme a secoué le monde du basket (pas grand monde en fait) … C’était à Orléans, la SIG coulait corps et bien, 96-39, un quart temps à 0-37, bref un match de fin du monde, à ne jamais s’en remettre.  Sarre et les siens s’en sont remis, équilibrant leur bilan des quatre dernières rencontres. Ils attendent l’Elan dans la peau d’une équipe qui n’a pas joué depuis quinze jours et c’est là, on le sait, l’éternel débat du « est-ce mieux de reposer les organismes, ou de garder le rythme… » Dans la peau d’une équipe revancharde, bien sûr, d’une équipe enfin  qui voudrait se repositionner à la même hauteur que les béarnais.

Car voilà bien un duel entre deux équipes le cul entre deux chaises : pas menacées mais pas encore tranquillisées, pas « playoffables » mais pouvant l’être. Ce n’est pas un équilibre précaire mais  fragile.

 

Entendu que le troisième succès de l’Elan loin de ses bases  lui assurerait  de s’asseoir sur une chaise pour lui tout seul…

 

Ne suffirait-il pas que Demétric Bennett refasse le coup du début de saison, que Laurent Sciarra ressemble à celui du final de Limoges pour que  ce qui s’est passé soit simplement le remake de tempête dans un verre d’eau…

 

C’est bien connu, il n’y a guère que dans le succès que l’accalmie règne… Ce fut la seule vérité des As !  Quant à celle de demain peut-être  en reparlera-t-on…

 

DEVORE TOUT CRU, L’ELAN !.......


La journée de repos supplémentaire dont bénéficiait l’Elan  devait être un atout supplémentaire pour une équipe supposée ne pas posséder le banc le plus long dans ce tournoi qui se joue aussi à la résistance des organismes…

Si c’était à refaire sûr que Didier Dobbels aurait préféré jouer dans la foulée de ce quart si merveilleusement négocié face à Cholet. Sur le dynamisme, l’enthousiasme, qui sait si l’Elan n’aurait pas pesé plus lourd qu’il ne le fit ce samedi soir  où seule son ombre, son fantôme s’et offert à l’appétit, de surcroît glouton, des Nordistes.

Cette fameuse journée de repos  a donc fait retomber le soufflet aussi  vite qu’il était monté…Elle aurait du revitaliser les hommes, elle leur a mis les jambes en flanelle. Elle a même mis sur le flanc un Slaven Rimac resté sous le duvet avec 39 de fièvre. Que croate ait refilé sa grippe à ses petits camarades  n’étonneraient qu’à moitié si l’on en croit les échos du vestiaire faisant état d’un Laurent Sciarra pas terrible, d’un Maravic au dos tracassé. Ce n’est pas Jean Fred Morency, auquel la médecine avait redonné le feu vert qui pouvait sauver la patrie en danger, encore moins les jeunes  pousses (Lesca, Buval) partis au Pornic avec l’équipe de nationale 2… On n’oublie pas non plus que depuis la veille au soir, le pigiste médical, Ron Taylor  avait dans la poche un contrat de quatre mois et demi avec Limoges. Le garçon n’a pas grand-chose à se reprocher, sinon d’avoir  sombré comme les autres…

Ca fait beaucoup pour une seule équipe…

 

Heureusement qu’il restait Junior Elonu, l’autre pigiste médical de passage en Béarn. Ses centimètres, ses kilos, son envergure, son abatage, son envie, sa rage de vaincre pour éviter que le jeu de massacre ne tourne à la boucherie. Puisque Bennett manqua un bout du match, lui aussi, suite à une collision de front avec le tank Mohamed Séné. Collision qui nécessita un passage aux vestiaires pour récupérer.  Que l’on vous rassure il n’en revint pas  plus brillant qu’il ne l’avait été contre Cholet et le sujet poserait, dit-on, quelques questions au staff  sur cette éclipse qui n’est pas si courte que ça…

 

Alors Elonu fit tout ce qui était en son pouvoir. Et on le croyait minime lorsqu’il vira bien avant la mi-temps avec 4 fautes sur ses larges épaules… L’Elan étant déjà rubicond depuis quelques temps (58-29 au repos), l’orage menaçait encore. Mais le super-costaud dura 17 minutes de plus sur le plancher avant de passer au rouge. Il avait alors abattu un  labeur colossal, 20 points pour quelqu’un que l’on dit sans grandes mains, et 12 rebonds, on ne pouvait guère lui demander davantage. Antoine Mendy ayant réussi deux des trois paniers à trois points de l’Elan dans le troisième quart,  l’Elan gagna cette troisième reprise (23-19), celle où tout était déjà perdu depuis longtemps mais où il restait l’amour propre du Palais à sauver. Gravelines  ne s’émut  point de cette ruade et repris tranquillement son  pilonnage en règle d’une  cible qu’il touchait à tous les coups ou presque. Superbement décalés le plus souvent, profitant du manque de rotations défensives d’un Elan sans jus, ses shooteurs, Jumby, Johnson, Greer livrèrent un superbe 14 sur 27 à trois points. Il était déjà l’heure pour Monschau d’envoyer ses quatre espoirs gambader aux côtés de Jeff, ce que Dobbels ne pouvait même pas faire puisqu’il ne possédait que le seul Michael Var dans la catégorie.

Il s’agissait donc d’une de ces soirées à vite oublier.

 

On ne se consola même pas avec l’autre demi –finale puisque l’Asvel tint, ou peu s’en faut, le même rôle face à Chalon rôle que l’Elan contre Gravelines, celui d’un figurant, qui, comme disent les pêcheurs ne fait pas la passe…

 

CHOLET ... LES AS VONT A DAME !.......

Et vlan! Par ici la sortie. Roanne d’abord qui mène de 15 points au repos et puis qui perd de 18 (64-82), écoutez la différence, comme dirait le toubib dites 33…Cholet ensuite qui ne se débarrasse jamais vraiment d’un Elan à la hauteur de l’évènement, dont on croit que le métier va finir par s’imposer sur deux babioles et qui passe à la trappe 78-76)…

Voilà,  la semaine des As paloise a renvoyé chez eux les deux leaders du championnat de France et a du filer une frousse terrible  à Nancy et Chalon, les deux dernières têtes de série programmées ce vendredi soir…

 

C’est donc le propre de cette compétition que de bousculer les hiérarchies et ce ne fut pas pour déplaire aux organisateurs que cette qualification de l’Elan pour les demi-finales de samedi. Ils sont assurés de voir la billetterie franchir un cap important quand la première soirée ne fut pas folichonne.

 

Bon, nous y venons à ce qui est tout de même la bombe du soir, l’exploit de l’Elan tombeur des champions sortants, vainqueur de Cholet au sang froid s’il vous plaît et au terme d’un scénario à mettre une ambiance de folie dans les gradins, comme s’ils avaient été pleins…

Trois phénomènes méritent d’être retenus.

 

L’absence de tout complexe dans l’approche du match. Les béarnais ont d’entrée de jeu jouer les yeux dans les yeux avec leurs rivaux, avec ce zeste  de folie qui convenait à la situation et qui leur valut de prendre le meilleur des départs, de faire la course en tête. On remarquera d’ailleurs qu’ils ont viré en tête à tous les tournants (19-18, 35-34 et 58-56) et que ce n’est jamais mauvais pour la confiance. Ils ont certes été gênés sur la pression choletaise qui gêna bougrement leur montée de balles. Ils ont  même du un instant joué à trois petits pour ne plus s’emberlificoter  les pinceaux. Ils ont fait des bourdes de débutants, mais les ont toujours réparés.

 

Deuxième phénomène,  ils se sont appuyés sur deux pourvoyeurs de points aussi percutants que l’étaient les choletais Robinson et Mejia. Marko Maravic (19 points dont cinq sur cinq à trois points) et Antoine Mendy (18 points)  ont constamment mis du charbon dans la locomotive et les wagons ont suivi, brisant toute tentative adverse de prendre le large. Bien jouer au basket est une chose, marquer des points n’est pas inutile non plus. Et comme la bataille des airs fut gagnée pas Cholet, ils valaient double les missiles du slovène, et les pirouettes de Mendy.

 

Enfin et puisque malgré tout, Cholet fit figure de lauréat lorsque dans le money time c’est lui qui se détacha à 71-65, il faut tirer un grand coup de chapeau à Ron Taylor, le meneur pigiste et minuscule de l’Elan. Il y eut samedi soir, contre Limoges, Saint Joseph, il y eut ce jeudi soir,face à Cholet Saint Ronnie !

 

L’Elan s’était donc tiré une balle dans le pied en perdant un ballon précieux, aussi précieux qu’à Villeurbanne, lorsqu’il confia la remontée de la balle à Markovic…Ballon perdu et moins 6, on l’a vu. Mais on avait pas tout vu… Markovic d’abord répara l’erreur et puis Taylor surgit. Une fois, deux fois, trois fois, il se joua des 2m 15 de Romain Duport pour l’enrhumer sur des pick and roll d’école. Comme quoi les petits, hein… Trois paniers déposés en lay-up, l’un d’entre eux bonifié du lancer et l’Elan effaçaient le spectre de la prolongation que Méjia pensa accrocher d’un triplé d’artiste (74-74). Il fit si bien les choses notre Taylor qu’il planta sa dernière flèche à trois dixièmes de secondes de la fin.

 

C’était une rudement bonne idée. Il envoyait l’Elan au paradis d’une demi-finale (ce sera contre Gravelines) et scellait le premier grand exploit béarnais de l’année… Que du bonheur, on vous l’a dit pour l’Elan et l’organisateur…

 

L’ELAN TOUT SCHUSS AUX AS ?.......


