ET LE CHAMPION C’EST L’ELAN ! ...

« Le plus difficile pour l’Elan, se plaisait à dire Pierre Seillant, c’est d’arriver en finale… Une fois qu’il y est, il sait faire »…

 

Dimanche à Bercy, devant un parterre de près d’un millier de supporters dont le long voyage en train n’avait nullement altéré les ardeurs,  l’Elan s’est donc offert une couronne de plus, pas la plus glorieuse de sa longue histoire sans doute, mais une couronne de plus, tout de même et ça compte sur une carte de visite.

 

 Il a donc entretenu la tradition et gonflé encore  le pourcentage de ses réussites dans la conquête des titres. Le voilà désormais à 18 finales gagnées pour 24 disputées, on entend là toutes les finales, celles du  championnat comme des coupes ou des tournois des As…

Vous l’aurez compris, puisqu’on zappe d’entrée la fameuse rivalité entre l’Elan et Limoges, c’est que ce classico là fut des plus classiques, une fois n’est pas coutume… Un match des plus ordinaires, nous ramenant plus tôt dans la saison lorsque l’Elan contrôlait puis martyrisait ses rivaux.

 

 On en attendait quelques frissons supplémentaires, quelques épisodes croustillants de plus pour nourrir l’histoire, bref  un lifting des chamailleries et plouf pataplouf, le challenger s’est gentiment couché, saoulé par les coups du leader incontestable de la saison… Et avec lui son kop, celui des t-shirts blancs comme celui des t-shirts noirs, qui dessinait une grande et belle tâche sur le pourpre de Bercy. En fait toute la passion du derby  avait été consommée en apéritif lorsque ralliant l’enceinte des deux délégations de supporters se croisèrent. Là, comme de tradition,  les plus indécrottables des limougeauds avaient pu déverser leur formule magique, vous savez le si élégant, « Orthez, Orthez on t’enc… », exhiber quelques paletots viellots  « anti-palois ».

 

On connut un tas de crus du CSP qui ne se contentaient pas de si peu… Mais en ce jour de grand messe du basket français, l’Elan n’a rien partagé et dans les travées du POPB, la cohorte limougeaude s’est lentement mais sûrement endormie, à l’image de son équipe  qui mena certes, 2-0, jamais davantage et qui, le cap des 25 minutes franchies, accompagna, plus qu’il ne le contesta, le couronnement de son rival. Un 20-4 bien ficelé régla le sort de la finale, offrit Bercy aux chants béarnais, permit à Dobbels d’envoyer tout son mode se régaler sur la dépouille d’un CSP qui n’en n’était plus un…

 

Ainsi donc, à la première place de la saison régulière, la remontée immédiate, l’Elan ajoutait donc cette fameuse cerise sur le gâteau celle qui scelle à jamais les saisons que l’on n’oublie pas.  Slaven Rimac ne l’oubliera pas lui qui  fit un play-off de haut vol et survola la finale  (24 points, 28 d’évaluation) pour un nouveau titre de MVP dans l’escarcelle du club qui ne compte plus les honneurs. Bref le cru 2010 de l’Elan était un grand cru, et s’il  faut le louer  pour l’intégralité  de son œuvre, il convient encore de le féliciter pour le respect  des valeurs du club, cette fameuse culture de la victoire sur laquelle celui qui en fut l’un des merveilleux chantres, Didier Gadou, entame donc son règne à la tête du club…

 

La page va se tourner, l’été va étioler les dernières bulles, les chantiers vont s’ouvrir, les promus vont devoir se construire un futur, mais sur l’heure tout le monde se recentrait sur le bonheur programmé… A savoir une nuit entière  dans un train spécial de neuf wagons, avec une banda, le bouclier, les joueurs, le staff, un bar, bien entendu, et plus de 500 supporters.


C’est chez nous les ingrédients de la meilleure des sauces, la sauce béarnaise, celle qui gagne plus souvent qu’à son tour…

Et donc cette fête ambulante traversa la France en chantant à tue tête pour célébrer les champions de France. Ceux qui avaient tué le Classico et à ce titre, sans doute, ravivé la rancœur des Limougeauds…


Mais ce sera pour demain, que la fête continue.


  
 

POUVAIT ON REVER MIEUX ...


 

Et l’histoire s’achève comme elle devait s’achever, sur un Elan –Limoges, titre en jeu, comme au bon vieux temps, celui où ces deux là écrasaient la concurrence  et se jetaient défis sur défis…

 

Mais l’histoire est coquine aussi qui donnait rendez-vous au peuple Limougeaud rendez-vous à Beaublanc et le sommait de s’habiller en supporter béarnais l’espace de 40 minutes, celui d’une demi-finale, belle, synonyme de paradis pour l’ennemi héréditaire. Et l’Elan, grand seigneur, Robin des Bois, est venu voler au secours de celui qui depuis six ans échouait dans cette reconquête. Didier Gadou, qui joueur essuya dans le limousin les pires infamies ne pouvait pas ne pas se réjouir d’un tel scénario. Aujourd’hui, promu bientôt au grade de directeur général,  il a étrenné son règne  par la plus belle des revanches, l’offrande au CSP d’une place en Pro A. Puisque dans un peu plus de huit jours sous les lumières de Bercy, ce sont deux clubs de retour en haut de la pyramide qui en découdront pour le titre. Une simple question d’honneur à régler, ce n’est pas rien entre ces deux monstres sacrés et l’on imagine déjà le déchaînement médiatique qui va entourer ce nouveau classico, mais  ce n’est pas non plus grand-chose en comparaison de ce qui se profile à l’horizon de la prochaine saison.

