A Boulogne pour (bien) finir ? Hum…


C’est par le déplacement le plus long, à Boulogne sur mer que l’Elan va ce samedi à 18h30 boucler une saison qui ne restera pas dans les anales et qui laissera les béarnais à une peu flatteuse treizième place… Dans quel état d’esprit les troupes de Claude Bergeaud vont-elles aborder ce baisser de rideau ? C’est toute la question…


L’Elan ne va pas traîner à Boulogne ! Il va y arriver en fin de matinée, après avoir pris le premier vol sur Paris,  pour y déjeuner  puis s’offrir une courte sieste réparatrice  avant de prendre la direction de la salle Dameremont, l’une des plus petites de la Pro A avec ses 1700 places.  Ils joueront en effet à un horaire inhabituel (18h30), dernière journée oblige.


Car vous l’imaginez, il y a beaucoup d’autres centres d’intérêts que ce Boulogne-Elan sans le moindre enjeu, on allait dire sans le moindre attrait, au menu de ce dernier acte chargé d’attribuer les derniers billets pour le play-off.


On ne saurait trop conseiller aux partenaires de Sami Driss de ne pas traîner non plus sur le plancher boulonnais. C’est que, bien que fixé sur son triste sort, celui de retrouver la Pro B, une saison après l’avoir quittée, le SOMB de Germain Castano, n’a pas adopté la même attitude que les béarnais. Il vient même de signer trois succès consécutifs, ce qui ne lui était pas arrivé cette saison, et pas n’importe lesquels puisqu’après avoir été gagné à Gravelines, le derby du nord s’il vous plaît, il s’est joué de Cholet (plus 24) et vient d’aller, mardi soir, créer la sensation en s’imposant sur le parquet de Limoges, ce qui, même si le CSP ne pouvait plus espérer mieux que la troisième marche du podium, reste une sacrée performance…


Voilà donc l’Elan prévenu de ce qui l’attend dans le grand nord, une équipe qui aura à cœur de faire ce qu’il n’a pas fait mardi soir, remercier son fidèle public et réussir sa sortie.  Et ses armes pour y parvenir ne dérogeront sans doute pas à la règle qui a présidé à son parcours : vitesse, jeu en première intention avec une priorité offensive nettement marquée…


C’est le style de jeu qui aurait parfaitement pu convenir à l’Elan, lui dont les penchants défensifs n’ont pas éclaté comme le nez au milieu de la figure… Il faut parler au conditionnel aujourd’hui puisqu’à part en Bourgogne, chez des Dijonnais complètement à la ramasse, l’Elan est loin d’avoir rempli le contrat moral que ses dirigeants attendaient, à savoir terminer la saison en étalant toute sa fierté et son ambition de relever la tête… Le match contre Chalon mardi soir fut, à ce titre, l’illustration parfaite de ce que tout le monde n’est plus sur la même longueur d’ondes, et que l’état d’esprit n’est pas partagé…


Claude Bergeaud s’est appliqué à préparer ce dernier rendez-vous, comme il a préparé tous les autres, mais il s’avouait incapable de prédire avec quels ingrédients les siens entendaient en terminer de cet exercice en dents de scie et bien décevant…


L’odeur des vacances, un déplacement qui a logiquement privilégié le porte monnaie  du club, de nombreux joueurs désormais soucieux de leur avenir (seuls Bokolo, Driss et Denave sont encore sous contrat), voilà autant de raisons qui n’incitent guère à l’optimisme.

Même si Boulogne n’est pas Chalon, même si c’est contre ce promu que l’Elan a réalisé, à l’aller, son plus gros carton de la saison (plus 31), la dynamique n’est plus la même en Béarn alors qu’on l’a vu, Stephen Brun et ses copains semblent vouloir profiter du plaisir de la Pro A jusqu’à la dernière goutte.


Dans ce contexte si particulier le succès sans conséquence et seulement pour l’honneur ira très certainement à l’équipe qui le voudra plus que l’autre… 


Les seules certitudes de la soirée, c’est qu’il devrait y avoir pas mal de points au bout de ces dernières 40 minutes, et que Boulogne ne lâchera pas le morceau. En revanche on ne saurait prédire quel habit va revêtir l’Elan, lui qui n’a plus sorti ses brillants depuis pas mal de temps, même pas pour sa dernière à domicile… 


Et s’il n’y a aucune carotte au bout de cette clôture, on a le droit de s’inquiéter, une dernière fois…

           

 

 

 

ELAN - CHALON : 73-90, ET NEUF DE CHUTE !


Pour la neuvième fois de la saison, l’Elan a flanché sur son plancher du palais des sports  contre un Chalon toujours dans la course aux quatre derniers billets pour le play-off  (73-90) ! Constamment dans l’obligation de courir après le score, les béarnais n’ont eu que quelques soubresauts avant de s’effondrer dans le troisième quart temps…

C’était le match de la fierté, celle des béarnais à réussir leur dernière sortie à domicile, pour eux, pour leur public, pour leur président démissionnaire, contre la motivation, celle des chalonnais dans l’obligation de vaincre pour rester candidats à l’une des huit premières places.


Oui mais, sans que l’on soit certain que cette fierté ait été partagée au même niveau par tous, ce match a été arbitré par  un troisième paramètre: le talent ! Et de cette denrée, les chalonnais en possédaient davantage que leurs rivaux à l’image de leur duo Dove-Rich (46 points, 47 d’évaluation) qui a survolé les débats. On a même eu le sentiment, peu flatteur pour les locaux, que Chalon s’est contenté de contrôler les opérations  et de repousser les poussées de fièvre de l’Elan avant de porter le coup fatal qui les mit à l’abri dès le retour de vestiaires… Ce fut donc loin d’être la sortie souhaitée au coup d’envoi, ce fut au contraire le reflet parfait de la seconde moitié de saison, celle qui, depuis Nancy, est un constat d’échec. Cet Elan trop permissif défensivement, sans véritable tête pensante, et sans grosse individualité ne faisait pas la maille, tout simplement. Il lui reste une occasion d’ajouter un succès à son petit pécule, samedi soir à Boulogne (18h30) mais ce sera compliqué face à des maritimes qui malgré leur condamnation continuent à se battre, surtout si l’état d’esprit n’est pas meilleur et on ne voit pas vraiment pourquoi il le serait… Mais quoiqu’il arrive, le bilan palois de l’Elan restera négatif, c’est donc bien d’un échec dont il est question.


Hier soir, dans un match où personne ne ratait rien durant les cinq premières minutes (10-12), c’est l’Elan qui le premier se marcha sur les pieds vendangeant un trois contre un  qui fit hurler Bergeaud et l’obligea à prendre, le premier, un temps mort. Peine perdue, le ver était dans le fruit et Chalon fit la course en tête en s’appuyant sur le rayonnement de l’incontestable MVP de cette mi-temps Jason Rich (24-16, 30-21, 34-25, 29-38). Si l’Elan relança le suspense au repos (43-44), il le dut à une révolte que menait le plus souvent Dillard, mais il le dut surtout  à la profusion de lancers que lui offrit Chalon peu regardant à la dépense…


 Car une fois n’est pas coutume, les béarnais ne laissèrent pas le moindre point en route sur la ligne de réparation, atteignant le repos sur le score historique pour eux de 15 sur 15, comme quoi tout arrive…


Le premier lancer du second acte fut aussi le premier raté, et ce ne fut pas la seule chose ratée par l’Elan qui offrit le flanc et sa raquette pour se retrouver une nouvelle fois à 9 longueurs (44-53). Bergeaud rappela donc son petit monde et s’il était en colère le coach, Simonovic l’était plus encore lui que l’on n’avait pourtant pas vu souvent se retrousser les manches… Hurlant plus fort que son mentor, le serbe  revint sur le terrain rageur et fit péter un dunk de derrière les fagots dont on put penser qu’il allait réveiller tout l’Elan. De fait un nouveau rapproché fit espérer à 52-55, mais ce fut la chant du cygne. Chalon sans trembler, sûr de sa supériorité technique et collective et possédant un Dove de gala, s’offrit un 9-0 qui pour la première fois envoyait l’Elan à plus de 10 points (52-64). 


Ce n’était pas fini, l’addition de ce quart temps cauchemardesque (11-25) monta à moins 17 (52-69) ! Les carottes étaient cuites, et malgré leur défense tout terrain les béarnais ne revinrent jamais plus chatouiller leur rival en deçà de la barre des 10 points (72-82)…  Un nouvel oubli défensif (72-84) et Bergeaud n’insista pas, il exauça le vœu des supporters qui réclamaient l’entrée des espoirs. Carne, Kaba (inscrit à la draft) et Dussoulier eurent donc les honneurs de la clôture,  oui mais le calvaire de l’Elan dura encore deux bonnes minutes et Chalon enfonça le clou (73-90)…


Triste épilogue donc une fois de plus… Il reste un match avant de boucler l’exercice, une longue, très longue inter-saison suivra, elle sera sans aucun doute celle des grandes manœuvres; l’Elan n’a plus de président, n’a plus beaucoup d’argent et il va lui falloir trouver des hommes pour reconstruire une équipe en souhaitant, ce ne devrait pas être très sorcier, qu’elle soit d’une autre qualité…  

 

 

 

 

ALLEZ, UN QUADRUPLE POUR CONCLURE, CHICHE !


Le parcours final de l’Elan se fera surtout à l’extérieur, trois déplacements pour quatre matches,  mais contre des adversaires aussi meurtris qu’il peut l’être (Dijon), ou animé d’un  un bel  esprit de revanche (Chalons-Reims), ou encore avec supériorité supposée (Boulogne) n’est-il pas capable, comme il le promet, de rester sur les bases du match de Paris… Il resterait alors à poser la cerise sur le gâteau contre Chalon… Même si le gâteau, il ne resterait pas dans le livre des meilleures recettes, et s’il demeurait bien fade!


La fin de saison menaçait d’être très longue…  Elle ne le sera pas, le calendrier va faire avaler les quatre dernières échéances en 11 jours,  du 5 au 16 mai, date de la clôture de la saison régulière et fin de saison tout court pour les 10 recalés.  L’Elan, comme tous les autres, va donc terminer l’exercice sur un air de play off,  histoire de s’en  donner le goût, un goût amer sans doute mais un goût tout de même.


Voilà qui devrait donner du cœur à l’ouvrage à un groupe qui s’il dit ne jamais avoir lâché prise –et on le croit un peu plus depuis la venue de Paris – devait tout de même trouver les semaines interminables, mais aussi faciliter la tâche d’un staff technique dont on se demande bien ce qu’il a pu inventer pour toujours « proposer des séances d’entraînement  sérieuses, solides et attractives », pour rependre le propos de Didier Gadou.


Ce final très rythmé donc, qui va passer comme une lettre à la poste, les béarnais vont le vivre de surcroît sur les routes puisque pour boucler leur périple de  30.000 kilomètres de déplacements saisonnier (contre tout juste 10.000 à Paris)  il leur reste trois salles à visiter, Dijon,  Chalons-Reims et Boulogne,  tandis que leurs adieux au Palais se feront le 12 mai face à l’autre Chalon, l’Elan celui-là.


Les deux premiers adversaires de l’Elan du Béarn  n’ont pas totalement abdiqué dans la course au grand huit, non ils sont à l’affut.  Mais en s’inclinant le week-end dernier face à un concurrent direct pour les bourguignons, contre le leader pour les champenois, ils se sont mis dans l’obligation de mettre les bouchées double or, vous l’avez vu il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent, tout juste 8 points, ce qui risque de les laisser sur leur faim. Le troisième, Boulogne, lui est fixé depuis longtemps sur son sort, c’est le retour en Pro B d’où il était arrivé tout sourire avec un titre de champion  qui n’a pas passé la rampe…


C’est ce match, tout au nord de l’hexagone, qui marquera la fin des hostilités.  Il devrait ressembler à un aimable match amical, avec des maritimes qui auront d’autant moins l’esprit à fermer  le jeu qu’ils n’ont jamais su le faire de l’année ce qui leur vaut le bonnet d’âne défensif avec près de 89 points encaissés en moyenne… L’Elan n’ayant pas l’ADN du défenseur né, il devrait y avoir des points, beaucoup de points.

Mais nous n’en sommes pas là, Dijon et Chalons-Reims poseront d’autres problèmes à l’Elan puisque tant qu’il y aura une once d’espoir pour eux  ils vont la mordre à pleine dents  pour s’y accrocher…

Le pays de la moutarde, mais aussi du bon vin sera, mardi 5,  la première escale  du triptyque béarnais loin de chez lui. L’occasion de mettre les malheurs en commun puisque la JDA de Jean Louis Borg comme l’Elan de Claude Bergeaud, se sont initiés  tous deux à la chute libre cette saison.  Un seul succès pour les béarnais en 10 rencontres à partir du 23 janvier, 8 défaites de rang pour les bourguignons à partir de la même date. Et pourtant ils portaient beau ces dijonnais partis pour être encore une fois le poil à gratter de ce championnat : 10 victoires à la suite pour un bilan flatteur de 12-5 à mi-parcours, ils étaient au bas du podium, européens, demi-finaliste de la Leader’s cup,  et encore demi-finaliste de la coupe de France ! C’est dire si leur plongeon  dans le vide fut encore plus spectaculaire que celui de l’Elan.


Et ils portent encore visiblement les traces de cet écroulement  puisqu’il  leur a fallu trois prolongations pour venir à bout de Bourg (117-113) avant d’aller sombrer à Gravelines (53-73). Il y a donc un coup à jouer pour l’ Elan à la condition express qu’il voyage avec le même état d’esprit que celui de Paris, mais pourquoi en douter, puisque les joueurs nous promettent de continuer à ne rien lâcher. Comme il y aura un coup à jouer à Chalons-Reims, le 9, même si l’on fait confiance à Rémy Lesca, pour préparer comme il se doit la venue de son club de cœur… Lequel, s’il n’a pas la mémoire courte se souviendra de l’affront que le promu lui infligea en son Palais en lui remontant 25 points pour s’imposer. Ce qui vaudrait bien une revanche, n’est-ce pas ?


Faire des coups, cumuler le plus de succès possibles, c’est dans les intentions naturellement de Claude Bergeaud, il s’en est ouvert dans les vestiaires après le match de Paris de manière sibylline puisque parlant de « gagner rien que pour nous »… Retenons l’intention !


Car on parle là d’un baroud d’honneur qui pourrait fort bien se traduire par un quadruplé, en escomptant que l’Elan ne rate pour rien au monde sa dernière à domicile contre Chalon, et qui dit quadruplé dit encore 16 succès au bilan… Pas suffisant pour se relancer vers le grand huit sans doute, mais tout de même ça ferait rire jaune ceux qui lambineraient en chemin…


Ca n’excuserait pas la saison ratée, mais ce serait la démonstration que ce cru a tout de même fait tout ce qu’il pouvait avec le talent qui était le sien, c'est-à-dire pas énorme… Et il quitterait alors le Béarn, pour la plupart on suppose, en laissant une meilleure image… Et c’est important l’image à l’heure de tourner la page, surtout pour tous ceux qui restent…. 

        

 

   

 

ELAN-PARIS, 70-59, V COMME VICTOIRE ENFIN !


 

Trois mois tout juste ! Voilà la période d’insuccès à laquelle l’Elan a mis fin ce samedi en dominant logiquement (70-59) une équipe du Paris-Levallois qui jouait pourtant très gros dans la course à la qualification. Mais si ce succès a ramené le sourire sur les visages, il a aussi attisé les regrets…

 

L’Elan a gagné ! C’est une info, la première et la plus importante de la soirée. A tel point que pour une équipe qui n’avait plus connu la joie du succès, chez elle, depuis le 24 janvier –un bail- Claude Bergeaud s’est contenté d’inscrire un grand « V » sur le tableau de ses vestiaires. « V » comme victoire bien sûr ! Et les joueurs se sont même offert un tour d’honneur pour fêter avec leur public ce bonheur auquel ils auront eu le mérite de croire quand beaucoup en doutait…

 

Ainsi donc, Rouen et Cholet ayant eux aussi gagné, ils conservent, cette 13ème place, loin d’être glorieuse et en tout état de cause  à cent lieues des objectifs initiaux, mais qui leur assure aujourd’hui de conserver leur place dans l’élite du basket national..

Didier Gadou ne regardera plus  ce qui se passe derrière, les 4 dernières journées qui enverront l’Elan trois fois à l’extérieur, ne changeront  plus rien à l’ordre établi et c’est dans la situation qu’il traverse une sacrée épine de moins dans le pied. On se console comme on peut, certes, mais le constat est implacable.

 

Et bien sûr il interpelle quelque peu… Car s’il y avait incontestablement et logiquement de la joie à renouer avec le succès, si les troupes trouvaient enfin la récompense des efforts qu’elles affirment toujours avoir fourni, on ne peut que s’interroger sur les raisons de cette panne sèche qui a fait de l’Elan le bonnet d’âne de la classe sur les 10 matches précédents…

Oui, il aurait suffi que ces messieurs aient la même envie, la même détermination, le même état d’esprit qu’ils ont eu à Limoges ou contre Paris pour que la saison ait assurément un autre goût… Mais avec des si, c’est bien connu on mettrait Paris en bouteille.

C’est au moins ce que les béarnais ont réussi samedi soir, dans un match qui n’a pas atteint des sommets (22 balles perdues au repos)  mais qu’ils ont contrôlé à défaut de l’avoir maîtrisé.

 

Surtout ont-ils démontré après le match de Limoges totalement débridé, une aptitude à être également performants,  dans l’intensité et le combat, ce qui avait été leur principal défaut bien souvent… Ainsi ont-ils laissé Paris à moins de 60 points  et c’est là une performance qu’ils n’avaient réussi qu’une seule fois cette saison, c’était contre Boulogne la lanterne rouge aujourd’hui condamnée.

 

Et à  voir cet Elan rentré dans le match comme un mort de faim, comme si c’était lui qui jouait une place en play-off, on s’est vite fait à l’idée qu’il faudrait lui passer sur le corps pour l’empêcher de s’imposer. Mais comme on ne guéri pas si subitement d’une longue maladie et comme Paris avait quelques arguments, notamment au rebond offensif, le match s’équilibra. Il ne resta bientôt  plus rien du 7-0 initial et c’est Paris qui virait en tête au premier quart (17-18).

C’était la dernière fois que les visiteurs mèneraient au score !

 

Car si à l’intérieur, c’était quelque peu bouché avec un Labeyrie maître du contre (3 au repos) , l’Elan n’avait pas laissé son adresse lointaine à Limoges. Il la retrouvait aussi au Palais  avec ses deux fers de lance, Simonovic et Robinson mais aussi Denave et c’est sur une rafale du trio que l’Elan fit une première grosse différence (35-25) peu avant le repos…

 

Le troisième quart temps fut le plus chaud et le moins bon de tous, le trio arbitral s’associant aux maladresses des deux équipes. Robinson et Labeyrie se chauffaient, juste avant que Driss et Lang ne s’accrochent, le jeu en subissait naturellement les conséquences et l’antisportive (bien sévère) de Robinson comme la technique de Bokolo profitaient aux parisiens qui revenaient à 5 unités à la demi-heure (57-52)…

 

L’Elan avait-il encore assez de carburant  pour tenir l’assaut ? La réponse ne se fit pas attendre, comme contre Gravelines il poussait ses possessions jusqu’à la limite et avec bonheur. Deux fois au buzzer des 24 secondes, Robinson et Sylla faisaient mouche, Robinson ajoutait un panier plus le lancer bonus et Paris était à nouveau à moins 10  (64-54). Surtout était-il incapable de marquer le moindre point. Son indigence mais aussi la défense des béarnais le scotchait à  un maigre panier  alors que plus de 8 minutes s’étaient écoulées…

A 66-54 et moins de 4 minutes à jouer l’Elan s’offrait même un zéro sur quatre aux lancers qui aurait pu lui couter cher, mais Paris était groggy et Driss, encore une fois à la limite de la possession  enfonçait le clou (68-54).

 

Cette fois, l’Elan tenait son succès, logique et mérité (70-59), construit sur un gros effort défensif. Il lui faisait un bien fou on le sait, tout autant qu’il suscitait de nombreux regrets… Mais comme il était trop tard pour épiloguer, on se contentait de savourer la victoire retrouvée !

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 9, Carne, Robinson 15, Denave 11, Sylla 3, Bronchard 4, Simonovic 16, Bokolo 2, Caïn 2, Driss 8.

 

ELAN-PARIS, ENFIN LE « V » DE LA VICTOIRE ?


 

Le jour du succès est-il arrivé enfin ? Face au Paris-Levallois, chez lequel il s’était imposé à l’aller, l’Elan fort de sa résistance à Limoges  peut espérer, ce samedi soir, mettre fin à une série de 5 échecs consécutifs au Palais et retrouver le sourire. Méfiance tout de même si Paris n’est pas au mieux et a perdu Blake Schilb, il a un impérieux besoin de gagner pour rester candidat à la 8ème place…

 

Gregor Beugnot, le coach du Paris-Levallois, a bien des soucis depuis l’élimination des siens  aux portes des demi-finales de l’Europa cup, élimination qui n’a tenu qu’à un panier sur le plancher turc de Banvit. Son équipe ne tourne plus aussi rond. Elle vient de perdre Blake Schilb, « le joueur du coach »  comme l’on dit lorsqu’une affinité sportive très forte naît entre  deux hommes (l’autre exemple c’est Zach Moss et Jean Louis Borg à Dijon), qui est rentré aux Etats-Unis en raison d’un gros problème familial. Il doit donc désormais intégrer le nouveau venu, Deonta Vaughn dont le profil est loin d’être celui de l’ancien MVP du championnat, puisqu’il s’agit d’un poste 1-2, là où l’Elan vient de (re) perdre pour la nième fois cette année, Maurice Finley, on y viendra. Enfin, il lui faut gérer le sprint final sur un fil de rasoir puisque si Paris reste en course pour l’un des strapontins, son dernier échec à domicile face à Cholet, l’expose à plus de difficultés que prévu. En un mot comme en cent s’il ne gagne pas à Pau ce samedi soir, alors que les cinq derniers visiteurs s’y sont imposés, le play-off pourrait s’éloigner de façon inquiétante. Ce qui pour un club qui projette toujours d’être  demain le « gros club français » la foutrait mal, pour parler cru…

 

Mais Greg Beugnot reste l’un des grands techniciens de ce jeu, l’un des plus expérimentés aussi et il aura bien trouvé une minute ou deux pour vérifier que son adversaire béarnais n’était jamais aussi à l’aise que lorsqu’un match prend le sens du courant et filet grand vent vers l’attaque… Ce fut la grande info du dernier classico qui s’est joué toutes vannes ouvertes  à presque cent points, comme au bon vieux temps des années 1970-80 où l’on atteignit jusqu’à 133 points ! Même s’il a fini par s’incliner, l’Elan a repris des couleurs par rapport à ses précédentes démonstrations  et surtout il a fait la démonstration, y compris à Limoges ce qui n’était pas évident au départ, qu’offensivement il ne craignait pas grand monde…Surtout pas le soir ou Simonovic et Robinson sont « in the zone »  version US ou « chauds bouillants » version David Cozette…

 

Ce n’est donc certainement pas pour dégainer à tout va, comme à Limoges, où l’Elan a battu deux records, ceux des tirs tentés, mais aussi réussis, à trois points (36 et 15 respectivement) que Paris débarque. Non, à une équipe pratiquement dans l’obligation de gagner, Beugnot va demander d’appuyer là où ça fait le plus souvent très mal aux béarnais, on veut parler de la densité et de l’impact physique, en un mot du combat. Soit les camarades de Driss, qui fait exception à la règle, ne le supporte que très mal, soit ils le relève mais ils manquent alors de constance…

 

L’équipe est ainsi faite et il est bien trop tard pour philosopher. Aujourd’hui la priorité des priorités, la nécessité la plus absolue  c’est de GAGNER !  « Y en a marre de perdre » tempérait Didier Gadou à Beaublanc, « si l’on veut retrouver un semblant de sourire et l’envie de continuer à travailler, il n’y a qu’un chemin, celui du succès » appuyait le boss. La position de lanterne rouge du championnat sur les 10 derniers matches n’est bien entendue pas de nature à réjouir le DG, mais ce n’est pas seulement son orgueil qui est touché, non, ça va plus loin : « personne ne m’en parle, mais moi je continue à regarder ce qui se passe derrière… »

Derrière ?  Cholet et Rouen ont rejoint l’Elan qui fait du surplace à onze succès depuis longtemps, Orléans suit à trois victoires et Bourg premier relégable à quatre, le dernier, Boulogne semblant lui condamner à  revenir d’où il vient..

 

Ce qui signifie que mathématiquement, l’Elan n’est pas hors d’atteinte des bressans même s’il faudrait, pour éviter le pire, que Bourg fasse cinq sur cinq et l’Elan un zéro pointé lors de l’emballage final… Vous comprenez mieux l’impatience de Gadou à engranger cette victoire qui, non contente de décrisper les rictus en Béarn, mettrait un terme aux insomnies du responsable…

 

Pour y parvenir, l’Elan va devoir se priver de Mo Finley, une fois encore blessé (adducteurs)  et l’on saura avant le match s’il a  une chance de mouiller le maillot une dernière fois, ce maillot qu’il n’a porté qu’à 12 reprises sur 29 !

Cà ne nous semble pas être un terrible coup dur pour l’équipe. Non seulement n’a-t-on jamais vu le Mo Finley que Claude Bergeaud promettait, mais espérait surtout, et si ces temps derniers il semblait revenu à de meilleures dispositions, souvenons nous tout de même que le club, lassé de son égo, lui avait signifié que la porte était ouverte, souvenons nous que les 40 minutes passées sur le banc à Bourg  avaient tout d’une sanction décidée par le coach…

Kevin Dillard s’accommodait-il bien de cette concurrence (déloyale) ? On ne le jurerait pas…

Et c’est peut-être de lui que jaillira la lumière ce soir  car si le moteur béarnais n’a pas calé dans le limousin, il n’a tout de même tourné que sur deux cylindres  et aussi performants  furent-ils  ce n’est pas suffisant… Ce n’est pas non plus dans les grands principes de Claude Bergeaud qui prône l’extra passe, la répartition des rôles et des ballons, le partage quoi. Mais le coach, comme beaucoup, échangerait, volontiers sans doute, ses grands principes  contre le goût du succès…

 

Donc il faudra prêter main forte à Simonovic  et Robinson, surtout s’ils n’ont pas, comme à Limoges, le temps d’appeler leur belle mère avant de shooter. Dillard paraît le mieux placé sans la concurrence de Mo Finley  donc avec un gros temps de jeu et avec du talent …

A moins que ce ne soit Denave,  puisque Sylla, Bronchard et Driss restent les soutiers de l’effectif et que l’on désespère désormais de voir Bokolo  sortir le » grand jeu ou de revoir le Tyler Caïn  des matches aller. Dans la liste des gens qui ont perdu pied pour avoir perdu leur confiance, le pivot est sans aucun doute en pôle position…

 

C’est une question de tempérament aussi, n’est pas un gagneur né qui veut.

Pourtant, si le Palais veut revoir la lumière et enfin pousser les siens vers la victoire, c’est à la fois de leaders solides et de soutiers plus soutiers que jamais  dont l‘Elan aura besoin.

 

Quelque chose nous dit que Greg Beugnot et son Paris Levallois jouent trop gros pour donner dans la dentelle…   

 

89-96: CE FUT UN CLASSICO BC-BG

L’Elan s’est incliné une fois de plus, et ça commence à faire beaucoup, face à Limoges (89-96) mais il n’a pas, cette fois, à rougir de son échec. Il a tenu son rang, loin de l’enfer promis, jusqu’au bout dans ce classico de haute tenue et très agréable à suivre, de quoi nourrir des regrets et poser des questions…

 

Ce fut un classico BC-BG, un classico olé-olé. Entendez par là que les deux équipes l’ont joué au plus fort la guirlande, plutôt qu’au plus féroce le pompon. Et à ce jeu, elles ont proposé un match de haute volée offensive, comme en témoigne le score final, mais comme en témoigne aussi la note finale, 108 à 102 en terme d’évaluation collective, et enfin certaines stats individuelles, à des années lumière de ce qu’elles étaient ces temps ci en Béarn. On veut bien sûr parler des performances des deux locomotives de l’Elan à Beaublanc, Marko Simonovic et Antiwan Robinson, 53 points cumulés, soit 60% du total de l’équipe, le premier battant son record sur la saison (31), le second établissant sa meilleure performance globale avec une fiche à 32 d’évaluation,  soit 22 points à 8 sur 10 au tir , plus 10 rebonds. Les deux hommes ayant par ailleurs shooté à 14 sur 22 au-delà de l’arc, inutile d’ajouter qu’ils ont évolué sur un nuage et deux tons au dessus de leurs partenaires. Des chiffres qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ceux du match aller à Pau, le serbe et l’américain ayant déjà été les fers de lance du succès de l’Elan, même si Cain avait alors apporté une grosse pierre à l’édifice…

Comme quoi il suffirait peut-être que l’adversaire s’appelle Limoges pour que les leaders redeviennent, par enchantement ou par crainte, des leaders, à moins que, hypothèse à laquelle on voudrait ne pas souscrire, la fin de saison approchant à grands pas plus la présence des caméras de la télévision, il faille se montrer sous son meilleur jour pour préparer la suite de la carrière…

Mais nous direz vous, qu’a-t-il donc manqué à l’Elan et ses deux superman pour réaliser la passe de trois face à l’ennemi héréditaire dont le public a une telle mémoire qu’il a même accueilli Freddy Hufnagel par une bordée de sifflets à son arrivée à la salle. L’anecdote a bien fait sourire l’enfant du Lot et Garonne qui rajeunissait du même coup de 25 bonnes années…

D’abord un peu de soutien de la part de leurs partenaires, puisque derrière eux David Denave pointe à 8 points mais avec deux triplés, de la plus haute importance certes puisqu’ils ramenaient l’Elan à égalité (67-67) en début de quatrième quart temps, mais sommes toutes bien tardifs…

Ensuite pas grand-chose, un petit rien même. L’Elan était encore candidat au succès dans la dernière minute (84-88) et même à 8 secondes de la fin (89-92). Il s’appliquait alors à envoyer systématiquement son rival sur la ligne de réparation, mais comme celui-ci ne trembla pas une seule fois dans l’exercice, il s’inclina non sans avoir existé, sans avoir rivalisé. Ce qui, par les temps qui courent, mettra un peu de baume au cœur de ses responsables  qui doutaient sérieusement de ce que leur équipe n’en fut pas une…

Dans une salle de Beaublanc naturellement chauffée à blanc, et dans un match où ce sont surtout les poignets de shooteurs qui chauffèrent (52,2% et 41,7 respectivement à trois points, s’il vous plaît), les béarnais ont tenu le rôle du chasseur. Abandonnant le score à 4-5, ils concédèrent le premier écart (18-24) sur deux triplés de Boungou-Colo et ils le traînèrent longtemps quand bien même la rencontre était toute vouée à l’offensive ce qui leur va plutôt bien généralement (3 fautes en 10 minutes pour les deux équipes). Ils étaient même menacés d’un éclat quand 4 minutes durant, le cinq de réserve fut réduit au silence en début de second quart et que Boungou-Colo et Westerman poursuivaient le festival (32-45 puis 37-50).

Mais Simonovic veillait sur leurs intérêts et ses sept points à suivre sur 2 actions annihilaient la percée du CSP. Mieux David Denave frappait de loin deux fois à l’entame des dix dernières minutes et tout était à refaire (67-67, 32ème).

C’est là que dans la liste de ce qu’il a manqué à l’Elan, il faut ajouter le nombre de talents individuels… Quand il s’appuya exclusivement sur son duo de choc, Limoges put compter aussi sur Moerman, Smith, Amagou et Pooh Jeter pour marquer les paniers qui font mal et qui chaque fois empêchèrent l’Elan de prendre le score, ce qui aurait peut-être changé pas mal de choses…Ainsi dut-il encore faire un gros effort pour revenir de moins 10 (78-88) se positionner pour le sprint final dont on sait qu’il fut haletant, plein d’incertitudes mais hélas perdant, et ce pour la 9ème fois en 10 matches.

Au final Limoges tenait sa revanche et elle lui suffisait même si on imagine qu’il l’avait souhaitée plus cinglante, et l’Elan lui sortait de Beaublanc sans avoir à rougir comme à Bourg ou à l’Asvel, ce dont il n’était pas certain en y arrivant.

Du coup les béarnais partagent aujourd’hui leur 13ème place avec Rouen et Cholet et ce n’est pas très glorieux, mais une chose est apparue clairement à Limoges, ils valent beaucoup mieux quand ils s’en donnent la peine, que ce qu’ils ont montré depuis un mois au Palais ou ailleurs…

Alors de deux choses l’une, ou ils se servent de ce match pour effectivement terminer dignement l’exercice, ou alors ils retombent dans leur ronronnement et continuent à perdre…

Dans le second des cas, ce serait à ne plus rien comprendre à ce groupe, mais il porterait alors une lourde responsabilité et ne serait pas digne d’avoir appartenu à l’Elan…

Puisque Paris s’avance dès samedi au palais, l’occasion est toute trouvée pour que l’après Limoges soit enfin souriant, donc victorieux !

 

Les marqueurs de l’Elan : Simonovic 31, Robinson 22, Dillard 5, Denave 8, Sylla, Driss 2, Cain 8, Bronchard 4, Bokolo 2 , Finley 7.

 


 


 

ELAN-GRAVELINES, HONNEUR EN JEU !