 

La semaine des As est au basket français ce que la copa del Rey est au « baloncesto » tras los montes.  C'est-à-dire une compétition qui à mi-saison réunit les huit meilleurs clubs du championnat et leur propose une place Européenne à l’issue d’un tournoi à élimination directe. Sauf que la notre, semaine des As, c’est une reproduction 1/43eme de l’autre, une miniature style dinky-toys et que, si elle perdure -10ème édition cette année – elle ne décolle pas vraiment…

 

A l’image de notre sport préféré en quelque sorte dont la coupe de France est un autre exemple des choses qui ne marchent pas, mais pas du tout, sauf  le jour de la finale.

Et ce retour aux sources, la première avait déjà eu lieu à Pau en 2003, n’annonce pas  la révolution de l’ordre des choses. Moins d’une semaine après le lleno du classico on ne se bousculait effectivement pas aux portes du palais pour s’arracher les packs de 4 jours…

Quand nos voisins espagnols vont donc faire une java du tonnerre, un tabac médiatique, attirer le monde entier,  regrouper les supporters par milliers,  on va donc jouer entre gaulois sans gratouiller le moins du monde une autre chaîne de télé que Sports Plus, l’habituelle faisant le max…

 

Remarquez que pour entendre Patrick Montel user des 24 secondes réservées au basket dans Stade 2, pour dire qu’avec sa victoire sur Limoges, l’Elan va probablement se qualifier  pour les As, mieux vaut encore  qu’il s’occupe des sports de billes. On aura moins l’impression d’être pris pour des cons ! Car  cher Patrick Montel, dimanche dernier, il y avait tout de même quinze jours que  tous les As étaient connus.

 

Et le Palais donc, ne devrait pas, à moins d’un ras de marée aux guichets, faire le plein ce qui est plus gênant pour les pensionnaires des lieux, l’Elan dont on a vérifié samedi soir qu’il se « nourrissait de la foule » comme le disait si bien Georgi Joseph…

Or personne ne le contestera, si l’Elan ne bénéficie pas « a case » d’un sixième homme en nombre et en super forme, ses chances de voir la lumière vont être réduites de beaucoup. N’oublions pas qu’il a hérité du tableau  dans lequel figurent  les deux leaders du championnat, Cholet et Roanne, qui ont sur l’heure le parfait profil du futur champion de France.

 

Même si en matière d’As, l’avantage du terrain n’a joué que deux fois, le première en 2003, à Pau mais cet Elan là était un ton au dessus de toute concurrence et réalisa d’ailleurs un fabuleux triplé, et la dernière, en 2010, avec le succès de l’Asvel qui avait usé de son droit d’invité pour se mettre à la table des grands et qui s’imposa sur fond de polémique. Ce n’est donc pas un vrai critère mais on a aussi disputé l’épreuve sur des sites neutres (Mulhouse, Clermont).

 

En revanche, il se passe toujours quelque chose chez les As… C’est Dijon qui, par exemple, arrive bon dernier qualifié à Mulhouse et se coiffe de la couronne  selon un scénario millimétré : trois succès de deux points !  C’est le Havre qui, à Pau, se hisse en finale contre toute attente, c’est Bourg en Bresse qui s’offre, à Dijon, contre Pau et Nancy deux prolongations victorieuses et c’est l’Asvel qui attend sa neuvième participation pour inscrire son nom au palmarès…

 

Cette année l’évènement a eu lieu en amont. Le Mans et Orléans n’ont pas reçu leur bristol et sont restés à la maison où la situation n’est pas de celle qui sied à ces deux mammouths… C’est l’Elan et Hyères-Toulon  qui passent pour les invités surprises de la semaine. Et qui auront le rôle des empêcheurs de tourner en rond, même si dans ce wagon l’Asvel à sa place elle aussi, la grande dame vivant désormais plus sur une réputation que sur l’action…

Mais bien évidemment à tout prendre, on préfère et de loin que s’il doit y avoir d’ici dimanche un lascar, un roublard,  un père fouettard,  il soit « vert et blanc » du Béarn, il soit l’Elan.

 

La tâche est rude avec une équipe  où Taylor et Junior ne sont que des joueurs de séquence, vu la jeunesse des deux dans le groupe et le manque de condition physique de l’un.

Mais c’est sur un match  et l’Elan n’a rien à perdre. Il ne serait pas l’As des As dimanche que personne ne monterait sus ses grands chevaux. Il resterait le roi  de tous ses fans…

Et davantage encore s’il prenait soin de jouer ces As avec le sérieux qu’il convient, la concentration qui lui empêchera tout gros tourment, ça c’est pour le classique du tableau noir mais surtout avec un grain de folie, d’insouciance, de défi, de plaisir. Lâchez les chevaux, le pied à fond sur l’accélérateur et banzaï quoi ! 

 

Et d’ici à ce que ce soit son atout majeur que ça ne nous étonnerait pas. Avec le Palais derrière…

 

 

LIMOGES .... SAINT JOSEPH VEILLAIT SUR L’ELAN.......


 

L’Elan a gagné le classico ! A ces seuls mots s’accrochent tout le bonheur du monde pour le peuple de l’Elan. Et le palais, comble  comme il ne l’avait plus été depuis la venue du CSKA Moscou en Euroligue, a rugi, rappelant qu’il n’avait rien perdu des vertus qui firent de lui le plus beau de France, le plus couru aussi.

Il était samedi soir, simplement, redevenu le plus beau de tous. Le plus magique aussi  lorsque  son souffle s’est élevé une dernière fois pour redonner une énergie à ses héros qui venaient à en manquer. Non le match n’était toujours pas joué à trois minutes de la fin. A cet instant, Limoges était toujours en course pour réussir le hold up. Et on redouta d’avoir à vous conter l’histoire d’une équipe qui fait sauter la Banks …Ce n’était pas justice, mais quand Cédric Banks, le petit arrière au bandeau, redevient le canonnier qu’il était à Orléans, lorsqu’il évolue au niveau diabolique ou Limoges l’attend depuis cinq mois, alors un match de basket hésite toujours à choisir son vainqueur…Et de plus 13 en faveur des béarnais, il ne resta bientôt plus que plus 3…Ron Taylor vint effectuer deux défenses énormes sur l’ennemi public numéro 1 et puis Laurent Sciarra prit l’habit du docteur es-money-time et  l’Elan retrouva le visage d’un vainqueur, celui qui ne l’avait guère quitté de la soirée mais que Limoges lui contesta toujours. Car, à armes égales, non pas comme au match aller,  il n’existe plus de classico qui se gagne juste en claquant des doigts…

 

Ces matches là se forgent dans le cambouis, se dénouent à la force des muscles, se règlent au corps à corps, au combat de près.

Limoges arrivaient en Béarn avec sa force de dissuasion, son pivot Chris Massie. L’homme était d’autant plus redouté  qu’il avait été jusque là redoutable et qu’en prime il rejouait pour la première fois sous les ordres de son ancien coach en Italie, Zare Markovski. Ils avaient, là –bas, filé le parfait amour.

L’Elan, pour aller au charbon, à l’assaut de cette masse, n’avait guère que son petit centre, 1m 98, vaillant et gros cœur, portant depuis le drame de son pays un bandeau marqué Haïti. Georgi Joseph qui déclarait le matin du match à Jean Fauret, qu’il se « nourrirait de la foule »…

 

On ne vous propose pas un remake de David contre Goliath, ce serait exagéré, mais c’était tout de même la lutte des classes, un poids moyen contre un super lourd. Des stats de luxe contre des stats de soldat.

Et si l’Elan a battu Limoges, c’est bien sûr parce qu’il était plus fort, porté par ce palais de rêve, parce que son collectif ne s’est jamais éparpillé.  Quand le scoring d’une équipe est partagé par six joueurs à plus de dix points, c’est toujours bon signe en basket. C’est, en résumé, que personne n’a failli à sa tâche, même si Marko Maravic a joué un ton en dessous de sa véritable nature.

 

Mais c’est aussi, voire surtout, parce que Georgi fut tout simplement saint Joseph !

Au défi de Massie il est  allé avec une massue et il nous l’a assommé. Proprement. A la loyale. Il l’a même écœuré le grand diable dont les deux derniers tirs à mi-distance ressemblaient fort à un renoncement, un agacement, une reddition. Comme le taureau saoulé de coups qui n’avance plus mais se couche.

 

On jouait la dix septième journée du championnat samedi et seize fois  auparavant Massie, 4ème marqueur de la Ligue, premier rebondeur, avait marqué plus de dix points, souvent beaucoup plus. Il fut réduit à 8 ! Seize fois auparavant le meilleur joueur à l’évaluation avait franchi la barre des dix. Il l’a juste atteinte.

On ne sait si Chris Massie  se souviendra longtemps qu’il a joué un classico, ce match à nul autre comparable, ce dont on est certain c’est qu’il n’oubliera pas de sitôt qu’un soir à Pau, il s’est heurté à un tank, un garçon au cœur plus gros que tout le reste. Georgi Joseph, l’homme qui avait assurément la clé du match dans le short…

 

Et que la foule avait repu !

 

 

UN CLASSICO, UN VRAI.......

Un entraîneur de mauvaise foi, Didier Dobbels, lorsqu’il affirme que le classico entre l’Elan et Limoges serait une invention de journaliste. De la friture sur la ligne béarnaise  entre le staff médical et le staff tout court qui s’épinglent joliment à fleurets à peine mouchetés : le doute n’est pas permis, la tension est dans l’air et souvent la tension est annonciatrice de grands évènements.