Et c’est bien  un énorme cadeau que les béarnais ont offert au basket français, celui de revenir en Pro A, un an après la descente mais encore d’y ramener, avec lui, Limoges. La balle orange de France exposera de nouveau tous ses trésors réunis, remettra des épices sur ces sauces hebdomadaires et ça manquait sacrément, quand bien même n’est-il pas question de manquer de respect à quiconque…

 

On imaginait d’un palais étreint par l’émotion qui présida à l’hommage rendu à Bruno Tarricq, personnage immense accompagné dans sa dernière demeure quelques heures auparavant, oui on imaginait la difficulté des fans du CSP à devoir pousser derrière l’Elan, à suspendre  leur souffle au moindre retour des Aixois au score. N’y en avait-il pas quelques uns, même des plus haineux, à avoir douté de la probité de l’Elan ? On ne le jurerait pas et l’on sait aussi que, chassé un soir, le naturel reviendra au galop, que le béarnais n’aura aucun égard lors de la finale…

 

Mais le fait d’arme est gravé  devant l’éternel, et l’Elan s’en moque. Il n’a joué cette belle que pour lui,  pour ne pas gâcher cette saison rose bonbon, douce comme un sucre d’orge.  Pour parachever l’ouvrage, poser sa griffe sur cette Pro B qu’il a martyrisé et qui, ensuite, tout un play-off durant, essaya de lui faire payer. Evreux et Aix l’ont poussé à une belle, preuve que les appétits étaient émoussés,  les sirènes de l’avenir enclenchées, les organismes peut-être usés.

 

Mais à l’évidence, l’Elan de Didier Dobbels reste un roc et Aix-Maurienne s’est brisé comme tant d’autres, rejeté à 23 longueurs, plombé à 47 points (47-70), balayé collectivement (91-38 à l’évaluation) et vite prévenu que l’affaire ne traînerait point (24-13 après 10 minutes).

Il n’y eut ni photo ni suspense, simplement la confirmation que cette équipe là était sûre de son  fait, de ses forces.

 

Suffisamment pour se parer d’un titre… ?

 

Ce sera contre Limoges  et c’est une telle histoire qu’il fera bon la vivre. La passion est de retour, c’est déjà une très bonne nouvelle. En route pour LA finale.

             


       
 

AU SPRINT VERS BERCY ...

Match aller, puis match d’appui en cas d’égalité, sur le terrain du club le mieux classé : la formule du play-off  n’a jamais fait l’unanimité, mais plutôt débat dans un championnat dont ne c’est pas la tasse de thé…

 

Ainsi la France fut-elle la dernière des grandes nations du basket à souscrire à cette compétition bis et ne s’est-elle jamais focalisée, comme ses voisins sur des phases finales au meilleur des cinq manches… Elle est même depuis quelques temps déjà à contre courant de ce qui se fait ailleurs puisque c’est sur un seul match qu’elle attribue la couronne suprême…

Idéale ou pas, la course vers Bercy est lancée et l’Elan s’y est inscrit de longue date, il partira d’ailleurs avec l’étiquette du favori quand bien même et c’est le piment de l’épreuve, s’agit-il d’une épreuve totalement différente qui ne sourit pas obligatoirement au vainqueur du championnat.

 

Ce ne sont plus des qualités de marathonien que réclame la course éliminatoire,  mais bien de sprinter robuste et puissant puisque tout va  s’enchaîner très vite et que, formule oblige, aucun raté n’est permis, surtout pas lors de la première manche…

 

L’Elan ouvre donc ce mardi face au numéro 8 de la saison, Evreux, dont la particularité est d’avoir inquiété les béarnais chez eux (63-61) et de ne pas avoir digéré l’arbitrage d’un match retour nettement dominé par les béarnais (86-72). L’atmosphère s’était même sacrément tendue sur les bords de l’Iton ou jets de projectiles et bousculade des officiels désignaient les arbitres comme coupables… Vous l’aurez compris le décor de la réception des béarnais est planté, l’accueil sera chaud, très chaud dans l’Eure.

 

Mais l’Elan aura eu l’occasion, sinon le loisir, d’ici là, de se mettre à l’abri dans son palais, ce mardi, là ou il a pris l’habitude de ne plus laisser traîner les choses… Ses dernières sorties à domicile ont effectivement eu le bon goût de confirmer à la fois l’appétit de l’équipe et son ambition d’aller au bout. Après, sur les forces de cet ensemble béarnais pas besoin de faire un dessin, le palmarès des trophées de la Ligue Nationale  est suffisamment éloquent qui place Antoine Mendy sur le podium des meilleurs joueurs français, alors que l’Elan fait main basse sur le classement réservé aux étrangers, avec un Teddy Gipson véritablement hors concours pour désigner le MVP mais vaut encore à  trois de ses partenaires d’entrer dans le top 10 (Bauer, Maravic et Rimac)…

 

Didier Dobbels ayant été, on le sait, élu meilleur coach de la division, le cinq idéal de la saison n’est-il pas tout simplement « vert et blanc » ?