 

L’Elan retrouve le Palais des sports ce samedi soir à la faveur de la venue de Gravelines. Les nordistes sont toujours candidats au play-off et restent sur une bonne dynamique… L’obstacle est donc de taille pour un Elan taillé en pièce lors de ses deux dernières sorties… Pourtant c’est son honneur qui est en jeu…

 

Cet Elan-Gravelines, aurait pu être l’occasion de vous conter une de ces belles histoires devenues si rares de nos jours… Celle des retrouvailles très particulières de deux joueurs avec leurs anciennes couleurs, oui mais pas n’importe lesquelles, non celles qu’ils ont défendues 10 ans pour l’un, 6 ans pour l’autre. L’un c’est Jean Fred Morency,  enfant de l’Elan -  une exception pour notre époque – de retour au Palais des sports, chez lui, avec l’émotion que l’on devine, la nostalgie peut-être aussi puisqu’il n’a plus aujourd’hui, dans le Nord,  le même statut qu’à son arrivée, la faute aux résultats bien sûr… L’autre c’est Yannick Bokolo, le gros transfert JFL de l’Elan cette année, et il n’y en n’avait pas 50 sur le marché, qui reçoit une équipe à laquelle il a beaucoup donné à un moment où ca souriait du côté du Sportica…

 

La belle histoire s’arrête là, l’Elan et Gravelines ont bien d’autres chats à fouetter, l’Elan surtout, que de fêter des gens dont la fidélité et l’amour des couleurs étaient, entre autres, quelques une de leurs vertus. Pour la simple et bonne raison que ces qualités là, en Béarn, sont portées disparues. Au point, qu’à l’heure de retrouver le Palais des sports après deux voyages et autant de roustes, il n’y a plus grand monde pour s’avancer sur le profil de l’Elan qu’affichera  face aux nordistes…

 

Gravelines, lui sera sur les dents. Club des séries, rose d’abord (7 victoires en 9 matches) puis noire (9 échecs sur 10) de nouveau rose actuellement (6 succès sur 8) il fait partie de ce quintet qui lutte d’arrache pied pour accrocher le train des play-off, train dans lequel il ne reste plus guère de tickets à prendre, pas assez en tout cas pour tous les prétendants. Cette 28ème journée proposant au Mans, à Paris et Chalons-Reims de recevoir, Gravelines n’ignore pas qu’un échec en Béarn le mettrait en retard sur si les trois venaient à gagner, et constituerait de plus un sacré accroc, vu le peu de crédit accordé aujourd’hui à l’Elan.

 

L’Elan justement, on y vient ! Il est lui aussi sur deux séries, celle du rêve qui, à cheval sur les deux phases aller et retour, se solda par 6 victoires pour un seul échec, puis celle du cauchemar avec le même bilan mais inversé : 1 succès en 6 matches, 4 échecs de rang à la maison et puis ces deux dernières fessées qui posent tant de questions…

 

Que s’est-il passé depuis le 7 février date à laquelle, vous vous en souvenez sans doute, l’Elan jouait la 5ème place face à Nancy au Palais et possédait tous les atouts en main, dès lors que les lorrains arrivaient sans Flo Pietrus puis furent privés de Randall Falker dès le début du match…

 

Il perdit ce match, et puis aussi, force est de le constater, toute ambition  puisque depuis  un seul succès s’est ajouté au bilan d’une équipe qui se délite au fil du temps et qui pour tout dire n’en n’est plus tout à fait une sur ses deux derniers matches…

 

Les maux sont identifiés, des leaders de pacotille avec Mo Finley qui ne semble pas en mesure de comprendre pourquoi il n’est pas le patron, et qui le paie de 40 minutes sur le banc à l’Asvel,  et puis Marko Simonovic fantomatique à Villeurbanne avec deux lancers franc pour tout bilan.. On pourrait y ajouter Tyler Caïn parti en trombe en début de saison et bien plus discret depuis (une fois 10 points sur les 7 dernières rencontres) mais c’est trop tard…

 

L’Elan ne retrouvera le goût de la victoire et le sourire qu’en bénéficiant d’un apport plus important de ses fers de lance, c’est une certitude mais dans l’état où ils sont aujourd’hui, mentalement surtout,  on comprend que les inquiétudes soient d’actualité et que nul ne sache s’ils sont capables de retrouver l’envie.

Car, on l’a bien vu sur les deux sorties de Bourg et de l’Asvel, l’Elan ne peut demander plus à son effectif qu’il ne peut produire. Le groupe se bat, mais il arrive un moment où la bonne volonté n’est plus suffisante et où le talent fait défaut…

Ce sont les moments où l’adversaire hausse sa pression, monte en intensité. Et là, chaque fois, le jeu de l’Elan s’étiole, le bateau n’a plus de cap et ça se traduit par des séquences désastreuses des deux côtés du terrain…

 

Même s’il n’y a plus gagné depuis la venue de Rouen,  c’était le 24 janvier, le retour au Palais paraît être un bon médicament pour le malade béarnais qui ne sauve sa 13ème place actuelle que par une différence de point-avérage favorable avec les normands…  Mais la menace de terminer plus bas pèse si la spirale n’est pas enrayée, car Cholet est lui aussi à l’affût.

 

Reste à savoir l’ampleur du mal dont est victime cet Elan si démuni dans ce que Didier Gadou appelle, « la persévérance à l’effort ».

Gravelines est le premier des trois visiteurs qui clôtureront l’exercice d’ici le 16 mai, puisqu’il est clair désormais que la saison n’ira pas plus loin que la phase régulière. Or les trois, Paris et Chalon sont les deux autres,  sont toujours concernés par la bataille qui fait rage pour les huit premières places.  Autant dire qu’ils vont venir appuyer là où ça fait le plus mal chez les béarnais.

 

Mais l’Elan se posera moins en arbitre de leur lutte qu’en sauveur de ce qui peut l’être encore.  On avait parlé en Béarn de play-off, puis devant les échecs répétés il s’agissait de faire au moins aussi bien que l’an passé (bilan équilibré) aujourd’hui c’est une question d’honneur tout simplement, l’honneur de ces messieurs, histoire de respecter leur maillot et leur club, ce que faisait si bien Jean Fred Morency et Yannick Bokolo dans les équipes qu’ils retrouvent ce samedi soir.

 

 

      

 

ASVEL-ELAN :84-59, L’ELAN REPOND…30 MINUTES !



 

Alors qu’il avait donné des signes encourageants sur son état d’esprit et qu’il tenait la dragée haute à Villeurbanne, l’Elan a essuyé une nouvelle très lourde défaite (59-84) pour s’être effondré durant le dernier quart temps. Il a alors attendu 8 minutes et 53 secondes pour inscrire son premier  et…unique panier !!!

 

Quand ce n’est pas au début de match comme à Bourg, c’est à la fin et le résultat est le même : une nouvelle grosse fessée !  Mardi soir sur le plancher de l’Astroballe, les béarnais étaient plutôt rassurants durant une demi-heure, avec comme premier guerrier  un Charles Henri Bronchard, intronisé dans le cinq de départ, et gros rebondeur (11 prises)  et le coude à coude que se livraient les deux équipes laissait la place à l’espoir d’un final de « muerte »…

 

En guise de quoi ce fut une promenade royale des verts de l’Asvel face à une formation soudainement portée disparue, totalement disparue ! Il ne restait plus qu’une petite minute et 7 secondes à jouer quand Yannick Bokolo, enfin, déflora le compteur panier de ses coéquipiers… Jusque là et peu de temps avant (3 minutes) ils s’étaient contentés de deux fois deux lancers francs, ceux de Kevin Dillard et de Marko Simonovic. On notera entre parenthèses que pour le serbe ce furent ses deux seuls petits points de la soirée…

 

Vous vous doutez bien que les villeurbannais ne se firent pas prier  pour profiter de l’incurie de leurs adversaires… Et l’écart qui n’était que de 4 points (52-56) au terme du 3ème quart temps grimpa d’une manière vertigineuse pour passer à 15 (52-67) suite à ce catastrophique 14-0 concédé à cheval sur les deux quarts…On ne parlait plus alors des coups très heureux de l’Asvel sur ce panier du milieu de terrain et, au buzzer, de Yohan Sangaré ou celui de Trent Meacham, dans un angle impossible et juste à la sirène, lui aussi, paniers qui avaient permis à l’ASVEL de reprendre les devants, mais de l’effondrement de l’Elan. Et ce n’était pas terminé, hélas,  l’écart allait monter jusqu’à 21 unités (77-56) avant que les seconds couteaux villeurbannais (Chassang et Gailloux) ne posent la cerise sur le gâteau donnant au score final une ampleur  qui, pour ne pas refléter le match, dit assez bien que l’Elan ne fait pas la choses à moitié…Il venait de concéder un cinglant 28-7 en dix minutes ! Le malheur c’est que depuis quelques temps c’est toujours dans le mauvais sens.

 

Ainsi une soirée qui ne s’annonçait pas de rêve mais qui était bien embarquée se terminait-elle en cauchemar, le second en huit jours…

 

Bien entrés dans leur match avec un Robinson de feu (11 points en 8 minutes) un Bronchard solide, on  l’a dit, et une défense de zone efficace, l’Elan ne concédait le score que le temps d’un premier panier de Nivins et s’en emparait menant d’abord de 6 points (13-7) puis de 7 (22-15) et c’était d’autant plus appréciable que David Andersen constituait un sacré chantier…

 

 

Certes le début du second quart  fut plus difficile pour l’Elan, comme le sera le début du troisième. Il concéda un 0-6 aux locaux et attendit près de 4 minutes avant de retrouver le chemin du cercle, mais il se reprit et ne concéda jamais qu’un petit point d’avance à son rival, point qu’il concédait encore (35-36) au virage de la pause  non sans avoir lui aussi continué à mener…On était alors sur le chemin d’un chassé croisé de tout instant avec pas moins de cinq changements de leaders.

Le 3-8 encaissé d’entrée de seconde  période compliqua encore un peu plus les affaires de l’Elan mais il avait encore de la ressource pour recoller immédiatement juste après avoir concédé le plus gros écart de ce match (39-44). Et c’est même lui qui reprenait l’avantage à 47-46 et il pointait encore à une toute petite longueur (52-53) suite à la réponse de Sylla au panier « magique » de Sangaré…

 

Il y eut bien encore ce triplé impossible de Meacham mais à moins 4 (52-56) rien ne présageait de la suite. Vous la connaissez ce fut une panne générale, une faillite collective, un trou noir de la taille d’un gouffre… Treize échecs de rang, l’Elan voyait son pourcentage d’adresse redevenir d’une faiblesse terrible, de loin comme de près et tout naturellement la panique gagna les rangs malgré les deux temps mort de Claude Bergeaud.

L’Elan était K .O, sonné pour le compte et n’allait plus se relever. Un bien triste épilogue  pour une équipe qui avait apporté des éléments de réponse positifs par rapport à sa sortie bressane, mais qui au bout du compte prenait un nouveau gros coup sur la tête.

Comment va-t-elle s’en remettre ?

 

La semaine sera heureusement plus courte puisque Gravelines sera au Palais des Sports dès samedi soir mais l’interrogation va tout de même planer puisque l’on sait désormais que la fin de saison sera longue pour un Elan toujours privé de leaders et dont les « guerriers »  se sont éteints au bout de 30 minutes…

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 15, Robinson 13, Denave 8, Caïn 6, Bronchard 5, Driss 4, Sylla 3, Simonovic 2, Bokolo 3.

             

 

ASVEL-ELAN : L’ELAN REPOND-IL ENCORE ?


 

C’est en appel de deux bien piètres performances que l’ASVEL et l’Elan en découdront ce mardi soir  à l’Astroballe  (20h50) pour clôturer, devant les écrans de télévision, cette 27ème journée de championnat. Face au promu Chalons-Reims pour les lyonnais, à Bourg pour les béarnais, aucune des deux anciennes grandes stars de notre basket n’a tenu son rang et ce qui fut naguère un véritable choc au sommet sonne bien creux aujourd’hui…

 

Certes l’ASVEL est encore dans le coup pour une place en play-off et d’ailleurs pour confirmer cette ambition il lui sera fort recommandé de prendre, ce mardi soir, chez elle le meilleur face aux béarnais  sous peine de replonger au cœur du peloton des nombreux prétendants… Cette rencontre a donc un intérêt certain pour les uns, un peu moins pour les autres, les béarnais, chez lesquels les grandes manœuvres semblent  avoir commencé si l’on en croit la République des Pyrénées. Le journal qui suit au quotidien l’actualité du club vient de présenter Slaven Rimac, le croate, ancien du club comme un possible successeur de Claude Bergeaud. Ce qui induit bien évidemment que le coach de l’Elan, en fin de contrat, ne serait pas reconduit. Le journal avait aussi acté il y a peu le retrait de la présidence de Maher Abid, pour raison de mutation professionnelle, mais c’était là une information officielle et force est de reconnaître qu’elle n’a pas provoqué de grandes vagues, ni beaucoup de réactions…

 

L’Elan se prépare donc à ouvrir un grand chantier, celui d’un nouveau président, chose qui ne court pas les rues on s’en doute, et peut-être, donc, un second  celui du coach  sans compter le troisième qui concernera une bonne partie de l’effectif puisque 3 joueurs seulement resteront sous contrat, Sami Driss, David Denave et Yannick Bokolo…

 

Mais le club ne s’est positionné sur aucun de ces dossiers, il a gardé le silence le plus total ce qui signifie soit que la presse est allée un peu trop vite en besogne, soit qu’il ait d’autres priorités…

 

On penchera volontiers pour le seconde hypothèse si l’on se rappelle des propos de Didier Gadou qui conditionnait une partie du futur de son club à la bonne tenue des siens en cette fin d’exercice, ou encore ceux de Claude Bergeaud qui en appelait à la fierté de ses hommes pour aller chercher d’autres victoires alors que le compteur reste désespérément bloqué à 11 depuis belle lurette soit encore loin des 15 de la saison dernière…

 

Or force est de reconnaître que pour l’heure les deux hommes n’ont nullement été entendus à moins qu’ils n’aient à faire, ce serait pire,  à un groupe qui ne veut plus entendre, un groupe qui ne répondrait plus et qui serait d’ores et déjà en quête de son futur …

 

Si l’on imagine une telle situation c’est que le premier quart temps de Bourg en Bresse nous interpelle pour ne pas dire plus simplement qu’il nous inquiète… On a beau entendre que les bressans furent d’une insolente adresse, ce que Bergeaud a tempéré, en reconnaissant que contre les siens tout le monde était très adroit, nous restons de ceux, amoureux de l’Elan, qui pensons qu’il faut y mettre du sien pour concéder 31 points à Bourg, le 17ème de la hiérarchie au bout de 12 minutes…

 

Les joueurs de l’Elan ont-ils, ce soir là, envoyé un message ? Si oui, à qui et contre quoi… Nous ne sommes pas dans le secret de dieux (le mot est très mal choisi) encore moins des vestiaires…

On verra bien ce soir l’attitude et le comportement de ces messieurs sur le plancher des villeurbannais qui présente tout de même un degré de dangerosité supérieur à celui de Bourg… Même si cette Asvel que dirige  désormais à distance Tony Parker  est loin d’être l’ogre qu’elle menaçait d’ être sur la ligne de départ, loin d’avoir trouvé le bon équilibre avec trois coaches (Vincent, Grib et Jackson) depuis le début de saison et encore récemment le  changement de meneur (Meacham à la place de Green)…Ce qui n’a pas empêché la vieille dame de subir deux camouflets, l’élimination en coupe de France par le Portel, le croqueur de clubs de Pro A, il est vrai, et la fessée à Chalons-Reims, la bonne surprise de la saison…

C’est donc un Villeurbanne en appel qui attend les béarnais avec une motivation supplémentaire, celle de faire un pas de plus vers la qualification…

 

L’Elan lui n’est plus dans cette optique qui doit d’abord regarder derrière puisque Rouen et Cholet sont revenus sur ses talons. Et il a depuis si longtemps perdu le goût de la victoire que l’on s’inquiète de son sort si jamais il n’entrait pas sur le parquet dans de meilleures dispositions qu’à Bourg la semaine dernière…

 

De quels leviers  dispose encore l’encadrement des béarnais pour sortir ce groupe de sa torpeur et de son manque d’implication ?  Comment le faire réagir alors que les résultats et les critiques qui les ont suivies n’ont pas agi ?

Il reste l’espoir que la présence des caméras du groupe Canal ce mardi soir à Villeurbanne fouette enfin l’orgueil et ramène un peu plus de solidarité dans les rangs. Dans le cas contraire ce serait désespérant et surtout, pèserait alors la menace que les semaines à venir soient encore plus longues  que celles qui s’écoulent aujourd’hui…

 

Mais la démission qui s’est produite à Bourg est encore trop présente à l’esprit pour qu’on ne se fasse pas un sang d’encre pour cet Elan là…

 

Nous ne devons pas être les seuls, la télé elle aussi doit se demander si son choix de programmation est bien légitime et se poser la question de savoir si l’Elan répond toujours…

 

 

            

 

BOURG-ELAN, 67-88, ELAN TRISTESSE!


 

 

Catastrophique, pour ne pas dire calamiteux, lors du premier quart temps, l’Elan n’a jamais existé sur le plancher de Bourg d’où il revient avec une très lourde défaite (67-88) et le triste privilège d’être l’équipe qui aura marqué le moins de points dans l’Ain !  C’est à se demander si le mot fierté existe dans le vocabulaire des joueurs béarnais !

 

On aurait pu naïvement penser que le succès, la veille, d’Orléans à Paris, succès qui mettait Bourg à trois victoires des joueurs du Loiret, porte un coup au moral de la JL Bourg à l’heure d’affronter l’Elan… On ignorait cependant que l’Elan était un grand malade !

 

Et quand on l’attendait fier, orgueilleux, vexé par tous les propos de la semaine, bref un tantinet révolté, il s’est tout simplement vautré. Au point, écoutez bien, de se retrouver largué de 31 longueurs (11-42) après seulement 12 petites minutes de jeu!  Certes on entendait bien que dans une salle de l’Ekinox pleine de ses 3600 supporters, les bressans étaient phénoménaux d’adresse, qu’ils évoluaient sur un petit nuage, mais nous étions quand même sur le plancher d’une équipe occupant le 17ème rang de la hiérarchie, d’une équipe ne comptant que 5 victoires à son compteur et sans aucun doute la prestation des béarnais  avait-elle été de nature aussi à favoriser cette embellie…

 

Le terme est très mal choisi  quand on sait la catastrophe aérienne qui vient de se produire sur notre territoire, mais très franchement les béarnais auraient voulu se suicider qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement…

 

Elan où étais-tu  pour accepter ce chapelet de points qui de 2-6 s’enchaîna à 2-8, 2-10, 2-13, 2-15, 2-17, 2-20, 2-23, et puis encore 4-27, 6-30, 8-35, 11-39 et donc 11-42, alors qu’au passage Bourg avait sans doute battu le record de points inscrits dans un quart temps (11-37). Naufrage, désastre, démission, Bérézina, vous avez le choix des mots qu’il convient de poser sur les maux de cet Elan là, un Elan qui inspirait malheureusement un sentiment de honte.

Didier Gadou, admiratif de la performance d’une équipe bressane qui n’avait manqué qu’un seul tir en dix minutes, ne pouvait que constater l’ampleur des dégâts : « on s’est attaché deux boulets au pieds et un au poignet » disait-il tout en conservant encore une pincée d’espoir…

L’espoir de voir les siens imiter Dijon qui dans la même salle avait marqué 40 points  dans le dernier quart temps pour reverser le cours d’un match lui aussi bien mal engagé (moins 16 à la demi-heure).

 

Mais 30 minutes plus tard, le miracle n’avait pas eu lieu et le dossier de son accusation était lourd : « vu ce que l’on propose, vu l’état mental des joueurs, vu les passes dans les tribunes (22 ballons perdus dont une kyrielle d’entrée, NDLR)  vu l’absence des leaders, vu le déséquilibre du groupe, il y a du travail » commentait le boss auquel on souhaite beaucoup de courage pour pouvoir raviver la flamme  de ce groupe alors que la prochaine échéance ramènera les siens dans la région, du côté de Villeurbanne cette fois…

A Bourg, le match était donc terminé après 12 petites minutes, avant même qu’il n’ait commencé, Braud et Théodore s’étant chargés de mettre l’Elan dans les cordes et pour le compte !

 

Une fois une seule par la suite, les béarnais réussirent à passer sous la barre des 20 points de retard, ce fut lorsque l’adresse abandonna quelque peu les locaux qui marquèrent le pas à 46, quand les visiteurs firent enfin preuve d’un peu plus d’abnégation défensive. Ils gagnèrent donc le second quart 20-15 et pointèrent à 17 longueurs (29-46). Feu de paille, Bourg retrouva vite son aisance derrière l’arc (12 sur 20 à trois points au final) et reprit son rythme de croisière loin devant  une équipe encore très médiocre dans le même exercice (7 sur 23) et toujours aussi fâchée sur la ligne de réparation (8 sur 16).

 

On retrouvait donc cet écart abyssal  au cours du troisième quart (41-70) alors que Bergeaud avait lancé le jeune Kaba (19 ans) à la place de Robinson, puis au cours du quatrième (59-88) tandis que la salle debout fêtait ses héros.

 

Le 8-0 final des béarnais ne leur permettait même pas de battre le plus faible total de points inscrit par un adversaire de Bourg chez lui (67-88).

Ils rentraient donc en Béarn avec un joli bonnet d’âne sur la tête et à cent lieues d’avoir mis leurs promesses en accord avec leurs actes…

 

Cette fois on ne parlera plus de play-off, même si les échecs de Chalon, Gravelines, et l’effondrement  de Dijon(8 défaites consécutives), laissent la situation en état, mais de la faculté de ce groupe là à se ressaisir  pour finir dignement l’exercice et « rester fier » selon le mot de Claude Bergeaud…

 

Quelle qu’ait été la valeur du match de Bourg, samedi soir il était permis d’en douter…

 

Les marqueurs de l’Elan :  Finley 3, Dillard 12, Robinson 10, Denave 10, Sylla, Bronchard 4, Simonovic 14, Bokolo 6, Kaba 2, Caïn 6 , Driss

 

 

 

                

 

BOURG-ELAN, RESTER FIER !


 

C’est désormais moins en pensant au play-off  qu’à sauver ce qui peut l’être encore que l’Elan entame, par deux déplacements, la dernière ligne droite du championnat. Première échéance à Bourg en Bresse, ce samedi, où la situation de la « Jeu » est très préoccupante, puisqu’en position de relégable, ce qui pourrait permettre à l’Elan de retrouver le goût de la victoire…

Oui mais avec pas mal de conditions…

 

Une seule victoire lors des six dernières sorties, une incapacité chronique à franchir l’obstacle dès que celui-ci appartient au top 8, « Il y a une barre que l’on ne passe pas » constate Didier Gadou, l’Elan a trop raté de marches pour s’inscrire raisonnablement encore dans la course aux huit premières places… Même si mathématiquement il reste encore suffisamment de points à distribuer pour ce faire…

 

Non, les béarnais ne sont plus dans cette optique. Le revers face au Havre la semaine dernière fut sans doute celui de trop et c’est à ce titre qu’il a débouché sur une semaine compliquée au Palais et provoqué des commentaires tranchants dans les couloirs.

Le boss qui a parlé de « trahison » à chaud dans les vestiaires, est revenu à la charge dans la semaine, priant ses joueurs de se « focaliser sur leurs responsabilités et leurs obligations, plutôt que sur leurs égos ». Le coach, Claude Bergeaud, n’a pas hésité en lâchant que « l’on s’était sans doute planté dans le choix des joueurs au niveau de leur intensité et de leur force de caractère. »

 

Le mal de l’Elan est en effet répertorié désormais: l’absence de leadership, celui que Mo Finley et Marko Simonovic voire Yannick Bokolo, devaient, entre autre, assurer. Ils ont tout trois à faire valoir, pour leur défense, la blessure qui leur a rendu la saison délicate, surtout le meneur US,  mais reste qu’aucun n’aura été celui attendu  lors de la signature…

 

C’est pourtant avec les mêmes hommes que l’Elan va devoir terminer l’exercice et l’on ose espérer que l’invitation faite cette semaine à respecter et leur contrat et le club aura des effets salutaires. Car si le staff ne parle plus de play-off et on le comprend vu la situation comptable, il pense déjà aux lendemains. « L’avenir dépend aussi de l’image que l’on va donner » pense Didier Gadou pour lequel l’objectif est « désormais d’aller chercher match après match » pour atteindre  un nombre de succès « comparable, voire supérieur, à celui de l’an passé (15 victoires  pour 15 défaites, NDLR), ce qui signifierait que nous n’avons rien lâché et que l’on s’est battu jusqu’au bout »…

 

De quels effets seront suivis ces rappels à l’ordre sans concession ?  D’une réaction d’orgueil ? C’est la moindre des attentes dans la mesure où un échec à Bourg alourdirait le passif de ce groupe si l’on considère qu’aujourd’hui les Bressans ne comptent que trois succès dans leur salle flambant neuve de l’Ekinox (Chalon, Boulogne et… Nancy). Mais de l’orgueil les joueurs de l’Ain en auront tout autant à n’en pas douter. Puisqu’il s’agit d’une de leurs dernières chances de pouvoir échapper à la guillotine en fin de saison, mais pas seulement…

« C’est pour Bourg un match de prestige »  affirme Didier Gadou avant d’étayer : « Nous restons avec Limoges et Villeurbanne, l’une des icones du basket français, il ya donc chez l’adversaire une source de motivation supplémentaire à nous battre ».

 

L’Elan, qui ne saura au dernier moment s’il pourra compter sur Yannick Bokolo dont la cheville a souffert vendredi dernier, aura-t-il, dans ce contexte, suffisamment d’avoir été fouetté dans sa fierté ? On craint fort que non puisque c’est cette fois encore dans le combat et l’intensité qu’il va être attendu et c’est là justement où il a été le plus absent face aux normands, on vous renvoie à la colonne des rebonds pris par les uns et par les autres…

 

Bourg ne fait pas, cette fois, partie des écuries disposant d’un potentiel supérieur à celui de l’Elan, ce serait même tout le contraire, l’occasion de redonner un petit sourire à ce groupe et à ceux qui l’encadrent existe donc bel et bien mais elle ne va pas tomber du ciel. Il va falloir aller la chercher puisque quelque chose nous dit qu’entre ces deux adversaires là, le pompon tombera dans les bras de celui qui l’aura le plus voulu…

 

Sami Driss n’a sans doute pas tort quand il parle de la nécessité de retrouver du plaisir, mais le jour n’est peut-être pas très bien choisi puisqu’il y a d’abord un gros combat à prévoir entre deux équipes condamnées à vaincre pour un bien maigre butin: conserver le droit d’espérer ! Espérer, rester dans la course au maintien pour les locaux, rester dans la course au play-off pour les béarnais, c’est là le prix à payer…

 

Il est si élevé qu’on l’a vu, les dirigeants béarnais ont déplacé leur centre d’intérêt prioritaire.  Didier Gadou veut des succès pour faire aussi bien et peut-être mieux que l’an passé sans doute pour pouvoir poser les bases de la construction du prochain groupe sans trop de dégâts et on le comprend, Claude Bergeaud  parlait lui vendredi soir de rester fier…

 

 C’est déjà tout un programme dont l’échéance la plus abordable passe ce samedi par Bourg, comme elle passera ensuite par Boulogne sur mer, l’autre relégable. Pour le reste, chaque chose en son temps, il faut déjà savoir quelle est la faculté de ce groupe à se ressaisir, s’investir et aller au bout de sa mission.

 

Bourg sera à cet effet, le révélateur parfait puisqu’à priori l’adversaire idéal à  une réaction…

 

    

                  

 

ELAN-LE HAVRE : 75-84, UN BIEN TRISTOUNET ELAN !


  

Battu  pour la 4ème fois consécutive dans son palais des sports, par le Havre cette fois (75-84), l’Elan Béarnais a-t-il tiré un trait définitif sur son objectif de play-off ? Mathématiquement non, mais au vu de sa triste  prestation et compte tenu du basket proposé il  n’y a objectivement plus grand espoir de le voir remporter son pari…

 

Le signe de ce que quelque chose ne tourne plus tout à fait rond dans les têtes des joueurs de l’Elan ? Les trois lancers francs de Marko Simonovic à 18 secondes de la fin. Certes le match est mal engagé, il n’a d’ailleurs jamais été bien engagé, puisque le Havre mène 81-75 mais avec trois réussites du serbe les béarnais reviennent à une possession et sait-on jamais dans un sport ou les choses vont si vite…

 

Oui mais voilà, Simonovic, deux fois trop court et une fois trop long, n’en convertit aucun, ce qui doit être unique dans les anales quand on connaît la fiabilité et la froideur de ces gens là dans l’ exercice… Le dernier mince espoir vient de s’envoler, l’Elan va s’incliner fort logiquement au demeurant et sans doute s’est-il tiré une balle dans le pied sur la route du play-off puisqu’ il lui faudra sans doute désormais signer sept succès lors des neuf derniers matches… Et très franchement sur ce qu’il a montré ce vendredi soir c’est là un challenge sur lequel on ne miserait pas grand-chose.

 

Car il y a les chiffres qui parlent d’eux-mêmes et (re) vient immédiatement à l’esprit celui des lancers francs. Les béarnais en ont laissé la moitié en route,  vous avez bien lu, la moitié soit 13 sur 26 ! Inconcevable à ce niveau. La palme à Marko Simonovic et son 2 sur 7, Tyler Cain, 1 sur 4 et Yannick Bokolo 0 sur 3. Ensuite les rebonds  où l’Elan a pris la pâtée, concédant 46 prises à son rival pour ne lui en rendre que 29 malheureux…Et puis aussi l’évaluation collective dans laquelle l’Elan a été copieusement dominé (100 à 70). Enfin, l’adresse, problème récurent depuis deux mois dira Bergeaud, ou là encore les Havrais ont été supérieurs  (52% contre 41)…

 

Et dire que ces mêmes havrais ont perdu 20 ballons, contre 8 seulement pour l’Elan ! Encore heureux serait-on tenté de dire sans quoi  ce n’est plus une défaite qu’aurait concédé l’Elan mais une débâcle!

 

Le bilan n’est donc pas flatteur du tout… Le contenu encore moins. « Les mots sont durs à trouver » dira Didier Gadou, « j’ai honte de la prestation, et je constate avec frustration que dès qu’il y a de l’enjeu on ne passe pas la rampe ». Claude Bergeaud sera sur le même ton, « on savait l’adversaire remarquable, le Havre a fait du le Havre on le savait aussi  et on a été à l’envers… »

 

Il aurait fallu mettre beaucoup de pression, les faire courir tout le temps, en guise de quoi privé de conquêtes l’Elan a subi le rythme adverse, c'est-à-dire un basket en marchant, domaine dans lequel John Cox excelle. Et à ce jeu là, les normands possédaient des pointures individuelles que l’Elan n’a pas même si on doit reconnaître à Charles Bronchard de bien s’être acquitté du chantier Ricardo Greer. Il a certes fait ses stats le vieux grognard (14 points, 8 rebonds, 7 passes décisives) mais il a aussi perdu 5 balles et fait preuve d’une nervosité peu habituelle, discutant souvent avec les arbitres et finalement éliminé à 3 minutes de la fin, alors que l’Elan aux abois se réveillait enfin et amorçait un timide retour…

Dans ce match tristounet à souhait, long à démarrer, l’Elan abandonna le score à 12-11 et si un cassé croisé s’installa c’est bien le Havre qui fit le premier break  juste avant le repos (30-37) et poursuivit son effort avec des shoots de Cox, Pope, Brazelton de loin, et un gros travail de Yeguete dessous, celui-ci profitant des problèmes de fautes des siens pour rentabiliser son temps de jeu…

 

A moins 12 (39-51) on attendait encore que du côté de l’Elan jaillisse l’homme providentiel  et si Robinson parut être un instant celui-là, si l’Elan fut un peu plus dynamique et joueur, c’était peine perdue, l’écart monta à moins 13 (48-61,32ème).

Si la victoire restait jouable,  le point-avérage  lui resterait favorable aux visiteurs (plus 8 à l’aller) mais visiblement ils venaient chercher  davantage et le firent savoir  en ne cédant jamais à l’assaut que l’Elan allait enfin livrer devant l’urgence de la situation. Toujours au même rythme, avec de gros shoots et un rebond solide ils ne paniquèrent pas le moins du monde, même après l’élimination de Greer et le retour alors de l’Elan à moins 3 (70-73) et deux minutes à jouer.

 

Deux dernières lueurs d’espoir traversèrent le palais bien déçu mais résigné : à 1’30 de la fin Robinson ramenait l’Elan une deuxième fois à moins 3 (72-75) et derrière Cox échouait mais Yeguete surgissait au rebond offensif et marquait (77-72). Puis à 48 secondes de la fin, Denave claquait un trois points de très très loin pour un nouveau rapproché (75-79)…Brazelton lui répondait sur la ligne de réparation, on connaît la suite, les malheurs de Simonovic aux lancers mais pas seulement puisqu’il rend une feuille de match à moins 5 d’évaluation…

 

« C’est dur de continuer à y croire, mais on va essayer de rester fiers » la conclusion de Bergeaud  disait assez bien que ce vendredi soir marquait la fin des ambitions affichées de l’Elan. 

 

De fait comment cette équipe en proie a des difficultés de leadership depuis un bon bout de temps  se révèlerait-elle comme ça par un simple claquement de doigts alors que se profilent  désormais trois réceptions pour six déplacements… ?

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 14, Robinson 13, Finley 8, Denave 10, Sylla 4, Bronchard 9, Simonovic 4, Bokolo 4, Caïn 9, Driss.  

 

 

 

  

 

                      

 

ELAN-LE HAVRE : C’EST A QUITTE OU DOUBLE !


 

 

L’Elan reçoit le Havre ce vendredi soir (20h) et dire que c’est un match important est un doux euphémisme ! Puisque dans sa situation le club béarnais ne va jouer que des matches importants d’ici la fin de saison, s’il veut réussir l’objectif initial d’atteindre les play-offs…

 

Battu contre le Mans alors qu’il devait gagner, vainqueur à Cholet alors qu’il devait perdre, l’Elan est aujourd’hui dans la peau d’un équilibriste en position précaire. Mais il est toujours vivant et n’a pas perdu tout espoir de réussir sa traversée.

Pour y parvenir, il va devoir rester debout sur ce fil bien mince, sachant que désormais toute fausse manœuvre entraînerait sa chute dans le ventre très mou du championnat, trop mou pour aller chatouiller les huit premières places…

 

La situation n’est certes pas décantée au sein de cette Pro A si compacte, mais ils sont tout de même cinq qui, à défaut d’avoir posé le pied en phase finale, ont tout de même pris une option. Il n’y aurait donc plus que trois sièges à pourvoir et ils sont huit à pouvoir y prétendre. Le problème c’est que les béarnais ferment la marche de ce peloton de prétendants et qu’il va leur falloir, comme le répétait Claude Bergeaud, à Cholet, « gagner des matches »… Beaucoup de matches même pour remonter au classement.

 

L’autre problème des hommes de Didier Gadou c’est que leur bilan face à l’actuel top huit ne fait état que d’un succès, à Pau, face à Limoges ! Alors bien entendu ce succès contre l’ennemi héréditaire, il vaut de l’or. Quand on connaît l’histoire tumultueuse des deux clubs, il compterait même triple, comme au scrabble !  Mais il n’a rapporté que deux points.