 

Pardonnez nous Didier  Dobbels, nous sommes encore quelques uns qui, nourris au lait de ce Béarn têtu, ne saurons jamais  faire de ces Elan-Limoges des matches comme les autres sous prétexte que les clubs sont dans la deuxième moitié du tableau… N’étaient-ils pas en Pro B l’an passé, coach ? Et quand même télévisé ?  Et puis c’est nos histoires à nous, ça, aux vaccinés vert et blanc depuis leur tendre jeunesse… Alors de grâce laissez nous vivre avec nos plaisirs, nos derbys, nos passions, nous qui sommes restés des amateurs pur jus…

 

Pour le reste, ce n’est pas nos oignons certes, mais au niveau communication, image du club,  on ne trouve pas terrible du tout l’étalage, chez nos amis de la République et de l’Eclair, de ces divergences entre les entraineurs et le médecin….

 

Pierre Seillant, à son époque, avait une formule toute faite pour ramener son monde dans le giron. « Que les joueurs jouent, que les entraîneurs entraînent, que les médecins soignent et que le président préside.»

Mais bon, pas d’affolement, c’est l’heure du classico, c’est donc l’heure de l’évènement et des tensions qui vont avec.

 

N’est-ce pas la femme de Michel Gomez qui avait découché de la maison de Sauvagnon quatre nuits avant le match d’inauguration du Palais des sports entre L’Elan et Limoges, tant son coach de mari était devenu insupportable  … Comme disait mon voisin l’ancien, on a vu d’autres et nous ne sommes pas les seuls à voir comment le Palais s’est rempli. Comme aux plus belles heures ou pas loin…

Et s’il y a de l’orage dans l’air c’est bon signe, c’est qu’on y pense, c’est qu’il ronge ce match.

Comme il a toujours rongé. On a aussi connu un coach, Claude Bergeaud, qui  inventa de drôles de mises au vert chez Moulia. Les maillots Marcel et les shorts moule couilles, faisaient rire les américains.  Didier Gadou, entraîneur, remis à la mode, façon top 50, le célèbre « Toquey si Gaüses » (Touches si tu l’oses)… Chacun ses recettes…

Vous Didier Dobbels vous semblez ronchon. On aime assez bien, puissent vos joueurs vous en vouloir puis vous le rendre au centuple sur le terrain.

Parce qu’en face, ils n’ont pas hésité une seconde, ce n’est pas tempête dans un verre d’eau qu’ils ont joué, c’est Girard salaud, le CSP veut ta peau… Et sur l’autel du sacrifice il brûle, Eric, la faute à un panier de quinze mètres. Arrive alors, dès lundi,  le nième yougo de la série, Monsieur Markovski.

C’était un peu secret de polichinelle mais c’est tout de même un sacré  bol d’air pour ceux qui, nombreux dit-on, n’écoutaient plus Girard. Et ça tombe avant Pau, tiens tiens mon coco.

Dobbels compte ses blessés. Déclenche l’état d’alerte. A Limoges c’est tout le CSP qui souffre de cette place de premier relégable. Et qui vient défier l’ancestral ennemi, avec ironie du sort, dans ses rangs, le seul vrai palois de la soirée, Xane d’Almeida…

 

Ca nous rappelle une histoire. Cet Elan Limoges de l’an 2000. Le CSP rattrapé par les affaires, vient en Béarn grâce au geste de partenaires qui paient le voyage. De la descente du bus jusqu’aux vestiaires les caméras s’agglutinent aux basques de Bonato et consorts… Si Limoges est battu, c’est fini. Basta ! Rideau ! On ferme ! Liquidé.

Et à la fin, Limoges gagne en Béarn 63-61 sur un dernier panier de  l’un des anciens de l’Elan, Marcus Brown… Et à la fin de la fin, Limoges est trois fois couronné, champion, coupe, Korac…

Et ça ce n’est pas une histoire de journalistes, c’est celle  bien réelle qui pend au nez de tout Elan-Limoges un peu pris de haut…

 

Mais nous voilà rassuré, puisque vous le savez il y a de la tension dans l’air, puisque dès qu’une porte claque au Palais, c’est qu’il y a un coupable…

Ah, on oubliait, c’est ce soir le 92ème classico de la série. On y tient coach et si on pouvait le fêter tout sourire à la bodéga ce serait géant…. 

 

AU MANS, DECIDEMMENT C’EST UNE MALADIE.......

Cette défaite au Mans, c’est la sempiternelle  histoire de la  bouteille à moitié pleine ou bien à moitié vide, selon que l’on regarde avec des yeux de Chimène ou bien avec ceux de la colère…

 

Moins 7 (64-71) et encore mieux à l’évaluation collective (70-70) ce qui, entre nous soit dit témoigne bien que cette évaluation n’évalue pas parfaitement,  c’est à la fois encourageant et navrant…

 

Encourageant bien sûr si l’on tient compte de ce que l’Elan est désormais plus Hospitalier que Béarnais et qu’il trimbale des hommes portant le même maillot  plutôt qu’une équipe… Nous n’avons ici ni les compétences, ni l’envie d’ailleurs d’aller vérifier que le chat noir existe ou qu’il n’existe pas, le débat a été ouvert, on constate simplement que ça casse beaucoup en Béarn, et que si ça casse un peu partout comme souvent à cette époque, chez nous ça casse beaucoup plus qu’ailleurs…

 

Donc après Taylor, le lutin, contre Paris, c’est Elonu, le mahousse, qui s’est essayé au Mans. Essayé, le terme est choisi puisque l’homme n’est pas, aux dires du coach, en condition optimale. Les hirondelles n’ayant jamais fait le printemps, on ne voit pas pourquoi les jokers médicaux feraient  des héros ! Ce serait trop simple.

Un Rimac en plus, en moins et c’est encore un pan de basket d’académie qui tombe, quelques points aussi…Et comme à l’arrivée il vous manque aussi les points d’Antoine Mendy, ce n’est pas si souvent, vous vous dites effectivement que ce moins 7 dans la Sarthe c’est pas une si mauvaise affaire que ça… C’est au moins le genre de résultat qui vous fait refaire, défaire, et refaire le match avec chaque fois plus de raisons  de regretter…

 

C’est peut-être aussi que Joseph et Maravic ont abattu du boulot pour les autres, et c’est encore peut-être la confirmation que le Mans n’est pas digne, cette année, de jouer le haut du tableau…

Mais c’est aussi navrant ! Car l’Elan s’était malgré tout donné quelques moyens de faire encore mieux. On veut parler de cette prise de pouvoir à 50-48 à la demi-heure. C’était au terme d’un quart temps, le 3ème,  qu’il avait maîtrisé à la perfection (12 points encaissés, 20 marqués) et s’il n’avait guère mené le tempo jusque là, on tient la preuve qu’il n’avait jamais été largué non plus…

 

50-48 à dix minutes du trille, ce n’est pas besef d’accord,  mais c’est quand même un aiguillon de doute  planté dans la cuirasse adverse, et Rupert nous expliquait le matin même du match que ces manceaux ne supportaient guère la pression de leur salle,que la cuirasse n’était pas épaisse en quelque sorte… Le temps que l’Elan perde, les uns derrière les autres trois ballons et on ne dissertait plus sur aucune probabilité … Le Mans s’en irait vers un succès  important sinon aisé, par le biais d’un 11-0 ou si vous préféré d’un paquet cadeau…

Alors cet Elan a sans doute des blessés, beaucoup de blessés, cet Elan ne peut travailler comme il l’entend puisqu’il passe son temps à intégrer et ça le perturbe c’est évident…

Mais ce n’est pas la première sortie de route qu’il effectue de la sorte, c’est la quatrième ou cinquième. Et ça interpelle tout de même puisque ce n’est plus là une question d’effectif, d’hommes, de configuration d’équipe, non ce sont des minutes, pas beaucoup,  d’absence totale. Le trou d’air, la panne, le knock down…

 

Et  puisqu’on vient d’attaquer les matches retour, on en vient à se dire que c’est surtout d’une maladie dont souffre l’Elan. La maladie du « jejouebienlongtempsetjemoubliequelquesinstants » Et apparemment le médecin ne sait pas la guérir plus qu’il ne savait guérir le mal d’amour  dans la chanson…

Il reste encore du temps, mais c’est tout de même bien parti pour que le label de cette cuvée 2011 de l’Elan, soit celui des regrets éternels… Avec ou sans blessés !  

 

NB : Toutes nos excuses à nos tous amis « liseurs » pour l’impardonnable oubli dans le billet du match présentant le voyage au Mans… L’Elan avait aussi gagné sur le terrain d’Hyères et c’est d’autant plus grand aujourd’hui que Roanne n’en a pas fait autant….     

 

AU MANS, RESTONS PRUDENTS .......