Il ne reste plus qu’à concrétiser contre les Ebroïciens, c'est-à-dire évacuer la pression née d’un premier match pas comme les autres, mais à cet égard  l’expérience joue en faveur de l’Elan tout comme la qualité et la profondeur de son banc, ce qui dans un épreuve à répétition  n’est pas à négliger non plus. Nous sommes de ceux qui pensons que l’Elan a trop longtemps attendu les trois coups du play-off pour ne pas mordre à pleine dents dans ce premier match qui garantirait tout effet de mauvaise surprise au retour, et offrirait quoiqu’il arrive le confort du palais pour passer à l’étape suivante…

 

Se pose encore en play-off  la question de savoir s’il vaut mieux passer en deux manches sèches  pour favoriser la récupération, amoindrir le risque de la blessure ou bien  au contraire jouer le plus souvent possible pour garder le rythme de la compétition, éviter, qu’en fin de saison les joueurs ne trouvent le temps trop long… Tout comme pour le système de la compétition, les avis des plus éminents spécialistes divergent… La réponse est pourtant évidente,  l’objectif étant d’aller à Bercy, les joueurs veulent y aller en empruntant l’itinéraire   le plus court…

 

On se rappelle à cet effet qu’au plus fort de la domination de l’Elan en Pro A,  on suspecta Pierre Seillant de se réjouir des matches d’appui au prétexte qu’ils généraient une recette supplémentaire…Il avait eu cette réponse : « Il n’est pas une recette équivalente à une qualification. »

 

Ce fut du gâteau…

129 à 62 ce n’est pas le score de la rencontre de clôture opposant l’Elan à Clermont  mais celui de l’évaluation collective des deux équipes. Mais  il reflète  bien mieux que le tableau d’affichage, 97-79,  la différence entre les deux formations. Car de match il n’y eut jamais. Les auvergnats étant descendus du bus avec les tongs aux  pieds quand les béarnais avaient bel et bien ficelés les nœuds de leur baskets, ils essuyèrent la marée de plein fouet et ne s’en relevèrent jamais  quand bien même au repos, échangea –t- on les chaussures…

 

34-13 au bout de dix minutes, Maravic  à la conclusion, à la création, éclaboussa le premier  quart, Moncade venu au relais  d’une équipe shootant les yeux fermés (16 sur 29 à trois points)  l’écart monta à plus de trente points et se stabilisa à 26 à la mi-temps. On aurait pu battre des records au Palais ce mardi soir si en ce soir de fête avec les play-off à l’horizon, Didier Dobbels n’avait tenu à ne priver personne de ce festin pantagruélique. De telle sorte que Jean Frédéric Morency, ce jeune homme de 20 ans qui émargea le plus souvent, cette saison,  à la rubrique des absents sur blessure s’inscrira désormais sur  la liste des meilleurs marqueurs d’une soirée (15 points)  et ce juste avant de prendre la route de Bercy  pour jouer avec la nationale 3 du club la finale de la coupe de France…

 

Et que dans ce contexte, Clermont, sans doute rappelé à ses obligations, remporta la seconde mi-temps  en inscrivant 47 points, excusez du peu,  n’offusqua personne, il était clair que dans la décontraction ambiante  personne n’allait prendre le risque d’une blessure avant le second départ, celui des play-off.

 C’est à se demander d’ailleurs si la principale information attendue par le palais ne concernait pas le futur adversaire de l’Elan en quart de finale, mardi prochain ? Le reste n’aurait été qu’anecdotique si le club n’avait eu à se recueillir  dans le souvenir de Guy Parentau, ce dirigeant bénévole brutalement disparu samedi dernier  et dont tout le monde se souviendra du rayonnement autant que de sa discrétion….

 

La page de la saison  régulière s’est ainsi refermée entre le plaisir d’un 28ème succès acquis dans  l’aisance et la douleur liée à la perte d’un ami, un vrai de vrai…

Celle des phases finales va s’ouvrir et c’est donc Evreux qui sera le premier adversaire de l’Elan sur la route du titre  national, objectif numéro deux annoncé par le club. L’Elan va retrouver l’étiquette du favori numéro 1 lui qui aura l’avantage du terrain jusqu’au bout ce qui signifie qu’il  disputera les belles éventuelles « à  case », et sur le potentiel affiché  on ne se fait pas grand souci pour lui.  Même s’il s’agit d’une autre compétition, d’une autre formule, d’autres enjeux. Il a le moins à perdre, lui qui a d’ores et déjà touché le gros lot, son envie semble intacte  si l’on veut bien considérer son entrée en matière de ce mardi, tout comme ses dernières sorties « amicales » au palais, et sa force de frappe est multiple, lui qui peut se priver de Mendy (ménagé)  et de Sambé (entorse) sans le moindre souci.

Tous les clignotants sont donc au vert  pour aborder cette dernière ligne droite et foncer vers cette couronne nationale qui, après la double montée des féminines et des réserves du club, couronnerait une saison d’exception.

 

Or pour l’Elan, c’est une certitude, il suffit de ne pas gâcher… 

 

A l’Elan tous gagnants ...

Ce mardi soir l’Elan reçoit Clermont pour terminer la phase régulière du championnat. Pour du beurre aussi, puisque les jeux sont faits, ficelés de longue date et ne changeront rien absolument rien ni pour les uns ni pour les autres. Pas de quoi en faire des tonnes donc, si ce n’est d’attendre des béarnais qu’ils profitent de cette dernière récréation pour se faire plaisir, nous faire plaisir par la même occasion et qu’ils procèdent à une dernière révision générale des hommes et de la mécanique avant de remettre le bleu de chauffe… Ce peut-être dans le palais une belle soirée de gala,  à l’image de celle que viennent de vivre les autres formations du club.