Soit, il ne les a pas tous reçus encore, Paris, Le Havre sont annoncés au Palais. Les normands sont d’ailleurs les premiers à débarquer en Béarn ce vendredi soir et ils font partie de ceux que l’Elan doit mettre dans son rétroviseur. Pas ce soir, l’écart est encore trop grand (2 succès) mais se rapprocher et plus encore reprendre le point-avérage (moins 8, 61-69 à l’aller) est presque un impératif si Driss et ses potes ne veulent pas voir un rival supplémentaire s’envoler…

 

Or le Havre  ce n’est pas une équipe à prendre à la légère, ce serait même tout le contraire. Annoncée depuis des années  comme un potentiel sérieux à la relégation, elle est un miracle permanent qui vient de s’inviter à la Leader’s cup de Disneyland et qui au rythme  sur lequel elle navigue fonce droit vers le play-off… Ce miracle porte un nom, plutôt quatre, ceux des  étrangers, les bien connus dans l’hexagone, John Cox et l’inusable Ricardo Greer, et puis les deux nouveaux venus cette saison, Shawn King et Tyrone Brazelton. Ce quatuor pèse 69% des points havrais depuis le début de saison, et il est appuyé par deux JFL, tenant bien leur place, Hugo Invernizzi, le vainqueur du concours à trois points du All Star et Nicholas Pope.

Comme quoi c’est bien encore dans les vieux pots que se mijote la bonne soupe, songez que la moyenne du quatuor qui va passer plus de 30 minutes sur le plancher palois  atteint les 33 printemps !!!

 

Le dernier exploit de la bande à papa Greer ? Un succès à Nanterre s’il vous plaît, il y a quinze jours…Cette formation havraise, n’en doutez pas un seul instant, va donc venir à Pau sans le moindre complexe, et avec ce brin d’insouciance qui la rend si dangereuse…

 

L’Elan n’a pas cette sérénité, il a certes été à Cholet signer un succès qui le maintient dans un rôle de prétendant, mais il lui manque ces certitudes qui empêche la confiance de s’installer une bonne fois pour toute, il lui manque aussi cette constance dans l’effort, dont il n’est pas avare, qui fait souvent la différence. Peut-être tout simplement parce qu’il n’a pas tout à fait la dimension qu’il croyait posséder, celle que Mo Finley était censé lui donner, mais on connaît les problèmes qu’à enchaîner le meneur tout au long de la saison…

 

Reste que l’Elan n’a plus, on l’a vu, le choix des armes. Son contrat terminé en Béarn, Ebi Eré a bien entendu cédé au chant des sirènes portoricaines et s’en est allé, ce qui fait que Bergeaud perd en dimension athlétique et en puissance défensive ce qu’il gagne en adresse avec le retour aux affaires de Marko Simonovic. Il gagne aussi en tranquillité d’esprit car on imagine qu’avoir à trancher, semaine après semaine, pour éliminer un de ses étrangers  n’est pas d’une simplicité enfantine, peut-être même est-ce perturbant pour le groupe ?

 

C’est donc avec ce groupe d’avant décembre que l’Elan va tenter l’impossible retour, à savoir tout gagner à Pau (3 matches) et réussir quelques coups fumants (Asvel ? Dijon? Chalon-Reims ?), sachant que les deux déplacements au pays des « presque condamnés », Bourg et Boulogne devront aussi se solder par deux succès…

 

Très honnêtement, cela s’apparente un peu à une mission impossible.  Mais bon, c’est un sport qui nous réserve tant de soubresauts, tant d’inattendus, et tant de surprises qu’on ne saurait jurer de rien…

 

Mais il faut commencer par battre le Havre de Ricardo Greer dont on devine d’ici le chantier qu’il va causer en Béarn, et si possible de plus de huit points car même si l’Elan se met à gagner c’est à la calculette et à la photo finish que vont le jouer les strapontins restant à prendre…

 

Et là non plus l’Elan n’est pas le mieux loti          

     

    

    

 

 

                           

 

ELAN - NANTERRE : 77-91 : LE MIRACLE N’A PAS EU LIEU !


L’Elan est ce matin seul 13ème du classement à une longueur derrière le peloton des six septièmes ! Il s’est en effet logiquement incliné face à une équipe de Nanterre, tout simplement plus forte (77-91) et justifiant son statut de meilleure attaque de la ligue. Sans faire un mauvais match les béarnais ont été un peu plus courts que leurs rivaux dans tous les domaines et notamment celui de l’adresse…


La marche à gravir était très haute, nul ne l’ignorait, et l’Elan a buté dessus, le soir où il savait que tous les résultats de la journée ne lui avaient guère été favorables… Ce qui bien entendu complique un peu plus sa quête de play-off et rend quasi obligatoire sa victoire samedi contre le Mans qu’il recevra…

Mais battre Nanterre, ce club qui s’est construit à l’image de l’Elan d’Orthez et dont il reste un grand admirateur –Pascal Donnadieu viendra le dire avec des mots touchants lors de la réception- relevait de l’exploit, voire du miracle, et c’est bien connu les miracles n’ont pas lieu très souvent.


« Il nous faudra courir » avait prévenu le coach Claude Bergeaud, et de fait ses hommes ont couru d’entrée au point de bien partir (9-4) mais tout de suite Nanterre s’est mis à courir lui aussi. Surtout il a trop vit et trop facilement trouvé la clé de la raquette pour s’y infiltrer trois fois sans la moindre opposition. Et puis T.J Campbell, le meneur, a entamé, dans le rôle du matador, son festival offensif qui le destinera dès le repos au titre de MVP du match (15 points dont 4 sur 6 à trois points).


La réaction Nanterrienne avait été sans partage (13-2) et la prise du pouvoir (17-11) augurait des difficultés béarnaises à inverser  la tendance, tant le jeu des dauphins de Strasbourg était fluide, rapide et aboutissait souvent à des paniers d’école. Sans l’activité virulente des deux côtés du terrain d’Abdel Sylla (dunk rageur puis contre tout de suite après) ou de Bokolo s’échinant à freiner Campbell, les béarnais auraient même payés plus cher au repos leur volonté de vouloir défier l’adversaire les yeux dans les yeux. Menés de dix points (19-29) très rapidement (11ème)   ils retournèrent méditer aux vestiaires sans plus de dégâts (43-52) en colmatant la dernière brèche (40-52) sur un triplé de Driss au buzzer de la mi-temps. Le score disait alors assez bien combien à ce jeu là –très offensif-  la meilleure attaque du championnat était à l’aise… Et combien l’Elan avait été permissif, quand bien même les paniers lointains de Campbell venaient d’une autre planète.


Il fallait donc changer le fusil d’épaule, réduire  le champ d’action d’une équipe trop peu malmenée. L’Elan le fit  et c’est tout à son honneur. D’une partie déliée et enlevée, agréable, même si l’adresse était surtout du côté des visiteurs (62%  contre 49, 67% à trois points contre 29) on  repartit donc sur un véritable combat de tranchée avec une dureté qui malheureusement  dépassa les capacités du trio arbitral dont on vérifia alors qu’il n’était pas d’une dimension exceptionnelle et que ce match aurait mérité mieux… Mais bon l’Elan fit sien le domaine du rebond offensif (16 contre 6 au total) et surtout défendit comme un sauvage et le malheureux Passave-Dutheil fut trois fois de suite pris dessous par la patrouille des sentinelles béarnaises. Agressif à souhait, l’Elan s’offrait même sur une balle gagnée par sa défense un panier le ramenant à moins 5 (57-62). Sami Driss dans le rôle du brigand n’était pas le dernier à l’abordage. Bref on terminait ces dix minutes sur un 14-12 pour l’Elan qui n’avait pas beaucoup fait évoluer la situation (57-64),  mais avoir tenu Nanterre à 12 unités restait une performance à l’actif des hommes de Bergeaud.


Sur sa lancée l’Elan poursuivait d’entrée de dernier quart et se rapprochait à moins 4, deux fois, 62-66, 64-68, mais, et c’est sans doute là, la différence entre les très grands et les moins grands, c’est chaque fois Nanterre qui trouva l’homme de la situation et le plus souvent cet homme fut Nzeulie (19 points, record de carrière) même si d’ordinaire ce rôle est dévolu à son quatuor américain, pour signer le panier qui fait mal…


« On aurait pu mais on n’a pas pu » dira après coup Didier Gadou, le boss du club, dans un propos enclin de réalisme, conscient de ce que si son équipe resta en vie longtemps,  c’est que Nanterre l’y aida bien en laissant beaucoup de points sur la ligne de réparation… Sinon, que l’accès au panier devenait délicat, que la puissance manquait et que l’Elan semblait en surrégime…


A 64-72, et moins de 3 minutes à jouer, un dernier espoir se faisait jour. Dillard marquait sur lancer franc puis ratait mais Driss passait par là. Son shoot fit le tour du cercle, Sylla arrachait encore le ballon, mais ne le remontait pas assez… Sur la relance de Nanterre, de dépit, Driss commettait une faute anti-sportive et elle coutait trois points à l’Elan (65-75), bien trop pour pouvoir y croire encore… Nanterre déroulait alors sans plus être jamais inquiété, le dernier panier de Weems de plus de 20 mètres à la sirène, tombait comme un clin d’œil du relâchement d’une équipe qui avait, en Béarn, imposé sa puissance, son intensité et son adresse. Ce sont là les clés du basket et l’Elan ne les possède pas encore aussi bien…


Les marqueurs de l’Elan : Dillard 14, Robinson 16, Finley 4, Denave 3, Sylla 4, Bronchard 4, Bokolo 6, Eré 8, Caïn 7, Driss 11                                                           

 

ELAN-NANTERRE : EN QUETE D’EXPLOIT !



Dans la série des gros défis qui guettent l’Elan, celui de ce lundi soir à 21h (TV oblige) n’est pas piqué des hannetons !  Nanterre est annoncé au Palais des sports, et c’est juste après Strasbourg ce qui se fait de mieux sur notre planète basket. L’avantage du terrain joue certes en faveur des béarnais mais de là à ce qu’il soit suffisant à effacer l’affront du match aller (moins 36) il y a un pas que l’on se gardera de franchir… Pourtant l’Elan a bien besoin d’un exploit !


Ce match sera l’avant dernier de la 22ème journée de championnat. Ce n’est pas anodin. L’Elan connaîtra le sort de ses adversaires, c'est-à-dire tous ceux qui luttent désormais pour accrocher le grand huit. Or cette journée pourrait bien être décisive  dans cette bagarre sans merci. C’est que le trio des 6èmes, ceux qui sont toujours positifs à 11 victoires pour 10 défaites (Chalon, Le Havre, Le Mans) reçoit, quand du quatuor des 9emes (Asvel, Gravelines, Chalons-Reims et l’Elan) seul ce dernier opère à domicile… Vous nous avez suivis ? Si jamais la logique du terrain était respectée  l’écart, si minime aujourd’hui (1 point), doublerait et l’on pourrait parler d’un tournant de la saison. L’Elan seul poursuivant protégé par l’avantage du terrain pourrait donc échapper à ce break, doubler ceux qui l’accompagnent aujourd’hui et rester dans le coup à portée de fusil de ses devanciers…


 A condition de s’imposer !


Et la les amis ça se complique sérieusement ! Puisqu’il est purement et simplement proposé à l’Elan de se mesurer à ce qui se fait de mieux, ou pas loin, on vous parle de Nanterre, un nom qui ne disait pas encore grand-chose il y a quelques années  mais qui est désormais entré et ancré au royaume des grands. Il s’agit du dauphin de Strasbourg, d’une formation dont le jeu en liberté porté par une kyrielle de gros talents individuels lui vaut plusieurs « Césars » !  Celui de la meilleure évaluation collective, ce qui signifie que l’on n’a pas seulement à faire à des solistes, celui de la meilleure attaque avec plus de 84 points de moyenne, excusez du peu, celui encore de la plus grande réussite à trois points, devenue une arme presqu’absolue !


Vous en voulez encore ? Nanterre s’est déplacé à dix reprises cette saison et  a emporté la mise à huit reprises et puis il appartient depuis mardi soir au carré des quarts de finalistes de l’Euro-challenge, ce qui, dans la grisaille des résultats européens de nos clubs, mérite le respect.

Il existe un dernier argument qui plaide en faveur des visiteurs, leur calendrier qui ne les pas stoppés net. Entre la Leaders cup et la coupe de d’Europe, la JSF a normalement enchaîné, sans perdre le rythme. L’Elan, pour sa part, a été contraint à observer 16 jours de repos, enfin façon de parler, puisque Claude Bergeaud  s’est au contraire évertuer à beaucoup faire travailler les siens, ce dont Mo Finley avait bien besoin, tout autant que David Denave  aujourd’hui rétabli, tandis que Marko Simmonovic est désormais sur le pas de la porte de l’infirmerie…


Le pic de cette quinzaine de travail s’est situé en début de cette semaine avec un double déplacement à Bordeaux et Vitoria pour des séances d’entraînement communes avec ces deux formations. Auront-elles  remis l’Elan dans le rythme de la compétition et du haut niveau  puisque ce lundi soir c’est du haut niveau qui est au menu ? « That is the question », comme disent les anglais !


Au-delà de cette compétitivité athlétique et physique, c’est aussi et surtout d’une âme plus batailleuse que face à Nancy dont les béarnais auront besoin…S’ils ne rentrent pas plus dans la peau d’un challenger sans peur, d’une équipe décidée à rayer de la carte tous les standards qui lui sont, sur le papier, défavorables alors l’issue du match est connue d’avance et Nanterre deviendra le cinquième club à s’imposer en terrain béarnais. Et là, compte tenu de ce que l’on vous a dit en préambule la situation pourrait se compliquer sérieusement…l


Dans le premier match à gros enjeu, contre Nancy, l’Elan a déçu pour être apparu inhibé et sans ressort. Aura-t-il appris de cette désillusion puisque tout ce qui ne tue pas rend plus fort ? C’est aussi l’un des éléments qui entrera en ligne de compte ce lundi soir, sans compter qu’au-delà de l’audace, du courage et de la force mentale  qu’il faudra pour tenir le coup, c’est un niveau de jeu de haute volée que l’Elan devra développer.

Et plutôt que de penser au cauchemar du match aller, ce 0 sur 17 derrière la ligne à trois points, les moins 36 du final, ces maigres 46 points marqués, le mieux serait encore de s’inspirer de ce que les béarnais avaient réalisé contre leur ennemi limougeaud, c'est-à-dire le match parfait ou presque…

Pour battre Nanterre c’est un Elan de ce calibre là qu’il faudra n’en doutez pas un seul instant. 


BIENTOT L’HEURE DU CHOIX ?


C’est sans doute prématuré pour le match face à Nanterre, mais très vite (contre le Mans) l’Elan va être confronté à un problème de riche. Il sera en effet en sureffectif lui qui fut souvent en sous-effectif ! Le retour sur le terrain de Marko Simonovic va porter à six le nombre de joueurs non JFL, c'est-à-dire non formés localement, alors que le règlement n’en autorise que 5sur la feuille de match.


Considérant que Robinson, Caïn et Dillard sont incontournables, que Mo Finley reste ce que l’on appelle dans le jargon le joueur du coach, le choix devrait donc intervenir entre Eré et le serbe. Reste que le contrat de l’américano-nigerian s’achève le 17 mars alors que l’arrête de travail de Simonovic court jusqu’au 16, ce qui pourrait, sans douleur,  conduire à ramener l’effectif étranger de l’Elan à 5 unités…


Waït and see donc.

A noter enfin que Abdel Sylla n’est revenu en Béarn que ce dimanche. International avec son pays, les Seychelles,  il vient de disputer un tournoi de qualification pour l’Afro-basket. Outre le voyage  le pivot suppléant de Caïn aura donc à digérer la bagatelle de 6 matches disputés en …6 jours !       

      

                                                         

 

STRASBOURG-ELAN : 62-70 : SI PRES ET SI LOIN !


 

 

L’Elan s’est incliné face à Strasbourg ce samedi soir (62-70). L’écart montre qu’il a bien mieux résisté qu’au match aller et réalisé une performance honorable mais il n’a jamais mené au score et lorsqu’il a voulu chatouiller l’orgueil du leader le retour de bâton a été terrible…

 

Les strasbourgeois n’avaient pas si mal à la tête qu’on aurait pu le croire, suite à leur élimination européenne du début de semaine… S’ils avaient eu encore la migraine et le cœur lourd, ils n’auraient pas stoppé l’assaut des béarnais en début de troisième quart temps… Un assaut qui se solda d’abord par un 9-0 et se prolongea jusqu’à un 17 à 5 ce qui permettait à l’Elan de revenir sur les talons du leader (40-41).

 

Ainsi donc les béarnais se posaient bien en challenger et venaient menacer la SIG, remplissant parfaitement le rôle qui leur incombait, celui de ne pas avoir de regret...

 

Sur la suite des évènements, ils n’en n’auront pas… Ils auront au contraire pu mesurer ce qui les séparait encore d’un club qui fait la course en tête et qui n’a perdu que trois fois depuis le début de saison… Oui leur audace a eu l’effet d’un boomerang et leur est revenu en pleine figure. Strasbourg n’a guère goûté qu’on vienne ainsi, dans son antre,  jouer les empêcheurs de tourner en rond et, à cheval sur la fin du 3ème quart temps et le début du dernier, la SIG a rendu la monnaie de leur pièce aux béarnais. 21-5, les béarnais n’avaient pas survécu à la montée en régime de la défense alsacienne, pas su empêcher Antoine Diot de les crucifier sur deux triplés. Il se retrouvait complètement dans les cordes, menacés, à moins 17, d’une belle fessée encore (45-62).

 

Bien entendu le sort du match était scellé, l’Elan n’allait pas se risquer à venir se brûler les doigts une seconde fois. Il avait compris qu’il ne jouait pas dans la même catégorie que son rival, ce que l’on savait d’ailleurs par avance. Cela dit si Strasbourg n’est pas du genre à plaisanter, l’Elan n’est plus non plus cet élève qui tendait l’autre joue lorsque la première était giflée… Battu OK mais pas question d’être balayé, ridiculisé et quand bien même son attaque éprouva 40 minutes des difficultés, quand bien même se chercha-t-il longtemps des pourvoyeurs de points, il  ne lâcha pas l’affaire et eut le bon goût de très vite ramener le score à des proportions plus conformes à ce qui s’était passé sur le plancher (51-62).

Et de la sorte en venant, finalement, terminer à 8 longueurs de son rival (62-70) il apposait la mention honorable au bas de sa copie et ma foi ce n’était pas si mal !

Surtout si l’on considère la médiocrité de son second quart temps. Celui qui pourra à coup sûr leur donner quelques regrets. Puisque c’est son indigence, plus que la férocité strasbourgeoise, qui permit aux locaux de s’installer confortablement dans le match.

 

La SIG avait démarré sur les chapeaux de roue avec un 4 sur 4 à trois points initial  prolongé d’un 6 sur 9 impressionnant au terme des dix minutes. L’Elan encaissa le coup (9-19) mais Robinson et Dillard lui permettaient de garder la tête hors de l’eau au premier virage (16-24) même s’il était clair que Mo Finley restait toujours à des années lumière de son niveau, celui dont Bergeaud dit qu’on ne l’a encore jamais vu.

 

C’est la suite qui fut une catastrophe et qui mit Strasbourg dans un confort qui lui allait très bien  puisqu’il avait paraît-il la gueule de bois… Plus de cinq minutes sans marquer le moindre point, avec les seuls Eré, Robinson et Dillard à avoir débloqué leur compteur points, les béarnais donnaient le bâton pour se faire battre  et si Strasbourg n’était pas diabolique, Toupane, sur un nouveau trois points, donnait aux siens 13 longueurs d’avance soit l’écart le plus grand du match (33-20). Bokolo s’ajouta certes à la liste (maigre) des scoreurs de l’Elan, il évita même que le score  n’enfle encore mais au repos le constat des béarnais donnait des frissons : ils avaient marqué en tout et pour tout 7 petits points et à 28,6% de réussite (3 sur 18 dont 1 sur 6 à trois points) et Bergeaud pouvait pianoter tant qu’il le voulait, son banc n’avait pas apporté la moindre unité à la collectivité… Strasbourg lui continuait à surfer sur une folle réussite lointaine (8 sur 13) et, label du leader, il avait distillé 12 passes décisives pour un total de 14 paniers marqués… 

 

Le passage par les vestiaires fit un bien fou aux béarnais. Ils revinrent, on le sait, animés d’autres intentions, et relancèrent leurs actions au point qu’ils purent espérer réussir le gros coup.

 

Mais Strasbourg les renvoya d’où ils venaient avec une facilité déconcertante. Ce pouvait être la marque de fabrique d’un leader que de pouvoir ainsi changer de rythme, mais on pouvait aussi se dire que l’Elan n’avait pas fait le nécessaire pour entamer quelque peu ses ressources… La SIG était donc toute fraîche et pimpante quand il fallut donner le coup de rein. C’est donc de constance dans l’effort dont l’Elan a peut-être aussi manqué en Alsace, et c’est ce qui explique aussi que l’un soit leader et l’autre 11ème, rejoint de surcroît par Chalons-Reims qui avait, on s’en rappelle, gagné au Palais…Voilà donc un adversaire supplémentaire qu’il faudra écarter sur la route du play-off.

 

Les béarnais ont désormais plus de 15 jours pour préparer la venue de l’autre gros bras du championnat, Nanterre. Ce sera indigeste encore une fois mais ce sera à Pau et l’exploit paraît indispensable au maintien des ambitions. Et tout compte fait, pour une équipe qui ne s’est incliné que de 8 points chez le leader…

 

Les marqueurs de l’Elan : Robinson 16, Bokolo 11, Eré 12, Sylla 7, Dillard 15, Bronchard 1, Finley, Driss, Caïn.

 

 

STRASBOURG-ELAN : SE POSER EN CHALLENGER…


 

Le menu est copieux et pourrait être indigeste – il le fut lors de la phase aller – face aux deux ténors de la compétition, Strasbourg, ce samedi puis Nanterre le 2 mars. L’Elan en retard sur son plan de marche, créerait un exploit en enlevant l’un des deux matches. Par contre il lui est impérativement demandé de se poser en challenger sans complexe et ambitieux… Histoire d’annuler les craintes nées de la défaite face à Nancy.

 

« Il va falloir apprendre à se relever de cette déception. Mais ce soir ce n’est pas facile ». Et si cette déclaration, datée de mardi soir, constituait le petit rayon de soleil dont l’Elan aura tant besoin ce soir sous le toit du Hall Rhénus de Strasbourg…

 

Cette phrase est signée Vincent Collet, le coach de la SIG, au soir de l’élimination des siens de l’Eurocup. Les Alsaciens recevaient le Zénith de Saint Pétersbourg pour la dernière journée des matches de poule et l’équation était simple à résoudre : seul le vainqueur de ce duel rejoindrait le « last 16 », autrement dit se qualifierait pour les huitièmes de finale. Et en guise de consécration, le leader unique de notre Pro A essuya une désillusion, dont le propos du coach, après coup, aide à situer l’ampleur…

 

96 heures plus tard, les strasbourgeois auront-ils encore la gueule de bois, ressembleront-ils à un boxeur saoulé de coups auquel l’Elan Béarnais n’aura plus qu’à asséner un dernier crochet pour l’envoyer pour le compte au tapis ? On peut toujours l’espérer. Après tout  qui aurait parié le moindre petit euro sur une victoire en ces mêmes terres du promu sur invitation Chalons-Reims, 63-56 lors de la 13ème journée. C’est à ce jour encore LA performance numéro 1 du championnat…

 

Par contre, si Strasbourg s’est correctement soigné et a su effacer le plus gros de son blues, s’il considère que ses perspectives, désormais nationales, avec une première place à défendre, un quart de finale de coupe, et la Leader’s cup qui s’avance, ne sont pas trop fades, alors, ne rêvons pas, la tâche de l’Elan apparaît insurmontable. Il ne lui resterait plus qu’à se dire qu’il y a toujours, en sport, une glorieuse incertitude…

 

Pour tout dire, le programme qui est proposé les jours prochains à l’Elan est de ceux susceptible de troubler le sommeil de Claude Bergeaud, de le parsemer de cauchemars…

Strasbourg et Nanterre sont au menu, c'est-à-dire ce qui se fait de mieux en France après 20 journées et depuis que le Champion limougeaud sortant ait renoncé à suivre le rythme imposé. Même si entre les deux matches il faudra patienter plus de 15 jours, Leader’s cup et Télé obligent, même si  il existe une différence fondamentale puisque c’est à Pau, dans son palais, que l’Elan accueillera les banlieusards parisiens…

 

Strasbourg et Nanterre ce sont donc, pour l’Elan, les deux cataclysmes essuyés. On aura l’occasion dans quelques jours de vous reparler de l’expédition dans l’est de la capitale, le 0 sur 17 à trois points des béarnais, leur 46 petits points (plus faible total de la saison) péniblement inscrits, le moins 36 finalement encaissé, bref de leur Bérézina.

A Pau, contre Strasbourg,  un samedi d’octobre, en fin d’après midi, devant les caméras de Sports plus, la pilule avait également été amère. Mo Finley était déjà à l’infirmerie, Darell Mitchell  effectuait ses débuts de pigiste et l’Elan n’avait tout simplement pas existé.  Il se contentait de rendre 58 points à son rival (second plus petit score de la saison) qui lui en avait infligé 28 de plus…

 

Même si Claude Bergeaud avait prévenu depuis longtemps que les siens avaient du retard à l’allumage, beaucoup de retard, il apparaissait quelque peu dépité au sortir des vestiaires : « Strasbourg ne sera pas très loin du très haut… Nous commençons à voir que l’on ne sera pas dans la partie la plus haute du tableau, » lâchait-il…

 

Dix sept journées se sont déroulées depuis, et les propos du coach sont aujourd’hui d’une actualité saisissante : Strasbourg est effectivement tout en haut, quand les siens ont, pour avoir échoué contre Nancy, rétrogradé dans la deuxième partie du tableau (11ème). Nous sommes certes dans une compétition où le moindre succès vous propulse 5-6 places en avant, et réciproquement, donc il faut être prudent pour l’Elan. En revanche il ne fait plus guère de doute que Strasbourg sera le 16 mai au soir, le numéro 1 ou 2 de la saison régulière. Le seul doute serait que cette élimination européenne agisse comme un traumatisme profond…

 

Voilà donc l’Elan confronté à ses travaux d’Hercule et, on le sait il les a très mal entamés en s’inclinant chez lui, dimanche dernier, face à un Nancy qui n’était plus tout à fait Nancy… De deux choses l’une, soit il a été submergé par la pression et l’environnement d’une rencontre qui valait cher, c’est vrai, et il s’est raté comme cela peut arriver, soit il ne fait pas encore la maille, comme une truitelle à laquelle il manque deux ou trois centimètres pour être mise à la poêle…

 

Ce n’est certes pas à Strasbourg, puis contre Nanterre qu’il a envisagé de prendre les points du succès de rattrapage, on ne le croit pas assez fou pour cela, mais sa conduite et sa capacité à résister constitueront tout de même une bonne indication. Car aujourd’hui, plombé de 4 échecs à domicile pour seulement trois succès à l’extérieur, l’Elan est toujours en retard sur le tableau de marche d’un candidat au Top 8. Et puisqu’il disait récemment qu’il ne «souhaitait pas aller en play-off, seulement pour aller en play-off, mais bien pour y battre tout le monde » il serait bien inspiré de le traduire par un acte fort.

 

On ne lui demande pas tant d’aller gagner à Strasbourg (encore que si l’occase se présente…) que de faire un match, un vrai, de retrouver la pêche et l’entrain qui ont fait défaut face à Nancy, et de s’appuyer sur des leaders qui soit des leaders plutôt que de jouer à cache-cache.

En un mot d’être bien dans ses baskets pour simplement affirmer que depuis le début octobre dernier, si la SIG a confirmé, l’Elan lui a terriblement progressé au point de réduire l’écart qui existait alors, de façon conséquente…

 

C’est à ce genre de détails qu’il pourra continuer à nourrir quelques ambitions…

 

*Blessé à la cuisse et déjà absent contre Nancy, David Denave qui traverse un passage délicat sur le plan sportif, sera encore absent du voyage en Alsace que la délégation béarnais rejoindra ce vendredi en avion.    

 

ELAN-NANCY : 76-79, L’Elan trop court…


 

L’Elan a échoué chez lui face à Nancy (76-79) et réalise une mauvaise opération puisqu’il rétrograde en 11ème position quand il visait la 5ème… Mais au-delà du bilan comptable de cette défaite, c’est un sentiment de gâchis qui préside car ce Nancy là très handicapé au Palais des sports était  prenable… Oui mais il aurait fallu un bien meilleur Elan…

 

 

Bien sûr ça s’est joué à un rebond… Celui, offensif, que Vaughn Duggins, l’homme qui a plané sur ce match, est  venu capter à la barbe des béarnais suite à un échec de son pote Benjamin Sene, à 8 secondes de la fin. Le score était de 77-76 en faveur des lorrains. Ce rebond privait donc l’Elan de la dernière possession et offrait à Clark, suite à la faute de Robinson, les deux lancers du succès du SLUC, un succès amplement mérité il faut bien l’avouer…


Car si l’Elan  a comblé  un déficit qui est monté jusqu’à moins 16 (41-57, 26ème) pour venir mourir sur les talons de son hôte, si au final les statistiques lui accordent une meilleure évaluation collective que son adversaire (83-78) – comme quoi le basket n’est vraiment pas une discipline comme les autres- ce sont bien les nancéens qui ont conduit leur barque comme ils l’entendaient, ce sont bien les nancéens qui ont surmonté toutes les difficultés qui les guettaient en Béarn.


 Ils étaient arrivés sans leur leader, Florent Pietrus, le nez en vrac, et opéré, depuis mercredi, et c’était un sacré coup dur. Pas le seul, le second intervenait après un peu plus de 11 minutes de jeu. Pour la deuxième fois de la partie, Randal Falker allait au tapis, mais cette fois loin de se relever, l’homme sur lequel reposait la raquette lorraine, gagnait le bord de touche en rampant et en se tenant le nez en sang.  Quand on le vit à la pause regagner le vestiaire en claudiquant, on comprit que c’en était terminé pour lui aussi… Nancy était donc privé de ses deux tours, dont chacun s’accorde à reconnaître qu’elles n’ont pas leur pareil dans l’hexagone et constituent, à ce titre, l’arme  numéro 1 de leur escouade.


C’est donc à Ryan Reid, peu utilisé jusque là  que fut confié le combat des gros… Mais au cap de la 32ème minute  il était, lui, rattrapé par sa cinquième faute et quittait le terrain définitivement…


On vous fera grâce des trois fautes techniques dont les visiteurs écopèrent également dans la partie…

Quelle équipe aurait résisté  à une telle hécatombe au point de jouer le fin la du match avec deux meneurs (Sene, Clark,) deux ailiers (Duggins, Gladyr) et un faux intérieur (Zianveni) ?

Nancy, mesdames, messieurs…  Avec difficulté certes, mais sa raquette n’était-elle pas un désert, et le tir à trois points son unique et ultime arme. Alors l’Elan entrepris enfin de se jeter dans la bataille. Sans jamais trouver la clé de cette défense de zone que l’adversaire lui proposa, mais enfin avec l’énergie nécessaire, fut-elle celle du désespoir, pour revenir en challenger. Et son retard déjà réduit à moins 12 à la demi-heure (48-60) ne cessa de diminuer. On revit même l’Elan aux commandes à 70-69 (37ème) sur un doublé de Dillard ; or, hormis les agapes du match ce n’était arrivé qu’à trois reprises (14-13, 22-21, 31-29) ce qui confirme bien que le patron était l’adversaire…

Ce ne fut qu’un feu de paille, Nancy repris les rênes et fut-il un squelette désossé, son quatuor de lévriers  lui servit toujours le panier qui fait  un bien fou… Dillard encore, rapprocha bien l’Elan à 76-77 mais c’était peine perdue le dernier rebond revenait à celui qui avait éclaboussé le match, Vaughn Duggins, 26 points à 9 sur 17, 5 fautes provoquées, 6 rebond, 25 d’évaluation… Et des prises de risques au meilleur moment, dans un match longtemps englué et crispant (jamais plus de 5 points d’écart), pour le dénouer et propulser Nancy  sur l’autoroute 42-31)… On monta vous le savez jusqu’à plus 16 !


De quoi les béarnais sont-ils coupables ? D’être tombés sur une équipe  plus forte que la leur malgré tous ses pépins ! Une équipe qui aura laissé beaucoup de plumes lors de sa rude campagne européenne, mais qui y aura aussi appris ce qu’était la dureté… Nancy n’a pas donné dans la dentelle, il a imposé un combat à l’Elan et l’Elan a pris des coups. Plus qu’il n’en n’a rendu. Nancy a maîtrisé avec Duggins mais aussi Clark, Galdyr  et Sène les émotions d’un match à gros enjeu (la 5ème place). L’Elan privé de  Denave au dernier moment  a paru un tantinet  débordé par ses émotions, il s’est montré fébrile donc maladroit et puis, appelons un chat, ses tauliers ont été dominé par ceux d’en face… Les problèmes qu’il a rencontrés sur la zone ne l’ont pas aidé non plus… On aurait pensé qu’il aille défier Nancy, là où il était touché, dessous, il a eu du mal à rentrer les ballons. Il craignait les extérieurs de Nancy… il a eu entièrement raison…


Voilà pourquoi le meilleur a gagné dimanche au Palais des sports… Où Mo Finley  n’a joué que 7 minutes  et presque tout raté. Où Nancy n’avait jamais, pourtant, apparu aussi prenable pourtant… Ce que Didier Gadou résumait joliment malgré sa déception : « Oui la victoire nous semblait promise et c’était on aurait pu, on aurait du… Tous les éléments jouaient pour nous, le vent dans le dos, la grand voile  ça devait filer tout droit. On a simplement oublié une chose, c’est que pour gagner il faut être meilleur que l’adversaire, on ne l’a pas été c’est tout. »


Cruelle réalité mais sur l’heure l’Elan n’était pas encore digne du très haut tableau… Et on ne peur pas dire que l’horizon s’est éclairci avec deux matches à venir face à ce qui ce fait de mieux aujourd’hui en France, Strasbourg puis Nanterre…

 

Les marqueurs béarnais : Dillard 18, Carne 2, Robinson 11, Finley, Sylla 6, Bronchard 4, Bokolo 12, Eré 5, Caïn 11, Driss7.   

 

 

ELAN-NANCY : AVEC FINLEY, SANS PIETRUS !



 

Avec la réception de Nancy (dimanche 17h), l’Elan aborde un mois de février des plus costauds avec deux des actuels leaders du championnat au programme (Strasbourg et Nanterre) et si Claude Bergeaud  jure, bien entendu qu’il gère match après match, le bilan de ce gros bloc en dira beaucoup plus sur le futur de son équipe dans la compétition.  