AU MANS,  RESTONS PRUDENTS

 

Une équipe qui a embauché un joker médical  et qui a réussi à le qualifier dans les délais, est-elle moins handicapée qu’une équipe qui a aussi fait signer un joker médical mais trop tardivement pour le faire jouer ? Oui. L’Elan qui a accueilli  Elonu, pivot américano-nigerian, pour remplacer Travon Bryant  possède donc un avantage sur les manceaux puisque Bowman, le substitut d’Alain Koffi restera en civil…

 

Une équipe qui s’est incliné cinq fois à domicile a-t-elle tout à redouter d’une autre qui n’a perdu que deux fois chez elle ? Oui. L’Elan est donc plus solide que les sarthois sur ses bases, quand bien même ces sarthois sont au nombre des vainqueurs en Béarn, dans un match qui ne peut servir de référence puisque d’un côté le secteur intérieur était aux abonnés absents et  que de l’autre un certain Alain Koffi broyait tout sur son passage…

 

Une équipe qui va aller à la semaine des As, en ayant gagné sa place comme un chef, alors qu’elle était qualifiée d’office, va-t-elle mieux qu’une autre qui va manquer l’évènement pour la première fois depuis sa création ? Oui…

 

Donc, l’Elan Béarnais qui se produit à Antarès, ce vendredi soir, a toutes les raisons d’afficher ses ambitions et de partir le moral gonfler à bloc ? Ben… C’est que, comme répondrait un normand, peut-être et peut-être pas…

 

La dernière rencontre au Palais palois nous a trop rappelé que la glorieuse incertitude du sport gardait toujours le dernier mot pour que l’on s’avance sans prendre garde, que l’on ignore qu’un match reste un match entre des hommes qui ne restent que des hommes…

 

Tout devait être complexe pour des béarnais privés d’axe 1-5 titulaire,  face à un ensemble parisien que le changement de coach avait métamorphosé au point de réapprendre à gagner deux fois de suite et non des moindres…En guise de quoi, l’Elan a effectué une promenade de santé, dépassant les cent points pour la première fois, creusant le plus gros écart  de la saison.

 Comme dirait les amis du rugby, on s’est fait renvoyer dans nos 22 mètres et proprement…

 

Aussi va-t-on la jouer prudente cette fois… Et pas seulement parce qu’on s’est fait tirer les oreilles… Non, non… On ne se fait pas à l’idée que Le Mans soit de la sorte devenu un ensemble sans tenue. On est de ceux qui pensent  que ça ne va pas durer, qu’avec le matos qu’il y a sous le maillot noir et tango, ça va finir par décoller… Et que ça va faire mal…

 

La victoire à Gravelines fut un indice, celle contre l’Aris Salonique mardi soir en est un second, tout autant que le réveil d’Alex Acker tout de même annoncé come l’une des plus belles pioches de l’inter saison, voire la plus belle…

Le pépin Koffi a brisé l’envol, soit mais il reste suffisamment de beau monde pour que ça tienne la route…

 

Et puis l’Elan loin de chez lui n’a fait trembler que Poitiers, ce n’est pas rien, mais c’est un et ce n’est pas beaucoup. Il aurait pu faire le coup à l’Asvel il l’a snobé…

Alors on dira seulement que c’est un match délicat qui attend Dobbels et les siens. Comme tous les matches à l’extérieur, comme tous les matches face à des équipes ayant besoin de points, et le Mans en a besoin…

 

Tant et si bien que les béarnais ne pourront compter que sur eux-mêmes et sur leurs vertus.

Leur dernière victoire à Pau les aura confortés dans une chose au moins, c’est qu’elles passent, ces vertus, par un collectif solide et constant… Rien qu’ils ignoraient en fait, puisque chaque fois qu’ils sont  sortis des matches chez l’adversaire c’est pour avoir cru, les uns et les autres, sauver la patrie à titre individuel.

Voilà au moins une chose que l’on affirme bien haut et bien fort, avant le duel, c’est que ce serait la plus mauvaise des solutions…

Pour le reste waït and see…

 

PARIS QUELLE SOIREE LES AMIS .......

Le palais avait 20 ans samedi. Les parisiens vous diront qu’il a conservé toutes ses dents. Et qu’il mord comme au bon vieux temps, même si à vingt ans on n’est pas si vieux ! A vingt ans on dans encore, alors il a dansé sur le ventre d’une équipe de la capitale qui s’écrivit tout de suite en minuscule.

 

En un mot,  il s’est offert un sacré anniversaire, un de ceux qui font date. De l’apéritif jusqu’au digo, tout fut parfait. Et les abonnés, dont c’était la soirée, repas à la clé, disc-jockey en prime, ont festoyé jusqu’au bout de la nuit… C’était beau, c’était sympa, c’était l’Elan tout simplement.

 

Et pourtant, s’il y avait un soir où la crainte était de rigueur, c’était ce soir là. Paris en rédemption, l’Elan touché au cœur avec Gipson, Bryant et Bauer sur le flanc,  on redoutait un passage à la moulinette du seul et unique pivot valide, Georgy Joseph. Un pilonnage en règle de la raquette,  un essaim de ballons mis à l’intérieur, un travail de sape de tous les instants.

Mais voilà le basket à l’art de vous prendre à contre pieds, de vous faire regretter ce que vous avez écrit la veille, de vous rendre ridicule une présentation de match… Quitte à passer pour ignare, incompétent et rabat-joie, on veut bien se tromper tous les huit jours…

 

L’Elan s’est baladé, comme jamais encore cette saison. 103-70, on appelle ça un carton. Avec l’impression qu’on aurait pu jouer des heures et des heures et que l’addition se serait alourdie pour l’adversaire démuni.

 

De match il n’y eut pas, jamais. Paris était attendu souverain dessous, il a davantage balancé à l’extérieur  et à l’emporte pièce. L’Elan s’est simplement appliqué à bien faire ce qu’il avait à faire. Une circulation de la balle, classique, propre et à tous les coups ou presque il  a décalé ses artilleurs. Et ces derniers ont eu le bon goût d’être dans un bon jour : 15 sur 29 à trois points, un régal, un vrai plaisir pour les yeux.

 

Paris avaient des joueurs, sans doute,  de l’envie on en doute, l’Elan  lui opposa une équipe et à la sortie ce jeu restant un sport collectif,  la sanction est terrible, 139 à 66 au niveau des évaluations comparées, 31 rebonds à 16, 29 passes décisives ! On n’avait pas imaginé un seul instant qu’à plus de 4 minutes de la fin, Dobbels, tranquille comme Baptiste, terminerait en roue libre avec Ronny Taylor, son nouveau pigiste, Rémy Lesca et Fred Morency, Antoine Mendy et Demetric Bennett, les deux grands seigneurs de la rencontre…

 

L’occasion de noter que Morency trouve de plus en plus sa place dans ce collectif et s’autorise quelques audaces  prometteuse, de noter aussi que ce Ronny Taylor, le bandeau en moins, est un vrai meneur qui n’a pas froid aux yeux, pénètre, vite, fixe et ressort la balle.

Bref, ce fut soirée de gala, de fête et elle tombait à point nommé, on l’a dit. Grâce soit rendue à Sciarra et aux siens de l’avoir embellie, de permettre au Palais de chanter, à la Bodéga de faire le plein et de saliver.

 

Au final resteront les deux points précieux d’une victoire, la septième, et le jour où un rival direct prend l’eau, mais aussi Le Mans et Limoges sont battus, ils font un bien fou.

Ils remettent aussi l’Elan dans la course à la qualification directe pour les As, mais c’est anecdotique. Ils vont surtout permettre de passer une semaine peinarde,  de peaufiner et d’affiner la recherche d’un nouveau pigiste médical pour remplacer Bryant et puis d’aller au Mans sans la paille aux fesses.

 

Il sera alors temps d’attendre Limoges, pour le classico. Et deux points de plus qui feront du bien eux aussi.

 

On ne sera plus alors dans le cadre des cérémonies du vingtième anniversaire du Palais  des sports mais le chapiteau restera en place. On ne sait jamais. Ou plutôt on sait. Si l’Elan avait la bonne idée de nous refaire un truc comme celui de vendredi soir,  il y aurait le feu…     


 

PARIS ENFILER LES BOTTES ET LES CUISSARDES .......

Putain, si le vendredi 8 avril prochain, ce n’est pas encore demain, l’Elan n’explose pas l’Asvel au palais pour le match retour du championnat, c’est que ce cru là aura banni de son langage les mots « revanche et souvenir » et ce n’est pas le genre de la maison.

 

Les anciens, vraiment anciens, n’avaient pas leur pareil quand il s’agissait de faire passer l’addition. On se souvient d’un match à Berck, le grand Berck, champion de France, demi-finaliste européen, match d’abord remis suite au décès de Dave Russell. L’Elan, un mardi soir, s’y inclina 86-88 et hurla à l’injustice, accusant ouvertement ou presque un certain Monsieur Bes, arbitre niçois de lui avoir spolié le succès et que dans le contexte particulier, il n’avait pas le droit…

 

Au retour à la Moutète, l’Elan s’imposa écoutez bien, 126-86…. Les Larrouquis , Perpère, Duquesnoy, Bisséni, Eugène ne jouaient que pour du beurre, mais ces gens là  n’avaient pas la mémoire courte…

 

Ou bien alors c’est que l’Asvel est vraiment trop forte et sur ce qu’on a vu mardi soir, on le croit franchement pas. Gelabale fut simplement un très gros arbre qui cacha la forêt.

C’est tout de même contre ces « vert » là  venus de Lyon, que l’Elan a perdu un match qui lui semblait acquis et qui ferait un bien fou aujourd’hui, on ne démord pas,  et c’est encore contre ces mêmes « vert » qu’il vient de perdre son pivot, Travon Bryant, pour un minimum de six semaines, on ne parle même pas de l’élimination en coupe de France tant elle devint secondaire et sans importance par rapport au énième pépin… Alors ça fait vraiment beaucoup contre le même club et ça mériterait bien une réparation en bonne et due forme, à l’ancienne…

 

Si d’ici là la situation ne s’est pas trop dégradée bien entendu. Un joker médical va être recruté bien sûr, ce sera le troisième et l’Elan gagnera sans doute le championnat des infirmeries. Mais bon, comme Taylor ne sera pas Gipson, on parie (en espérant se tromper bougrement)  que le  nouveau venu ne sera pas Bryant qui pèse tout de même 15,3 à l’évaluation, la meilleure de l’équipe. L’Elan n’est pas loin de revivre le cauchemar d’octobre  quand il démarra le championnat sans secteur intérieur et prit autant de roustes qu’il y eut de match…

 

Or la rivière qu’il convient de traverser  les prochains jours est en crue ! Pas question de penser passer en tongs ou sandalettes, il va falloir les bottes, peut-être même les cuissardes.