 

Cette saison restera effectivement exceptionnelle pour l’Elan dont toutes les sections ont conjugué la victoire sur le même mode et avec la même constance.  Honneur aux dames, comme il est de bon ton, avec cette montée en Ligue 2, c'est-à-dire l’ancienne Nationale 1, et si  vous préférez, le second niveau national du basket féminin… Pas simple à suivre on vous le concède mais les passionnés le savent de longue date, le monde de la balle orange est le roi en matière de compliquer lorsqu’on peut faire simple…

 

Bref, ce billet pour l’étage supérieur, les filles l’ont obtenu au terme d’un long périple dans le nord, à Washquehal, où elles se sont vaillamment accrochées au bonus de 7 points acquis à l’aller. Un bonus parfois mis à mal certes mais rétabli lors d’un final explosif et une défaite (53-57) devint ainsi synonyme de grand bonheur, avec en prime la visite de DD, non pas Didier Dobbels, mais Didier Deschamps, dont les marseillais partageaient le même hôtel lillois, venu leur adresser quelques mots …

 

Un an après le titre national de N3 et la montée en Nationale 2, Aurélie Lopez et son groupe aussi charmant que performant, signe donc un nouvel exercice de rêve, validant ainsi tous les efforts de ceux qui s’étaient dépensés sans compter pour que ce club continue à exister. Les voilà aujourd’hui récompensés, comblés même, quand aux actrices de cette double accession en deux saisons, elles ne cessent de surprendre. Et qui sait, n’est-on pas au bout de nos bonnes surprises puisque les voilà en route pour le Final Four de Cahors les 22 et 23 mai prochains.

Si l’Elan est très fier de ses nanas, il l’est aussi de sa plus récente des équipes, celle de N3 qui dans le cadre de la fusion avec Nord-Est avait pour ambition de prolonger le projet de formation mis à mal par l’absence de centres de formation en Pro B …

 

C’est une véritable razzia, un menu pantagruélique que se sont offerts les jeunes de Thierry Trouillet ! Songez plutôt qu’ils se sont qualifiés sut tant de tableau à la fois qu’ils sont dans l’incapacité d’honorer tous leur rendez-vous… Une seule défaite en championnat régulier, ils assuraient donc leur billet pour la N2 et poursuivant  sur la route du championnat de France  ils sont toujours en course ayant passés les quarts puis les plateaux demi-finales (2 matches dans la même journée) !Dernier rendez-vous à Dreux les 22 et 23 mai pour un Final à 4, associant les clubs des DOM-TOM.

 

Sur le front des coupes carton plein là encore avec une finale à jouer en coupe des PA, ce n’est pas la coupe des Landes mais tout de même,  un Final Four à jouer à Pomarez dans le cadre de la coupe Sud-Ouest, et une finale, THE FINAL cette fois, à Bercy celle de la coupe de France ! Malheureusement,  les évènements se chevauchant il leur a fallu renoncer à la fête landaise de Pomarez, ils prendront la route de Bercy au lieu d’aller à Pomarez, ce qui se conçoit aisément.

L’Elan cette année c’est donc du plus que parfait et le titre des pros empaquetterait c’est sûr une saison mémorable. Mais il faut patienter encore et vivre ce match de Clermont en toute tranquillité…

 

Ce qui ne fut pas toujours le cas des Elan-Clermont, les anciens peuvent en témoigner qui jouèrent face aux Auvergnats la montée ne première division, c’était en 1973, l’Elan gagnait déjà….     

 

LE CUL ENTRE DEUX CHAISES ...

La défaite n’étant par essence jamais le but du jeu elle ne fait jamais plaisir et quel que soit son fondement elle interpelle toujours…

 

A Nanterre, ce mardi soir,  l’Elan s’est incliné, lourdement même (87-72) et comme jamais cette saison. Logiquement aussi au terme d’un match dans lequel les béarnais ne sont jamais véritablement rentrés et dans lequel, au contraire, ils sont régulièrement sortis, concédant dès la fin du premier quart un retard qui ne cessa vraiment plus de s’accentuer, culminant à moins 18 (54-72). Peu concentrés sur leur devoir défensif (plus de 40 points concédés par mi-temps), ils ne furent pas plus concentrés sur les autres registres, un ratio passes décisives balles perdus déficitaire (14-18), un pourcentage suspect aux lancers francs (66) et Nanterre devint tout naturellement, après son succès au palais, la seule équipe à défaire  les béarnais à deux reprises. Elle les prive au passage du meilleur parcours jamais réalisé par un premier de Pro B, ce record qui ne semble pas avoir eu un effet très mobilisateur dans les rangs de l’Elan.

Trop gros pour être vrai ? Bien entendu…

 

En effectuant un déplacement express le matin même du match, l’Elan rappelait aux joueurs si besoin en était que ce match n’était pas une priorité, annonçant en amont sa volonté de faire tourner  et en tenant parole (10 joueurs utilisés en 12 minutes), Dobbels jouait carte sur table sans attendre le déroulement de la partie. Il y eut donc une impasse sur ce match qui ne pouvait pas rapporter assez gros et comme Nanterre n’est pas le premier venu il n’y eut pas de miracle non plus…

 

Tant pis pour le panache qui réclamait que l’Elan soit cannibale, ne trébuche plus. On le pensait formaté pour ça. Peut-être naïvement et par chauvinisme débordant. Ceux qui vivent à son chevet sont il est vrai les mieux placés pour juger et jauger de ses limites de ses réserves. Ils ont jugé risqué de foncer tête baissée à la poursuite de tous les prix, du maillot jaune au classement par points, en passant par les sprints intermédiaires et les victoires d’étape…

 

N’ayant plus de messages à adresser aux adversaires, préférant de bons entraînements à Pau qu’un long séjour à Paris, Didier Dobbels, tout nouveau coach de l’année, est en mode play-off et pense au rendez-vous de Bercy. Il ne doit pas être le seul du reste. Le nouveau président, Alain Béral suggérant vendredi dernier  qu’il serait de bon ton de faire aussi bien que la dernière équipe de l’Elan reléguée de la même façon et remontée dans la foulée, titre national en poche…. L’Elan perdrait donc un peu pour gagner davantage.

 

Quand bien même connaît-on, de la sorte, les tenants et les aboutissants de la défaite, quand bien même se brûle-t-on souvent les ailes à courser tous les lièvres à la fois, c’est un art difficile que de confier à l’échec les clés des succès futurs…Ne dit-on pas que la meilleure dynamique est celle de la victoire? En ce sens la défaite, au-delà de son goût amer, interpelle toujours…

 

On dit aussi qu’il faut parfois prendre une bonne claque pour mieux rebondir… Si tel était le besoin l’Elan aura eu le mérite de se parer à Nanterre.     