 

Les béarnais ne veulent plus seulement aller en play-off pour aller en play-off, mais bel et bien pour essayer d’y battre tout le monde ! Ouah, quelle audace soudain, quelle défi, presqu’insolent,  pour une équipe qui n’a figuré dans le Top 8 que le temps d’un week-end,  le dernier, puisqu’en allant gagner à Limoges, Villeurbanne l’en a bouté hors dès lundi soir, une équipe qui n’existe vraiment que depuis décembre…

 

Mais bon, acceptons en l’augure après tout puisque les béarnais avaient promis d’aller gagner à Orléans et qu’ils l’ont fait. Avec suffisamment de brio d’ailleurs pour en revenir le coeur plein d’espoir, des idées plein la tête…On ne saurait trop leur recommander quelque prudence tout de même. Leur double succès face à cette même équipe, pour lancer la saison, ne leur avait-il pas promis des jours meilleurs avant que l’on découvre qu’Orléans était l’un des cancres de la campagne… ?

 

Mais puisque la seule et unique vérité reste celle du terrain, on va être servi, et rapidement. Le programme fait jouer l’Elan, successivement, contre trois de ses adversaires potentiels en play-off : Nancy, Strasbourg, Nanterre, ces deux derniers leaders solidement accrochés!

Nancy ouvre donc le bal, ce dimanche, d’un pan de championnat, non pas décisif, ils le seront tous, mais de nature à confirmer, ou pas, le nouveau rêve de Driss et compagnie, à savoir battre les meilleurs.

 

Et franchement ce premier volet apparaît comme le plus abordable des trois. Non pas que l’on soit de ceux qui pensent que le retour de Mo Finley va transformer radicalement l’Elan et son jeu, non. On croit volontiers Bergeaud quand il dit que personne n’a encore vu le vrai Finley, mais on croit aussi que le coach ne va pas brusquer les choses mais au contraire les distiller  chez un garçon qui n’a que 4 matches dans les jambes cette saison, et guère plus sur les deux derniers exercices…La mécanique n’est pas toute neuve, elle a donné des signes de fragilité, il faut la ménager, même si toutes les précautions ont été prises et si l’homme piaffe d’impatience, on l’imagine…

 

En revanche, et nous ne sommes sans doute pas les seuls, on défend l’idée selon laquelle  l’absence probable de Flo Pietrus, opéré jeudi matin, est un vrai coup dur pour le SLUC. On dit probable, car on imagine combien l’ancien enfant de l’Elan va tout tenter pour protéger son nez cassé et tenir sa place, masqué bien entendu… Si tel est le cas faites confiance au Sluc pour garder le secret !

 

L’autre coup dur de la semaine c’est cette élimination de l’Eurocup,  à domicile, face à Valence. Avant de venir mourir à deux points du succès qui les aurait maintenu en vie (73-75), les lorrains ont jeté toutes leurs forces dans la bataille et Piétrus en a d’ailleurs payé le prix fort sur l’un des derniers rebonds du match. Des forces morales et physiques qui pourraient venir à manquer dans la mesure où le banc n’est pas à rallonge si l’on considère que le quintet Sène, Gladyr, Duggins, Falker, Pietrus est à  presque 60% le pourvoyeur des points de l’équipe. Sans compter combien le fils des Abymes pèse aussi dans le vestiaire sur le banc et dans le rayonnement défensif d’une équipe 3ème meilleure défense de la ligue !

Dans la mesure aussi où les campagnes européennes sont toujours plus lourdes à digérer en cas d’élimination prématurée.

 

Et puis il y a l’Elan, remonté comme jamais et qui se souvient avoir été gagner à Gentilly à l’aller (83-75), avec David Denave (18 points) dans un rôle de leader qu’il a perdu depuis.

L’Elan qui sait que sa dixième place actuelle n’est pas flatteuse, alors qu’un seul point la sépare du cinquième et que justement ce cinquième s’appelle Nancy…

 

Un succès dimanche, non content de mettre en éveil l’hexagone du basket sur l’ascension des béarnais, permettrait une avancée spectaculaire au classement et peut-être plus durable puisque le quatuor qui accompagne  les béarnais  n’abordera pas la journée avec plus de certitudes. Jugez plutôt, Paris  reçoit Nanterre, l’Asvel accueille la SIG, Gravelines abrite la venue du Mans et le Havre va à Cholet… Figurez-vous que dans le plus parfait des cas de figure, les béarnais pourraient être seuls 5èmes à l’issue de la 20ème journée!

Même si ce n’est qu’à la fin de la foire que l’on compte les bouses, voilà une perspective qui va trotter dans les esprits et  renforcer la détermination, si besoin en était…

 

Ensuite il faudra bien sûr traduire tout cela sur le plancher, comme à l’aller, sans précipitation, ni invention mais avec beaucoup de discipline et de rigueur, ces deux facteurs qui conditionnent souvent l’adresse.

 

L’Elan veut changer de statut et s’avancer en challenger des plus grands, OK on en prend acte, tout en rappelant ce que vous savez déjà. Tout comme une équipe se doit de battre Orléans si elle veut prétendre au play-off, cette même équipe doit accrocher Nancy à son tableau de chasse si elle prétend côtoyer l’élite…

 

Avec Finley et sans Piétrus l’occasion est tout de même bien plus belle…

 

*Out jusqu’à la fin de saison, l’ailier Banja SY qui portait (sans grand relief)  lui aussi les couleurs de l’Elan la saison  dernière ne sera pas non plus du voyage 

 

A ORLEANS, 89-75, L’ELAN EST BIEN DE RETOUR !


 

 

L’Elan est allé chercher à Orléans, son troisième succès de la saison à l’extérieur (89-75) avec beaucoup de maîtrise puisqu’il a remporté les quatre quart temps  et s’est vite remis de son départ laborieux. Cette 7ème victoire lors des 9 derniers matches  lui permet donc de « gratter » encore un peu selon le mot de Didier Gadou… Il est aujourd’hui dans le top 8 !

 

« Il faut tout de même assumer les objectifs que nous nous sommes fixés » avait dit Sami Driss  avant de partir dans le Loiret. Le résultat est là. C’est ce qui s’appelle mettre ses actes en accord avec ses propos… Et comme ses partenaires ne semblaient pas avoir totalement compris, et bien le capitaine en a remis une couche. Sur le plancher cette fois, où il est apparu alors que le bateau « vert et blanc » était loin d’avoir trouvé la vitesse de croisière…

 

Ce sont en effet les Orléanais, avec leur arme favorite du tir de loin, qui avaient tiré le premiers  et suffisamment bien  pour prendre le large à 15-7 puis 18-9. Son chapeau de cow boy bien vissé sur la tête, capt’ain Sami est alors arrivé avec son grand lasso  et surtout sa bonne forme du moment… 11 points en 9 minutes, pour aider les petits copains à la peine et puis encore sa marque de fabrique, la chasse à l’adversaire où qu’il se trouve et une énergie communicatrice dont Ebi Ere est le premier à profiter, alors qu’Antywan Robinson ne va pas tarder à suivre…

 

En attendant, l’Elan a trouvé son duo de choc et Orléans va vite retomber de son nuage pour revenir à l’ordinaire de la cantine. C’est un cinglant 15-2 que les hommes de Bergeaud font subir aux locaux  pour renverser la situation avant même le gong du premier quart (24-20).

Et comme ce n’est pas un retour de flammes sans lendemains que les béarnais ont amorcé, c’est un tout autre match qui se poursuit…

 

Un match alerte, où l’attaque prime assurément, sans temps mort et avec deux équipes qui se rendent panier pour panier, car Orléans reste bel et bien une superbe machine à 3 points (8 sur 19 à la pause). L’Elan a tout de même la bonne idée de ne jamais laisser tomber le score, ne concédant qu’une  seule et unique égalité à 29. C’est alors que Robinson  va transformer le duo magique en triplette infernale. A 35-34, le poste 4 de l’Elan aligne une série de 7 points consécutifs et quand vient s’y ajouter un triplé d’Eré, c’est un nouveau 10-0 qui fait mal aux locaux (45-34).

 

L’Elan est en place et va le rester jusqu’au bout. Tout en contrôle et en maîtrise cette fois, il est aussi, et ça aide quelque peu dans ce sport, adroit ! Au point qu’à l’heure des comptes c’est lui qui aura donné la leçon au maître de la spécialité. Oui, tandis qu’Orléans voit son pourcentage lointain s’étioler (3 sur 10 après le repos)  l’Elan vise toujours juste et terminera l’exercice avec un ébouriffant 11 sur 19 (58%), c’est ce qui s’appelle du grand art. Mais comme Orléans a trouvé depuis peu en Sean May un intérieur influent, il possède une roue de secours dont il va se servir pour donner du fil à retordre à l’adversaire.

 

Le match reste donc ouvert, 47-41 à la pause, 68-61 à la demi-heure mais l’Elan  ne laisse jamais Orléans revenir à moins de deux possessions d’écart. Robinson-Ere sont à la marque, Driss-Sylla au contrôle de May qui se fait contrer deux fois sur des ballons un peu chaud…

Dix minutes pour ne pas gâcher, refaire les erreurs du Mans, de Gravelines… L’Elan a aussi appris de ses bourdes et comme l’adversaire retombe dans son pêché mignon en « artillant » à tout va, il va se réinstaller tranquillement dans son match. L’écart  longtemps maintenu à 7 points (70-63), c’est lui qui va passer à l’action avec deux réussites des infernaux  du jour pour retrouver ce qui fut son avantage maximum, plus 11 (76-65). Et comme il fait une gestion de vieux briscard, c’est Orléans qui cette fois confond vitesse et précipitation et se fait prendre en contre… 82-70, 86-72 plus rien ne peut empêcher l’Elan  d’aller s’imposer sur un dernier clin d’œil de Bokolo, 3 points au buzzer avec la planche (89-74), tandis que Driss, Eré, Robinson étaient sur le banc et que le jeune meneur Corentin Carne se voyait offrir 4 minutes de temps de jeu. C’est donc bien l’arroseur qui se faisait arroser dans son palais…

L’Elan  rentrait donc en Béarn en ayant conservé la dynamique que seul le début d’année aura entamé… Le chemin reste encore long et un gros défi l’attend dès dimanche (17h) contre Nancy, mais comme disait l’ancien, tout ce qui est engrangé ne craint plus la pluie…

 

Sans compter la casse qui désormais accompagne chaque journée de championnat. N’est-ce pas samedi, Chalons-Reims qui ne gagnait plus du tout qui va s’imposer au Mans, n’est-ce pas Bourg, la tête dans le seau depuis des mois qui l’emporte à Chalon sur Saône !

Ce qui permet à l’Elan de doubler le second nommé et de rejoindre le premier dans un peloton de 6èmes (avec Paris, Le Havre et Le Mans) dont on saura, lundi soir, si l’Asvel (à Limoges) en fait toujours partie ou non…

 

Didier Gadou qui n’a pas son pareil pour anticiper a déjà noté que ces trois clubs qui accompagnent l’Elan aujourd’hui devront tous passer par la case Palais des Sports  à l’avenir…

 

Ce qui bien sûr ne garantit rien, mais promet pour le moins une suite de championnat passionnante, puisque désormais c’est une certitude, l’Elan est de retour et tient ses promesses.

 

On fera à l’avenir confiance à capt’ain Sami Driss.

 

Les marqueurs de l’Elan : Bokolo 7, Dillard 6, Cain 7, Bronchard 2, Sylla 7, Denave, Driss 16, Eré 20, Robinson 24, Carne.

 

 

 

 

 

A ORLEANS, L’ELAN EST EN MISSION !


 

Désormais exclusivement concentré sur le championnat, l’Elan n’est ni en position très favorable, ni en posture défavorable pour rentrer dans le grand huit du play-off. Il est comme beaucoup d’équipes (13) encore dans le coup sachant que toutes les échéances compteront,  et parfois double. C’est le cas de son voyage, ce samedi,  à Orléans, un mal classé (premier non relégable) où la victoire n‘est pas seulement recommandée mais pratiquement impérative…

 

Remuer un couteau dans une plaie n’a jamais servi qu’à faire plus mal encore, en aucun cas à faire avancer la cicatrisation… Donc on s’est fait mal et les dirigeants de l’Elan sans doute aussi, lundi soir devant le petit écran, à l’heure, où une miss nationale  a fait de Fos-Limoges l’un des quarts de finale de la coupe de France…Bon le règlement faisant du moins bien classé le recevant, c’est devenu Fos-Limoges; mais imaginez une seconde, une seule, qu’à la place de Fos sur mer, il y ait eu Elan Béarnais d’écrit, hein ?  Puisque c’est bien ce modeste pensionnaire de Pro B qui a mis fin le 10 janvier, contre toute attente, à l’aventure de l’Elan en coupe…

 

Ouais, on est passé à côté d’un nouveau classico à Pau et par les temps qui courent ça n’avait pas de prix, sinon celui d’un nouveau « lleno » et qui sait d’un nouvel exploit  puisque le CSP actuel c’est tout de même pas un monstre à dix pattes….

 

Bon, c’est fini on tourne la page et on propose aux béarnais, pour nous dédommager et surtout se faire pardonner, de nous emmener faire un petit tour, voir davantage, de play off  d’ici quelques mois…C’est d’ailleurs leur objectif ! Qui sait si on n’aura pas droit alors à ce fameux classico de légende…

 

Et ça commence par un succès ce samedi à Orléans…

 

Ce n’est pas là, on le conçoit, un discours bien nouveau. C’est même un peu rébarbatif et ça risque de vous lasser.

On en est navré mais c’est ainsi, et Claude Bergeaud ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare que c’est « un match à prendre » et « qu’iront en play-off  les équipes qui se seront imposées chez les mal classés. » Les mal classés on les connaît, Bourg en Bresse le plus mal loti, Boulogne qui a retrouvé un souffle de vie en allant gagner à Chalon-Reims et puis, plus surprenant, beaucoup plus surprenant Orléans, premier non relégable. Surprenant oui  puisque nous sommes là en présence d’un club qui avait terminé 9ème l’an passé écarté du grand huit  au tout dernier moment et qui surtout avait joué la continuité de son effectif, ce qui est souvent le gage de réussite, notamment en début de saison lorsque tous les autres se cherchent et que vous, vous possédez déjà un collectif…

 

En perdant seulement son technicien, Philippe Hervé, fut-il un historique, Orléans aurait-il tout perdu ? Difficile à croire tant son successeur et fidèle assistant, François Peronnet est un personnage de grande qualité. Si aujourd’hui les Mac Alarney, Green, Pelin, Noel, Nix et Harris (attention à lui, il reste sur un 41 d’évaluation à Bourg (32 points à 6 sur 6 à trois points), que du beau monde, ne pointent qu’en 16ème position, c’est que tout reposait trop sur le tir à trois points dont Orléans est le plus gros consommateur de la ligue. Et quand bien même serait-il le second le plus adroit dans ce domaine, il manquait quelque peu de fixation (et de points) à l’intérieur où évolue toujours un certain Fernando Raposo. On parle au passé puisque l’arrivée de Sean May, l’ancien Parisien, semble devoir rééquilibrer l’ensemble. Le succès à Bourg, 15ème défaite de rang, la semaine dernière n’est pas  très révélateur du mieux être des gens du Loiret, c’est à l’Elan qu’il appartiendra de passer au révélateur… Rien de simple au menu donc puisqu’on rejoint Bergeaud pour affirmer qu’ « Orléans n’est pas à sa place… ».

 

Mais ça ne change rien à l’impératif de succès des béarnais, impératif  pour rester dans le peloton compact des 7èmes (ils sont 5), garder un œil sur le duo des 5èmes, et se protéger d’un retour des suivants… Ainsi, à supposer l’Elan vainqueur chez un adversaire qu’il a dominé deux fois en début de saison à Pau,  on se dirigerait tout droit la semaine suivante vers un Elan-Nancy avec comme enjeu la 5ème place ! 5ème depuis quand l’Elan n’a-t-il pas côtoyé de tels sommets ?

 

Voilà bien une invitation à se retrousser les manches et surtout ne pas louper l’occasion si jamais elle se présente comme ce fut le cas à Gravelines et au Mans, ces matches qui font tant défaut à ce jour et qui mettent l’Elan dans l’obligation de … Vous connaissez le refrain !

D’autant qu’une fois n’est pas coutume, doc et kiné n’ont rien eu d’autre à faire cette semaine que l’entretien, l’ordinaire. Pas de bobos, pas de pépins, Claude Bergeaud qui réclamait pour son équipe un tantinet de stabilité aura apprécié lui qui voit se rapprocher le retour de Mo Finley (contre Nancy sans doute) puis de Marko Simonovic (la semaine suivante ?).

Outre la stabilité, le coach a dit que son Elan avait aussi besoin de « régularité », autrement dit de ne pas confondre vitesse et précipitation, comme ce fut le cas au Havre récemment. Dans cette optique le retour en forme de Bokolo est une excellente nouvelle, puisqu’il s’agit d’un « facteur plus »  important mais encore d’un joueur au bagage susceptible de prendre le tempo d’un match, en attendant Finley.

 

Mais on peut mettre à bout à bout toutes le bonnes nouvelles concernant l’Elan, y ajouter la bonne dose de confiance emmagasinée contre Rouen, on tournera toujours en rond pour revenir à ce postulat qui fait obligation à L’Elan d’aller gagner à Orléans, sous peine de perdre encore du temps, or il va être compté désormais, et de placer la barre du succès à l’extérieur encore plus haute, c’est là on le sait un exercice périlleux, surtout dans un championnat où il n’est pas dit que l’on n’ ait pas à sortir la calculette, le règlement sur le quotient, pour départager le plus gros de la troupe…

 

C’est palpitant pour sûr et bon pour capter l’attention du suiveur, malheureux suiveur du basket qui à l’étage du dessus (l’Europe) se morfond comme cette semaine avec le carton plein de nos 5 représentants en Euro Cup, 5 défaites…. !

       

 

ELAN-ROUEN : 83-55, QUE DES BONNES NOUVELLES !


 

La victoire était impérative, l’Elan l’a obtenue sans coup férir (83-55), le point avérage semblait plus délicat à aller chercher (-19), l’Elan l’a effacé dans les grandes largeurs (+28): les béarnais ont profité du retour dans leur palais des sports  pour présenter leurs vœux à leur public de la meilleure des manières…

 

Ce fut la soirée des bonnes nouvelles. Alors que trois matches seulement ont été disputés ce vendredi soir, l’Elan est d’ores et déjà assuré de doubler deux adversaires au classement de la 18ème journée: Rouen, avec lequel il était à égalité et qu’il a surclassé en seconde période, mais aussi Paris battu chez lui par Dijon et que les béarnais rejoignent après les avoir dominés à l’aller…

 

Et ce n’est pas tout, on a aussi retrouvé Yannick Bokolo, le gros transfert de l’inter saison et la grande déception aussi puisque jamais l’international n’avait justifié son statut. Il a donc attendu la 18ème journée du championnat et l’année 2015 pour redevenir le joueur que l’on connaissait, féroce en défense, rapide comme pas un sur ses appuis, et puncheur à la finition.

 

Le sourire qu’il affichait en sortant des vestiaires en disait long sur son bonheur retrouvé, autant que sa ligne de stats : 12 points,  4 passes décisives, 5 rebonds, 16 d’évaluation, autant de records sur la saison, le néo-béarnais tenait enfin son match référence !

 

L’Elan qui a réussi collectivement une grosse performance (119 d’évaluation) et la deuxième plus grosse différence de la saison, pouvait-il lui aussi parler d’un match référence ? Non ! Pour deux raisons. La première, c’est qu’il en tenait un sacré contre Limoges en fin d’année, et qu’il n’a pas enchaîné pour débuter l’année (défaite à Fos et au Havre), Pas question de s’emballer donc ; la seconde c’est que l’opposition proposée par Rouen oblige à poser un bémol…

 

Les portes des vestiaires normands sont restées fermées une grosse demi-heure à l’issue du match, et le propos du coach, Christophe Denis, par la suite, résumait bien ce qui s’y était dit, pas de mental, pas d’esprit de combat, une bonne dose de ridicule…

 

Un chiffre résume l’ampleur du désarroi de Rouen en Béarn : le 36 d’évaluation collective, total sur lequel le revenant Alain Koffi émarge à près de 50% (17) !  C’est assez dire que les débuts des deux nouveaux, Nash et Minard (0 d’évaluation)  ont été insignifiants et que le match des tauliers habituels, Thompson et Cook, n’a guère été mieux noté, 1 d’évaluation et 5 sur 27 aux tirs cumulées!

 

L’Elan s’est donc gavé, de rebonds d’abord 49 à 24, de passes décisives ensuite, 24 contre 10 et il a fini par surclasser un adversaire qui sur la fin n’en n’était plus un…

 

Il lui aura suffi pour ce faire de hausser son niveau de jeu après le repos, puisque s’il était tout en maîtrise et en contrôle après une entame ratée (5 échecs, un ballon perdu) il ne comptait que 7 points d’avance à la pause (37-30). C’était là l’écart maximal de ces 20 premières minutes qui n’avaient pas été très emballantes, pas d’un très haut niveau non plus. Certes Bokolo annonçait déjà son mieux être, mais Koffi tenait encore la dragée haute à Caïn et l’ensemble béarnais tardait à assaisonner son basket de contre attaques et d’intensité, ce qui convenait à l’adversaire…

Le changement de rythme fut radical par la suite, comme si Bergeaud  avait remis les points sur les « I »  lors du passage aux vestiaires. L’Elan repartit donc pied au plancher : contre attaque de Robinson, ballon gagné en défense,  panier de Dillard, puis nouveau jeu rapide conclut par Eré. Le plus beau restait à venir, à 3 contre un, en contre attaque encore, Bokolo, envoyait d’une passe dans le dos, Caïn  écraser la balle dans le cercle.

 

C’est bien sûr en s’appuyant sur l’activité défensive  de Driss, Eré et Bokolo notamment que l’Elan s’était dégagé des espaces  et des couloirs pour courir. 6-0, 10-2, 15-5 la série  des béarnais leur permettait pour la première fois de la soirée de penser au moins 19 de l’aller puisqu’ils naviguaient  désormais à plus 17 (52-35) et que Rouen  se retranchaient sans succès dans le bombardement systématique de loin. Sans succès : 6 sur 31 à trois points au final !

C’est Yannick Bokolo qui se chargea de gommer l’ardoise normande, un  premier panier pour le  plus 18 (56-38), un second pour le plus 19 (58-39). Il eut même le lancer du plus 20 mais le rata et Cook, enfin, au buzzer stoppait l’hémorragie (62-46).

 

Mais il restait dix minutes  et si elles démarraient par un trois contre un gâché et un ballon perdu (63-48), ce n’était qu’un raté à l’allumage. Eré se chargea vite de conclure un jeu rapide et de remettre l’Elan dans le sens de la marche (71-52), le tandem Caïn-Robinson (20 rebonds, 27 points)  se chargeait ensuite de mettre la main sur la raquette et le match (75-52). Driss en profitait pour sortir souffler sous les applaudissements nourris- ce ne fut pas toujours le cas-  mais comme Rouen pointait depuis longtemps aux abonnés absents, le score ne cessait de gonfler, 21-9 sur ce dernier quart gagné haut la main, et 83-55 à la sirène !

 

La faiblesse de l’adversaire, on l’a dit, avait certes facilité la tâche aux béarnais  dès qu’ils s’étaient mis en ordre de marche, mais de là à bouder son plaisir, non le palais était ravi…

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 9, Robinson 13, Denave 5, Sylla 7, Bronchard 3, Bokolo 12, Eré 11, Caïn 14, Driss 9.

 

 

 

      

 

ELAN-ROUEN : GAGNER ET QUI SAIT… !


 

Pour sa seule apparition de janvier au Palais des sports et pour débuter la phase des matches retour l’Elan reçoit Rouen ce vendredi soir (20h30). L’occasion est belle de renouer avec le succès et de remettre au goût du jour les ambitions de play-off pour les hommes de Bergeaud, même si la deuxième partie du contrat, reprendre le point-avérage (moins 19), paraît beaucoup plus compliquée…

 

On le sait, le plan de marche de l’Elan est fortement contrarié par les deux échecs,  notamment, face aux deux promus par le biais des wild cartes, Rouen et Chalons-Reims. Ils ont beau, tous deux, faire bien davantage honneur à leur invitation que les deux promus sportifs (Boulogne et Bourg), ces deux défaites restent une sacrée épine dans le pied des béarnais. D’autant plus qu’ils partirent en Normandie, à l’aller, avec l’étiquette de favoris et que chez eux face aux champenois ils comptèrent jusqu’à 24 points d’avance…

Il ne sert plus à rien de pleurer sur ces points envolés, il convient de les rattraper puisque désormais le compte à rebours est déclenché et que les occasions offertes ne se représenteront plus…

 

Battre Rouen est donc une mission pour l’Elan. La soirée idéale consisterait même à s’imposer de 20 points histoire d’effacer la claque que Juce Thompson, en tête, les nouveaux venus dans l’élite, avaient fait cingler au visage d’un Elan peut-être un peu suffisant ce soir là (88-69)… Mais pas question de brûler les étapes, si les béarnais n’ont pas la mémoire courte tant mieux, il leur faudra poser d’abord les bases d’un succès qui serait le premier de l’année 2015.

 

C’est bien la preuve que l’embellie de la fin 2014 et ces excitantes journées de Noel n’ont pas franchi le cap du nouvel an et que la remise en route est plus laborieuse que prévue même si les pépins qui ont accompagné la reprise en sont, en grande partie, responsables.

Reste que ce serait indélicat d’évoquer les problèmes auquel le clan béarnais doit faire face, lorsqu’on les compare avec ceux qui ont frappé leurs hôtes ces temps derniers… Ce n’est pas moins de quatre joueurs du cinq majeur, affichant tous un temps  de jeu supérieur à 26 minutes dont Rouen était privé la semaine dernière pour recevoir Dijon et jouer –lui aussi- sa place pour la Leader’s cup !  Et, ce n’est pas un si mauvaise nouvelle que ça, un seul de ces quatre là sera opérationnel ce vendredi soir au Palais des sports, Alain Koffi, l’un des désormais vieux routiers de ce championnat débarrassé de ses problèmes d’épaule. Mais ni Cook, l’un des plus beaux CV de la légion US, ni Hamilton ni Trapani ne seront du long voyage en Béarn. On notera entre parenthèses qu’avec 6 pros seulement, et le seul ancien de l’Elan, Thompson comme titulaire, le SPO n’en fit pas moins trembler Dijon et que l’esprit affiché, autant que les valeurs développées ont réjoui le coach Christophe Denis.

 

Pour voler au secours d’un effectif ainsi réduit à une peau de chagrin, les dirigeants normands ont donc fait appel à deux renforts : Tyron Nash et Ricky Minard. Le premier n’est pas un  inconnu des rouennais puisqu’il faisait partie des recrues de l’inter saison mais n’avait pas franchi le cap de la visite médicale, le second possède lui un vrai vécu d’Euroligue.

C’est donc une équipe remaniée qui débarque en Béarn pour une grande première, une équipe que le staff de l’Elan aura eu quelque peine à décortiquer à la vidéo, mais si le match va se jouer, certes sur son aspect tactico-technique, il va se jouer aussi sur d’autres valeurs.

La première, c’est que du fait de son retard dans son bilan, l’Elan n’a plus beaucoup à calculer. Ses ambitions d’appartenir à la première partie du tableau passe par un grand parcours retour fut-il plus compliqué que le précédent avec un voyage supplémentaire.

 

Et Rouen a beau être considéré comme l’une des bonnes surprises de ce premier acte, il fait partie de cette catégorie de rivaux qu’un prétendant se doit impérativement d’accrocher à son tableau de chasse. Un succès ce vendredi et l’Elan doublerait déjà son rival .Le bloc qui est d’ailleurs proposé aux béarnais, avec un prochain voyage à Orléans, bien mal en point,  puis la réception de Nancy est de ceux qui peut leur permettre de se rapprocher de leurs objectifs…

Même si c’est plus compliqué sans Marko Simonovic et avec des garçons comme David Denave et Sami Driss (qui effectue son retour) qui traînent toujours les séquelles d’une blessure.

 

La seconde c’est que l’on peut peut-être compter sur la fierté des béarnais qui en avait pris un sacré coup derrière la tête le 4 octobre dernier pour rendre la monnaie de leur pièce aux Normands… Même si de nos jours, avec la valse des effectifs, le va et vient des jokers médicaux, des garçons comme Kevin Dillard ou Ebi Ere, voire Charles Bronchard (blessé) n’étaient pas de la partie et n’ont pas ce genre de considérations à l’esprit… Il y a tout de même parfois des soirs où la motivation est plus forte encore qu’à l’ordinaire, le classico contre Limoges en restant le meilleur exemple…

 

Et puis, puisqu’il s’agit de la seule prestation de l’Elan devant les siens lors de ce mois de janvier, l’occasion est offerte à l’Elan de présenter  ses meilleurs vœux à son public, autant le faire de la meilleure des façons…

 

En gagnant, c’est indispensable, et qui sait en ajoutant ce grain de folie qui pourrait leur permettre de réaliser une double bonne opération, même si la barre à moins 19, parait très haute…

     

 

   

    

 

LE HAVRE 69 ELAN 61 : PAS SI LOIN ENCORE UNE FOIS !



 

Trop maladroit et trop mal parti en début de match puis à la reprise, l’Elan s’est incliné au Havre (61-69) où il n’a mené qu’à une seule reprise et où Ricardo Greer lui a fait bien des misères… Les béarnais terminent donc la phase aller sur un bilan négatif (8 victoires, 9 défaites) et ne sont toujours pas dans les clous des play-off selon les propres termes de leur boss Didier Gadou…

 

Pas de Leader’s cup, mais c’était un peu prévisible puisque la victoire seule en Normandie n’aurait pas suffi, plus de coupe de France depuis l’élimination à Fos sur Mer, l’Elan va pouvoir se consacrer sur le seul championnat et son objectif majeur de la saison, à savoir accrocher le play-off ! Mais il n’est pas à jour sur un plan comptable et le challenge s’annonce d’autant plus difficile qu’il aura un parcours retour plus compliqué que celui qu’il vient de boucler avec un déficit de victoires…

 

C’est surtout à ce titre que l’échec du Havre, fut-il bien moins infâmant que les précédents, est rageant car une fois de plus l’Elan n’était pas loin et laisse donc échapper une nouvelle occasion de rattraper le temps perdu, et de plus il s’incline contre un concurrent qui pourrait être l’un de ses adversaires directs au sein du peloton compact qui va lutter pour être du grand huit final…

 

Reste qu’avec un pourcentage d’adresse aussi médiocre que celui réalisé au Docks Océanes (32,9%) il lui était difficile d’espérer mieux, même si dans ce domaine les havrais ne l’ ont pas outrageusement dominé (37%), ce qui explique d’ailleurs que la rencontre se soit soldée par l’un des plus petits scores de la saison…

 

Ainsi cette absence d’adresse aurait pu ne pas être rédhibitoire. Mais les béarnais, privés de leur arme offensive principale, Marko Simonovic, mais aussi de Sami Driss, ont totalement raté leurs entames de match. D’entrée de jeu, ils se sont exposés à une course poursuite bien délicate en étant menés de 13 points (17-4), et puis encore, à la reprise de la seconde période ont-ils essuyé un second coup de mou, se retrouvant une deuxième fois menés de 13 unités (33-46).

 

Dans l’intervalle, délicat de leur reprocher quoi que ce soit sur l’investissement où la densité. Ils ont même été à la hauteur au point de revenir dans le coup et d’entretenir le suspense jusqu’au bout. En première période notamment, où avec un cinq plus défensif et un Bokolo collé aux basques de John Cox, ils ont effacé tout leur débours au point de prendre l’avantage à deux minutes du repos (29-28) sur une double réussite lointaine de Kevin Dillard, pourtant pas plus en réussite que ses petits copains…

 

Seulement voilà, si Cox était muselé, Ricardo Greer lui se jouait de Robinson, très long à rentrer dans le match. Et à 37 ans passé, ce brave Ricardo brisait net le retour des béarnais et les renvoyait à moins 6 aux vestiaires (31-37). Autant vous dire que le dominicain n’allait pas en rester là et qu’il allait encore faire bien des misères à ses anciennes couleurs, au point de frôler le triple double (11 points, 16 rebonds, 8 passes pour 28 d’évaluation). Robinson fit pourtant  une seconde période plus enlevée, mais Greer reste Greer c'est-à-dire un sacré guerrier…

 

Comme le redémarrage des béarnais fut aussi « cata » que leur mise en jambes, il leur fallut, à 33-46, remettre les mains dans le cambouis et repartir à la mine… Ce qu’il firent avec une belle obstination et pour la deuxième fois de la soirée, ils écopèrent pour et ramener le navire de l’Elan à flot ou pas très loin (43-48, 52-56)…

 

Nous étions alors dans le dernier quart temps et l’Elan eut alors la bonne idée de ne plus jamais laisser autant de libertés à son rival. Il eut par contre la mauvaise de ne jamais pouvoir faire plus, sans doute faute de carburant, à l’image de Bokolo qui ne tint plus aussi bien un Cox ressuscité en seconde période (15 points), sans doute aussi faute de rotations…

Et si dans ce domaine, les Havrais ne sont guère beaucoup plus riches, ils possédaient un cinq majeur que le temps de jeu (plus de 30 minutes pour Pope, Coxe, King, Brazelton, Greer) n’épuisa pas autant si l’on considère qu’ils offrirent aux leurs 67 des 69 points de la soirée…

L’Elan n’eut pas cette homogénéité, lui qui manqua d’adresse, on l’a dit, mais aussi d’alternance au point de ne tirer que 8 lancers franc et de laisser Tyler Cain à deux petites unités seulement.

 

Et s’il eut du cœur et de la volonté, ce ne fut pas suffisant à faire douter les normands qui sans être souverains (65-59, 67-61) surent profiter de la précipitation des béarnais pour boucler leur succès, celui qui les enverra à la Leader’s cup, un petit évènement pour cette équipe qui joue chaque année le maintien et qui, à mi-parcours le tient déjà dans ses mains… L’Elan  lui devra courir encore après son objectif numéro 1 et s’il peut se dire qu’il n’en n’est pas loin, il sait désormais que le temps va lui être compté…

 

Les marqueurs de l’Elan: Denave, 6, Dilliard 12, Robinbson 10, Sylla 10, Ere 10, Bokolo 6, Bronchard 5, Caïn 2, Carne. 