Dans l’ordre, Paris, ce vendredi.  Le coach est viré suite à une série de huit échecs consécutifs et vlan ça repart,  mon gaillard, comme si de rien n’était ou comme si un choc psychologique remplaçait à lui seul les deux américains libérés. Orléans à la trappe et puis Nanterre, leader de pro B tout de même, aussi, Paris ne brûle plus….Sinon d’envie de poursuivre à Pau, ou ce qu’il en reste, l’opération redressement.

Puis ce sera le voyage au Mans. Qui va bien mieux lui aussi et après viendra Limoges  qui s’est offert, coup sur coup, et  dans les grandes largeurs Villeurbanne puis Roanne…

Et on ne parle là que des échéances programmées sans Gispson et Bryant, puis avec Gipson mais toujours sans Bryant. Derrière il y aura les As. On refera le point et des blessures et du moral des troupes.

Le moral! Voilà ce qu’il faut remonter désormais à l’Elan, et bien fort. Et lui dire que la foi déplace parfois les montagnes, qu’un non titulaire la rage aux lèvres vaut autant qu’un titulaire patraque, que la solidarité plus quelques « cojones », ca bouscule les préjugés. En d’autres mots, au mastic les garcons !

Car il s’agit de trois matches contre des rivaux directs, soit classés avec l’Elan (Le Mans soit derrière l’Elan (Paris, Limoges)  et ne pas prendre au moins 4 points contre ceux là seraient une bien mauvaise affaire…

 

On sera toujours à temps ensuite de faire payer l’Asvel… Même si elle n’y est pour rien  dans le fond !

 

COUPE DE FRANCE: L’ELAN A PERDU GROS.......

En règle générale, le basket, et c’est l’un de ses charmes, réserve  des fins de match haletantes, des dernières secondes à couper le souffle, et laisse aux ultimes ballons le soin désigner le vainqueur.


Mardi soir au Palais devant la plus petite chambrée de la saison, mais c’était prévu,  il n’aura fallu que quatre petites minutes pour savoir que l’Elan serait le grand perdant de la soirée.


Travon Bryant s’est mal reçu au sol après avoir disputé un rebond, et il s’est relevé grimaçant en se tenant le genou. Accompagné du docteur Bouvard, il a rejoint sans plus tarder  les vestiaires et quand il en revint, plus tard, ce fut avec une poche de glace bien ficelée sur l’articulation. Les nouvelles circulant par mimiques, on ne tarda pas à comprendre  que l’inquiétude était  au programme. Il faudra bien entendu attendre le résultat des examens que le pivot de l’Elan subira dans la journée de mercredi, mais le banc béarnais, le staff médical en tête, faisait grise mine. Tout autant que son  directeur général, Didier Gadou que l’on avait vu se lever de son fauteuil pour aller, le premier aux nouvelles…

 

Le genou du massif Bryant s’est tordu et ce n’est jamais bon signe. De quel niveau sera son entorse ? Mystère encore. Les ligaments ont-ils été touchés ? Seule une image  le dira. Mais à 72 heures de la venue de Paris en championnat il faudrait un miracle  pour que le garçon soit sur pied en état de jouer…

 

Or, c’est bien connu les miracles et la médecine ne font pas souvent bon ménage. C’est plutôt la nature qui commande dans ce genre de situations.

Ron Taylor, le nouveau venu en Béarn, après avoir quitté Rouen,  pour remplacer Teddy Gipson, portait bien un superbe tee shirt sur lequel on lisait « I Love Paris » on doute fort qu’il soit un renfort de taille et de poids, comparable à ceux de Bryant. Et l’absence quasi certaine du pivot risque de peser lourd dans la balance, vendredi et les semaines à venir si jamais la blessure l’écartait, comme on le redoute, quelques temps des parquets…

 

L’Elan avait, dans l’affaire perdue,  bien davantage qu’une qualification pour le tour suivant de la coupe de France.

 

C’est donc Villeurbanne qui l’a emporté au palais (86-80) sans doute parce qu’il a manqué un élément de poids dans la raquette de l’Elan, sans doute aussi parce qu’elle possédait dans ses rangs un Michael Gelabale, véritable arme fatale… Le guadeloupéen au dread-locks a survolé la rencontre de toute sa classe, on pense même qu’il n’était pas loin mardi soir d du niveau qui lui valut de jouer en NBA. 28 points à 11 sur 14 s’il vous plaît, trois sur trois à trois points, 29 d’évaluation, c’était trop pour cet Elan là.

 

Et pourtant, on pourra regretter que le match ait basculé sur deux décisions fort litigieuses de Monsieur Hamzaoui. On veut parler de cet entre deux, et possession à l’Asvel, selon la règle de l’alternance, sifflé au moment ou Demetric Bennett serrait fort le ballon conquis contre lui  et que Michael Gelabale vint lui disputer…en le ceinturant carrément. Le score était alors de 77-78 et comme l’Asvel marqua à trois points sur le coup, c’était cher payé. Très cher, sans doute trop !

 

Il y eut encore cette antisportive  plus que sévère  à l’encontre de Laurent Sciarra, qui dans un moment crucial encore offrit un bol d’air aux visiteurs.

Le baroud d’honneur de l’Elan s’échoua au terme d’un dernier quart temps qui nous avait quelque peu réconcilié avec l’idée que l’on se fait d’un Elan-Asvel et plus généralement d’u basket de haut niveau. Car franchement les trois premiers quarts temps avaient donné raison à ceux qui ne s’étaient pas déplacés. Entre les revues d’effectifs choisies par les coaches,  le manque de conviction et les fréquents passages en défense de zone, on ne s’était pas ennuyé mais pas loin…

 

Mais sur l’Elan s’était abattue une chape  de plomb, et ça pouvait se comprendre, quant à l’Asvel  elle avait Gelabale et c’est à peu près tout…

 

 

 

 

COUPE DE FRANCE: C’EST TOUT DE MÊME ÉLAN-ASVEL......

Deux infos d’abord. La première, l’Elan s’apprête à faire venir un meneur de jeu pour palier à l’absence de Teddy Gipson et soulager Laurent Sciarra, dont l’important temps de jeu ne  s’accommode pas avec une santé fragilisée ces jours-ci. La seconde, la Coupe de France ne mobilise toujours pas les foules. Ce mardi soir, dans le cadre du vingtième anniversaire du  Palais, l’Elan jouera devant le plus petit parterre de la saison. L’affiche est pourtant des plus attractives puisque c’est l’Asvel que le tirage au sort à désigné pour ce seizième de finale.

C’est ainsi et ce n’est pas nouveau, c’est même récurrent, dame Coupe si populaire dans d’autres disciplines ne passe pas la rampe. Jusqu’à Bercy, dans le cadre des journées finales, elle se dispute dans une  indifférence quasi générale. Cet Elan-Asvel, n’échappera pas à la règle…

 

On ne va pas présager des intentions des uns et des autres à jouer cette compétition à fond. Ils ont, l’Elan comme son rival, quelques petits soucis de santé qui les font voyager dans la seconde partie du ventre mou d u championnat. Une zone où tout succès fait un bien fou, alors qu’un échec renvoie aux frontières de l’inquiétude. De surcroît, la formule de la coupe étant ce qu’elle est, c'est-à-dire tout sauf une coupe, les deux protagonistes voient se profiler à l’horizon un déplacement à Gravelines et puis encore, un peu plus loin, un autre à Roanne…

Les embûches sur la route de la finale ne sont donc pas des moindres.

L’an dernier, l’Elan avait préféré mettre toutes ses billes dans l’opération de la remontée et si son échec à Challans avait fait désordre sur le moment, ce ne fut finalement pas une option stratégique si loufoque que ça…

 

Cette année, tandis que les malheurs s’abattent en série, que quelques corps ont besoin d’une vigilance orange ( Maravic, Joseph, Sciarra) et que le bilan n’est pas si florissant que ça, fut-il honorable, il n’est pas évident que les béarnais, conviés aux As, aient la tentation de se disperser sur tous les fronts, au risque de brûler beaucoup d’énergie.

 

D’un autre côté, c’est bien connu, il n’est de meilleur médicament à la défaite que le succès. Et l’on suppose que Mendy et les siens verraient d’un bon œil une victoire toujours prestigieuse face à l’une des plus grandes vitrines de ce sport. Ce serait en plus une revanche sur ce match aller de l’Astroballe, où ils avaient toutes les cartes en main pour l’emporter avant de les dilapider et de s’embarquer dans une fatale prolongation.

Ce serait aussi  une manière de se laver la tête et de se remettre de la claque chalonnaise et ce serait enfin  une belle occasion de redonner au Palais des allures de citadelle.

 

L’Asvel doit raisonner de la même manière. Elle reste sur un cuisant échec à Limoges où l’on ne peut un instant croire que seule la magie de Beaublanc ait opérée. On annonçait un CSP à l’effectif exsangue et c’est lui qui a pleinement profité des absences de Fofana et de Walsh pour faire un joli carton (plus 18)… Les potes de Gelabale ont donc besoin de se rassurer eux aussi. A leur sujet, le retour, ou non, de Walsh sur le terrain constituera au coup d’envoi un précieux enseignement quant aux réelles ambitions de la maison verte dans cette compétition.