 

QUEL ANNIVERSAIRE CLAUDE !


Claude Bergeaud n’a jamais été et ne sera sans doute jamais un grand afficionado des rendez-vous calendaires, encore moins des festivités programmées. En matière de fêtes notre homme adore surtout la spontanéité, le naturel, l’improvisation. Mais quand le 29 avril vous fixe rendez-vous avec le demi-siècle, il faut tout de même s’attendre à ce que l’évènement fasse date, qu’il imprime la mémoire, agrandisse le placard aux souvenirs…

 

Que l’Elan ait atomisé les Lillois (92-60) en confirmant qu’il n’y avait pas, cette année, d’adversaire susceptible de relever le défi du Palais des Sports dès lors que la mécanique s’emballait, l’aura comblé bien sûr, mais il s’était, à force,  quelque peu accoutumé au phénomène.

 

Que Roger Duquesnoy,  à la fois légende de l’Elan et ch’ti d’entre les ch’tis   soit venu, au coup d’envoi, recevoir une superbe ovation, l’aura ravi lui qui cultive les racines,  entretient les héritages et vénère les anciens.

Qu’il ait eu droit, tout de go,  à un passage en costume sous la douche dès le retour aux vestiaires lui aura permis de vérifier que toutes les traditions ne meurent pas. 

Mais que Didier Dobbels profite du cavalier seul des siens  pour offrir une (longue) fin de match à sa toute jeune garde, voilà bien le cadeau idéal et royal fait à Claude Bergeaud, le soir de ses cinquante ans…

 

Fernando Raposo, Jean Fred Morency, Lamine Sambe, Romain Dardaine  associés soit à Fred Moncade soit à Nouha Diakité, avec en fond musical un air de « Pena Bayonna », c’est tout simplement le crédo de celui qui va passer la main en fin de saison, le pari qu’il a toujours rêvé de tenter, la raison de son engagement. Qui sait  même si ce moment de forte émotion n’a-t-il pas suscité une pointe de regret chez ce dernier des mohicans…

 

Pour être inédit ce cinq là  ne gâcha pas la moindre miette du festin et maintint même le cap d’une soirée qui n’avait pas fait longtemps mystère sur son dénouement, parti sur les chapeaux de roue, l’Elan termina en trombe, réussissant sa troisième plus belle marque offensive de la saison au palais.

Vous l’avez compris la venue de Lille, troisième tout de même de la division, a été expédié comme une affaire courante. Comme si l’Elan s’était fait un devoir de rappeler à tout son monde, adversaires et supporters que son voyage au Portel, la semaine précédente, n’était que la récréation qu’il s’était accordé  au lendemain des festivités de la montée.

Lille a donc payé l’addition et si Didier Dobbels tente de nous faire croire que les siens n’ont plus de messages à faire passer, les hommes de Namyst eux se souviendront de cette soirée où ils n’ont existé qu’au bon vouloir de leur rival, c'est-à-dire un quart temps, le second.

Diabolique d’adresse à l’image de ce  un sur deux systématique à trois points (16 sur 32), l’Elan fut sans concession aucune défensivement  laissant l’artilleur numéro 1 de la Pro B à 6 points, n’accordant aux Lillois qu’une évaluation collective de 4 et 5  lors des troisième et quatrième quart temps.

 

Du grand art assurément et un nouveau coup porté au moral de l’adversité qui sait désormais et plus qu’hier encore que, sur la route du titre, le seul adversaire de l’Elan, ce sera tout simplement l’Elan…

 

 

VIVE LE TEMPS QUI PASSE

 

En accélérant de quelques jours  la fin de la saison régulière (les deux dernières journées sont programmées les 4 et 11 mai)  la Ligue Nationale de basket fait gagner un temps précieux aux béarnais … On a beau, ici et là, leur trouver de nouvelles sources de motivation, des challenges à relever, on ne trompe personne, la dernière ligne droite du championnat est pour l’Elan, depuis le match de Charleville,  longue et ennuyeuse, inodore et sans saveur. A l’exception de quelques broutilles comme le record historique du nombre de défaites (cinq) à égaler, le doublé, meilleure attaque et meilleure défense, elle ne peut plus rien rapporter  et comme les hommes de Didier Dobbels ont touché le premier gros lot, ils ne s’impatientent plus que de l’arrivée des play-off…

 

En attendant, comme le dit si maladroitement le milieu, il faut faire le métier… On préfère cent fois les sportifs pros quand ils  nous disent qu’ils ont une chance inouïe d’avoir fait de leur passion un métier, un beau métier même… Mais la question n’est pas là, il y a donc une fin de championnat à gérer et autant  derrière  on se bouscule au portillon des accessits, on cherche à recevoir le meilleur dossard possible en vue du play-off, autant devant, Moncade et les siens déroulent, spectateurs privilégiés d’une compétition qu’ils ont survolé,  on ne se lassera jamais de le répéter.