     

 

ELAN-BOURG : 77-64, ERE ETAIT SUR UN NUAGE. !


 

Vainqueur de Bourg (77-64) l’Elan a bouclé l’année, et les terribles journées de Noël,  par un 4ème succès consécutif qui lui permet de rejoindre le (gros) peloton de septièmes et d’espérer une participation à la Leader’s cup de février. C’est ce qui s’appelle faire le métier car naturellement moins fringants que face à Limoges, les béarnais ont été accrochés une demi heure par une vaillante équipe de Bourg…

 

Didier Gadou, joueur, avait à juste titre une réputation de vieux briscard… Désormais, dans le strict mais élégant costume de directeur exécutif, il est toujours aussi fin limier. Ainsi ce lundi soir alors qu’Ebi Ere, joker médical d’Artur Drozdov, n’a toujours pas donné de réponse  à sa proposition de prolongation de contrat, lui a-t-il, gentiment, tendu un piège. Informant, après match, ses partenaires et  invités de la situation contractuelle de l’américano-nigérian, il les invita à accueillir le jeune homme sous une salve d’applaudissements puis de redoubler d’ardeur lorsqu’il lui poserait la question cruciale… Ainsi fut-il fait. Mais Eré n’est pas né de la dernière pluie et si en bon joueur étranger il a déclaré que tout était merveilleux en Béarn, il a surtout précisé que les deux parties s’étaient donné six jours pour trouver un accord…

 

C’est que, croit-on,  la négociation achoppe sur la durée de la prolongation. L’Elan souhaitant conservé Mo Finley, actuellement en convalescence au USA, il ne souhaite garder Eré que jusqu’au retour du meneur sous peine de posséder un contrat étranger de trop. Le joueur espère lui  une pige  plus longue…

 

Sûr que le Ebi Eré qui a évolué contre Bourg, l’Elan a une naturelle grosse envie de le conserver. Jugez plutôt : 28 points à 8 sur 9 à trois points (longtemps le record de la LNB fut à 8 sur 8), 6 rebonds, 29 d’évaluation,  il a été le facteur plus de l’Elan face à Bourg en ajoutant à sa fabuleuse collection, trois de ses triplés au moment de faire basculer le match…

 

Le match ? Une copie conforme  de ce que l’on attendait, de ce que l’on redoutait aussi… C'est-à-dire que face à une JL Bourg, fidèle à elle-même, sans complexe et coriace derrière son quatuor américain, l’Elan ne laisse apparaître les stigmates de ce fabuleux classico.

L’absence de Denave (cuisse) en était la première conséquence et en prime le staff n’était guère rassuré quant à l’état de santé de Sylla (mollet) ou Driss (gastro)… Remarquez que Bourg était arrivé à Pau sans aucun de ses trois meneurs, Bassett, Morlende, Darnauzan étant porté pâles…

 

Ce ne fut pas pour autant un duel d’éclopés. Ce ne fut pas non plus un sommet avec 35 ballons perdus, également partagés…

 

Bourg fit du Bourg,  un jeu souvent en première intention, un bel investissement, et des renforts étrangers n’ayant pas froid aux yeux. L’Elan fut loin de celui de samedi. Moins en jambes, moins impliqués, moins attentifs, moins agressifs, moins concentrés moins précis, bref  un peu moins bien un peu partout, ses tôliers rataient des choses élémentaires, ses rotations aussi.

 

Sauf Eré. En sortie de banc, l’ailier avait été déjà précieux pour colmater la première alerte à moins 9 (21-30) alors que Bourg  plus combatif faisait la course en tête (19-15) et avait entamé le second quart par un 9-1.  L’Elan recollait grâce à son shooteur princier (33-32) mais il était encore à la peine au repos (41-39) et toujours  par la suite (49-54) mais le 19ème point d’Eré lui valait d’atteindre la demi-heure à égalité avec un adversaire (54-54) qui avait trouvé en Braud un autre sérieux artificier. Et qui jouait parfaitement sa chance.

 

Si le quatrième quart temps n’est plus un enfer pour l’Elan depuis Cholet, il l’est pour Bourg et de façon chronique depuis le début du championnat. La faute aux absences, au manque de banc aussi, les burgiens s’effondrent toujours sur la fin et Pau n’a pas échappé à la règle. Par la grâce d’un Eré aux mains d’or qui ajouta très vite trois réussites lointaines à son tableau de chasse mais aussi de Sami Driss  qui non content de signer 6 points de rang envoya Sylla au dessus du cercle pour un alley-hoop de grand standing. 73-59 sur ce 19-5, l’Elan était monté en température pour réussir un KO attestant de sa volonté de faire le métier jusqu’au bout…

Ses joueurs méritaient un coup de chapeau pour avoir évité le piège tendu et par l’adversaire et par ce lendemain de fête…

 

Même si l’on se devait de constater qu’il avait été servi par une exceptionnelle adresse lointaine (14 sur 21 soit 67%)  alors qu’il rendait une copie  plus que médiocre à l’intérieur avec un petit 37% dans les tirs intérieurs… C’est l’une des particularités de ce sport qui voudrait pourtant que ce soit plus facile de marquer  plus on est près du cercle… Et que dire alors si l’on se rappelle qu’à Nanterre, les béarnais avaient  réalisé un zéro pointé sur 17 tentatives de loin !!!

Ainsi va l’adresse à ce jeu…

 

Plus globalement,  il faut rendre à Claude Bergeaud ce qui lui appartient et se souvenir que le coach avait averti que son équipe ne serait pas, du fait de sa préparation chaotique, prête avant fin novembre… Bien vu puisqu’en décembre  l’Elan a produit une grosse impulsion et remporté 4 de ses 5 matches, ne manquant le grand chelem qu’en perdant au Mans… après prolongations, un match qu’il aurait du gagner mais qui lui a sans doute fait prendre conscience de ses possibilités.

 

Le voilà donc revenu aujourd’hui à l’équilibre parfait (8 victoires, 8 défaites)  et figurant dans la liste des (nombreux) prétendants au tournoi de chez Mickey (l’ancienne semaine des As). Ils sont 6 à pouvoir décrocher les deux billets restant à distribuer et c’est au Havre pour la reprise du championnat (le 17 janvier) que les béarnais iront jouer leur billet… Avec ou sans Eré ? Le mystère demeure.

 

Sauf que les Havrais ont eux signé l’exploit de cette seizième journée en allant gagner à Villeurbanne et que dans le cadre des quotients qui interviendront pour départager les clubs à égalité, l’Elan n’est pas le mieux placé lui qui n’a battu que Paris dans ce peloton de prétendants.

 

Chaque chose en son temps, place aux vacances, bien méritées par ce groupe qui fait de nouveau croire en lui et qui reprendra par un match de coupe de France à Fos sur mer le 10 janvier. Il devrait y décrocher son ticket pour les quarts de finale.

C’est dire si l’aventure continue et promet de belles émotions pour 2015 ! Un vœu, un seul donc, prolongez messieurs cette belle fin d’année.

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 2, Robinson 9, Sylla 4, Bronchard 2, Simonovic 11, Bokolo 0, Ere 28, Cain 10, Driss 11.

  

 

 

ELAN-LIMOGES : 79-69, QUEL GRAND ELAN !


 

L’Elan vainqueur de Limoges (79-69) c’est déjà énorme ! Mais ce n’est qu’une conclusion très restrictive de ce que les 8100 spectateurs du palais ont vécu ce samedi soir. Ce fut 34 minutes durant un véritable cavalier seul des béarnais qui menèrent 34-9 après un quart d’heure de jeu et encore 71-46 à la 34ème minute… Dans le cadre d’un Classico autant vous dire que ça a fait du bruit.

 

Bon d’accord, il faut se mettre à la place de Claude Bergeaud qui dès le retour aux vestiaires, tandis que ses hommes terminaient un tour d’honneur à la manière des gladiateurs vainqueurs du lion, dut s’empresser de faire retomber la liesse et rappeler que dans 48 heures (lundi soir)  il faudrait remettre le couvert à l’occasion de la venue du Bourg en Bresse de Fred Sarre. Et qu’il était impensable de ne pas poursuivre la série de victoires actuelles (3), victoires qui ramènent aujourd’hui l’Elan à 1 point du top 5…Ce ne sera sans doute pas le match le plus simple de la longue série des journées de Noel, compte tenu de ce que David Denave, blessé   à la cuisse, sera vraisemblablement forfait, compte tenu de la dose d’adrénaline et la somme d’effort que les béarnais  ont laissé sur le plancher pour s’offrir un scalp XXL de l’eternel rival limougeaud !

 

Non, ils n’auront pas le temps de le savourer ce succès, que dis-je, ce triomphe, ce massacre !

Et pourtant il fera date !

 

Il y avait au palais ce samedi une kyrielle d’anciens de l’Elan, Didier Gadou au premier rang bien sûr, Thierry son frère, Freddy Hufnagel, Christian Ortéga, Claude Lamarque, Jean Noel Perpère, Jean Luc Deganis, d’autres peut-être, et à eux tous ils en collectionnent un paquet de classico, on vous l’assure. Se souviennent-ils d’avoir déjà dansé sur le ventre du CSP comme l’ont fait leurs héritiers de 2014-2015 en cette soirée qui tint souvent de la magie? Jamais ou alors de très rares fois, il y a bien longtemps! En revanche  ils auront vérifié  que ce même classico ne prend pas une ride malgré les années, qu’il reste une anomalie dans le paysage, un match irrationnel, un combat pour une suprématie tribale, comme si une jouissance particulière était promise au lauréat…

 

Des Limougeauds hués,  un palais  plein comme il ne l’avait pas été depuis 7 ans et debout pour accueillir les siens, une centaine de supporters du CSP hurlant leur haine du béarnais : le décor était planté : ce derby est toujours aussi vivant, il n’appartient pas au passé, c’est un témoin que les générations semblent se transmettre…

 

Il y avait encore sur les maillots de l’Elan, spécialement conçus pour l’occasion, d’énormes étoiles, mais on ignorait qu’elles seraient celles qui allaient le conduire  jusqu’au firmament.

Et pourtant elles se mirent à briller, scintiller de mille feux  dès les trois coups… Avec deux hommes à la clé de cette mise sur orbite, Marko Simonovic, l’arme offensive absolue de ce début de match (18 points au repos, 25 au total) et Tyler Cain, l’arme dissuasive ( 9rebonds en 20 minutes) qui avait obligé Jean Marc Dupraz à envoyer ses trois pivots (Zerbo puis Batista puis Plaisted) pour calmer ses ardeurs. En vain.. Les autres tous les autres ? Ils étaient à la soute en bleu de travail, clé de 12 à la main, chassant l’ennemi  partout où il était, partout où il voulait aller.  Et Limoges  n’eut bientôt face à cette armée de combat qu’une troupe de fantassins en sandales, une équipe sur le reculoir ! 14-2, le départ était idéal, 24-8en fin de quart temps c’était colossal et puis bientôt 35-9, et là c’était simplement surréaliste. Non au bout d’un quart d’heure Limoges n’avait pas atteint la dizaine de points, et puisqu’il était pressé comme un citron au point de dégainer 10 fois derrière l’arc sans le moindre succès, c’est un lancer franc de Smith qui le lui permit. L’Elan bousculait Limoges, le secouait, l’humiliait et le palais jubilait !

 

Bien sûr à cette belle insouciance et cette débauche d’énergie, succéda la question de la résistance et du maintien de ce rythme infernal. Jusqu’ou L’Elan allait-il aller à ce tain d’enfer ? Jusqu’ou Limoges allait-il supporter d’être  mis en pièce et au supplice ?

La défense de zone des limougeauds  brisa quelque peu les courses folles des béarnais, deux séries, 6-0 en fin de mi-temps (43-24) puis 7-0 en début de reprise (45-31) lui donnèrent un teint  moins « palichot »  mais jamais l’Elan ne donna de signes d’essoufflement. Il payait seulement quelques erreurs de jeunesse, 4 points offerts sur remise en jeu, 3 points suite à la faute technique sanctionnant un « flopping » de Dillard, mais Simonovic veillait toujours sur ses intérêts, Caïn moissonnait sous le cercle (15 rebonds) et Robinson et Bronchard rendaient eux aussi coup pour coup à Moerman et Smith… Alors quand le match aurait pu hésiter, l’Elan le reprit à son compte et le 6-1 final du troisième quart  redonna ses aises aux béarnais

(63-43).

 

Porté par un palais en fusion, un palais heureux s’adonnant à une jolie Ola, reprenant Nadau, ou la Péna Bayona, l’Elan toujours aussi solide sur sa défense et peu permissif enfonça le clou dès l’entame des dix dernières minutes et le triplé de Bronchard lui redonna le même avantage qu’au quart d’heure, 25 points  (71-46) quand Limoges était en guenille (34ème)…

Cette fois plus rien ne pouvait lui arriver et s’il allait perdre ce quart temps, une nouvelle fois, personne ne songeait à lui en tenir rigueur… D’ailleurs la banda lançait l’air de enfants du Pyrhée qui est pour le club « vert et blanc » le symbole des grands évènements et nous en vivions un… Limoges avait beau sauver les apparences (79-69) face à une équipe tout à sa joie, le palais se levait comme un seul homme à 38 secondes de la fin  pour saluer la performance et l’exploit.

 

 A un dixième de seconde près, la cerise s’échappa même du gros gâteau, Lucas Dussoulier inscrivait à la sonnerie le dernier panier à trois points du match, le premier de sa jeune carrière, mais l’arbitrage vidéo l’invalidait…

Il lui restera, comme à tous ses partenaires, ce maillot et ce short plein d’étoiles… Ces étoiles qui ont du accompagner le repos des héros de ce 96ème classico… Et le bonheur de plus de 8000 personnes !

 

Mais il ne restait que 48 heures avant la nouvelle échéance, la dernière de l’année, celle à ne pas louper, c’est peu dire qu’aussi beau qu’il fut l’Elan devra vite redescendre de son nuage. C‘est aussi à sa faculté de se remobiliser et d’enchaîner qu’ il grandira, même si ce samedi soir il était grand, très grand…

 

Les marqueurs de l’Elan : Dillard 7, Dussoulier, Robinson 12, Denave 3, Sylla 2, Bronchard 9, Simonovic 25, Bokolo, Ere 1, Kaba, Caïn12, Driss 8.

   

      

 

ELAN-LIMOGES : C’EST UN CLASSICO DONC…


 

 

Le classico est au menu des fêtes de fin d’année. Alors on espère se régaler avec un Elan qui a retrouvé un bel appétit même si c’est un Limoges devenu patron de la Pro A qu’il accueille.

Mais ce match, bientôt centenaire, a si souvent échappé à la norme qu’on se dit que tout est permis. L’heure est venue plus que jamais de mettre en application la devise de l’Elan cette année : on ne lâche rien ! 

 

Sacré Père Noel ! Ne le voilà t-il pas suffisamment au fait des choses du basket pour nous avoir concocté un classico de derrière les fagots … Franchement, il n’y a pas si longtemps, cet Elan-Limoges serait apparu comme l’un des moins pimentés de sa pourtant longue histoire puisque vous ne l’avez peut-être plus en mémoire, on jouera ce samedi le 96ème épisode de cette saga de 36 ans d’âge…

 

L’Elan était proprement dans le dur, à tel point que la venue de Boulogne sur mer, le cancre de la classe, passait pour le match de la peur et qu’on ne parlait plus que de survie du club au plus haut niveau. Dommage collatéral le public se faisait moins nombreux et le dernier carré des fidèles nous paraissait plus résigné qu’enthousiaste. Limoges allait mieux certes mais ce n’était pas trop difficile avec cet effectif surdimensionné pour le championnat, sauf qu’au niveau supérieur ça coinçait grave et l’Euroligue des champions de France tournait au fiasco. Avec deux petites victoires en dix matches, ils étaient sévèrement recalés ce qui fait que l’Elan restait toujours le dernier club national à avoir atteint le Top 16, c’était en 2007. Et puis même dans l’hexagone, le CSP comptait deux gros accrocs dans son parcours,  le premier au Havre,  le second à Chalons-Reims.

 

Tout ça pour vous dire que, très certainement, dans l’esprit de ce match bientôt centenaire et à nul autre pareil, l’Elan n’aurait pas fait la maille et compterait sans doute trois succès de retard sur son grand rival au cumul des rencontres (aujourd’hui, le CSP mène 48-46).

Oui mais ce Père Noel est un beau coquin… Il a fait de Limoges depuis son double succès Villeurbanne-Paris, le seul et unique leader de la Pro A, ce qui rentre dans la logique des choses inscrites en préalable mais qui confère aussi quelques responsabilités. Et dans sa hotte, le vieux monsieur barbu avait aussi des étrennes pour l’Elan : un succès à Nancy excusez du peu, succès qui s’ajoutait à celui de Cholet, ce dernier étant lui-même venu confirmer  une progression sensible même si ça ne gagnait pas encore…

 

Voilà donc que s’annonce un vrai choc avec un patron limougeaud débarquant chez un rival redevenu un outsider. Merci Papa Noel…

 

Du coup, le Palais va se mettre en mode ambiance des grands soirs, et vu comme il s’est remis à vibrer lors des dernières minutes du match de Cholet, on imagine d’ici ce qu’il pourrait être si jamais ses favoris étaient au rendez-vous…

 

Reste à savoir maintenant si, y compris dans cette nouvelle configuration du classico, l’Elan peut réellement prétendre l’emporter face à l’armada du limousin ?  Très franchement la réponse est non ! Sur le papier, comme disent les turfistes, il ferait même une très grosse cote.

Vous prenez les deux effectifs et vous verrez la différence, en nombre tout d’abord, en qualité aussi, en puissance encore et en dimension athlétique enfin. Si vous préférez, l’Elan n’a pas l’équivalent physique d’un Nobel Boungou Colo, il n’a pas non plus le pendant d’un Adrien Moerman, au niveau ou ce dernier évolue ces temps-ci puisqu’il est sur un rythme de MVP français tout simplement, Il n’a pas la réplique d’un Jamar Smith, voire celle d’un Joao Batista, et on pourrait prolonger la liste…

 

Limoges sera donc le favori mais aussi un favori sur ses gardes, car même s’ils n’appartiennent pas à l’histoire de ce derby, les joueurs en sont tout de même imprégnés et Moerman l’a fort bien résumé : « interdit de perdre à Pau, perdre ce match c’est en entendre longtemps parler »… Remarquez que l’observation vaut pour le camp béarnais, Dès la fin du match de Nancy, Denave et Sylla avaient déjà l’esprit au rendez-vous de ce samedi…

 

Seulement voilà,  un match reste un match et sa seule vérité est celle du plancher…Et ce match il intervient tout de même 72 heures après le réveillon de Noel, 96 après le précédent  même si l’on imagine les consignes de sérieux et de rigueur qui auront été données de part et d’autres,  même si une séance d’entraînement était programmé le jour de Noel, c’est une donnée qui peut avoir son influence… On entend, ici et là, des entraîneurs invoquer l’état de fatigue des troupes (Strasbourg), on assiste en cette fin d’année très chargée à des effondrements spectaculaires (Gravelines)…

 

Et puis c’est un Elan-Limoges, c'est-à-dire quelque chose de très spécial qui échappe à tous les standards habituels : qui aurait pensé une seule seconde que l’Elan ait été en mesure d’aller s’imposer à Limoges en février dernier… Et pourtant !

 

Il existe autour de ce classico, un tel parfum, une telle histoire, un tel je-t-aime-moi-non-plus, que l’excitation et l’adrénaline modifient les attitudes, les comportements…

 

Prenons les béarnais,  à l’idée de battre Limoges non seulement ils feraient partie de l’histoire avec un grand H, mais ils seraient alors sur une série de 3 succès avec la perspective (raisonnable) de passer à 4 puisque Bourg sera le visiteur qui clôturera les journées de Noel, le 29,  et la première partie du championnat… La saison ne serait plus la même, plus du tout !

 

Pour que le rêve se rapproche de la réalité, il va falloir sortir un « big game », un gros match. On ne doute pas un seul instant  que Driss et les siens y soient disposés… Ensuite il y a la manière dont cette volonté se traduit sur le plancher et c’est elle qui dira si l’Elan peut le faire ou pas…

 

L’essentiel restera qu’il se donne les moyens d’aller au bout de son ambition, qu’il soit le plus longtemps possible ce challenger insouciant, ce David n’ayant pas peur de Goliath, en un mot cet Elan frondeur et gascon qu’il a toujours été dans le duel, on vous renvoie ici au bilan chiffré des 95 éditions. Il n’y a pas d’autres solutions au problème posé.

 

Rien ne serait plus terrible que d’avoir le moindre regret ensuite, que d’entendre dire « on les a trop respectés », ou encore, « on n’y a pas cru », ou enfin cette expression devenues passe partout « il y avait la place »…

 

Non, on préfère rester pour quelques heures encore sur l’espoir  qu’ « à cœurs vaillants rien d’impossible » et on ne rappellera même pas au joueurs 2014-2015 que bien que n’étant que de passage chez nous, ils sont les dépositaires d’un héritage, celui du petit village gaulois refusant la loi du seigneur de Limoges, puisque ça c’est ancré dans ce maillot  « vert et blanc » qui n’a jamais changé de couleur, si ce n’est par le biais de la sueur qu’il a toujours fallu pour gagner un classico… 

               

 

A NANCY : 83-78, PREMIER CADEAU DE NOEL !


 

L’Elan a signé son second succès à l’extérieur à Nancy, après celui de Paris, (83-78) et il réussit par la même occasion son premier doublé de la saison, et puis, cerise sur le gâteau, il gagne aussi pour la deuxième fois le quatrième et dernier quart temps… Le marathon de fin d’année comportant encore deux étapes on va se prendre à rêver…Après avoir tant douté !

 

Et pourquoi pas Limoges désormais ?  On imagine d’ici le regard  noir des dirigeants béarnais devant cette simple projection… Sûr que dans les vestiaires comme  pour toute la semaine à venir, le mot d’ordre aura été, et sera, de rester les pieds sur terre  et de d’abord se rappeler d’où ils viennent les béarnais. On les comprend et si une petite idée doit naître derrière leur tête avant de recevoir samedi le nouveau leader du championnat et éternel rival ce sera pour plus tard…

 

Sur l’heure laissons les apprécier à sa juste valeur ce cadeau déposé au pied du sapin lorrain. Puisque c’est une vraie performance collective, puisque c’est la première fois de la saison qu’ils s’imposent une deuxième fois consécutive et puis aussi, puisque deux des trois suivants au classement ayant été battus, ils n’auront plus le souci de regarder derrière eux !

 

Est-ce le match référence ? On ne le sait pas encore, ça ne va pas tarder, mais c’est en tout cas le match qui efface définitivement sans doute le syndrome du dernier quart temps. Car si ce n’est pas dans les dix dernières minutes que l’Elan s’est imposé en Lorraine, c’est bien dans cette ultime période qu’il n’a pas perdu, remportant comme contre Cholet ce quatrième quart temps si souvent fatal. Il lui a fallu certes faire de la résistance, trembler aussi mais ni les deux fusées lointaines de Séne – qui rappelaient les deux d’Eïto au Mans – ni le dunk de Pietrus (80-75) n’ont immiscé le moindre grain de sable dans les esprits béarnais. Elle est bien là la clé de ce double succès, il est bien là le changement intervenu à l’Elan.

 

Et, ironie du sort, cette maîtrise paloise des derniers instants, elle a fait perdre les pédales aux nancéens qui n’avaient pas encore tout à fait perdu le mach à 75-80 et lancer franc raté de David Denave, lorsque Flo Pietrus, très bavard et souvent averti, écopa d’une faute technique, tombant comme un cadeau fait à son ancienne équipe. Simonovic se chargea de remettre les siens deux possessions devant (81-75) et comme ensuite Falker y alla de sa faute offensive, la messe était dite, l’Elan gagnait le match qu’il avait contrôlé et n’avait pas laissé s’envoler…

 

Le succès est d’autant plus remarquable que si les deux intérieurs du Sluc  n’ont pas spécialement brillé dans le final, ils ont tout de même fait mal à l’Elan avec leurs 23 rebonds cumulés, et surtout avec les 22 prises offensives de l’ensemble nancéen ! 22 secondes chances c’est considérable et normalement suffisant pour dominer l’adversaire, sauf que ce mardi soir les lorrains n’avaient pas ôté les moufles de leurs mains et que celles-ci sont restées carrés de bout en bout… Y compris celle de leur lutin, Darius Adams, le meilleur marqueur de la Pro A depuis le départ d’Edwin Jackson sous d’autres cieux, qui est resté scotché à 1 sur 9 à trois points…

 

Dans ce domaine de l’adresse les béarnais ont eux été irréprochables et c’est sans doute l’une des clés de leur victoire. Sans qu’ils aient du faire appel à l’homme providentiel comme face à Cholet. Certes David Denave fut souvent vu à son avantage, mais c’est en se répartissant les tâches offensives que les béarnais ont trouvé un équilibre qui les mit tout de suite sur les bons rails…Ainsi dans un match lancé sur des bases NBA avec un premier quart bouclé à 48 points (26-22), l’Elan effaça-t-il son débit de 5 points (9-14) suite à un 6-0 (15-14) et à partir de là il ne perdit plus qu’une seule fois l’avantage au score. C’était en milieu de second quart  lorsque les deux équipes continuaient à jouer au chat et à la souris et que Nancy refit surface à 40-39.

Simonovic en profitait pour réussir son premier panier du jour (42-40) et l’Elan très solide collectivement virait ainsi en tête à la pause (46-42) dans un match où l’on n’était pas avare de points, ce qui convenait à merveille à l’équipe la plus adroite.

 

Le meilleur restait à venir puisqu’après une dernière égalisation à 46, c’est l’Elan qui devenait le patron du parquet infligeant un 11-0 à son adversaire orphelin de son leader. 57-46 puis 60-48, avantage maximum,  ce n’était pas la première fois que les hommes de Bergeaud gratifiaient leur parterre d’un spectacle  de qualité, mais comme ils n’étaient pas jusque là les champions de la conclusion, l’affaire restait en suspens. Moins 7 (64-57) pour affronter le dernier round,  Nancy qui en était alors à 3 sur 19 à trois points relançait Adams en lieu et place de Sène, mais l’homme  était ciblé soit par Dillard soit par Bokolo ou Driss et  c’était trop pour lui… Alors l’Elan ne lâchait rien, se battait avec beaucoup de solidarité et retrouvait même un Caïn fidèle à lui-même alors que le retour au pays réussissait bien à Sylla. Comme la venue de leur ancienne équipe ne galvanisaient ni Bandja Sy ni Florent Pietrus, l’écart restait autour de la dizaine en faveur de l’Elan (71-61, 78-71). Il ne restait plus qu’à s’accrocher pour repousser le dernier assaut de Nancy. Il eut lieu puisque sur une gourmandise de Dillard, Nancy s’approchait à 3 unités (78-75) à 2 minutes de la fin, mais le meneur de l’Elan se rattrapait tout aussitôt (80-75)  et c’est l’Elan qui eut, on le sait,  les nerfs les plus solides pour boucler l’affaire.

 

La belle affaire qui se solde par un gain de trois places  au classement (12ème) avec en point de mire, à une petite longueur seulement, le peloton des cinq clubs occupant la 7ème place…

Oui l’Elan, doit absolument rester les pieds sur terre, ne pas oublier par où il est passé mais comme les journées de Noel continuent, le rêve est aussi permis… Surtout à l’heure où s’avance le classico !!!

 

Les marqueurs de l’Elan : Denave 18, Dillard 14, Simonovic 14, Cain 11, Ere 7, Bronchard 7, Robinson 4, Sylla 4, Driss 2, Bokolo 2.  

 

L’ELAN A NANCY : RIEN D’IMPOSSIBLE !


 

 

L’Elan joue à Nancy ce mardi  pour le dernier match de l’année à l’extérieur. Il est attendu en Lorraine par Florent Pietrus et Bandja Sy mais aussi par une équipe au label européen… Rien de facile en perspective mais dans sa course contre les points perdus l’Elan jouera sa chance à fond et comme sur ces dernières sorties il s’est tout de même montré plus cohérent, plus constant, rien ne l’empêche de rêver…D’autant que c’est bientôt Noel !

 

Puisqu’il se met à gagner le dernier quart temps, puisque depuis le match de Boulogne il est moins dans l’inconstance, l’Elan est-il en droit, dans sa lettre au père Noel, de lui demander de signer pour la première fois cette saison, un second succès consécutif ? Certes, à Nancy, il ne s’en va pas spécialement ce mardi soir  au pays des cadeaux, non là haut c’est le royaume des couguars, et la barre est haute somme toute. Mais voilà, le championnat qui nous est proposé n’est pas comme les autres, il est même sans vraies têtes d’affiche puisque les deux supposées, Limoges et Strasbourg, viennent de se faire surprendre par l’un des promus Chalons-Reims. Ce qui, en un mot comme en cent, revient à dire que tout le monde peut battre tout le monde et que la vérité du jour n’est jamais celle  du lendemain…

 

Ainsi le Sluc Nancy s’est-il lui aussi incliné trois fois à Gentilly cette saison, tout comme l’Elan, simplement a-t-il été plus gaillard loin de chez lui que ne l’ont été les béarnais qui pleurent encore sur les occasions perdues…

 

Mais l’Elan va mieux incontestablement et son succès contre Cholet (92-81) lui a donné une double bouffée d’oxygène. La première par rapport à la zone rouge qu’il côtoyait il n’y a pas si longtemps et dont il s’est considérablement éloigné, sa marge sur Boulogne et Bourg, qu’il reçoit bientôt, constituant désormais plus qu’un matelas. La seconde par rapport à ce dernier quart temps qu’il avait perdu 12 fois et qui lui a permis cette fois d’aller décrocher le pompon !  Même si ce fut essentiellement par la grâce d’un seul homme, Kevin Dillard, on imagine que tout l’ensemble s’est débarrassé de cette boule sur l’estomac qui le détraquait sérieusement…

 

Voilà de quoi poursuivre le marathon imposé par les journées de Noel avec un brin d’optimisme voire d’insouciance et si un long et pénible périple l’attend pour revenir de la Lorraine (13 heures de bus)  il reste l’un de ceux qui n’a pas trop à se plaindre du calendrier puisque les deux prochaines échéances auront lieu à domicile. Car, c’est une donnée à prendre en compte, l’enchaînement des matches les 23, 27 et encore 29 décembre n’est pas anodin. Le moindre petit pépin, le plus petit des bobos, va prendre une importance considérable. Et c’est celui qui aura le plus de fraîcheur, qui affichera la meilleure condition, qui en tirera le plus grand des profits…

 

En gagner deux sur trois serait déjà une bien belle performance a résumé Claude Bergeaud. Comme on suppose qu’il a comptabilisé Bourg (le 29)  dans la colonne des victoires, c’est donc à Nancy ou contre Limoges (le classico revient bientôt) qu’il entend faire parler de l’Elan…

 

Le plus tôt étant toujours le mieux, un succès contre le Sluc, ce mardi soir,  mettrait du beurre dans les épinards et permettrait d’aborder la venue des Limougeauds dans la plus parfaite sérénité.

 

Il y a loin de la coupe aux lèvres c’est certain. D’abord l’Elan n’a gagné qu’une fois loin des ses bases, c’était il y a déjà longtemps, à Paris, et puis l’obstacle proposé n’est tout de même pas le premier venu… Nancy est une équipe d’expérience, pas toute jeune certes, mais sachant monter en puissance quand il le faut et gagner en dureté  dans le sillage d’un certain Florent Piétrus, véritable leader et locomotive. Qualifiés pour le second tour de l’Eurocup, les lorrains possèdent un secteur intérieur de grand luxe puisque l’associé de l’ancien béarnais n’est autre que le MVP de l’an passé, Randall Falker, un joueur à tout faire et le plus souvent à tout bien faire… Derrière, Alain Weisz  a confié les clés du camion à un meneur US, Darius Adams qui, s’il gâche pas mal, n’en réussit pas moins à toujours sortir des lignes de stats qui affolent les compteurs…

 

Si Kevin Dillard avait la bonne idée de rejouer en mode Cholet, l’Elan n’aurait pas de grandes inquiétudes à avoir sur le secteur extérieur où Robinson et Simonovic, voire Denave, peuvent rivaliser avec leurs adversaires. En revanche, la lutte dans la peinture risque de poser davantage de soucis dès lors que Tyler Caïn, l’homme exempt de tous reproches jusque là semble tirer la langue depuis quelques jours. Le pivot béarnais accuse assurément un coup de moins bien et sa douleur au mollet  n’arrange bien évidemment pas les choses… Pourtant l’Elan a besoin d’un Caïn dans ses standards pour affronter le programme proposé puisqu’on l’a dit le menu est copieux, voire indigeste, et ne laissera aucune place à ceux qui ne seront pas en pleine possession de leurs moyens…

 

De la bataille des airs dépendra sans doute pas mal de choses, mais pas seulement. C’est dans l’attitude  et la volonté, la capacité à répondre au défi physique que ne manquera pas d’imposer Nancy et à ne pas perdre la tête dans les moments charnières du match  que l’Elan peut espérer rester dans le match… Comme il le fit si bien à Gravelines, au Mans voire à Chalon, sauf qu’à chaque fois  il fut frappé par le syndrome des dernières minutes  et que cette fois  il s’en est allé en ayant vaincu le signe indien…

 

Et si c’était enfin le signe d’un vrai départ ?

 

On ne parle plus de Leader’s cup, on ne parle plus non plus de play-off, on ne parle à l’Elan que de points à rattraper, mais ils ne sont pas si nombreux que cela ceux qui séparent de la tête du tableau et comme dans ce championnat tout est permis, on peut encore rêver… Surtout que Noel approche et que l’Elan va mieux…     

 

    

      

 

L’ELAN AU MANS : 78-83, COMME UN MAL INCURABLE !