C’est que, les deux clubs ont dès vendredi des rendez-vous autrement plus cruciaux que celui-là. L’Asvel jouera sa place aux As contre Chalon, ce n’est pas un cadeau ; quant à l’Elan  il recevra le nouveau Paris et ce n’est plus un cadeau, puisque le fameux effet psychologique lié au changement d’entraîneur semble avoir bien eu lieu…

 

Et, cette victoire là elle est d’une importance capitale, voire impérative, pour ne pas se remettre à douter… La quête de Didier Gadou et des siens pour aligner un nouveau joueur, le pigiste médical d’un pigiste médical dit assez bien l’importance accordée au rendez-vous…

Ce tour de Coupe de France est donc entouré de bien des mystères.  Reste que c’est un Elan-Asvel, un match à consonance particulière et que, chez les uns comme chez les autres ça ne se galvaude sous aucun prétexte…    

 

A CHALON UN GROS TROU D’AIR ......

C’est ce qui s’appelle ne pas tenir la distance ou bien encore rester en rade ! L’Elan Béarnais n’avait pas ouvert le route très longtemps, au-delà des premiers échanges, mais il n’avait pas non plus laissé l’autre Elan, Chalonnais celui-là, lui danser sur le ventre. Moins quatre au repos (37-41), le double, moins 8 (58-50) à la demi-heure, il n’y avait pas de quoi  hurler au loup. Tout juste regretter que les entames de quart temps se soldent par des séries adverses, pas énormes certes mais toujours préjudiciable…

 

L’Elan restait donc dans la peau d’un challenger, ce qu’il souhaitait, et compte tenu des conditions de ce voyage,  effectué sans Teddy Gipson et avec un Laurent Sciarra secoué par une gastro, ce n’était pas la plus mauvaise des surprises. A cet égard vous aviez sans doute compris que le billet de la présentation de cette rencontre avait été mis en ligne avant que ne soit connue l’indisponibilité du meneur US.

Preuve était faite une fois encore que, le plus souvent, dans l’adversité un groupe se solidarise, se resserre et que chacun se fait un devoir de donner quelque chose de plus à la collectivité.

 

Oui mais voilà  au-delà du troisième quart temps, l’Elan  n’a plus vu la lumière et il est allé se fracasser contre le mur du Colisée. On vous l’a dit il a essuyé une panne sèche qui l’a cloué au sol et l’a envoyé se faire rhabiller  de façon sévère.

0-15 ! En quatre minutes, Chalon avait pulvérisé l’Elan ou plus exactement son fantôme. 73-50 au score, bien entendu tout était dit, écrit et scellé…

 

Ce n’est pas la première fois que l’Elan, loin de chez lui, a du mal à garder le fil du match au-delà de la mi-temps. A Gravelines, nous vous le disions dès vendredi, le scénario fut le même sauf que les effets n’avaient pas été aussi dévastateurs, que l’Elan avait garroté l’hémorragie et qu’il était revenu. Rien de cela à Chalon, ce samedi. Il a subi un K.O d’une telle violence qu’il n’a jamais repris ses esprits (84-62). La seule et très anecdotique conséquence de la soirée, c’est que Rémi Lesca en aura profité pour marquer les tous premiers points de sa jeune carrière.

 

Cette fragilité soudaine, cet écroulement brutal, n’est évidemment pas un bon point pour l’Elan. Non seulement il est aujourd’hui condamné à rejoindre la semaine des As en tant qu’organisateur, et non pas membre du grand huit, mais encore y sera-t-il  débiteur vis-à-vis de tous ou presque ses adversaires pour n’avoir probablement  battu que les Nancéens…

Ensuite, même si ce n’est pas à Chalon qu’il jouait très gros, il faut bien constater qu’un trio de vainqueurs (Limoges, Paris, Strasbourg) revient à une petite longueur des béarnais.

Elle n’est pas un bon point non plus dans la mesure où cet Elan est tout de même fourni en joueurs expérimentés, donc à priori susceptibles de se prémunir de tels trous d’air, d’éviter de telles explosions. Des joueurs suffisamment rodés pour ne pas oublier que les vertus collectives restent le meilleur moyen d’éviter les  coups de grisou. 

 

Car ce n’est pas tant l’échec de Chalon en tant que tel qui chagrine que son scénario.  Et les frustrations qu’il suggère.

La semaine qui vient permettra de retrouver le palais à deux reprises, mardi contre l’Asvel pour un match de coupe qui est aussi une revanche, puis contre Paris, samedi soir, qui vient de se révolter. Il n’agira pas de voler en éclat, de tomber en panne sèche… 

 

 

A CHALON SUR LA ROUE DES AS ......


Ne serait-ce cette quête des As qui passe par le grand huit et qui presse désormais à deux tours de la fin du scrutin, l’Elan se rendrait au pays de l’autre Elan sans la moindre inquiétude, sachant que c’est là un déplacement à haut risques. Non, se serait même un excellent test  pour les béarnais dans leur nouvelle configuration, afin de vérifier leur degré de résistance  face à un fier à bras du championnat. Un peu comme l’avait été  le voyage à Gravelines lorsque l’Elan, récupérant son monde, peu à peu, mettait son jeu en place. Il ne s’était pas mal sorti du piège du Sportica au demeurant, ne perdant le fil du match que durant trois minutes…

 

Chalon, c’est cette saison, un club BC-BG, un standing avéré, un coach, Greg Beugnot, qui a réussi un amalgame avec cohérence. Ce devait même être, en début de semaine, le quatrième larron des clubs menant le championnat. Seulement voilà,  Chalon vient de subir ce qu’il est convenu d’appeler la révolte des mal classés et s’est pris les pieds dans le  marais poitevin. Ce fut son second faux pas de l’exercice, après son échec face à Hyères-Toulon au Colisée.

 

Pour le reste, très équilibré, cinquième attaque, cinquième défense, Chalon n’a pas l’habitude  de plaisanter ni de laisser traîner les choses dans sa salle, Cholet vient d’en faire la cruelle expérience. Or Cholet même sous le traumatisme de son élimination en Euroligue, ce n’est pas de la gnognotte.

 

Dans ce contexte, l’Elan aurait réussi à se hisser au rang d’un challenger digne de ce nom, à tenir la dragée haute à son hôte,  à rivaliser quoi,  il aurait pu s’estimer heureux, engranger quelques grammes de confiance en plus, et poursuivre son travail en toute sérénité…

 

Mais il y a les As et cette volonté affirmée du président Alain Béral comme du DG, Didier Gadou de tout faire pour y rentrer par la grande porte de préférence à celle des invités… Et, en terme comptable, une seule victoire face à Paris au Palais, le 21,  ne semble raisonnablement pas devoir suffire. On a beau se dire qu’il faut digérer et passer à autre chose, cet échec de Villeurbanne continue à nous donner des aigreurs d’estomac…

Il en sera ainsi d’ailleurs jusqu’au jour ou l’Elan  nous le fera oublier et ramènera de  ses différents périples un exploit comparable…

 

Chalon tomberait donc à pic ! Dans l’euphorie du superbe succès face aux Havrais, vendredi dernier à Pau, Didier Dobbels venu, avec toute son équipe, au devant des partenaires du club, ne semblait pas plus effrayé que ça  à l’idée de la perf. « J’ai promis aux joueurs que nous irions gagner à Chalon,» annonça-t-il d’un ton persuadé et persuasif. C’est le genre de propos  qu’il est doux d’entendre, mais aussi de cacher, tant ils sont souvent sources d’une motivation particulière chez les adversaires. Et dans ce domaine, Greg Beugnot est un expert, un vieux de la vieille…

 

Mais Dobbels n’est pas tombé de la dernière pluie non plus. S’il a lancé le bouchon si loin, c’est qu’il a vu, et il n’était pas le seul, dans la performance des siens des signes qui ne trompent pas, qu’il a du tirer des enseignements l’invitant à viser plus haut.

Teddy Gipson et les siens sont ainsi conviés à supporter sans dommages, le poids d’un match à l’extérieur, le contexte d’une salle pas spécialement facile,  bref tous les aléas liés à un déplacement contre une équipe solide.

Ils sont donc en mission. Et ce, d’autant plus, que si une grande partie du ticket pour les As est en jeu, ce n’est pas tout. Il convient aussi de savoir ce que l’Elan vaudra aux As. Or Chalon y sera…

On doute fort en effet que le jour où ils ont déposé leur dossier de candidature pour organiser l’évènement, les dirigeants de l’Elan aient seulement pensé à faire joli dans un beau palais de vingt ans d’âge…

 

Non, c’est qu’ils devaient  avoir une idée derrière la tête…

 

 

QUEL HAVRE DE BONHEUR


Il existe un exercice périlleux pour une équipe de basket, c’est celui qui consiste à mettre la tête sous l’eau à un adversaire quand celui-ci n’a plus, justement que celle-ci pour émerger encore  à la surface.

Gloire soit donc rendue à l’Elan de l’avoir fait alors qu’il s’était repu en l’espace d’un gros quart d’heure au détriment de Havrais, ne justifiant pas un seul instant leur flatteuse réputation d’équipe surprise de ce début de championnat. Et si l’on veut bien admettre que l’absence de King, les a privés d’un roi, on ne va tout de même pas pleurer sur leur malheur quand on se souvient de tous ceux que l’Elan dut endurer en début d’exercice. C’était l’époque où la maison béarnaise était privée de tous son intérieur…

 

Aujourd’hui l’Elan est plus riche, plus dodu, il a reconstruit le secteur sinistré des poids lourds musclés, il a aussi profité de la trêve pour rajouter des chevaux sous le capot, du super dans son réservoir, de la menace à l’extérieur. En un mot comme en cent il a fait revenir Teddy Gipson, son MVP de la saison précédente, et c’est, à l’image de l’ovation qui a salué son entrée sur le parquet, une opération parfaitement réussie, un gros bonus.