 

Lille ce vendredi au Palais, Nanterre mardi prochain, puis Clermont en clôture  profiteront-ils comme Le Portel la semaine dernière,  de la situation ? On n’en sait trop rien à vrai dire  tant les challengers, les deux premiers  notamment,  ont cent fois plus de raison de mordre  dans les matches que les béarnais, sont-ils, nous n’en doutons pas un seul instant, de grands pros…

Ceux sont aussi, avant tout, des compétiteurs et face au manque de sel de ce final ils peuvent très bien avoir les idées qui ne suivent pas les jambes, la concentration qui ne soit pas au diapason de la condition. Toute chose que Didier Dobbels et Paco Laulhé combattent au quotidien bien sûr, tout en sachant la difficulté de ce match là… Les hommes restent des hommes…

 

Mais c’est vrai aussi, et l’Elan l’a vérifié au Portel que la mécanique ne redémarre pas  automatiquement sur le simple claquement des doigts,  qu’elle ne retrouve pas à la demande sa précision, bref que l’on perd bien plus vite les automatismes qu’on ne les met en place…

Tenez, il nous souvient et ce n’est pas un passé si lointain, que l’Elan s’interrogea longtemps  sur l’épilogue malheureux d’un play-off dont il était le grand favori… Un de ses joueurs étrangers y fut notamment méconnaissable et sembla porter sur ses épaules toute la peine du monde… Or il avait été un grand pro lui aussi, jusqu’au bout des ongles, talentueux, classieux de surcroît… Bref une perle  qui avoua plus tard avoir « déconnecteé », être sorti de la compétition sans pouvoir y revenir vraiment… Il n’avait pas compris que, la saison terminée, le play-off s’éternise de la sorte qu’on maintienne les joueurs sous pression des semaines entières quand ils n’aspiraient plus qu’au repos, qu’à revoir la famille…

 

Ceci vous situera peut-être mieux la difficulté de la gestion d’une fin de saison comme celle de l’Elan, même si vous nous direz à juste titre qu’il y en a de plus douloureuses…

C’est que cet Elan a le profil idéal, le gabarit, le volume d’un  champion. Et qu’il serait pour le moins rageant de passer à côté  pour des questions de timing, de lassitude…

Or après Le Portel , Lille ce soir, puis Nanterre étant des adversaires que l’on reverra tôt ou tard sur la route de Bercy, on voudrait deviner dans les performances de l’Elan les prémices d’une remontée en puissance…Lille, troisième avec sept succès à suivre saura à coups sûr le rappeler aux béarnais.

Et puis bon, on ne va tout de même pas autoriser notre grand Roger, qui n’oublie pas qu’il est un ch’ti dans l’âme, à chambrer chaque fois que le Nord s’invite….


 

 

ON N’EN FERA PAS UN DRAME

 

Ils avaient bien les jambes en coton, la tête lourde les béarnais, qui sautaient comme des cabris et chantaient à tue tête huit jours plus tôt, et ceci explique certainement cela, quand bien même n’est-il pas question, un seul instant, de jeter un quelconque voile sur le succès des joueurs du Portel. Les Nordistes ont accroché l’Elan à leur tableau de chasse (82-74), sur lequel figurait déjà le CSP Limoges, et du même coup officialisé leur présence lors du prochain play-off,  ils ne sont donc pas prêts d’oublier cette soirée du 23 avril et si ce n’était plus carnaval dans la région, ce fut tout de même nuit de fête. Quitte à la payer la semaine prochaine ?

 

L’Elan lui est passé à la caisse, il ne réussira pas le meilleur parcours jamais réalisé par un club de Pro B – il peut néanmoins l’égaliser  s’il ne perd plus  un seul match – et s’il doit en concevoir quelque petit regret, il aura surtout vérifié combien les exigences du sport de haut niveau ne s’accommodent qu’avec l’excellence…

 

Qu’il ne suffit pas de vouloir remettre la machine en route pour que le moteur s’emballe immédiatement. Dans le Nord, c’est d’ailleurs le Portel  qui s’est emballé, comme si la mécanique béarnaise n’était qu’en rodage. Un Elan à moins 14 (20-34) et moins de 40% d’adresse, il y a trois mois que ce n’était plus d’actualité…

 

De même un Elan qui rend une copie à 13 passes décisives  pour autant de ballons perdus n’est pas un Elan aussi inspiré et sûr de lui qu’il l’était…

Ne nous trompons pas non plus, il n’y a là aucun dommage collatéral qui puisse semer le trouble, même pas un avertissement. Car le bel Elan a tout de même pointé son nez dans cette salle en fusion : 11-0 d’abord pour virer au repos les yeux dans les yeux  ou presque (37-39) et puis tout de suite  derrière un nouveau 8-0 pour glacer cette salle pleine à craquer (45-39).

De là à penser qu’il  ne restait plus le moindre zeste des émotions et autres festivités de la semaine dernière, il n’y avait pas des kilomètres. Pas plus que pour imaginer qu’une fois encore  la puissance de feu et les rotations de l’Elan  pousseraient dans le rouge un adversaire soupçonné moins pourvu…

 

Sauf que, c’est cette fois l’Elan qui s’est retrouvé court sur pattes ! La feuille de match du site officiel de le Ligue nous indiqua ainsi que les cinq joueurs qui terminèrent le match étaient aussi les cinq seuls qui avaient contribué à alimenter le score…Bien entendu, ça n’a pas un signification majeure (encore que…) mais de visu c’était une stat plus que spectaculaire. Et pas si anodine que ça au fond puisque la même feuille nous disait aussi que six joueurs avaient tout de même cumulé 183 minutes de temps de jeu, ce qui, vous l’aurez calculé, n’en laissaient plus que 17 pour le trio Moncade, Raposo et Diakité…

 

Non seulement l’Elan ainsi rétréci ne pouvait plus avoir la prétention de jouer, ce qu’il joua si bien, au rouleau compresseur, et à le voir ne pas tenir le score puis s’étioler face à la furia Portelaise, on s’est demandé si pour une fois ce n’est pas lui qui s’usait davantage que son rival…

 

Du coup, le  hold up  échoua, logiquement, entendit-on sur les ondes et puisque ce n’était pas une énorme surprise, on se réjouit presque de ce que le Portel fut l’auteur de l’exploit.