 

Avec l’Elan cette année l’histoire n’est hélas qu’un éternel recommencement ! Battus au Mans (81-78) après prolongations les béarnais ont une fois encore fait naître de réels espoirs de victoire en maitrisant la rencontre… Mais lorsque survient le quatrième et dernier quart temps, c’est un autre scénario qui s’écrit et celui là il est encore et toujours fatal…

 

Les mots pour traduire les maux dont souffre l’Elan Béarnais vont finir par manquer ! C’est désespérant !  Mais que diable se passe-t-il dans les têtes de ces garçons à l’heure de boucler les matches, de poser le couvercle sur la marmite, de mettre le panier qui tue, bref de gagner tout simplement… Le traitement actuel est sans le moindre résultat, le moindre effet, comme si la maladie était incurable, le mal si profond qu’on fini par douter qu’il puisse être guéri un jour… Au Mans, l’occasion était belle de revoir la lumière, disions nous, et une fois encore ils en furent très près ces béarnais pas plus cancres que n’importe lequel de leurs adversaires mais s’offrant inéluctablement en victimes, non pas résignées, mais en victimes tout de même dans les derniers instants…

 

Ce qui s’est passé à Antarès, où le public a tout de même sifflé les siens, c’est ce qui s’est passé à de nombreuses reprises cette année… Le problème c’est qu’à l’issue des 40 minutes, il ne reste à Claude Bergeaud et son staff que l’amertume du résultat, le désarroi d’une  œuvre inachevée, et toutes les interrogations qui vont avec… Oui mais les chiffres eux se moquent bien de l’histoire du match, ils s’empilent et aujourd’hui force est de constater qu’avec 8 défaites pour seulement 4 succès l’Elan est loin du compte, et que même si ce championnat est compact, même si ce championnat sera long, le doute persiste et la venue de Cholet, vendredi prochain au Palais s’inscrit déjà comme un autre match de la peur.

 

A Antarès donc les béarnais ont démarré à côté de leurs basket. Il a même fallu un temps mort peu tendre pour mettre les esprits à l’heure du match puisque certains étaient restés à l’hôtel…

5 balles perdues en moins de 5 minutes, des lignes arrière trouées de toute part et voilà les manceaux partis pour un cavalier seul: 15-4 ! Mais la minute de repos fait un bien immense,  la gestion du jeu est parfaite plus un seul ballon égaré, et la défense se ressaisit en même temps que l’attaque trouve son rythme. L’Elan vire à moins 3 (18-21) avec une première constatation, il n’y a pas eu d’effet Dillan comme il y eut un effet Ere la semaine précédente.

Dans d’aussi bonnes dispositions l’Elan demeure et le Mans qui mène encore 25-23 va se souvenir longtemps de cette position puisque c’est la dernière pour un bon bout de temps… Simonovic, qui redevient à grand pas le leader offensif attendu, fait mouche à deux reprises de loin et le match change de patron pour la première fois (29-25). Rodrigue Beaubois n’est plus la seule vedette de la rencontre, le serbe lui tient la dragée haute. C’est ce qui s’appelle revenir dans la partie. Et l’Elan y reste même si Caïn n’a pas la main aussi chaude qu’à l’ordinaire. Mais les gros font leur travail et gagneront haut la main la bataille des airs, ce qui rend encore plus désagréable l’issue finale.

 

Les visiteurs se détachent même (35-27) et à partir de là vont s’installer en tête jusqu’au repos où ils n’ont guère gâché (43-37).  Et rien ne change à la reprise, le troisième quart étant parfaitement partagé (15-15) avec une dernière réussite de Ere au buzzer pour mieux signaler combien les béarnais sont sur la bonne voie.

 

Il reste donc ce fatidique dernier morceau de match à gérer, mais il démarre on ne peut plus favorablement  puisque Charles Bronchard signe d’entrée sa seconde réussite à trois points de la soirée (61-52). C’est là on vous l’a dit que les premiers sifflets montent des gradins…

Neuf points ce n’est rien en basket on le sait, et 8 minutes c’est long, OK mais les clignotants sont tout de même au vert du côté béarnais et ils le restent encore  jusqu’à moins de cinq minutes de la fin, l’Elan menant toujours 69-63 avec Simonovic et Robinson comme pourvoyeurs principaux de points! Dillan ne fait certes pas des débuts tonitruants, Ere ne confirme pas  à 2 sur 11 la bonne impression de ses débuts, Caïn se dirige vers son second plus petit score de la saison, mais l’ensemble fait corps et s’il ne marque plus beaucoup,  il n’encaisse pas non plus. Et puis Bronchard s’inscrit comme le facteur plus…

 

La seconde victoire à l’extérieur reste donc d’actualité…Jusqu’à ce que Eïto, lot et garonnais d’origine sorte de sa boite  pour enquiller deux triplés, de ce qui vous font un mal fou à la tête et aux jambes… 69-69, l’Elan ne s’est pas écroulé mais il s’est fissuré  et deux balles de match n’y suffiront plus pour relever la tête, David Denave pourtant précieux sur le dernier rebond offensif, échoue et on en reste donc à 71-71, prolongation à suivre, la troisième de la saison pour les béarnais. Elle leur sera fatale, le Mans prend les commandes sur lancer franc et les garde presque sereinement menant de trois puis cinq  puis sept points pour aller cueillir un succès (83-78) qui ne lui tendait pas les bras   mais qui faisait ressortir une fois de plus le très faible pourcentage béarnais à trois points (7 sur 26, 27%)…

 

Les dernières minutes, une adresse défaillante, il n’y avait décidemment rien de nouveau à l’horizon des béarnais, rien sinon une position qui reste bien inconfortable alors que  le mois de décembre n’a pas encore proposé ce qu’il aura de plus délicat…

 

Les marqueurs de l’Elan : Robinson, 15, Denave 11, Bronchard 12, Sylla, Simonovic 25, Dillan 4, Ere 6, Caïn 5, Driss.

 

L’ELAN AU MANS : RETOUR VERS LA LUMIERE ?


 

 

Le voyage au Mans est d’ordinaire rangé au rayon des difficultés majeures du championnat. Dans son antre d’Antarès le MSB s’est installé comme l’un des patrons du basket national… Seulement voilà la roue tourne pour tout le monde, et les Sarthois ne sont pas eux non plus dans les clous des objectifs initiaux… Une occasion pour l’Elan de revoir la lumière ?

 

Le charme de ce championnat c’est qu’il est si compact derrière le trio de tête, qu’un succès, un seul, vous fait passer une équipe des portes de l’enfer, non pas tout à fait à celles du paradis, mais dans une zone où l’air est franchement plus frais, l’horizon plus dégagé…

 

En dominant Boulogne, l’Elan s’est non seulement offert une bouffée d’oxygène mais encore l’opportunité de recoller au gros du peloton et on vous renvoie ici au classement pour que vous constatiez par vous-mêmes qu’il est gros ce peloton.

 

Pour cela il lui faudra aller gagner en terre mancelle et si dans un passé pas si lointain ce pari relevait de la gageure, ce ne semble plus aujourd’hui relevé de la mission impossible…

Le Mans-Elan même combat c’est même ce qui saute aux yeux si l’on relève  qu’un seul petit point sépare les deux équipes après 11 journées. Mais pas seulement.

 

Au départ les deux clubs ont des ambitions bien affirmées : le play-off pour l’Elan, le titre et tout ce qui présentera pour le Mans qui a effectivement offert au revenant Erman Kunter un effectif royal. Pour l’heure il y a, des deux côtés, un sacré retard à l’allumage, même si on le répète, une série de deux succès possède le don de vous remettre sur les bons rails.

 

La faute à quoi ? A trois échecs à domicile, ce qui plombe le bilan de tout prétendant. La faute à qui ?  Mais à la cascade des blessures en grande partie. L’Elan en déplore trois, Bokolo, Finley, Drozdov, le Mans fait état de deux mais l’une pèse plus que les autres sans contestation, celle de Rodrigue Beaubois, la signature la plus prestigieuse de l’intersaison. Le retour de cette petite pépite toute en grâce favorisait les rêves en effet. Mais la mécanique est fragile, très fragile et elle a cassé au point de manquer (6) plus de matches qu’elle n’en n’a joué (5)…Et désormais c’est Dounia Issa qui est sur le flanc pour un bon bout de temps…

 

On vous le disait, Le Mans-Elan c’est aujourd’hui un match d’anciennes grandes gloires qui pensaient être au rendez-vous et qui ne le sont pas… Mais, le vainqueur de ce grand classique gardera tout de même l’espoir et surtout, se dira que tout va mieux puisqu’il aura enchaîné une série, de trois succès pour les locaux et de deux pour les béarnais ce qui ne s’est pas encore produit…

 

Bon, une certitude l’Elan n’aura pas la faveur du pronostic : l’avantage du terrain, le retour en forme de Beaubois (19 points en Finlande mardi soir pour la qualification européenne du MSB), le chantier Charles Kahudi dragster des planchers, entre autres, jouent notamment en faveur des manceaux…

 

Et côté Elan ? C’est justement de certitude dont on manque cruellement  vu qu’une semaine après l’intégration, illico presto, d’ Ebi Ere, il aura fallu procéder à celle un peu plus cool de Kevin Dillard, le troisième meneur appelé au chevet des béarnais compte tenu de la troisième blessure de Mo Finley… Que vaut, transposer sur le championnat Français ce jeune garçon de 25 ans venu de Ventspils que Claude Bergeaud présente comme « intelligent et capable d’avancer sur une défense » ? Que peut-il apporter, de but en blanc, à un poste aussi stratégique que le sien, même s’il est en condition ? C’est la vérité du terrain qui le dira, mais rien n’interdit de penser que le staff béarnais puisse connaître sur ce coup le même bonheur qu’avec l’américain d’origine nigériane plutôt convaincant contre Boulogne…

 

Mais bon c’est vrai aussi que l’on change de calibre au niveau de l’adversité et que le défi proposé est tout autre.

Faute d’autre spécialiste du poste, on peut supposer que Kevin Dillard va endosser la tenue non pas du messie (il n’aurait pas été libre), mais du titulaire et qu’il va passer au révélateur, même si naturellement il aura droit à une deuxième chance…

 

Tout en espérant une bonne surprise de sa part, on ne saurait trop conseiller aux cadres de l’Elan d’avoir pleinement profité de l’agréable promenade face à Boulogne pour refaire un plein de confiance et avoir évacuer tous les démons qui rodaient, même si on a vu que celui du quatrième quart temps avait la peau dure…

 

C’est en effet un Simonovic à ce niveau d’efficacité, un Robinson aussi investi, un Caïn égal à lui-même et exempt de tout reproche, qui peuvent et doivent tirer l’Elan vers le haut, le faire avancer, le décomplexer.

 

Vaincre en terre mancelle n’est pas une partie de plaisir, certes, mais s’il veut revenir à la lutte pour les huit premières places, il va bien lui falloir rattraper et le temps perdu et les bévues commises… Tant qu’il en est encore temps, que les écarts sont minimes, bref qu’il est à même de revoir la lumière !

 

 

DANS L’HISTOIRE

 

Un évènement lors de la dernière rencontre de la onzième journée mardi soir entre Limoges et Chalon : Victor Mopsus est devenu à 15 ans 3 mois et 11 jours, le plus jeune joueur de l’histoire à pénétrer sur un plancher de Pro A…

 

Plus précoce qu’Hervé Dubuisson, Antoine Rigaudeau et le regretté Alain Gilles, le fils aîné de Laurent, l’ancien entraîneur de l’Elan qui fut un excellent meneur lui aussi, est entré dans l’histoire du basket français et de surcroît devant les caméras de Canal Plus.

 

Toutes nos félicitations au jeune garçon bien lancé dans la carrière, et toute notre affection à l’heureux papa…

   

   

 

ELAN - BOULOGNE : 90-59, FACILE MAIS CHER PAYE LE SUCCES !


 

L’Elan n’a pas éprouvé la moindre difficulté pour se débarrasser d’une faible équipe de Boulogne (90-59).  Le match dit de la peur a même tourné à la démonstration des béarnais et à la résurrection de Simonovic (25 points)  mais c’est un succès très cher payé puisque Mo Finley, de nouveau blessé à la cuisse, a du quitter le terrain et que dans la foulée les dirigeants se sont mis en quête d’un remplaçant…

 

Ce pouvait être, enfin, une soirée tranquille, augurant une semaine sereine… Il y avait bien longtemps que l’Elan n’en n’avait plus connu !  Et ça ne l’a pas été.

On jouait la 26ème minute de ce match qui, annoncé de la peur, était passé au statut de douce récréation, et Mo Finley, la tête cachée dans son maillot, comme s’il avait pris un coup sur le nez, prit directement la direction des vestiaires, sans s’arrêter devant le vélo d’appartement, sur lequel il était venu pédaler  à chacune de ses rotations, preuve que quelque chose le chagrinait… Bientôt la haute direction du club, Maer Abid et Didier Gadou, l’y rejoignirent et à la mine qu’ils affichaient quelques minutes plus tard, on comprit que le meneur, à la cuisse fragile, avait de nouveau cassé ! Bien sûr les examens de ce week-end diront avec plus de précisions la nature de cette nouvelle blessure (la troisième)  mais l’Elan n’a pas attendu  pour se mettre en quête de son remplaçant… Dès la fin du match il a actionné son réseau et celui des agents, Didier Gadou lâchant même lors de la réception d’après match : « on sait déjà qui est libre qui ne l’est pas… »

 

C’est que le mois de décembre est désormais lancé et qu’il va être  sans pitié avec son calendrier  infernal et ces échéances que l’Elan n’aura pas le droit de manquer…

Une nouvelle course contre la montre était donc engagée pour trouver un remplaçant à Mo Finley que l’on nous a dit en pleurs dans les vestiaires. Dès samedi soir l’Elan sera au Mans, puis il accueillera Cholet, puis il sera à Nancy avant de recevoir Limoges, autrement dit un programme autrement plus corsé que la venue de Boulogne !

Il reste donc à souhaiter qu’il ait la main aussi heureuse qu’il l’a eue en faisant venir à la hâte Ebi Ere dont les débuts au Palais ont été l’une des bonnes surprises de la soirée, même si la performance du nouveau (14 points, 19 d’évaluation) demande bien entendu confirmation dans un autre contexte.

 

Car on ne va pas vous tenir en haleine plus longtemps, les béarnais ont largement dominé une formation dont on a mieux compris qu’elle soit bonne dernière de la classe et sans doute condamnée à le rester un bon moment. Surtout si elle continue  à  pratiquer ce basket sans la moindre colonne vertébrale et où toutes les composantes semblent jouer leur partition, comme si elles voulaient sauver la patrie, à commencer par ce meneur, Tweety Carter, auquel on aurait bien acheté un ballon tant il met du temps à partager celui du match…

 

On nous annonçait une formation joueuse, coureuse, shooteuse et dangereuse de loin… On l’attend encore. Elle n’a, en tout et pour tout tenue que 5 petites minutes (5-6) avant de se vautrer en multipliant les shoots les plus improbables et en vendangeant  bon nombre de possession… La série sur jeu rapide alignée par  Denave, Finley, et Caïn, lançait l’Elan (13-5) et l’arrivée sur le plancher d’ Ere rompait enfin la malédiction béarnaise des tirs à trois points. Chacun ou presque y allant du sien  le match semblait plier au bout de dix minutes (23-7). On dit semblait puisque avec l’Elan il ne faut jurer de rien avant le quatrième quart temps.

Mais là, franchement l’opposition était si faiblarde qu’il aurait fallu un cataclysme et plus encore pour qu’il se passe quelque chose. Et de fait l’Elan poursuivit sa promenade de santé, retrouvant le plaisir de courir et de trouer la cible, l’ensemble en était à 6 sur 15 au repos derrière l’arc, un évènement, et encore n’avait-on pas encore retrouvé le Marco Simonovic de sa première sortie contre Orléans, ce qui n’allait pas tarder. En attendant Robinson, Ere et l’inépuisable Caïn  (14 points, 13 rebonds)  se chargeaient de faire monter la note. Boulogne était bientôt relégué à 20 longueurs (40-20) puis à 30 (62-32) après avoir concédé 32 points dans le troisième quart, moment où Mo Finley était de nouveau contraint de quitter le plancher…

 

La suite n’eut plus du tout le même intérêt, l’Elan venait de comprendre qu’il paierait cher ce succès d’une déconcertante facilité (90-59)… Mais l’on ne pouvait tout de même pas s’empêcher de noter qu’il allait perdre, une fois encore, l’ultime quart temps (14-15) sans que l’entrée en jeu du jeune Alpha Kaba  pour les deux dernières minutes en soit l’explication principale. Au contraire pouvait-on se réjouir de ce que le club béarnais longtemps chantre de la formation renoue avec l’ouverture de son banc jusqu’aux plus jeunes...

 

 C’était même une satisfaction de plus au crédit des troupes de Bergeaud qui en comptaient pas mal même si une fois encore, compte tenu de l’adversaire et de sa pauvreté, il fallait tout entourer d’un bémol.

 

Mais bon les béarnais n’y étaient pas pour grand-chose et ma foi, après 4 échecs de rang, ils avaient renoué avec le succès et la confiance, ils avaient aussi trouvé en Eré un vrai joker de qualité et la soirée sans atteindre des sommets  pouvait les aider à repartir d’un meilleur pied.

 

Malheureusement les voilà aujourd’hui sans Finley, sans Bokolo, sans Drozdov et dans l’obligation d’un nouveau rafistolage dans l’urgence et l’on se dit que c’est très chèrement payé…

 

Les marqueurs de l’Elan: Robinson 12, Finley 8, Denave 7, Sylla 3, Simonovic 25, Ere 14, Kaba 2, Caïn 14, Driss 5, Bronchard. 

  

 

ELAN-BOULOGNE : Ebi ERE EN PLUS !


 

L’Elan reçoit Boulogne (ce vendredi 20h30), l’un des deux promus sportivement et bon dernier de la classe. Bien qu’on ait du mal à s’y faire, il s’agit d’un match de bas de tableau, d’une importance déjà capitale pour ne pas s’enliser dans la zone rouge… Autrement dit l’Elan est face à ses responsabilités. Il disposera pour la première fois de son joker médical, Ebi Ere, américain d’origine nigériane, venu pour essayer d’enrayer la migraine qui fait rage…

 

Selon toute vraisemblance, l’arrivée du fax de sa qualification n’était plus qu’une question d’heure, hier matin au palais des sports, Ebi Ere, effectuera ce vendredi soir ses premiers dribbles sous le maillot de l’Elan face à Boulogne. L’américain d’origine nigériane est le joker médical signé par l’Elan pour palier à la double absence de Drozdov et Bokolo au cours d’un mois de décembre terriblement chargé, puisque 6 matches sont programmés et que ce ne seront pas les plus aisés…

 

A 33 ans, cet arrière-ailier, solide, possède un CV aussi fourni et exotique que celui que présentait un autre nigérian d’origine passé par l’Elan, Julius Nwosu, et il est censé rééquilibrer les lignes arrières d’un club dans l’obligation de renouer avec le succès sous peine de passer les fêtes plus près de l’enfer que du paradis…

 

L’éternelle question qui se pose dans ce genre de situation, consiste à savoir si une hirondelle reste susceptible de faire le printemps ? Surtout lorsque l’hirondelle en question n’a plus connue la moindre compétition depuis le mois de juin, c’était à Porto-Rico.

L’Elan ne s’est pas posé la question en ces termes; d’abord il lui fallait un joueur supplémentaire, c’est une évidence compte tenu du programme à venir, le meilleur possible, autre évidence, mais pour des contrats d’un mois, personne ne s’est jamais précipité, on attend toujours meilleure opportunité, on espère toujours qu’une porte européenne va s’ouvrir.

Didier Gadou et son staff ont donc eu la chance de tomber sur un garçon grand voyageur devant l’éternel, et connaissant bien de surcroît Mo Finley avec le quel il avait sympathisé lors de leur saison commune à Liège, c’était il y a une dizaine d’années…

 

C’est ensuite un tour de force qu’ont réussi les dirigeants béarnais en remportant le parcours du combattant qui consiste à satisfaire intégralement un dossier de qualification et à le déposer auprès des instances de la ligue 72 heures avant la date du match…

 

Quant à savoir si Ebi Ere, dont les références italiennes sont les plus sérieuses (Varèse notamment)  réussira lui le tour de force de sortir de l’ornière dans laquelle, une quatrième défaite consécutive, a fait tomber l’Elan, on est tenté de prendre le problème à l’envers. Même à l’arrêt depuis cinq mois, peut-il être moins performant que ceux qui sont aujourd’hui en place et travaillent au quotidien sans en tirer le moindre profit?

En un mot, Ebi Ere n’est-il pas capable, l’esprit libéré, loin des tracas de l’Elan de mettre quelques paniers, ceux que les béarnais ne mettent plus, eux dont Bergeaud s’interroge désormais sur le degré de sinistrose qui les guette.

 

Car si le basket est un jeu compliqué, fait de systèmes millimétrés, il existe un facteur qui le rend plus simple et plus facile c’est l’adresse, la finalité de ce jeu en fait…

Et si l’Elan a certes un problème de mental pour gérer ses fins de rencontres, toutes fatales depuis un bon, moment, il a aussi et surtout un problème de réussite que trois chiffres mettent en lumière : il est bon dernier de la Pro A dans l’exercice du tir à trois points (26%), et il reste sur deux records peu glorieux, 0 sur 17 à Nanterre, 3 sur 23 à Chalon… On le sait, l’adresse est aussi le paramètre le plus fluctuant de ce jeu, elle va et elle vient, sauf qu’en Béarn elle est partie et jamais revenue ce qui veut bien dire que les têtes sont touchées d’un terrible problème de confiance. « Même ouverts on ne rentre pas les tirs », constatait tristement Bergeaud à Chalon…

 

Contre Boulogne, ce vendredi soir, des tirs l’Elan va en avoir, c’est une certitude. Le champion de France de Pro B de la saison dernière, n’a pas modifié d’un iota la philosophie qui a fait sa gloire. Tout pour l’attaque, pas grand chose pour le reste, c’est le crédo des nordistes dont il faut tout de même souligner  qu’ils sont les auteurs de l’ascension la plus rapide de l’excellence départementale  à l’élite, de la Ligue Nationale. Sauf qu’au dernier étage de la fusée, ça ne marche plus aussi bien qu’en dessous et qu’aujourd’hui avec près de 90 points de moyenne encaissés, ils ont le bonnet d’âne solidement arrimés sur la tête…

 

Et qu’avec un seul succès en dix rencontres (Chalon), ils sont aussi derniers de la classe.

Bien évidemment une telle situation a entraîné des remaniements de l’effectif et le plus spectaculaire a été l’arrivée d’ Alando Tucker, un ancien premier tour de draft (2007), s’il vous plaît… Et si Boulogne n’a pas gagné pour autant, le staff béarnais n’aura pas manqué de noter qu’au Mans d’abord puis face à Limoges, récemment, les boulonnais ont entrevu la lumière…

 

L’avertissement est à prendre en considération puisque cette équipe qui se pose peu de questions, qui coure vite et qui shoote souvent, ne va pas se heurter en Béarn à une défense de style muraille, ou citadelle imprenable…Elle est donc susceptible de poser des problèmes à l’Elan et de lui compliquer la vie… Au point de le faire replonger dans ses démons, de lui faire perdre pied ?

 

N’exagérons rien tout de même. Certes la situation n’est pas mirobolante, certes aucun mieux n’est apparu malgré le retour de Mo Finley aux affaires, certes Didier Gadou a eu des mots durs en parlant de danger pour l’Elan, certes Bergeaud a parlé d’un rendez-vous comptant double et plus que double, mais aussi importants que soient les deux points mis en jeu au palais ce vendredi soir, il ne faut pas se tromper de cible.

Puisque si chez lui et mis au pied du mur, l’Elan Béarnais ne parvenait pas à battre Boulogne sur mer, cela reviendrait à dire qu’il n’a plus la taille d’un club de Pro A et qu’il n’est plus à sa place dans l’élite…

 

Une perspective  trop éloignée des promesses faites en début d’exercice pour qu’elle soit d’actualité… Même si l’heure est sérieuse et mérite une vraie mobilisation.   

                            

 

CHALON-ELAN: LE TEMPS VA PRESSER !


 

Trois défaites consécutives, trois défaites au Palais, l’Elan n’est pas au mieux de sa forme et son moral ne semble pas au beau fixe. Et pourtant le voilà devant un nouveau challenge délicat, défier, ce samedi, l’autre Elan, celui de Chalon dans son Colisée. S’il veut rester compétitif pourtant, le groupe va devoir rapidement remettre son basket à l’endroit, surtout le jouer avec plus de constance…

 

Aujourd’hui, l’Elan Chalonnais serait du voyage à Dysney, en février prochain, pour la Leaders cup, anciennement semaine des As, qui en même temps que le premier trophée de l’année donne accès à l’Europe, via le chemin  le plus court.

Les chalonnais de Jean Denis Choulet occupent la huitième et dernière place qualificative mais avec leur bilan de 5 victoires pour 4 défaites ils sont au même nombre de points que Dijon, l’actuel cinquième de la hiérarchie.

 

L’Elan Béarnais lui modeste 15ème, restant sur trois échecs ne serait pas du rendez vous chez Mickey… Il est à deux victoires du peloton des derniers candidats… Autrement dit ou il met à profit cette dixième journée pour s’en approcher et rester dans le coup, ou bien, pointant samedi soir à 3 victoires de son rival, il peut mettre une croix dessus et commencer à sortir la calculette en vue du second gros objectif du club, la qualification pour les play-off.

Tel est l’enjeu de ce déplacement au Colisée, toujours délicat même si à l’instar d’autres écuries de renom les Chalonnais sont eux aussi quelque peu rentrés dans le rang quand leur fabuleux triplé de 2012  semblait les propulser vers les sommets…

 

Ce qui est sûr c’est que Chalon vient de réussir là où l’Elan a échoué, c'est-à-dire dans sa faculté de réagir suite à un mauvais coup. Ainsi, battu dans leur antre par Gravelines au terme d’une rencontre digne des plus belles années Maljkovic (57-52), cet Elan Chalon s’en est allé triompher sous les cintres de cette bonne vieille Meilleraie choletaise pourtant difficile à violer elle aussi…

 

Dans un Palais des sports dont il faut bien avouer qu’il n’avait jamais été aussi peu rempli pour un Elan-Asvel quel qu’en fut le cru, les dirigeants palois ont eux vainement attendu que les leurs montrent ainsi les dents, sortent carnassiers de leurs vestiaires suite au double déplacement de Gravelines et Nanterre, l’un sur fond de frustration, l’autre sur fond d’humiliation. Or toute leur seconde période n’a semblé que résignation, abdication,  comme si à un moment donné du match, se produisait une perte de toutes les connaissances acquises… Non Villeurbanne n’était pas la « très grosse équipe » qu’a tenté de vendre le président Maher Abid à ses partenaires lors de la réception, et non, la « gifle de Nanterre n’était pas derrière nous » sous prétexte qu’il y avait eu un match plus serré…Il faut bien donner le change, rassurer ceux qui croient en vous au point d’investir à vos côtés, mais il y avait des responsables béarnais  dont les mines et les réflexions traduisaient  une inquiétude légitime…

 

Non contents de voir s’éloigner les objectifs sportifs clairement affichés en aout, non contents de constater que le palais ne  passionne plus les foules comme il a pu le faire et que ceci ne peut-être sans conséquence économique, ils cherchent le pourquoi du comment. Pourquoi cette équipe  est-elle incapable de cohérence sur 40 minutes, comment ses individualités supposées les plus costaudes rentrent-elles dans le rang au moment justement où il conviendrait qu’elles justifient leur statut et peut-être même davantage…

 

« C’est évident il y a des déceptions » lâchait Didier Gadou  sans mouiller personne en particulier mais il était aisé de deviner  que Marko Simonovic, si brillant lors de sa première sortie contre Orléans en coupe de France, voire Antiwane Robinson, certes régulier mais manquant de leadership, étaient au nombre de ceux qui ne satisfaisaient point le boss…

Un peu plus tard, Claude Bergeaud disait un peu la même chose, même si au nom du collectif qu’il prône et défend au-delà des hommes, il regrettait que « les siens jouent en reculant plutôt qu’en avançant », sous entendant que l’ensemble manquait de percussion donc de joueurs d’impact…

 

Ajoutons à cela, l’absence de Yannick Bokolo qui s’il n’avait  pas encore fait du Bokolo jusque là, restait un « énergizer défensif » précieux et le retour de Mo Finley naturellement un peu juste après 8 semaines d’avance, et vous avez l’étendue des dégâts qui rongent au point de le détruire le collectif, seul capable pourtant de faire oublier  que l’ensemble des nouveaux venus serait plus moyen qu’il n’y paraissait au premier jugement… Un problème supplémentaire vient de s’ajouter au dossier, l’incertitude planant sur la participation au match d’Artur Drozdov souffrant des adducteurs.

 

Bergeaud compte beaucoup sur Finley, son « cérébral » pour remettre tout le monde en place et diriger la manœuvre. L’homme aura eu une semaine de plus de préparation au milieu de ses équipiers et ce n’est pas de trop si l’on se souvient de ses problèmes initiaux et de l’hécatombe des hommes en phase de reprise…

 

Pour Bokolo c’est différent, il est à mi-chemin (deux semaines) de la guérison pronostiquée par le staff médical, mais il continue à s’entretenir.

Il reste donc l’espoir que  ces deux là soient le chaînon manquant au puzzle que Bergeaud s’évertue à rassembler, seul le temps le dira… Et justement le temps c’est ce qui va manquer désormais à l’Elan embarqué, comme tout le monde, dans une fin d’année dense à souhaits avec notamment les opérations de Noël voulues par la Ligue Nationale…

 

Six matches attendent ainsi les béarnais en décembre pour terminer l’année et quatre d’entre eux  nécessiteront un Elan autrement plus au point qu’il ne le fut ces temps ci, on pense à ceux contre Le Mans, Nancy, Cholet et Limoges, ce qui ne veut pas dire qu’il suffira de se baisser pour cueillir les victoires face à Boulogne et Bourg au Palais… Mais bon si vous n’êtes plus en mesure de gagnez  un match de cette nature, autant plier les gaules et partir à la pêche…

 

Et en attendant on aimerait tout de même que ce samedi soir à Chalon, l’Elan fasse l’effort nécessaire à se montrer sous un visage qui puisse augurer des jours meilleurs très vite, en un mot que l’Elan joue la tête haute plutôt que de courber l’échine. On vous le dit l’ennemi de l’Elan va être aussi le temps…           

 

CHALON-ELAN: LE TEMPS VA PRESSER !


 

Trois défaites consécutives, trois défaites au Palais, l’Elan n’est pas au mieux de sa forme et son moral ne semble pas au beau fixe. Et pourtant le voilà devant un nouveau challenge délicat, défier, ce samedi, l’autre Elan, celui de Chalon dans son Colisée. S’il veut rester compétitif pourtant, le groupe va devoir rapidement remettre son basket à l’endroit, surtout le jouer avec plus de constance…

 

Aujourd’hui, l’Elan Chalonnais serait du voyage à Dysney, en février prochain, pour la Leaders cup, anciennement semaine des As, qui en même temps que le premier trophée de l’année donne accès à l’Europe, via le chemin  le plus court.

Les chalonnais de Jean Denis Choulet occupent la huitième et dernière place qualificative mais avec leur bilan de 5 victoires pour 4 défaites ils sont au même nombre de points que Dijon, l’actuel cinquième de la hiérarchie.

 

L’Elan Béarnais lui modeste 15ème, restant sur trois échecs ne serait pas du rendez vous chez Mickey… Il est à deux victoires du peloton des derniers candidats… Autrement dit ou il met à profit cette dixième journée pour s’en approcher et rester dans le coup, ou bien, pointant samedi soir à 3 victoires de son rival, il peut mettre une croix dessus et commencer à sortir la calculette en vue du second gros objectif du club, la qualification pour les play-off.

Tel est l’enjeu de ce déplacement au Colisée, toujours délicat même si à l’instar d’autres écuries de renom les Chalonnais sont eux aussi quelque peu rentrés dans le rang quand leur fabuleux triplé de 2012  semblait les propulser vers les sommets…

 

Ce qui est sûr c’est que Chalon vient de réussir là où l’Elan a échoué, c'est-à-dire dans sa faculté de réagir suite à un mauvais coup. Ainsi, battu dans leur antre par Gravelines au terme d’une rencontre digne des plus belles années Maljkovic (57-52), cet Elan Chalon s’en est allé triompher sous les cintres de cette bonne vieille Meilleraie choletaise pourtant difficile à violer elle aussi…

 

Dans un Palais des sports dont il faut bien avouer qu’il n’avait jamais été aussi peu rempli pour un Elan-Asvel quel qu’en fut le cru, les dirigeants palois ont eux vainement attendu que les leurs montrent ainsi les dents, sortent carnassiers de leurs vestiaires suite au double déplacement de Gravelines et Nanterre, l’un sur fond de frustration, l’autre sur fond d’humiliation. Or toute leur seconde période n’a semblé que résignation, abdication,  comme si à un moment donné du match, se produisait une perte de toutes les connaissances acquises… Non Villeurbanne n’était pas la « très grosse équipe » qu’a tenté de vendre le président Maher Abid à ses partenaires lors de la réception, et non, la « gifle de Nanterre n’était pas derrière nous » sous prétexte qu’il y avait eu un match plus serré…Il faut bien donner le change, rassurer ceux qui croient en vous au point d’investir à vos côtés, mais il y avait des responsables béarnais  dont les mines et les réflexions traduisaient  une inquiétude légitime…

 

Non contents de voir s’éloigner les objectifs sportifs clairement affichés en aout, non contents de constater que le palais ne  passionne plus les foules comme il a pu le faire et que ceci ne peut-être sans conséquence économique, ils cherchent le pourquoi du comment. Pourquoi cette équipe  est-elle incapable de cohérence sur 40 minutes, comment ses individualités supposées les plus costaudes rentrent-elles dans le rang au moment justement où il conviendrait qu’elles justifient leur statut et peut-être même davantage…

 

« C’est évident il y a des déceptions » lâchait Didier Gadou  sans mouiller personne en particulier mais il était aisé de deviner  que Marko Simonovic, si brillant lors de sa première sortie contre Orléans en coupe de France, voire Antiwane Robinson, certes régulier mais manquant de leadership, étaient au nombre de ceux qui ne satisfaisaient point le boss…

Un peu plus tard, Claude Bergeaud disait un peu la même chose, même si au nom du collectif qu’il prône et défend au-delà des hommes, il regrettait que « les siens jouent en reculant plutôt qu’en avançant », sous entendant que l’ensemble manquait de percussion donc de joueurs d’impact…

 

Ajoutons à cela, l’absence de Yannick Bokolo qui s’il n’avait  pas encore fait du Bokolo jusque là, restait un « énergizer défensif » précieux et le retour de Mo Finley naturellement un peu juste après 8 semaines d’avance, et vous avez l’étendue des dégâts qui rongent au point de le détruire le collectif, seul capable pourtant de faire oublier  que l’ensemble des nouveaux venus serait plus moyen qu’il n’y paraissait au premier jugement… Un problème supplémentaire vient de s’ajouter au dossier, l’incertitude planant sur la participation au match d’Artur Drozdov souffrant des adducteurs.