 

Vous l’avez ans doute compris, redoutée, à juste titre, la venue des Normands en terrain béarnais n’a pas posé plus de problème à l’Elan qu’une séance de bronzage, en plein mois d’août, à midi, sur une plage de la côte landaise.

 

 Il y eut même 20 minutes incandescentes, comme un remake de All Star game quand le jeu prime l’enjeu, quand tout paraît d’une simplicité enfantine. L’Elan nous réinventa un basket fluide, fait de passes dans le timing, un passing game digne de l’ère Bergeaud avec à la clé des paniers en veux tu en voilà. Un Gipson de gala pour des halley-hoop qui font monter les intérieurs et soulèvent les gradins, des contres venus d’une autre planète. Bref un spectacle total, pour reprendre une expression chère au football il y a quelques années.

 

Et à ce jeu, les havrais n’avaient ni les moyens  et bientôt plus l’envie de s’opposer, eux qui nagèrent en eaux troubles dès la fin du  premier quart d’heure, leur retard se chiffrant alors à 19 longueurs (42-19), soit un gouffre… Il y avait assurément en lice une équipe en mode semaine des As et l’autre en version désastre.

 A cette  heure là en général, on assiste souvent sur les planchers à un tournant, un virage, un changement radical du phénomène. Entre un équipe qui a déjà trop mangé et passerait volontiers au dessert, en sautant le plat de résistance, et une autre, agacée de ne même pas avoir eu une miette à se mettre sous la dent, c’est cette dernière qui profite de l’assoupissement de l’autre…

 

A 50-25 au repos, il était évident que l’Elan avait trop promis à son parterre pour se contenter de gérer. Mais arriva ce qui devait arriver, le Havre entama la reprise par un gourmand 10-0.

Il parut même en mesure de stopper net le festin des béarnais tandis que Laurent Sciarra n’avait pas rejoint le banc, sans doute victime non pas d’une indigestion mais de ces maux de tête qui lui empoisonnent la vie…

La partie ronronnait donc, et cela dura un bon quart temps, sans que le succès des hommes de Moncade ne soit jamais remis en cause.

Et puis dernière bonne note de cette soirée, la première de l’année, celle des 20 ans de l’Elan au palais, si l’on considère comme le prési Seillant que la date anniversaire part du jour du premier match face à des brésiliens plutôt que de l’inauguration officielle, le 12, l’Elan se remit à table  comme un grand qui aurait profiter du trou… normand pour retrouver de l’appétit. Il en reprit une portion de ce jeu alerte, de cette volonté de partage et c’était  visiblement du goût d’un Antoine Mendy, terminant comme il avait démarré, c'est-à-dire en grande pompe.

 

82-52, le public était ravi, gavé lui aussi qui avait reçu les vœux d’Alain Béral  en préambule et les étrennes dans la foulée. Le Havre sonné d’abord était coulé pour de bon. Remy Lesca pouvait entrer en jeu à son tour, la victoire n’en souffrirait pas un brin (88-62).

 

Au-delà de la soirée pimpante, naissait une idée tout de même. Et si cet Elan version 2011 faisait la maille, vraiment la maille… ? 

 

PAS SI CHER QUE CA...

Teddy Gipson est un garçon en parfaite condition physique. Il s’est glissé dans le collectif de l’Elan comme s’il n’en n’était jamais parti. 14 points meilleur marqueur des siens, à égalité avec Rimac, 29 minutes passées sur le terrain, seul Travon Bryant a eu droit à plus, c’est ce qui s’appelle effectuer une rentrée spectaculaire ! Et c’est ma foi une fort bonne nouvelle pour l’Elan, même si l’on comprendra  qu’elle ne fasse pas les affaires de Fred Monca        de, repoussé comme prévu au bout du bout du banc.

L’autre bonne nouvelle c’est que Jean Fred Morency, déjà vu très intéressant à l’Asvel, confirme ses aptitudes au plus haut niveau. Les 19 minutes qu’il a passé ce dimanche sur le parquet roannais  ne sont plus des minutes anecdotiques, mais constituent un vrai temps de jeu avec rendement optimal, 11 points à 5 sur 6. C’est une confirmation et elle offre une option supplémentaire à Didier Dobbels, à l’heure où les pépins  vont se succéder comme de bien entendu. Ainsi à l’heure où le bus quittait le Béarn, Georgy Joseph quittait lui l’hôpital où il avait passé la nuit en observation suite à de violents maux d’estomac.

Enfin, mais c’est plus sympa qu’autre chose, Romain Hillotte s’est ajouté à la liste des joueurs de l’Elan ayant foulé un parquet de Pro A.

Il en aurait fallu davantage pour aller battre Roanne dans sa salle, mais très franchement on ne pense pas que l’Elan ait beaucoup misé sur ce challenge, quand bien même un match reste un match à fortiori au lendemain d’un réveillon.

On ne dit pas non plus qu’ils y soient allés les mains dans les poches sur les bords de la Loire.

La preuve, ils les ont défiés les Choraliens de Choulet et 17 minutes durant les Béarnais chantaient tout aussi juste, sinon mieux…

On était même partis sur des bases de score NBA un soir d’adresse. 28-28 après dix minutes, c’était  tout pour l’offensive et presque rien pour le reste. Mais après tout, n’étions nous pas en présence des deux meilleurs artilleries du championnat au-delà de l’arc? Bien sûr que si et le 9 sur 11 réussi de concert ne faisait que le confirmer.

L’Elan titillait donc le co-leader et ce au-delà du quart d’heure (40-35). Avait-il pris le pari de  défier la meilleure attaque à son propre jeu ? Qui sait… !  C’était osé, voir présomptueux.

Et dès que le carburant vint à manquer, Roanne lui filait toujours au même rythme. L’Elan ne tomba pas en panne sèche mais ce ne fut pas loin. Il ajouta 28 points aux 28 initiaux mais il lui fallu pour ce faire la bagatelle de deux quart temps !  Et son 4 sur 5 à trois points des belles premières minutes était devenu un piètre 2 sur 14 en 20 minutes. Dès lors les Roannais ne donnèrent plus dans le détail et se débarrassèrent assez sèchement d’un rival qui ne les gênera plus une seconde de plus…

L’Elan passa donc la plupart du final à 20 longueurs  d’un ensemble au volume plus impressionnant  que le sien, mais il eut le mérite de donner le dernier coup de rein, histoire d’amoindrir la pilule (78-88). Ce qui sur le fond ne changeait pas grand-chose à la logique du succès de Roanne, net et sans bavure, mais qui sur la forme permettait à l’Elan de ne pas rentrer tête basse. Moins 10 chez le leader,  pour un ensemble en peine reconstruction, ce n’est effectivement pas si cher que ça.

 

 

A L’ASVEL, UN DERNIER (GROS) EFFORT ! ....

Ce match, le dernier match de l’année, les coachs, les staff, les intendants le craignent comme on craignait jadis la peste.

 

Arrivés, pour leur grande majorité, début août, les joueurs américains essentiellement vont profiter de la trêve pour rentrer chez eux. C’est « Christmas time » !  Et souvent, ils attendent ça avec une impatience qui vous fait craindre qu’ils arrivent, à la salle,  la valise à la main plutôt que le sac de sports. On a même connu des coaches qui menaçaient d’un entraînement le lendemain en cas de démobilisation hâtive, les mêmes d’ailleurs promettaient souvent un ou deux jours de vacances supplémentaires en cas de travail parfaitement accompli jusqu’au bout. Et puis la convention collective est passée par là, aujourd’hui tous les joueurs de la Pro A ont droit à une semaine de vacances dans un créneau de dates déterminées.

 

Si on fait encore allusion aux intendants des clubs c’est que nos amis yankees, pour aussi pros qu’ils fussent, voyaient toujours d’un très bon œil de pouvoir être dans la salle d’embarquement juste après avoir pris leur douche…

 

L’Elan n’a guère que deux cas d’espèces, ceux de Bennett et de Bryant, tous les autres étant comme l’on dit installés en France avec femmes et enfants, c’est un avantage et les deux hommes nous donnent l’impression d’un sérieux à tout épreuve, l’impression de pouvoir attendre calmement l’heure du retour au pays à l’heure prévue….

 

Ce match, le dernier de l’année, l’Elan a toute les raisons de le craindre dès lors qu’il a lieu à l’Astroballe face à l’Asvel, l’un des autres très grands noms du basket français, même si depuis deux saisons ce n’est guère la joie dans la maison Moretton. Pas de play-off l’an passé, un tournoi des As par protection ou presque, une menace réelle de ne pas y être  cette année en cas d’échec contre les béarnais, bref l’Asvel pique sa crise elle aussi et ses projets pharaoniques, de salle, d’académie, ne cachent pas tout.