Le Portel  vous imaginez  un peu ? On parie que ce nom là ne parle pas plus à la France du sport que ne parlait le nom d’Orthez  il y a trois décennies…

Le Portel était en fête vendredi soir, l’Elan n’était pas meurtri, alors tant mieux si ce fut une belle histoire, elles font tant de bien… 

                  

 

 

C'EST DEJA UNE AUTRE HISTOIRE

 

L’Elan a tourné une page vendredi dernier, et quelle page, mais il nous dit, ici et là, mais aussi de manière officielle,  qu’il n’est pas question de fermer le livre… Que la saison continue et ne devra s’arrêter qu’au terminus de Bercy lorsqu’un trophée de champion, un de plus, viendra matérialiser, immortaliser le parcours de ce grand cru.

On en accepte volontiers l’augure,  on piaffe donc d’impatience, on se pourlèche les babines et puis, réalité oblige, on se réjouit de ce que les avions revolent car c’est tout de même ce qu’il y a de plus pratique pour traverser l’hexagone à l’heure d’aller disputer au Portel cette 31ème étape du championnat.  Une étape qui serait aussi, à l’heure actuelle, soit dit en passant, le quart de finale du prochain play off mais rien n’est encore figé, loin s’en faut, si ce n’est la première et délicieuse situation de nos béarnais…

Et cette situation dorée, privilégiée entretient encore une bribe de débat tant il est vrai que depuis fort longtemps désormais chacun avait admis que l’Elan se réécrivait en lettres majuscules.

Vous n’êtes pas sans l’ignorer, la fête est une apothéose,  une fin en soi, une montée d’adrénaline foudroyante et c’est sans doute pourquoi on a l’habitude de dire que ses lendemains marquent une chute de tension sensible, allez, on y est tous passé  par cette « gueule de bois » et ces effluves… Et tout un palais ou pas loin l’a vérifié, la fête a eu lieu, naturellement. Comment pouvait-il en être autrement  un soir comme celui de ce vendredi 16 avril où l’Elan remontait, tout en étant remonté, comme le disaient avec beaucoup de goût, les tee-shirt enfilés pour marquer l’évènement.  Il ne faut pas pousser non plus  elle ne fut pas vertigineuse, simplement belle, digne et  proportionnelle. Comme une répétition ? Un prélude à beaucoup mieux ?  Ne nous égarons pas, mais elle fut suffisante  pour que coach DD donne trois jours de repos a ses ouailles, une exception chez ce travailleur forcené. Ils eurent le bon goût de passer, à la fois, pour une récompense (méritée ô combien) et un moyen de récupérer pour ceux qui auraient (naturellement ou presque)  quelque peu prolonger les festivités….

Mardi l’Elan a donc retrouvé le chemin du Palais et du parquet pour s’attaquer à au dernier chapitre de l’histoire, la conclusion et on vous le rabâche, tout le monde souhaite qu’elle soit aussi belle que dans un conte de fées…

Alors, quel Elan va nous revenir sur scène ? Le même que depuis janvier,  c'est-à-dire glouton, insatiable, lorgnant sur ce record qui consisterait à ne plus perdre un des quatre derniers matches, en un mot invincible et dominateur ? C’est l’hypothèse haute et quelque chose nous dit que l’aparté du groupe dans le rond central, dès le coup de sifflet final du match,  officialisant la montée en fit état…

Ou alors un Elan, un peu plus distrait, le contrat en poche donc plus dispendieux, s’accordant un peu de bon temps et pensant-à tort- qu’il ne peut plus rien lui arriver, bref un ensemble ayant gardé quelques jours de plus le nez dans les étoiles et, comme on dit souvent, pas tout  fait redescendu de son nuage… ?  Le risque existe, même si à l’heure de remonter dans son Nord natal, Dobbels aura planté le décor et en matière de fête Le Portel s’y entend aussi… Il en avait fait une colossale le soir de son succès net et sans bavures face à Limoges, souvenez  du tarif, moins 18.

Pour sûr, l’Elan a désormais le temps pour lui, mais on a tout de même hâte de le retrouver, histoire qu’il nous confirme que la montée n’est bien évidemment pas une fin en soi et qu’il a encore une faim de loup, la dimension du champion, celui qui ne lâche rien,  tout simplement…

Au Portel c’est déjà une autre histoire…

   

 

C’EST FAIT ET TRES BIEN FAIT…

Que l’Elan ait retrouvé, face à Charleville Mézières étrillé 94-64,  sa place en Pro A, renoué avec un  standing digne de son histoire, n’est pas, naturellement une grosse info…

C’était programmé, annoncé et bien dans les cordes de cette équipe taillée à merveille pour survoler son sujet. Ce fut fait et bien fait et l’on se doit immédiatement de rendre hommage à ces carolos venus des Ardennes non seulement pour avoir accepter de rentrer dans la danse, se prêter au show, et finalement prendre la leçon. Mais aussi et peut-être surtout d’être venus contre vents et marées. Car leur match commença bien avant 20 heures ce vendredi soir dédié à l’histoire. Privés d’avion à Charleroi,  privés de trains à Charleville, retardés par les travaux sur l’A4 vers Paris, ils étaient dans la nasse, comme l’on dit dans le jargon, et avaient tout pour envoyer un télex de forfait en Béarn. Sauf que pour rien au monde ils n’ont voulu que l’Elan remonte par la petite porte. Alors, de galère en galère, ils sont venus uniquement pour que l’Elan vive pleinement sa fête. Chapeau messieurs! Et merci surtout car la fête eut lieu, belle, naturelle, simple, comme ce palais en a vécu tant et tant et s’est déclaré prêt à en revivre…

 

Demain sera un autre jour, la Pro A sera une autre histoire, ses enjeux, ses challenges, ses budgets, ses obligations….