 

Bergeaud compte beaucoup sur Finley, son « cérébral » pour remettre tout le monde en place et diriger la manœuvre. L’homme aura eu une semaine de plus de préparation au milieu de ses équipiers et ce n’est pas de trop si l’on se souvient de ses problèmes initiaux et de l’hécatombe des hommes en phase de reprise…

 

Pour Bokolo c’est différent, il est à mi-chemin (deux semaines) de la guérison pronostiquée par le staff médical, mais il continue à s’entretenir.

Il reste donc l’espoir que  ces deux là soient le chaînon manquant au puzzle que Bergeaud s’évertue à rassembler, seul le temps le dira… Et justement le temps c’est ce qui va manquer désormais à l’Elan embarqué, comme tout le monde, dans une fin d’année dense à souhaits avec notamment les opérations de Noël voulues par la Ligue Nationale…

 

Six matches attendent ainsi les béarnais en décembre pour terminer l’année et quatre d’entre eux  nécessiteront un Elan autrement plus au point qu’il ne le fut ces temps ci, on pense à ceux contre Le Mans, Nancy, Cholet et Limoges, ce qui ne veut pas dire qu’il suffira de se baisser pour cueillir les victoires face à Boulogne et Bourg au Palais… Mais bon si vous n’êtes plus en mesure de gagnez  un match de cette nature, autant plier les gaules et partir à la pêche…

 

Et en attendant on aimerait tout de même que ce samedi soir à Chalon, l’Elan fasse l’effort nécessaire à se montrer sous un visage qui puisse augurer des jours meilleurs très vite, en un mot que l’Elan joue la tête haute plutôt que de courber l’échine. On vous le dit l’ennemi de l’Elan va être aussi le temps…           

 

ELAN-ASVEL, 67-78, LES MEMES MAUX, TOUJOURS.


 

C’était le match à ne pas perdre et l’Elan l’a perdu, 67-78 , face à Villeurbanne dans un « classico » dénué de passion, à l’image d’un palais des sports bien loin d’avoir fait du monde… Il faut dire que les béarnais n’ont pas donné l’impression de mettre tous les ingrédients pour conduire à bien la révolte attendue… Au contraire ont-ils paru très vite gagnés par la résignation.

 

Trois défaites de rang, une quatrième apparition télévisée pour autant d’échecs, l’Elan n’est pas guéri de ses maux et une fois encore le dernier quart, celui où tout s’est joué,  lui aura été fatal ce qui est désormais sa marque de fabrique…

 

Disons le tout net ce ne fut pas un Elan-Asvel de grand tonnage. Ce fut même un  match fidèle à l’état de santé actuel de ces deux monstres sacrés qui ne sont plus ni monstres et encore moins sacrés. Cet état de santé précaire, l’indécision au score, il y eut dix changements de leader, plus quelques coups de sifflets grand guignolesque, n’auront jamais permis au choc de décoller, et au final c’est l’équipe qui possédait le plus de talents individuels (Jackson, Green, Sy), le plus de percussion qui s’est logiquement imposée !

 

Pourtant l’accueil des béarnais sur le terrain par une haie de danseuses de french-cancan, leur avait donné des ailes aux troupes de Bergeaud. Et à mettre un rythme infernal dès que faire se put, à porter le fer à l’intérieur avec Cain et à prendre son rival de vitesse avec plus de mordant, l’Elan parut vouloir jouer les patrons, profitant aussi de trop de gourmandises  de Jackson. Logiquement il créa le premier break à 19-7 mais une dernière minute cata offrit un 6-0 à l’Asvel (19-15) et sans le savoir encore on avait là, hélas, la courbe de l’électrocardiogramme des béarnais. Car avec Andersen en lieu et place de Nivins, l’accès de la peinture  fut moins aisé, et les extérieurs comme souvent se mirent à jouer à… l’extérieur !

 

 L’Asvel prit donc les commandes face à une équipe seulement nantie de deux petits points en 5 minutes (18-21)  et le chassé croisé qui s’installa jusqu’à 27-28 fut brouillé par deux coups de sifflet qui coûtèrent chers et immérités, 4 points, à l’Elan. D’où le plus gros écart pour les visiteurs (27-33)  mais c’était au tour de Simonovic, cette fois, de sortir la kalachnikov et de frapper  de loin deux fois pour une égalité parfaite au repos (33-33) !

 

La suite semblait devoir être du même tonneau, mais les premiers clignotants orange s’allumèrent du côté de l’Elan où l’on chercha la doublure de Mo Finley, lequel fit du bien c’est sûr, mais il n’avait naturellement pas des quantités inépuisables de carburant dans les jambes. Le mal qui frappe cette équipe réapparut donc, des porteurs de balle sans solution, plus grand chose qui ne bouge autour, des prises de décision inexistantes dans le petit manuel, et des ballons perdus ! Le résultat ? Evident, l’Asvel qui s’en réjouit et largue son rival à moins 11 (44-55). Mais on l’a dit la grande dame n’est pas non plus d’une dimension extra-terrestre, et comme la gestion de Yohann Sangaré, à cet instant du match, fut un grand moment d’approximation, l’Elan en profita à son tour, à coup de lancers d’abord (5 sur 6), puis sur une interception rageuse de Drozdov et enfin un 2+1 de Robinson (54-55) !

 

Ce 10-0 devait, pensait-on, redonner un tonus d’enfer aux hommes de Bergeaud, mais la lumière s’est éteinte aussitôt, ou presque, après être revenue.  Green au bout des 24 secondes, puis Amara Sy sur une remise ne jeu ligne de fond redonnait un petit matelas aux leurs (54-62) et si Finley porta la maison béarnais sur ses épaules fragiles (56-62) ce fut la dernière fois… Il restait 7 minutes à jouer et elles furent toutes villeurbannaises, le syndrome était revenu, l’Elan n’y était plus, l’Elan ne jouait plus sinon en reculant  et sa résignation gagnait aussi les gradins… C’est cette image là qui fait mal aussi  celle d’un public si dépité qu’il ne rugit même pas une dernière fois. Les siens en auraient eu un besoin pressant pourtant, ce match si indécis tournait au festival villeurbannais et à 60-74 on put craindre la raclée…

 

Reste que battu 67-78, l’Elan venait de concéder 45 points en vingt minutes, c’est peu dire que l’effet des danseuses en petite tenue et jambes légères avait disparu… Le mystère d’une équipe dont le jeu se liquéfie au fil du temps, dont la perte des repaires est terrible, demeurait donc intact… Ce qui n’est plus intact en revanche, c’est le bilan chiffré des béarnais, puisque les voilà désormais englués dans la partie basse du classement. Le miracle Finley n’avait donc pas eu lieu même si le bonhomme a fait du bien et si sa condition devrait aller en s’améliorant. Reste que le temps va commencer à presser, surtout si les objectifs demeurent toujours aussi hauts…

 

Les marqueurs de l’Elan: Robinson 19, Finley 9, Drozdov 5, Denave 8, Sylla 1, Simonovic 17, Cain 8, Driss, Bronchard.

 

*A noter qu’une minute d’applaudissements très nourris a été observée avant le coup d’envoi à la mémoire d’Alain Gilles, un hommage à la dimension du personnage, et un bon point à mettre à l’actif du palais.     

  

 

ELAN-ASVEL, DEUX CRACKS MAL EN POINT


 

L’Elan et l’Asvel qui se rencontrent ce samedi après midi en Béarn ne sont pas à jour. Leur bilan est déficitaire et si tout reste possible compte tenu de ce que le championnat reste très compact, il y a fort à parier que le perdant fera son deuil d’une qualification pour la leaders cup de février et restera en proie à ses doutes…Malheur au perdant en quelque sorte !

 

Canal plus, et l’on parle de la chaîne premium, celle au plus de 7 millions d’abonnés, prévoit beaucoup de choses… Elle a même prévu ce samedi après midi au Palais des sports d’équiper deux joueurs (*) de micros… Après avoir violé l’intimité des vestiaires, la télé va donc violer  celle du banc, du terrain, à moins que l’opération soit du même fiasco que les caméras ficelées autour du crâne des arbitres du top 14 !  Tout ça est un peu ridicule, mais l’on s’égare. Ce dont on est sûr en revanche que Canal Plus n’avait pas prévu, c’est que sa programmation du jour, le classico bis, mettrait en opposition le 13ème du championnat contre le 15ème !

 

Oui l’Elan et l’Asvel sont dans les profondeurs du classement ce qui attention, ne veut pas dire grand-chose non plus puisque le 8ème donc dernier qualifié pour la leaders cup de février ne compte qu’une victoire de plus…

 

Mais tout de même à l’œil nu ça fait tout drôle et plus encore de penser que si, ce samedi soir le perdant de ce 108ème duel singulier  ne sera pas à égalité avec le premier relégable, c’est que Limoges n’aura pas perdu chez lui face à Bourg en Bresse !

Canal Plus sera donc bien là, à un horaire d’habitude réservé aux gens de l’ovale (14h55) et l’Elan tentera de briser la série, lui qui en est à 0-3 devant les caméras, de laisser à son rival les railleries qui accompagneront le battu!

 

Car nous sommes quand même en présence de deux grosses puissances, les premier et septième budgets du championnat,  la 2ème et la 7ème plus grosse  masse salariale, deux clubs qui affichaient des ambitions, le titre pour les « vert » lyonnais, le play-off pour les « vert » du Béarn…

 

Comme quoi, ici comme dans beaucoup d’autres domaines l’argent ne fait pas forcément le bonheur –du moins pour l’instant- Car on ne saurait soupçonner, une seule seconde, deux personnages aussi compétents et au fait des choses de leur sport, que Didier Gadou et Tony Parker, de l’avoir mal dépensé.

 

Prenons l’Asvel. Très à l’aise côté portefeuille, dans la perspective de poser les bases d’un grand club européen, elle est allée chercher ce qui se faisait de mieux, ou pas loin, sur le marché français: Taurean Green à Limoges, David Lighty à Nanterre, David Andersen à Strasbourg, et Ahmad Nivins à Pau. Pas sorcier  quand on est riche !

 

L’Elan maintenant, il n’a pas fait aussi spectaculaire mais avec bien moins de liquidités il pensait, et beaucoup avec lui, avoir reconstruit quelque chose de séduisant et prometteur. Deux victoires d’entrée contre Orléans, le bébé était bel et bien baptisé mais on ignorait encore que cet Orléans là  ne ferait pas la maille.

 

Et chacun donc de chercher les causes de ce départ un peu raté, et puis surtout les solutions !

Villeurbanne a ciblé Pierre Vincent le coach qui disait en aout : « nous avons une très belle équipe sur le papier, maintenant il va falloir la mettre ne musique »…. Ce qu’il n’a visiblement pas réussi puisque la mort dans l’âme et malgré une amitié indéfectible, TP le boss, vient de le débarquer…

 

L’Elan lui pense que beaucoup de ses maux viennent du meneur, enfin du pigiste venu suppléer Mo Finley. Peu disert, encore moins charismatique, manque de leadership et de tête dans les fins de match qui ont coûté si cher, Darrell Mitchell est aujourd’hui à Monaco et Mo Finley revient aux affaires après huit semaines de soins.  Voilà le cérébral qui manquait dans le puzzle semble dire Bergeaud… Puisse-t-il avoir raison; mais prudence, le garçon n’est plus du premier âge, son corps s’est oxydé plus d’une saison, celle passée au chevet de son épouse malade, et le risque de récidive est peut-être plus grand que pour un autre sujet…

Depuis le fameux choc psychologique, et la prise de fonction par l’assistant Nordine Ghrib, l’Asvel s’est remise à gagner. « Il n’y a que la victoire qui va nous soigner » a déclaré le coach. Oh certes il n’y a rien d’exceptionnel dans ce qu’on fait les villeurbannais, venir à bout de Boulogne sur mer puis des Dragons d’Artland, n’est pas un exploit. Il s’agit tout de même des deux derniers de classe du championnat et du groupe européen…Mais avec le succès revient le sourire…

 

Pour les béarnais tout est à venir puisqu’on ne sait pas encore concrètement ce que le retour de Finley va modifier. Sur l’heure, ils restent sur un match de « zombies », dixit Bergeaud,  à Nanterre.

Un match qui empêche de rêver. Mais il y a eu Gravelines et 33 minutes superbes pour espérer. Quel visage montrera l’Elan privé de Yannick Bokolo pour un mois suite à la glissade fatale à son genou et avec un Sami Driss ménagé toute la semaine ? C’est bien évidemment cette réponse qui résoudra une grande partie de l’énigme du jour, même si son rival n’est pas certain de disposer d’un David Andersen en pleine possession de ses moyens.

 

Nous sommes donc à des années lumières de ces « classicos » qui dans les années 90 passionnaient notre basket national, ce samedi après midi à Pau c’est un autre enjeu qui préside puisque le perdant sera reversé en bordure de la zone rouge, avec l’angoisse et le stress qui vont avec . Ce que ni l’un ni l’autre des deux protagonistes n’avait véritablement envisagé. 

 

  

      

   

 

LES 6 NOUVEAUX DE L’ELAN !


 

L’Elan qui a perdu 7 joueurs pro à l’inter-saison les a remplacés par 6 nouvelles têtes avec un crédo: l’expérience. On passe en revue le bataillon des nouveaux venus dont 4 ont déjà joué sur le plancher du Palais des sports et on vous livre l’avis de Didier Gadou sur ce recrutement.  

YANNICK BOKOLO (29 ans- 1m88- Meneur arrière)

C’est assurément un nom qui parle aux fans de basket ! L’arrière natif de Kinshasa compte quelques 380 matches en Pro A, 5 sélections All Star,  et 92 sélections en équipe de France, où il a été lancé par un certain Claude Bergeaud. Cinq saisons au Mans puis six à Gravelines, ce joueur aux jambes de feu, s’installe trois ans en Béarn  c’est dire qu’il n’a rien d’un oiseau migrateur. C’était, sur le marché de l’inter-saison l’un des gros poissons à pêcher et à ce titre l’Elan a coiffé pas mal de monde sur le poteau de la signature.

L’avis de Didier Gadou :  « Il était l’un des deux internationaux français sur le marché, le second, Flo Piétrus étant hors de prix, il y avait effectivement beaucoup de concurrence  pour le signer. Les objectifs du club, le contrat de trois ans et notre histoire ont finalement fait pencher la balance. On sait qu’avec lui on possède une garantie défensive, en même temps qu’un accélérateur de particules et une agressivité vers le panier. Il est un poste 2 mais peut venir au relais de Mo Finley en poste 1.»

 

ANTYWANE ROBINSON (30 ans- 2m03- Intérieur)

Retour à l’Elan pour le doux Antywane que Laurent Mopsus avait fait venir lors du grand chambardement de l’équipe  en décembre 2007. Sauf qu’il débarquait alors de la D-League américaine. Depuis il s’est forgé une sacrée expérience européenne en passant trois saisons à Cholet où il a connu les trois coupes d’Europe, puis une en Turquie, une autre en Italie et enfin une à Riga en Lettonie. Un sacré palmarès aussi  mais il n’a pas changé, il est toujours aussi souriant et charmant.

L’avis de Didier Gadou :«  C’est un joueur au shoot fiable à trois points, sachant jouer dos au panier et capable de rentrer le ballon à l’intérieur. Son expérience européenne et notamment française nous fait gagner  un temps précieux au niveau de l’intégration. S’il ne connaît plus grand monde, il connaît le club et c’est un plus. »

 

MORRIS « MO » FINLEY (33 ans – 1m80 - Meneur)

C’est le gros CV du recrutement estival de l’Elan !  Ne serait-ce cette année et demie passée sans jouer depuis mai 2013, il n’y aurait pas la moindre question sur  ce meneur gros calibre  doublé d’un gros scoreur ce qui lui valut d’être au Monte Négro  puis en Italie le meilleur réalisateur. Mais sa grosse référence c’est d’avoir porté pendant trois ans les prestigieux maillots  de Sienne (doublé coupe-championnat) et de Milan (19 matches d’Euroligue)

L’avis de Didier Gadou : « C’est un garçon que l’on suit depuis deux ans mais les problèmes de santé de sa femme  lui avaient fait prendre du recul par rapport au basket. Il nous arrive aujourd’hui avec des kilomètres d’expérience et un véritable leadership. Il place, il hurle, il est vite dans le jeu soit par la passe soit par le dribble, pour tout dire il me tarde de le voir à l’œuvre ».

 

CHARLES HENRI BRONCHARD (32 ans -2m – Intérieur)

Comme il a cru que Denave et Driss seraient des joueurs capables de franchir la marche ProB-ProA, Bergeaud pense le grand barbu Bronchard  susceptible d’être une valeur ajoutée à sa raquette.

Le gaillard a un vécu impressionnant : 9 saisons de Pro B et plus de 300 matches disputés à gros temps de jeu. Il arrive du Portel où il était depuis deux ans et avait mérité les galons de capitaine. Il est plus qu’honoré  d’avoir été appelé par l’Elan.

L’avis de Didier Gadou : « Un groupe a besoin de soldat pour faire le ciment. Il en est un. Il y a des joueurs qui préfèrent être sur le banc de la Pro A, d’autres qui préfèrent jouer beaucoup en Pro B. C’est son cas puisqu’il a 30 minutes de temps de jeu moyen. Il va nous apporter son expérience, son intensité et puis son esprit maillot. Ces garçons sont des joueurs de club par excellence. » 

 

TYLER CAIN (26 ans- 2m03- Pivot)

Cet ancien pilier de South Dakota était une star à sa sortie de fac où sa réputation de gros défenseur en fit deux fois le numéro 1 de sa conférence. Barré par la taille pour l’échelon supérieur de la NBA, il débarque en Europe dès 2010 et fait le bonheur du VEF Riga, double champion. L’an dernier il réalise une très solide saison en Italie: 17 points, 11 rebonds sur 30 matches avec Forli. Ce n’est pas un pivot vertical et aérien, mais il est solide sur jambes et lit parfaitement le jeu.

L’avis de Didier Gadou : « C’est un jeune pivot comme on en voit beaucoup désormais qui sont plus des 4-5 que de vrais 5. Il est petit certes mais il a de très grosses mains et une mobilité à toute épreuve. Ce qui ne l’empêche pas d’aimer le combat. Là encore on a beaucoup misé sur l’expérience européenne et la connaissance du jeu pratiqué ici. »

 

MARKO SIMONOVIC (28 ans -2m01- Ailier)

Le médaillé d’argent de la première et toute récente coupe du monde, devrait être la recrue phare de l’Elan. Simonovic possède  la panoplie du parfait joueur serbe, c'est-à-dire qu’il sait et peut faire beaucoup de choses sur un terrain de basket même si sa force principale demeure le tir à trois points et la percussion. C’est à Belgrade sous les couleurs d’un des deux monstres du basket national (l’Etoile Rouge)  qu’il était revenu depuis deux ans après trois saisons au Montenegro.

L’avis de Didier Gadou : « Percussion, adresse, mais surtout stabilité voilà ce que Marko devrait nous apporter. A 28 ans il est désormais en pleine force de l’âge et sur les matches du tournoi international du mois d’aout, ici à Pau on a vu tout ce que garçon savait faire sur un terrain. Pas de doute qu’il soit l’un de nos gros leaders offensifs ».

 

CAVALIERE ET LE NEVEU DE KABA

A ces six recrues viennent donc s’ajouter, les trois joueurs conservés soit David Denave  (« ilétait très courtisé mais on s’est battu pour le garder », Sami Driss(« on le garde sur des critères précis, il porte le message du coach, il peut jouer sur les postes 1,2,3, c’est un allaround player », et Abdel Sylla(« on croit en lui, il doit franchir le dernier pallier  pour nous apporter sur sa rotation du rebond de l’intensité et du sacrifice », ce qui  fait un  groupe Pro de 9 unités.

Pour compléter la feuille de match, Bergeaud pianotera avec l’effectif du centre de formation  mais Léopold Cavalière et Alpha Kaba partent avec plusieurs longueurs d’avance.

De Cavalière, Gadou dit que c’est « la parfaite réplique de Drozdov à 18 ans et qu’il sait se donner à fond sur tout ce qu’il fait et puis il représente le joueur club par excellence. »

D’Alpha Kaba qui n’est autre que le neveu de Ben, l’une des figures mythiques de l’Elan d’Orthez, Gadou est aussi élogieux : « Il a beaucoup de talent, n’oubliez pas qu’il fur le meilleur jouer cet été de la sélection des U18. Il doit trouver plus de permanence dans l’effort et l’intensité mais il est jeune et sa marge de progression est énorme. »  

 

 

QUID D’ARTUR  DROZDOV ?  

 

Un visiteur de marque au Palais, ces temps derniers: Artur Drozdov ! Mais c’est une visite dont ce serait bien passé l’Ukrainien au passeport français puisqu’elle est étroitement liée à sa situation de basketteur évoluant au pays  et en règle plus générale à la situation que traverse aujourd’hui ce pays…

Ainsi Artur Drozdov sous contrat avec le Budelvenik de Kiev pour une année encore a-t-il rompu ce contrat pour cause de salaires impayés et de grosses interrogations sur le basket en Ukraine (*). « Personne ne sait si le championnat va reprendre ou pas et s’il reprend avec qui et  pour combien de temps ? » se lamente Drozdov tout en poursuivant : « L’an dernier, il a tout de même été interrompu à deux reprises.  Et puis avec combien d’équipes, 3 ou 4 de moins c’est sûr puisque dans  certaines régions du pays la situation est impossible. »

Artur parle en connaissance de cause, enfant de Donetsk, il n’est pas retourné chez lui depuis de longs mois et sait qu’il n’est pas prêt d’y retourner : « si encore on savait qui était avec qui, et qui était contre qui…Reste que des gens meurent chaque jour… »

C’est donc au Palais et à Pau où il compte de nombreux amis qu’Artur est arrivé pour finir de se soigner (douleurs dorsales récurrentes) et puis aussi pour tenter de trouver un club.

« Il est là, on l’a accueilli, il est chez lui » sourit Didier Gadou, le boss, « on comprend que chez lui ce soit très compliqué ».

Pourrait-il  y avoir davantage que cette hospitalité naturelle, cette visite de courtoisie ? Il semble que non, Didier Gadou, le ton ferme : « Nous n’avons pas le budget pour un joueur comme Artur. On aurait bien aimé le faire jouer les matches amicaux avec nous vu tous nos blessés mais lui aussi se faisait soigner… »

Mais comme il ne faut, parait-il, jamais dire jamais Didier Gadou laisse-t-il une porte légèrement entr’ouverte  lorsqu’il dit : « Et puis, les joueurs appartiennent aux agents »….Est-ce là une manière d’inviter Drozdov à discuter directement d’homme à homme comme il avait tenté de  le faire (sans succès) avec Florent Pietrus ? Waït and see donc.  

 

L’ELAN A NANTERRE, 46-82, L’ELAN EN PERDITION !


 

 

Ce n’est pas cette fois dans les dernières minutes que l’Elan s’est arrêté de jouer, non à Nanterre  il n’a pas joué une seule seconde ! Et au final il a été étrillé (46-82). Voilà donc un match qui ne fera pas débat, mais qui pose d’autres questions, plus profondes celles-là  puisque c’est l’objectif de la saison, à savoir une qualification pour le play-off qui en a pris un sacré coup…

 

« Nous avons été ridicules, il n’y a pas d’autres mots. Nanterre nous a été supérieurs dans tous les domaines, l’adresse, le physique, le mental, la stratégie. On n’est pas beau à voir, c’est tout à l’arraché, il y a deux catégories d’écart entre eux et nous. Je vais de ce pas dans les vestiaires, on va donner la parole aux joueurs car il y a des choses qui ne vont pas. Ce soir  pour ce qui est de terminer dans les huit premiers nous en sommes loin, très, très loin. »

 

Didier Gadou, qui déjà, au repos, s’inquiétait  de voir son « équipe manquer de leaders et jouer avec trop de gens inutiles »  n’a pas mâché ses mots au coup de sifflet final !

Et si l’on ne saura sans doute rien de l’explication des vestiaires, il venait de parfaitement résumer une rencontre qui n’en fut pas une… S’ils avaient l’intention de relever la tête dans la banlieue parisienne ses troupes n’en n’avaient vraiment que l’intention. Rien d’autre !

Dix points de retard après dix minutes (13-24), le double à la mi-temps (23-42), presque trente à la demi-heure (38-65) et logiquement 40 dans la vue (39-79) à moins de 4 minutes de la fin lorsque Marco Simonovic marquait enfin son premier panier du match, ils ont simplement servi de partenaires d’entraînement aux Nanterriens.

 

Alors bien sûr on ne peut s’empêcher de penser que la trop proche soirée Gravelinoise, et les 12 heures de bus qui la suivirent auront pesé de tout leur poids et dans les têtes et dans les jambes, que le traumatisme était encore bien présent. Il y a là une partie de l’explication à l’explosion qui s’est produite mais une partie seulement. Car c’est tout de même, après celle de Strasbourg, la seconde très grosse fessée que l’Elan reçoit  face à l’un cadres de ce championnat. Avec une constante, son incapacité à mettre son jeu en place comme en témoigne  sa difficulté à passer le cap des 40 points, doublée de celle à stopper l’euphorie de l’adversaire…

 

Il va donc falloir souhaiter bon courage à Mo Finley, dont Gadou a également officialisé le retour samedi prochain contre Villeurbanne, car le chantier proposé au garçon n’est pas mince. D’autant moins que l’Elan a peut-être aussi perdu à Nanterre Yannick Bokolo qui, victime d’une glissade a cogné son genou et n’est pas revenu, sur le terrain lors du second acte. Et, s’il n’est pas médecin, le boss du club a suffisamment d’expérience pour avoir exprimé quelques craintes quant à la nature de la blessure…

 

Car c’est tout un ensemble qui a sombré corps et âme dans ce petit gymnase francilien, complant un piteux 29 d’évaluation collective, le pompon étant détenu par Simonovic avec un moins 7. L’exception qui confirme naturellement la règle, c’est Tyler Caïn, le pivot  avec 10 point et 8 rebonds signant près de la moitié de la note globale (13)…

Pour le reste, le bilan de l’Elan n’est qu’une litanie de chiffres  qui auront fait passer une autre nuit blanche au staff : 28% d’adresse aux tirs, 22 balles perdues pour 10 petites passes décisives et puis la cerise sur le gâteau le 0 sur 17 à trois points ! On vous passe le 0-15 concédé en début de troisième quart temps, ou encore les 10 points marqués lors du second…

Depuis le boulet de Chalons-Reims, l’Elan voyait systématiquement ressurgir les fantômes de fin de match, cette fois c’est son fantôme, en entier, qui est sorti du vestiaire…

Il va donc falloir sortir la bonne vieille méthode Coué cette semaine pour se dire que c’était sans doute trop gros pour être vrai, que c’était une journée comme il  n’y en pas deux dans une saison, se dire que ce n’était pas le soir du sport palois après la même déroute de la Section Paloise à Colomiers… Bref toutes ces choses qui seront à même de requinquer la machine…

 

Mais c’est surtout des solutions qu’il va falloir  trouver car Sami Driss a sans doute raison de nous dire que ce groupe travaille bien et beaucoup, qu’il possède un potentiel que l’on ne devrait pas tarder à voir éclater, mais en attendant, cela fait 4 matches consécutifs que la confiance est atteinte, le moral écorné, et que la spirale est presque infernale…

 

Or l’Elan qui est maintenant en solde négatif (3 victoires pour 5 échecs) va recevoir l’Asvel samedi à 14h55 devant les caméras de Canal Plus dans un match particulier…. Loin des  sommets qu’il était dans la décennie 90-2000, loin des finales printanières,  certes mais paradoxalement les deux équipes sont toujours au même niveau… de difficultés cette fois et elles vont jouer gros, puisque le perdant devra samedi soir regarder vers le bas du tableau…

L’Asvel de Parker a tenté l’effet psychologique en démettant de ses fonctions Pierre Vincent, ce n’est pas son succès à Boulogne, la lanterne rouge, ce samedi qui peut dire s’il a réussi,  mais l’Asvel a rejoint l’Elan au bilan et elle a gagné… C’est le meilleur des médicaments !

Quelle potion magique vont concocter les responsables palois cette semaine pour laver les têtes et les jambes de leurs ouailles ?  Pour éviter qu’il n’ait leur basket encore une fois en lambeau et le moral dans les chaussettes…

 

Si a Nanterre, Didier Gadou n’avait qu’une hâte, celle d’aller faire parler les joueurs dans leurs vestiaires c’est bien qu’il entendait débuter la thérapie le plus vite possible….

 

Les marqueurs palois : Simonovic 3, Denave 4, Robinson 12, Caïn 10, Mitchell 9, Drozdov 4, Sylla 4; ont joué , Driss, Bronchard, Bokolo.

   

 

L’ELAN A NANTERRE, MEMES MAUX EN ATTENDANT MO … ?


 

 

L’Elan n’a sans doute pas repris le bus et son baluchon avec l’intention de tendre l’autre joue.  Après la claque reçue à Gravelines mardi soir, il y a très probablement de la réaction dans l’air. Toutefois on notera, un, que son problème n’est que celui des dernières minutes, deux, que la récupération aura été très courte, et trois que Nanterre n’est tout de même pas le lieu idéal pour se remettre les idées d’aplomb…

 

Tous les joueurs vous le diront, la meilleure manière d’évacuer  un traumatisme, reste de vite remettre l’ouvrage sur le métier. Et ainsi de transférer la frustration accumulée plutôt que de s’entendre rabâcher, seriner, la sempiternelle question mais que se passe-t-il à l’Elan sitôt franchi le cap des 30 grosses minutes…

 

Un bref rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton dans son intégralité, l’équipe est passées de plus 24 à moins 8 contre Chalons-Reims, de plus 16 à plus 3 contre Dijon, sauvant l’essentiel avec les trois derniers rebonds offensifs, et enfin de plus 17 à moins 9 à Gravelines mardi soir !

 

D’où bien évidemment la question qui taraude tout un chacun possédant un brin d’affection pour cette équipe voire davantage pour ce club, mais quel est ce mal dont souffre l’Elan,  est-il si grave docteur que les séances de thérapie, qu’on peut assimiler aux séances d’entraînement, ne suffisent à le guérir ?

 

Claude Bergeaud, l’entraîneur donc le médecin chef, a depuis mardi soir une idée de diagnostic. Le mal serait double. Il s’est d’abord de nouveau penché sur le cas de son joker médical Darell Mitchell, et s’il n’a pas pour habitude de parler des absents –c’est à ses yeux discréditer les présents-  il n’y a qu’à lire entre les lignes pour comprendre  qu’il n’est pas le meneur de la situation et que le retour de Mo Finley est espéré, non pas comme le messie mais  pas loin.

 

Comme de source médicale on sait que c’est contre l’Asvel, dans un duel peut-être, tenez-vous bien, de mal classés, que Mo sera fin prêt, il n’y a plus qu’une semaine à patienter. Quel soulagement donc que de récupérer un vrai patron un boss, un meneur qui va mettre de l’ordre dans la maison quand la poussière gagne à tous les étages.

 

Naïvement, bêtement peut-être mais la passion rend aveugle, on s’est tout de même interrogé, en bon béotien, sur ce Mitchell là. L’Elan n’étant pas si nul, loin de là pendant 30 minutes, il fut même pimpant et gaillard à Gravelines ce qui n’est pas donné à tout le monde, et Mitchell étant alors à la barre aussi, quel est donc ce mister Hyde et docteur Jekill, qui détruirait ce qu’il a construit en un temps record… Quelque chose doit nous échapper !

 

Mais le débat est clos, Mitchell joue ce samedi soir à Nanterre son dernier match avec l’Elan, peut-être même  ne fera-t-il pas le retour en Béarn… 

 

La seconde piste sur laquelle Bergeaud s’est engagée, non sans avoir demandé une radio de confirmation à la vidéo, c’est l’arbitrage ! Il a tout de même pris soin de noter sur l’ordonnance que les 17 points envolés ou les lancers ratés relevaient d’une auto-médication. Pour le reste on ne sait trop, persuadé que Christian Monshau aurait devant les mêmes images une interprétation opposée à celle du technicien palois… De toute manière depuis que le sport est sport, l’arbitrage est un mal nécessaire qui ne trouve grâce que lorsque vous gagnez…

Ce dont on est sûr, c’est que le cri du cœur de Bergeaud, jurant à l’injustice, ne va pas calmer les douleurs béarnaises… Les « gris » comme on dit souvent ne sont pas des aigles, c’est assez unanimement reconnu dans le milieu… En revanche c’est une corporation d’une solidarité totale, elle a inventé le co-voiturage avant l’heure,  se refile les adresses des bons restos à travers l’hexagone… et les noms des coaches « vachards »…

 

A ce jeu c’est toujours le représentant de la loi qui gagne, Bergeaud le sait mieux que quiconque, mais c’est comme ça, y a des jours où faut que ça sorte et là c’est sorti, pour CB, Gravelines n’a pas gagné le match, les arbitres le lui ont donné !!!

Tout bien pesé, à supposer que Mitchell veuille quitter Pau en Monsieur, c’est aussi important pour lui s’il veut une autre pige, qu’il pèse à Nanterre comme il a pesé à Paris sur le money-time; à supposer que les hommes au sifflet ne priment pas l’équipe locale, plus que l’autre, ce qui leur arrive souvent tout de même,  il faut être beau joueur,  on est en droit d’attendre monts et merveille de cet Elan à Nanterre…

 

Même si on est au pays des nouveaux riches de notre basket, au pays d’une équipe  que l’on a cru comète l’espace d’un titre et d’une Euroligue et qui s’est bel et bien installée au royaume des cadors (5 victoires-2 défaites aujourd’hui)…

 

Oui oui bien sûr mais de quel Elan parlons nous de celui qui brille 30 minutes puis se liquéfie ou bien de celui enfin capable de tenir la boutique jusqu’au bout… Le seul problème c’est que cet Elan là, le, second on ne le connaît pas encore très bien… Et que même si dans ce gymnase à l’ambiance incomparable l’Elan venait à se détacher on serrerait les fesses jusqu’au bout…

 

 

 

 

GRAVELINES : 86-95 : AU BOUT DE LA NUIT ET DE L’ENFER !


 

L’Elan n’a pas perdu à Gravelines, non, il s’y est suicidé (86-95) au bout de la nuit, après deux prolongations ! Comme il s’était suicidé contre Chalons-Reims et comme il fut à deux rebonds de le faire face à Dijon.  C’est dire si le mal est récurrent puisque dans le nord les béarnais, parfaits pendant 33 minutes, comptaient 17 longueurs d’avance au moment d’aborder le final…

 

Très sincèrement on plaint l’avocat qui a en charge la défense de l’Elan Béarnais. Que va-t-il bien pouvoir plaider pour son client multirécidiviste ?  L’arbitrage comme l’a fait Sami Driss au micro de Canal plus sport ? Difficile à suivre puisque c’était le même que celui des 33 premières minutes celles qui lui ouvraient une voie royale dans un Sportica climatisé, résigné ce qui est fort peu courant.