 

Parce qu’aux dernières nouvelles, l’Asvel va mieux, beaucoup mieux. Le succès, mardi,  à Gottingen en Eurocup (70-68) a-t-il  été enfin le déclic tant attendu par le club au plus gros budget de l’année mais aussi au premier coach viré ? On ne sait encore, mais comme on dit chez nous, elle en a repris, soudain, du bec la vieille dame verte. « Nous sommes de mieux en mieux et si on va au top 16 européen on sera encore plus fort » (le coach Grib) ; « il fallait voir comme les joueurs étaient heureux dans les vestiaires » (Paul Lacombe),  « cette équipe est faite pour faire de grandes choses (Matt Walsh). Bon, mais c’est le propre des gens des grandes villes, sans doute, que de ne pas faire dans l’humilité…

 

L’Elan s’en ira donc en pays lyonnais dans ses gros sabots, dans sa tenue de promu qui sort d’une période pas facile, qui sait d’où il vient et d’où il revient. Mais qui pour l’instant a fait mieux que son rival ! C’est donc l’Asvel qui joue gros dans ce match entre anciennes grandes gloires de notre basket. Entre deux formations qui disputèrent tout de même cinq finales de play-off entre 96 et 2003 !

Mais rien n’empêche l’Elan de continuer à avoir une idée derrière la tête surtout si l’on s’en tient à la dernière sortie de l’Asvel au Mans (moins 17 !). Car en Allemagne, c’est davantage à un casse qu’un succès accompli que les Villeurbannais ont eu droit, eux qui étaient menés de 13 points et qui trouvèrent en Jefferson l’homme de la situation.

On en convient, il faudra pour cela se présenter en ordre de bataille mieux rangé que face à Vichy, ce qui ne devrait pas être un exercice très compliqué dans un contexte différent, un rendez-vous d’un autre standing…

 

Il faudra surtout ne pas être en vacances avant l’heure mais bien appliqué de la première à la dernière seconde. Fière comme elle l’est, en appel comme elle le reste, l’Asvel ne pardonnerait rien à l’assaillant béarnais s’il se dérobait. Or il en va presque déjà d’une place aux As et les As, on le sait, l’Elan y tient cette année autant qu’à la prunelle des ses yeux.

 

Allez un effort, un gros même et tous ensembles, c’est le dernier. Avant les vacances, avant Christmas time !           

 

     

       

 

VICHY, L’ELAN NE PETILLE PAS, MAIS… ....

Une bonne dinde bien dorée, quelques marrons autour, sans oublier quelques bulles et l’on ne s’en souviendra plus…De quoi donc ? De cette soirée où l’on ne s’est pas emporté, ou l’on s’est même souvent ennuyé, à regarder l’Elan patauger  pour battre Vichy (76-62).

 

Attention, entendons nous bien, on parle de la manière que l’on espérait forte, sans partage. Pas du résultat. Car à ce niveau là c’est tout de même tout benef.

 

Voilà l’Elan avec un bilan équilibré à 5 victoires, 5 défaites. Ce n’est pas mal du tout. Si l’on se rappelle qu’il démarra à 0-3, c’est même une véritable perf. Voilà l’Elan seul septième, devançant excusez du peu, Le Mans, Paris, Strasbourg, Orléans et Villeurbanne… Rien que du beau linge en somme. A une semaine d’aller terminer l’année à l’Asvel, il peut même rêver d’un exploit – ce n’est pas aujourd’hui une utopie – tout va donc on ne peut mieux et l’idée des dirigeants de rentrer au tournoi des As par la grande porte, pas celle des invités, tient toujours la route.

 

Derrière lui, il a fait le vide, comme prévu, laissant Poitiers et Vichy dans des situations bien plus inconfortables et présentant d’ores et déjà un profil de condamnés…

 

Pour l’ensemble de ces 10 premières journées –le tiers du championnat déjà- un grand coup de chapeau donc. Il est plus que mérité.

 

L’intermède de Vichy ne restera pas dans les annales pour autant, ce sera même un match à vite oublier encore que l’on suspecte Dobbels et Laulhé de s’attarder quelque peu sur la vidéo cette semaine. Elle va leur en dire des choses cette caméra cachée qui ne laisse rien passer.

La première c’est que pour oublier les principes essentiels de ce jeu, on s’égare très vite. La seconde c’est que quand on joue plus vite que la musique on multiplie les fausses notes.

Alors, certes, Vichy était un dernier  qui avait passé la semaine dans notre belle région, au lendemain d’un match de coupe à Bayonne, et qui, sans doute avait monté une opération commando. On a vu une équipe bien brouillonne mais refusant de se laisser mourir. Et comme il faut toujours être deux pour faire un bon match, ce n’était pas le bon soir.

 

Et comme de bien entendu, les deux équipes ne donnant que des bribes de spectacle, les trois hommes en gris, se sont crus obligés de le faire. Si bien qu’entre ballons perdus (33 au total) et coups de sifflets, la place pour le reste était restreinte.

 

On ne dit pas non plus qu’on a souvent tremblé pour le succès des béarnais. Mais il s’est diablement fait attendre. Jusqu’à bien après le repos, l’adversaire n’ayant jamais consenti que quelques points de retard et s’accrochant à cet écart comme un naufragé à sa bouée.

Pourtant, que les choses parurent simples pour l’Elan lorsque deux fois en milieu de troisième quart temps, il se mit à jouer en plus de quatre passes. Le décalage se fit comme une lettre à la poste et Rimac , impeccable, de l’angle,  puis Mendy, à 45 degrés, trouvèrent l’ouverture de loin. Comme par enchantement l’Elan se dégagea à plus onze (51-40)…Le jeu  passait donc par le collectif, tient donc,  mais il y a des soirs où, l’absence du danger réel sans doute, fait penser à chaque acteur qu’il peut-être Zorro…Et l’Elan ne retint pas la leçon qui supporta encore un long moment la comparaison avec son adversaire et sa nouvelle gâchette, Nichols.

Sur la fin l’usure fit son œuvre et comme  l’Elan bénéficia, encore une fois, de son arme fatale, l’adresse à trois points (42%), il  termina par où il aurait du commencer,  menant de 16 points pour terminer à plus 14.

 

A défaut de travail bien fait, il avait rempli son contrat. On ne lui en tiendra aucune rigueur compte tenu de sa belle opération comptable. Et encore moins si, d’aventure, il avait gardé le meilleur pour la fin. Autrement dit, s’il avait choisi de sortir le grand jeu vendredi prochain à l’Astobralle contre l’Asvel…

 

Ce serait un bien beau dessert pour accompagner la dinde dorée, les marrons et les bulles…

     

 

 

VICHY, L’AUTRE OCCASE ....

 

C’est toujours un vrai plaisir que d’accueillir un adversaire qui vous ramène au pays des connaissances. Un, ça rajeunit quelque peu et ça ne fait jamais de mal de rajeunir un peu ; deux ça permet de prendre des nouvelles fraîches, d’évoquer et le présent et le passé, bref  c’est plus sympa que de voir défiler, chewing gum à la bouche, walkman vissé sur la tête, le pas traînard, cette ribambelle de joueurs étrangers qui passe et qui ne fait que passer en fait.

 

Ce samedi, Jonathan Aka est ainsi de retour. Le parisien arriva jeune espoir à l’Elan en 2004. Il y resta deux saisons  et ne se montra que 16 matches (8 matches par exercice). C’est tout ce que lui autorisèrent ses blessures tellement répétitives qu’on les cru récurrentes. Il s’en alla donc sans rien réellement démontrer et c’est un regret car l’Elan tenait là un poste 4 solide, mais surtout coulé dans son moule. On aurait dit un Paul Henderson des temps modernes, ne lâchant rien, bagarrant comme un chiffonnier chaque ballon chaque rebond. Il avait de la moelle, le drôle, ça oui et pour tout dire on est content qu’il ait peu repartir, rebondir pour parler génération moderne.

 

Ce samedi Maman Sylvie et papa Alain vont pouvoir faire la bise à Thomas qui revient lui aussi. Thomas c’est un Larrouquis, et rien que ce nom là c’est tout un générique. Il a migré de Cholet à Vichy, de chez le premier chez le dernier, pas une super affaire en soi, mais le temps de jeu oblige parfois à des choix. Son père, pour ceux qui ne l’ont pas vu en short et en basket, appartient à la génération des pionniers de l’Elan. Quand il est parti l’Elan n’avait encore rien gagné  mais qu’est-ce qu’ils avaient bien semé les anciens. Il était un magicien du jeu, un  marchand de rêves, un de ces joueurs que les systèmes emmerdaient…Alain c’était le talent et  l’on n’emprisonne pas le talent.

 

Voilà, puisque les anciens sont en AG ce samedi, les souvenirs que l’on évoquera en voyant arriver les deux  jeunots du cru ce samedi.

 

Et de Vichy aussi on se souviendra aussi puisque c’est contre ce monument du basket français que l’Elan gagna le droit de monter en première division….C’était en 73, excusez nous de jouer les anciens combattants.

 

C’est qu’on les préférait à ceux d’aujourd’hui, qui défilent comme des zombies, qui viennent  et qui s’en vont sans même savoir où ils ont mis les pieds. Ainsi Vichy qui pour sortir de la galère (6 défaites de suite) use à juste titre d’un règlement dont on dit que le sport pro a besoin. Peut-être mais il oblige aussi l’amoureux de ce sport à une gymnastique d’esprit dont il se lasse. Et un Vichy-Asvel qui ne fait pas le plein, ça pose tout de même un vrai problème, car là-bas l’afficion, excusez nous, mais elle  envoyait  du bois…

 

On dévie, on dévie… Pour une raison toute simple en fait,  c’est qu’on n’attend pas seulement une victoire des béarnais ce samedi soir, non on en attend qu’ils prennent  la pleine mesure de ce rival en détresse. Pour ne plus en entendre parler, pour ne plus avoir, ou presque plus, à se retourner,  mais regarder devant.

 

Le sérieux du match de Poitiers offre une garantie  pour ce contrat. Tout autre résultat serait une sortie de route à mettre sur le compte de la légèreté…

  

 

POITIERS - CA C’EST UN VRAI BONUS……