 

Ils n’avaient jamais été aussi bien dans leur basket les béarnais. De la tête, des jambes, du talent, de l’adresse, ils avaient tout pour eux. Et ce match était un long fleuve tranquille qui leur garantissait de réussir d’entrée cette semaine à haut risque chez les nantis…

 

Ils se mettaient un joker dans leur jeu, bien au chaud et pouvaient repartir à Nanterre samedi le cœur léger.  La performance était grandeur XXL si l’on considère qu’ils avaient, chez elle,  pourfendu la cuirasse de la meilleure attaque du championnat. Susceptible de marquer les esprits et les adversaires. 12 points concédés en dix minutes, puis 14 ensuite, encore 13 pour atteindre la demi-heure et 2 seulement à l’entame du dernier quart, cela fait 41, bien loin, très loin des 85 de moyenne que la machine de Gravelines avait pour habitude de scorer …

Et plus 17 donc (58-41)  face à un adversaire arrosant à tout va derrière l’arc des trois points  pour un ridicule 5 sur 24 !

 

Un jeu posé pour ne pas donner le bâton de la contre-attaque à Pape Sy et aux siens, friands en la matière,  des systèmes longs pour obliger l’adversaire à  laisser de la gomme en défense, de la patience, de la réussite (61%), deux patrons, Denave et Driss, bref un vrai plan de jeu, respecté à la lettre, cet Elan là  n’était pas seulement digne du play off mais bien du top 4 !

Deux énormes shoot lointains de Driss, à plus de 10m, et de Simonovic firent donc monter le « planchot » de plus 11 (50-39) à plus 17 (58-41) alors que l’on rentrait dans le money time !

L’exploit était là, il n’y avait plus qu’à le ramasser… On s’apprêtait  à mettre une croix définitive sur  le fameux syndrome des dernières minutes. Gravelines avait beau passer pour le champion des secondes périodes, comme à Bourg juste avant, il était dans les cordes, surclassé, sans la moindre alternance dans le jeu …

 

Erreur, colossale erreur ! Le mal est là et bien là, profondément  enraciné, qui allait ressurgir, comme contre Chalons-Reims, comme contre Dijon.

 

Mais que se passe-t-il donc à ce moment là dans la maison « vert et blanc » ? Rien mon bon monsieur, absolument rien. Le trou, le vide, le néant, l’abyme. L’Elan ne marque plus un point et c’est Mc Kinney Jones qui initie un 8-0 qui réveille les cuivres des loups de mer (49-58). Il reste moins de 5 minutes à jouer…

 

Il y a donc un vrai malaise. Sur lequel se greffe un second celui des lancers francs. Car l’Elan s’accroche, à l’énergie, sauve deux trois paniers et si le gouvernail tangue, il garde la cap avec deux lancers de Driss et moins de 25 secondes à jouer : 65-59 !

Andrew Albicy qui en est alors à 2 sur 12 au tir, s’offre une treizième tentative à trois points, c’est la bonne (65-62). La bataille des lancers est déclenché, l’Elan la perd, 0 sur 2 pour Robinson, 3 sur 4  pour Mitchell, 6 sur 7 pour Gravelines. Et encore le raté de Pape Sy offre une prolongation aux béarnais. Il avait trois lancers pour gagner le match à 3 secondes de la fin, il n’en met que deux (68-68).

 

Le moral est désormais gravelinois (72-68) et l’Elan laisse encore des points sur la ligne (2 sur 4). Pire, Driss perd directement une remise en jeu qui envoie Sy au smatch (79-77) mais le capitaine courage se rattrape et, sur la ligne, prolonge le match de 5 minutes (79-79).

L’Elan redémarre mieux (83-80) cette fois  mais Cain (0 sur 2) et Robinson (1 sur 2)  ratent encore l’épreuve des lancers francs (l’Elan termine avec un médiocre 59% !) et comme Bokolo, trop gourmand,  déjoue sur deux ballons précieux, les nordistes ne se font pas prier, Albicy  ressuscité les envoie en enfer, au bout de la nuit (95-86).

 

Non vraiment on ne voit pas ce que l’Elan peut plaider pour sa défense.   

 

Reste que le traumatisme s’est aggravé dans les frimas du Nord et que nul ne peut en mesurer la portée aujourd’hui… On a vu des béarnais hagards, le regard vide, tenter de se resserrer à la fin du match, mais visiblement ils n’y étaient pas… Et comment auraient-ils pu y être  quand leur maison venait encore de s’écrouler dans les grandes largeurs et que le naufrage avait été collectif une fois encore…

 

Peut-être ont-ils besoin aujourd’hui de récupérer Mo Finley, leur meneur,  mais peut-être aussi vont-ils avoir besoin d’un psy à leur chevet. Histoire de ne pas rester, éternellement, cette saison les champions des 33 premières minutes.

 

Les marqueurs de l’Elan : Robinson 11, Drozdov 11, Denave 13, Sylla 0,  Bronchard 2, Bokolo 9, Simonovic 12, Mitchell 5, Cain 6, Driss 17

 

 

 

 

 

GRAVELINES : L’ELAN AU REVELATEUR !


 

La clôture de cette 7ème journée envoie l’Elan dans ce qui fut longtemps considéré comme l’enfer du Nord, même s’il n’y a pas de pavés dans les sales de basket ! Gravelines ne sort pas d’une saison mirobolante loin de là, mais sa reconstruction se déroule au mieux et la confiance règne chez le 4ème du championnat… L’Elan a certes redressé la barre face à Dijon, mais il n’est tout de même pas aussi serein.

 

On a beau ne pas être superstitieux, ne pas croire aux dictons, cette troisième apparition de l’Elan sur les écrans de télévision (ce mardi 20h50 sur Canal plus sport) ne nous renvoie pas beaucoup d’ondes positives… Souvenez-vous, le premier direct c’était à Rouen et franchement nous n’étions pas les seuls à avoir envisagé que l’Elan ait un bon coup à jouer…

 

En guise de quoi le promu normand, sur invitation, et un certain Juce Thompson s’en donnaient à cœur joie. Moins 19 à l’arrivée la pilule était difficile à avaler! Puis vint Strasbourg et sa taille patron. Ce second passage devant les caméras n’imposait pas aux béarnais un exploit à tout prix. Certes, mais tout de même attendait-on que le candidat déclaré au play-off livre un match susceptible de le rassurer sur ses aptitudes à jouer  les ténors… Résultat, la télé aura certainement très vite regretté son choix de programmation, surtout le jour où quatre matches allèrent en prolongations. C’est qu’à Pau, il n’y eut que l’élève et le maître et qu’un tonitruant moins 28 vint rappeler aux pensionnaires du palais combien il y  avait loin de la coupe aux lèvres…

 

Donc, les apparitions de l’Elan à l’écran ont été « cata » et voilà qu’en clôture de la 7ème journée le groupe Canal en propose une troisième et pas n’importe où s’il vous plaît: Gravelines!  Tout sauf une partie de plaisir pour ceux qui savent combien tout là haut, en pays ch’ti,  le Sportica cultive le paradoxe d’être le plus petit de tous (à peine 3000 places) et en même temps l’un des plus redoutables à l’heure de faire tomber les décibels soit pour pousser derrière le BCM, soit pour mettre l’adversaire sous pression… Bon, ça ne marche pas à tous les coups et les nordistes double lauréats de la phase régulière, vainqueurs de la Leader’s cup restent sur un exercice sans play-off, sans coupe d’Europe !

 

Lui aussi a donc reconstruit en laissant partir les trois joueurs les plus emblématiques du club, Akpomedah, Johnson et Bokolo qui sera donc l’un des deux joueurs à vivre un match à part en revenant la haut sous les couleurs de l’Elan…Le second pour qui ce match aura un parfum particulier c’est Jean Fred Morency  enfant de l’Elan, qui dans le cadre de cette reconstruction nordiste s’est vu proposer un nouveau challenge…

 

Aujourd’hui force est de constater que le projet Gravelinois possède un temps d’avance sur celui des béarnais. Les hommes de Christian Monshau sont seuls 4èmes à une encablure des trois leaders, 4 victoires pour 2 échecs, et surtout deux matches à domicile seulement !

Le pronostic leur sera donc obligatoirement favorable et il va falloir un Elan autrement plus constant que sur ses deux dernières sorties pour espérer un tout petit quelque chose. On veut bien entendu parler de ces calamiteuses fins de match qui ont couté si cher contre Chalons-Reims et fait si peur face à Dijon… Un bis répétita  à Gravelines reviendrait à se saborder et à voler en éclat dans cette ambiance si particulière.

 

Mais pour ce rendez-vous, l’Elan ne récupère toujours pas Mo Finley son meneur blessé depuis 6 semaines et que Darell Mitchell a remplacé sans convaincre pleinement Claude Bergeaud. Le coach l’a notamment clairement ciblé lorsqu’il a évoqué le manque de patron  sur le terrain dans les moments les plus chauds… Mo Finley  qui avait effectivement fait très bonne impression contre Orléans sera-t-il la solution au problème si tant est qu’il y est problème? On le souhaite à l’Elan, mais il faut tout de même aujourd’hui relativiser  la portée de ce match face à une équipe qui ne fait pas des merveilles, et puis il faut encore patienter sans doute jusqu’à la venue de l’Asvel, le 22 novembre courant.

 

L’Elan serait donc sans patron, ce qui le mettrait dans l’obligation express de s’en remettre à son collectif. Celui-ci n’a d’ailleurs pas à rougir de ses productions, simplement sont-elles victimes de pannes sèches pour le moins gênantes et empêchant de tirer des plans sur la comète, interdisant aujourd’hui de savoir si ce cru nouveau possède, ou pas, la dimension du haut du tableau.

 

Avec du pain sur la planche puisque Gravelines affiche quelques standards qu’il vaudra mieux contenir sous peine de grosse désillusion. D’abord cette attaque qui forte de 84,5 points de moyenne est la plus prolifique de la division, ensuite son leader Pape Sy, symbole de la dimension athlétique du groupe mais aussi de la confiance qui règne, l’ailier fort  n’est autre que le top scoreur de la Pro A. Autres poisons Albicy, revenu pour mener le jeu avec succès, ses presque 7 passes  par match  en font le 2ème de la hiérarchie. On pourrait poursuivre avec Diabaté, Brown, ce pivot qui n’est pas le plus bel athlète de la planète mais qui ne sort jamais sans son bleu de chauffe sa boite à outil et la clé de 12,  Aboudou, s’il est rétabli, voire Morency puisque le Nord lui réussit bien ma foi…

 

Les chantiers sont nombreux et l’Elan n’ayant pas poste par poste l’équivalent, c’est bien ailleurs qu’il lui faudra chercher des réponses aux problèmes causés…Sachant, on se répète, que l’ambiance particulière du Sportica complique beaucoup de choses, déjà au niveau de la communication. A l’Elan de rester bien compact, main dans la main, ne pas sortir de son schéma de jeu et surtout d’y rester de bout en bout, oui de la première à la quarantième minute… 

 

En défiant Gravelines sur ses terres, puis en se rendant à Nanterre,  la surprise qui n’en n’est plus vraiment une, c'est-à-dire deux équipes qui devraient être aux rendez-vous du printemps, une chose est sûr l’Elan va passer au révélateur de ses réelles possibilités. S’il sortait indemne de ce double périple, c'est-à-dire si son bilan restait à l’équilibre, il aurait franchi une étape importante et verrait se profiler les venues de l’Asvel, actuellement en lambeaux puis de Boulogne, et sa défense en forme de passoire, avec un regard porté vers l’avant…

 

Dans le cas contraire, il faudra peut-être se résoudre à le voir souffrir plus qu’on ne l’imaginait et donc à cravacher pour rester en embuscade le plus longtemps possible mais en équilibre précaire …

 

 

  

 

ELAN-DIJON : LA BONNE OPERATION !

Double bonne opération pour  l’Elan face à Dijon : il renoue avec le succès (80-77) ce qui est le plus important bien entendu  puisqu’il rééquilibre son bilan à 3 victoires, 3 défaites et il s’est réconcilié avec son public aussi tendre à son égard à l’issue du match qu’il avait été sans pitié la semaine dernière. Le bémol, c’est qu’il n’est pas totalement guéri et qu’il s’est fait encore une très grosse frayeur…

 

« Comment réagira-t-on dans pareille situation si elle venait à se reproduire, la crispation aura-t-elle disparue ? » A la question que se posait Claude Bergeaud, vendredi dernier au soir du crash des siens dans le dernier quart, ses hommes ont répondu samedi soir contre Dijon : mal très mal !

 

Non les stigmates de cette très laide soirée n’avaient pas tous disparus, ils ont même ressurgi au point de réellement menacer un succès qui pendant tente minutes paraissaient se dessiner dans la tranquillité voire la sérénité. A l’image de la semaine passée.  Sinon, comment expliquer que menant 61-50 à l’entame des dix dernières minutes l’Elan ait été rejoint à 75-75 à 40 secondes de la fin sur deux lancers franc de Walker et qu’ensuite sa fébrilité sur la ligne de réparation lui ait valu de rester sous la menace d’un hold up dijonnais ?

 

Les fantômes étaient donc bien de retour. L’Elan qui a fait un gros match de gestion jusque là (6 balles perdues) en perd 4  dès le départ et sur celles-ci Dijon fait le plein ou presque: 9 points qui relancent le match (72-71)… Cette relance fait mal aux béarnais dont le manque de stabilité émotionnelle éclate quant à 77-75 grâce à un dunk surpuissant de Cain, il a l’occasion de faire le break. Yannick Bokolo qui a pourtant ressorti la tête de l’eau, la manque en ne rentrant qu’un seul de ses deux lancers (78-75). Il reste moins de dix secondes à jouer et Walker lui ne tremble pas sur la ligne (78-77). A 6 secondes et des poussières c’est au tour de David Denave, le joueur le plus adroit et le plus prolixe de la soirée  de s’essayer au jeu des lancers: 0 sur 2 !

 

L’Elan est sauvé par Tyler Cain qui s’est élevé le plus haut pour prendre le rebond offensif, celui  du bonheur pense-t-on.  Mais le pivot, solide jusque là, craque lui aussi: pas un seul lancer… C’est alors Artur Drozdov qui est le plus prompt à se jeter sur ce rebond très long et qui offre à l’Elan le ballon d’une nouvelle chance. Le dernier venu cette année, mais le plus chéri du public est lui d’un sang froid remarquable. Il transforme ses deux tirs  et l’Elan mène 80-77. Les deux dernières secondes  ne permettront pas à Walker de remonter le terrain, ouf trois fois ouf !

 

Un succès dans la douleur mais un succès  dont on imagine le bien qu’il a fait à des béarnais qui n’ont pas déjoué cette fois, au contraire, avertis qu’ils étaient, ont-ils mis encore plus d’application à chasser le Dijonnais un peu partout, Walker notamment, sur le terrain. C’est cette pression défensive, cette agressivité, qui leur aura permis de faire voler en éclat la réputation de leur adversaire dans ce secteur du jeu. Ils ont même eu durant ce dernier quart trois actions d’école qui auraient pu (du ?) tuer le match mais chaque fois leurs shooteurs décalés (Simonovic deux fois et Bronchard)  ont manqué la cible.

 

Pour le reste pas plus que la semaine dernière, il n’y avait grand-chose à reprocher aux hommes de Bergeaud prenant le match par le bon bout et profitant d’un David Denave euphorique pour se détacher face à une formation qui payait sans doute un peu sa grosse débauche d’énergie du match européen qu’elle avait livré mercredi soir face à Gran Canarias. 21-14 pour boucler le premier acte. Et cette volonté affirmée de défendre son territoire tout en partageant chaque possession (21 passes décisives)  se confirmait ensuite  avec un Bokolo très investi et un Bronchard intéressant.

 

 L’écart montait même à plus 16 (43-27) et le paradoxe voulut alors que les cadres rappelés par Bergeaud loin de finir le travail  le bâclent un tantinet. Dijon se ruait sur ce relâchement pour infliger un 10-0 aux béarnais (43-37).

La rencontre hésita longtemps dans ces eaux là, Dijon pointant toujours son museau à 5 petites longueurs (53-48) mais sur la fin du quart c’est l’Elan qui reprenait les choses en main  avec sa défense et se dégageait une fois encore à 61-50…

 

Inutile de vous dire que le palais attendait le dernier acte avec une appréhension certaine et c’est peut-être la raison pour laquelle il se fit un devoir de pousser très fort derrière les siens…

Rien n’y fit le ver était de nouveau dans le fruit et il allait falloir trembler jusqu’au bout avant la délivrance.

 

A défaut de ne pas avoir levé tous les doutes, L’Elan avait su relever la tête et au moins savait-on que s’il n’était pas entièrement rétabli, il n’avait pas l’intention d’être plus malade. Ses responsables louaient même la performance considérant que l’adversaire faisait partie des grosses écuries du championnat, sans les suivre jusque là puisque, fidèle à son habitude, la JDA intraitable chez elle, ne s’exporte que très mal, on comprendra qu’après la semaine passée ils aient eu  le verbe un peu haut. Sûr que les deux voyages à venir, à Gravelines et Nanterre, seront un vrai révélateur plus à même de fixer la valeur de l’Elan.

 

Ce sera ensuite le   duel avec l’Asvel, juste histoire de souligner que le plus gros budget du championnat est aujourd’hui scotché à deux victoires pour quatre défaites et occupe la 14ème place…     

   

Les marqueurs de l’Elan : Robinson 8, Drozdov 5, Denave 15, Sylla 3, Bronchard 9, Simonovic 12, Bokolo 5, Mitchell 7, Cain 12, Driss 4.

 

 

ELAN-DIJON : LE MATCH DE TOUTES LES QUESTIONS !

 

 

Une semaine après l’inexplicable  sortie  de route contre Chalons-Reims, l’Elan rejoue dans son Palais des sports. L’adversaire du soir, Dijon, est annoncé beaucoup moins tendre que les promus champenois et il faudra avoir évacué le traumatisme pour espérer renouer avec le succès mais aussi reconquérir un public parti très fâché…C’est dire que le challenge est de taille, mais deux gros déplacements (Gravelines et Nanterre) se profilant à l’horizon, les béarnais n’ont guère le choix sous peine de revoir leur objectif à la baisse…

 

Ce n’était déjà pas un partie de plaisir proposée à Driss et les siens ! Dijon qui surfe sur la vague de sa tonitruante saison passée (6ème et demi finaliste avec la 14ème masse salariale) ne s’annonçait pas comme un rival aisé à manœuvrer. On le sait, Jean Louis Borg, coach au bel accent, a fait de la défense sa popote au quotidien et comme la recette marche c’est reparti quand bien même sa base arrière a-t-elle été refaite entièrement. C’est actuellement la 4ème de la hiérarchie, quand celle des béarnais ne pointe qu’au 13ème rang et elle a déjà mis à mal l’Asvel (deux fois), Le Mans et Paris. Mercredi soir en Eurocup, face à Gran Canarias, favori de la poule, elle n’a pas suffi mais le match s’est tout de même joué à une seule possession (69-71).

 

Bref, il allait falloir aller aux charbons, souquer ferme dans la peinture, mais il n’était pas irraisonnable de penser que pour le candidat béarnais déclaré au play-off ce fusse un défi dans ses cordes. Avec bien sûr une quantité de sueur supérieure à la moyenne…

Aujourd’hui ce n’est plus simplement une partie de plaisir qui attend l’Elan mais un véritable casse tête !

 

C’est qu’il y a eu le tsunami Chalons-Reims, vendredi dernier, quand l’Elan passa de plus 24 à moins 8 en moins d’un quart d’heure, livrant le pire quatrième quart temps de son histoire (10-37) et s’attirant du même coup les foudres de son parterre.

 

Didier Gadou qui avait eu la colère retenue à l’issue du match, l’a eu plus colorée cette semaine : « c’est une marque au fer rouge » a-t-il lancé, confirmant la faute professionnelle et ajoutant que « quelque chose s’était cassé, et que désormais ses hommes joueraient leur match à l’extérieur », sous entendu le public n’est pas prêt de pardonner.

 

Combien de personnes le Palais accueillera-t-il ce samedi soir (20h), combien seront-ils à avoir digéré la colère et la frustration au point de revenir sur les lieux de leur grande souffrance ? C’est la première des questions à laquelle le taux de remplissage des gradins répondra avant le coup d’envoi.

 

Et puis quel accueil seront-ils prêts à réserver à leurs « favoris » quand à H moins 6 viendra l’heure de leur présentation, premier temps fort de la soirée qui donne généralement le ton de la soirée ? Ce pourrait être plus timide qu’à l’ordinaire, même si les présents seront de ceux qui ne désarment jamais et vivent l’espoir éternellement présent à l’esprit, en souhaitant ardemment qu’ils aient raison. 

 

Et puis surtout il y a la question concernant les dix hommes vêtus du maillot « vert et blanc » ce lui qu’ils ont oublié d’honorer vendredi dernier. Sans doute auraient-ils préféré que le calendrier les envoie loin de Pau. Mais ils n’ont pas le choix c’est sur les lieux de leur forfait qu’il faut revenir en espérant que les fantômes « bleu et blanc » ne ressurgissent pas.  En espérant surtout qu’ils soient capables de pénétrer sur le terrain,  plein d’humilité certes, mais la tête suffisamment haute  pour afficher leur volonté de rédemption, de grand pardon !

 

L’idéal serait en fait qu’ils effacent de leur mémoire les dix dernières minutes horribles pour se souvenir des trente premières qui avaient préparé un si tranquille dénouement…

 

C’est sans doute beaucoup leur demander, si l’on tient compte de ce que Claude Bergeaud leur aura fait avaler devant la vidéo concernant ce non match; la salle de projection a du être plus d’une fois une salle de torture cette semaine et chacun aura sans doute du s’expliquer sur ce non respect généralisé des consignes, du jeu, de soi-même…

 

Même s’il n’a pas été, depuis la reprise, un modèle de régularité, même s’il a déjà soufflé le chaud et le froid, surtout le froid en perdant contres les deux promus « invités », l’Elan vaut mieux bien mieux que la piteuse image qu’il a laissé dans les mémoires. Mais c’est ainsi, elle risque de lui coller à la peau un certain temps encore. Claude Bergeaud le disait vendredi soir encore : « ne va– t- on pas tomber dans la crispation dès que  la situation ne tournera pas comme on l’entend ? » C’est bien qu’il redoute les effets secondaires de cette soirée cauchemardesque et il y a de quoi franchement.

 

Ou alors, pas davantage qu’ils ne se disaient inquiets avant le voyage à Paris alors que les deux grosses défaites de Rouen et Strasbourg faisaient naître quelques doutes, les béarnais auront été assez robustes  pour se parler entre quatre yeux et passer l’éponge  pour ne penser qu’à relever le prochain challenge, celui de Dijon…

 

Ce serait la démonstration la plus éclatante que l’on tient là de véritables champions. De grands enfants aussi qui pour avoir joué avec le feu se seraient brûlés. Or pour mener la saison qu’ils entendent mener, il faudra bien qu’ils ne choisissent qu’un seul et unique costume.

En attendant ce samedi, c’est l’habit de la réconciliation qu’il faut endosser et peut-être, sans doute même  faudra-t-il le porter encore quelques temps. C’est le prix à payer quand on a fauté et ce n’est même pas cher…

 

ELAN-CHALONS-REIMS, 83-91, PIRE QUE NOVO-MESTO !!! !

 


 

L’Elan s’est littéralement tiré une balle dans le pied en s’inclinant chez lui face à Chalons-Reims (83-91) au terme d’un match qu’il avait douillettement dominé au point de mener de 24 points à moins d’un quart d’heure de la fin. On a beau savoir que le basket est propice aux renversements de situation, il y avait de la soupe à la grimace dans les couloirs du Palais des sports….

 

Il y avait dans la longue histoire de l’Elan béarnais un traumatisme qui avait mis un bon moment avant de cicatriser ! C’était Novo-Mesto, un club de Slovénie. C’était un soir d’Euroligue, au seuil de l’hiver 2002, et un succès, un seul, ouvrait les portes du top 16 aux hommes que commandaient alors un certain Didier Gadou. Ce succès se dessinait allègrement au terme du troisième quart temps, l’Elan menait alors 66-50… Dix minutes plus tard, une chape de plomb  plongeait le Palais dans la plus grande des incompréhensions, dans le plus grand des désarrois. On venait d’assister à la plus grand plongée en enfer de dix hommes et de leur staff, balayés 34-8 dans ce quart temps ils s’inclinaient 84-74 et Pierre Seillant était entré furax, dans les vestiaires  pour simplement y inscrire « un million » sur le grand tableau blanc, c'est-à-dire le prix de l’élimination…

 

Si les records sont évidemment faits pour être battus, celui-là semblait avoir la peau suffisamment dure pour durer quelques temps encore… Eh bien on ne parlera plus de Novo Mesto, puisque le cru 2014-2015 l’a  tristement effacé des tablettes ce vendredi soir, mais  bien de Chalons-Champagne, ce promu sur invitation, venu en Béarn infliger un surréaliste 37 à 10 au cours des dix dernières minutes les plus catastrophiques qui soient et s’imposer après avoir compté 24 unités de retard (72-48) en milieu de troisième quart temps !

 

La différence entre les deux épisodes les plus ratés de la vie de l’Elan, c’est que ce dernier n’est pas éliminatoire, qu’il reste 29 journées de championnat pour l’effacer et rebondir. Mais il risque tout de même de laisser quelques traces dans les corps et surtout dans les têtes. Car lors de la réception d’après match où les joueurs sont venus têtes basses et mines défaites, les dirigeants n’ont pas fait assaut d’élégance. Le président Maher Abid s’excusant auprès des partenaires souhaita même qu’un à un ses joueurs  viennent à leur tour présenter leurs excuses. Finalement le capitaine Sami Driss le fit pour tout les siens, ajoutant que c’est un sentiment « de honte » qui présidait le soir ou personne n’avait été « digne de l’Elan Béarnais ».

 

Didier Gadou tenta bien de calmer le jeu mais il avait la voix chevrotante comme jamais, sans doute encore sous le coup de son intervention musclée dans les vestiaires. Il n’en dit pas beaucoup plus mais accusa tout de même ses joueurs d’avoir défait ce que ses équipes administratives et commerciales avaient remarquablement fait, c'est-à-dire un Palais plein de plus de 6000 personnes. La performance était de taille compte tenu de l’affiche, ce fut la seule…La colère au bord des lèvres il promit à l’ensemble de l’équipe de la revoir très vite…

 

Le dernier à s’exprimer fut Claude Bergeaud, le coach, lui aussi embarqué dans le bateau du naufrage. Il nous fit revivre l’ambiance de la salle de presse où se retrouvaient deux formations aussi interrogatives l’une que l’autre, avec des champenois se demandant comment ils avaient gagné, et des béarnais cherchant à comprendre comment ils avaient pu perdre. Il cita encore d’autres exemples de match où l’irrationnel avait eu le dessus et termina par un constat. Il était affligeant : 53 à 0 d’évaluation ! Autant de paniers marqués par le CCRB lors de ces dix minutes que durant les 30 précédentes ! Autant de balles perdues par les siens dans le même laps de temps que pendant les trois premières périodes !

 

Suffisant pour convaincre ? Le palais lui n’a guère goûté ce que Maher Abid a aussi qualifié de faute professionnelle. La bordée de sifflet qui a raccompagné l’équipe jusqu’au couloir des vestiaires est de celle qui fera date également dans les anales…

 

Difficile en effet d’aller expliquer comment une équipe qui prend le match par le bon bout se détache très vite (30-16), confirme ses bonnes dispositions (52-35) et s’apprête à mettre la tête de son adversaire sous l’eau (72-48), puisse se liquéfier au point de ne plus exister, mais plus du tout… A moins effectivement qu’il n’y ait eu faute à tous les étages de la fusée, c'est-à-dire excès de confiance, mépris de l’adversaire, sursaut d’individualisme…

 

C’est donc à 73-54 au dernier virage que le chemin de croix commença, et à plus de 3 minutes de la fin que le palais se crispa…Les paniers à 3 points de Payne, Mitchell, et Butler ne cessaient de rapprocher Chalons-Reims (77-72, 79-76) qui se gavait des bévues béarnaises. A 1’38 du gong, les champenois qui n’avaient jamais mené passaient devant sur deux lancers franc de Butler (83-81) et si Mitchell égalisait de la même manière (83-83), la dernière minute fut un boulevard pour les visiteurs auxquels l’Elan offrait trois balles perdues pour autant de réalisations qui portaient à 15-45 le différentiel des 14 dernières minutes (83-91)…Irréel !

Et si c’est trop gros pour totalement être vrai,  l’échec n’en reste pas moins cuisant et risque de compliquer sacrément la route qui doit conduire cette équipe au grand huit. Pour l’instant elle n’a fait que souffler le chaud et le froid!  Le très très froid ce qui concerne ses dix dernières minutes de ce vendredi soir et noir…

 

Les marqueurs de l’Elan : Robinson 17, Drozdov 10, Denave 5, Sylla 9, Bronchard 3, Simonovic 9, Mitchell 15, Cain 13, Driss 2, Bokolo 0.  

 

ELAN-CHALONS-REIMS, PAS DE BLAGUE SVP !

 


 

 

L’Elan reçoit ce vendredi soir Chalons-Reims (20h30)  au palais des sports. Promus sur invitation, les champenois conduits par Rémi Lesca viennent tout juste de signer leur premier succès en Pro A. Les béarnais possèdent donc une belle occasion de confirmer leur réaction parisienne, à la condition de mettre les bons ingrédients dans leur basket…

 

Cador de la Pro B avec deux demi-finales et une finale à son actif ces dernières années, le CCRB, club né en 2010 de la fusion de deux clubs distants de 45 kilomètres, est donc le second invité au bal des grands que l’Elan affronte en ce début de saison. Le premier, Rouen, lui a donné le tournis et Michael « Juce » Thomson a pris un malin plaisir à se rappeler au bon souvenir de ses anciens partenaires. Rémi Lesca, landais pur jus qui, loin de chez lui, a bien pris soin de le rappeler en endossant le maillot floqué du numéro 40, n’a ni le volume de son compère US, ni l’intention de rééditer semblable performance…

 

Mais on peut lui faire confiance pour transmettre sa « grinta » au quatuor  étranger qui semble devoir faire la pluie ou le beau temps des champenois et qui sait, planter aussi quelques banderilles lointaines son autre marque de fabrique. Le gamin a de la moelle, on le sait, et si ce match s’annonce bien entendu particulier pour lui, on se rappelle que la pression ne l’a jamais inhibé, pas même à Limoges où elle en a pourtant fait sombrer plus d’un.

Et, Lesca s’inscrit parfaitement dans la philosophie  de cette équipe dont le mot d’ordre en ce début de saison aura été de ne jamais rien lâcher…

 

 Moins 1 contre Paris, à deux doigts du gros coup pour l’ouverture, moins 5 au Colisée face à l’autre Chalon, sans « s » celui-là et encore moins 7 contre Nancy : ça ne fait aucun succès certes mais c’est tout de même l’éclatante démonstration d’une belle résistance face à trois ténors supposés de la division !

 

Idem à Boulogne, autre promu, sportif celui-là, où s’ils ont fini par l’emporter et débloquer leur compteur, les champenois ont du combler un déficit de 19 points, ce qui n’est pas rien même si tout va très vite à ce jeu.

 

Chalons-Reims serait donc du genre « tignous » et en bon promu va profiter de  l’enthousiasme  suscité par cette ascension pour jouer tous les coups à fond, quitte ensuite, plus tard, à se focaliser davantage sur l’objectif plus raisonnable du maintien…

Depuis sa sortie calamiteuse à Rouen, l’Elan lui joue sur courant alternatif, apathique face à Strasbourg, il a eu une réaction que l’on n’espère pas seulement d’orgueil dans la capitale pour signer un succès pour le moins bienvenu. On n’ose imaginer dans quel climat de tension il aurait accueilli le CCRB s’il en avait été autrement.

 

Ce que l’on ose espérer en revanche, c’est que son profil soit plus proche de celui affiché à Paris que celui des deux précédentes sorties… Ce qui voudrait dire qu’il gomme peu à peu les imperfections de la pré-saison, que l’alchimie entre joueurs de talent prend corps, et que surtout l’état d’esprit, celui du partage et de l’investissement est bien inscrit dans les gênes de ce cru nouveau.

 

On le pense très sincèrement car rien n’a joué en faveur de Bergeaud jusque là. Le coach, en plus de la kyrielle d’avatars du départ, a du palier  une fois la saison lancée à la blessure de Mo Finley et l’intégration d’Artur Drozdov. Pas simple quand on sait le degré de précision qu’exige le basket prôné et voulu par l’ariégeois à la barbichette de bon gascon.

Mais c’est le match de ce vendredi qui nous dira davantage ce qu’il faut penser de cette version de l’Elan.

 

C’est à priori et sur le papier, un match facile pour une équipe aux objectifs bien plus élevés que son adversaire ; mais attention chaque journée nous redit que les matches faciles, ils n’existent qu’au café du Commerce. On vous renvoie au dernier coup de Jarnac en date, le succès du Havre face au champion Limougeaud ! 

 

On entend par match facile, un match que l’on sa facilite. C'est-à-dire qu’on aborde avec la bonne ligne de conduite, en rang serré, avec ordre et méthode pour faire peser le plus vite possible le poids de sa supériorité et de son banc… Avec rigueur aussi et volonté de dureté selon un schéma précis, c’est à cela que sert la semaine de travail.

 

C’est à ce prix que Chalons-Reims comprendra que malgré son insouciance du promu et toute sa bonne volonté,  il n’y a guère d’issue dans cette salle chargée d’histoire…

Toute autre approche, style fantaisie ou conquérante voire irrespectueuse, reviendrait à compliquer la soirée et surtout ne pas franchir un pas dans la progression collective du groupe, ne pas offrir quelques garanties pour demain.

 

Claude Bergeaud disait au soir du désastre strasbourgeois que son Elan « ne serait pas dans la partie haute du tableau », il y avait dans le propos pas mal de lucidité mais sans doute aussi un peu de déception momentanée…

 

C’est à la manière et aux ingrédients que ses hommes mettront dans leur basket pour se défaire des champenois que l’on verra si le jugement du coach a des accents définitifs ou s’il peut-être encore révisé. En attendant pas de blague messieurs !   

 

    

  

   

 

71-70 à PARIS, BIS REPETITAS !