Vendredi soir le temps s’est arrêté. Pour que le peuple béarnais du basket redise sa foi  en ce club mythique, chante les vertus de son héritage, redonne vie à ce qui a toujours été un sacro sait principe, celui de la victoire.

 

Le Palais n’était pas plein mais presque,  il rappelait ces soirées d’Euroligue et si l’odeur du suspense ne plana pas longtemps, celle du triomphe prévisible  le mit en transe très vite.

Plein de dignité, il attendit le final pour libérer la fête. Elle fut digne des plus grands moments de cette enceinte. Il restait 3 minutes et neuf secondes à jouer quand les cuivres de la banda, les poumons des gradins, la voix de Jérome Tapie, se mêlèrent pour jouer, crier, hurler  un bonheur synchrone au son de la  pena bayonna dont on sait, ici, depuis longtemps, qu’elle électrise les moins sensibles…

 

 Didier Gadou, stoïque et toujours plein de retenue, n’y résista pas. Le regard droit pour ne pas trembler, la mâchoire soudain crispé, l’émotion au bord des lèvres se força pour ne pas laisser échapper cette larme qui le guettait et menaçait. Le joueur était un guerrier, l’homme lui a empreinté. Il ne pleura donc pas mais ce n’est pas l’envie qui lui en manquait… Elle était terrible et poignante  cette image furtive qu’il nous offrit, belle surtout, disant plus que tout combien le président était ému à l’heure de rendre à son Elan son rang, sa dimension,  de rendre à son peuple l’amour qu’il réclamait…

 

Le reste ne fut que tours d’honneur et embrassades, tee-shirt dédié  à un « Elan remonté », pluie de confettis et communions, discours  et verres partagés, bref toutes ces choses qui vous transportent, comme si l’on sortait de l’enfer pour retrouver le paradis….

 

La nuit s’annonçait longue et étoilée, Maravic, énorme,  n’était plus que Marko, baptisé béarnais  et invité à rester vert et blanc, comme Gipson, Rimac, Bauer et les autres… La délégation de Charleville s’interrogeait de savoir comment elle allait pouvoir renter chez elle, Les agents étaient en nombre à la réception des VIP qui ne finissait jamais.

Mais il y avait eu un  moment d’intimité dans ce brouhaha, celui  où, dans le rond central les joueurs s’étaient mis en cercle, rien qu’entre eux, sitôt le succès consommé, celui  ou sans doute se sont-ils promis d’aller plus loin…

 

L’Elan est en Pro A, il lui reste un record à battre, un titre à conquérir. De quoi donner au palais des raisons d’espérer d’autres belles soirées.

 

Dieu que celle de ce 16 avril était belle, déjà. Belle et prometteuse.              


 

CE SOIR, C’EST POUR L’HISTOIRE…

Ce vendredi soir l’Elan retrouve sa place en Pro A ! Ce vendredi soir l’Elan sera détesté comme jamais, si tant est que ça puisse se faire, dans tout le Limousin puisqu’il aura coupé l’herbe sous le pied à son vieux rival du CSP désormais condamné à gagner à Bercy à moins, ce dont on doute fort,  qu’il ne devienne le supporter numéro 1 des béarnais dans la course au titre (1)…

 

Ce vendredi soir  le championnat de pro B désigne son vainqueur, par KO, à 4 rounds de la fin, saoulés de trop de coups ses rivaux n’ont plus désormais ni le temps, ni le cœur d’ailleurs, à aller défier le maître. Le maître, on dit bien, dont la qualité éclate au classement avec cette marge, insolente  plus que sécuritaire,  mais aussi à travers  tous les domaines que le basket met en lumière à travers sa spécificité, les statistiques. Il n’est effectivement pas un seul secteur dans lequel l’Elan ait oublié de rentrer dans les cinq premiers. Attaque ? Premier. Défense ? Troisième. Evaluation ? Premier. Adresse ? Premier. Rebond ? Quatrième. Passes décisives ? Troisième. Balles perdues ? Quatrième. Fautes provoquées ? Cinquième.

 

Si ce n’est pas la marque de fabrique d’une machine à broyer, la démonstration que le triomphe est avant tout une œuvre collective venez  vite nous dire de quoi il s’agit.

Mais la perfection n’étant pas, c’est bien connu, de ce monde, l’Elan  s’est  tout de même vautré dans un secteur… Ainsi les lancers franc, secteur dans lequel il  ne pointe qu’en quatorzième position, permettent-ils de lui tirer les oreilles, non mais alors…

 

Allons, trêve de balivernes, à l’heure d’exposer le tableau ça ne se verra même pas, c’est comme si on versait une gouttelette de rosée matinale sur un océan d’huile.

Ce vendredi soir, l’adversaire de l’Elan s’appelle Charleville-Mézières. C’est une de ces solides équipes de Pro B, héritière d’une tradition mais aussi d’un  riche passé puisque l’Etoile locale brilla deux fois au firmament du basket français (champion en 58 et 60) voire européen (quart de finale en 59).

 

Aujourd’hui si elle n’est plus concernée par le play-off, elle ne regarde pas non plus derrière elle avec angoisse. Trois points d’avance sur le premier relégable doivent lui permettre de signer pour un an de plus au même niveau.

Au risque de paraître irrespectueux, ce que nous ne sommes pas, de ne pas prendre en compte les réserves d’usage en matière de sport et de sa glorieuse incertitude, le nom du rival des béarnais, ce vendredi soir, ne nous paraît pas primordial.

 

Pour tout vous dire, quel qu’il ait été, on ne voit pas, à moins d’une intoxication alimentaire lors de la collation de 17 heures,  d’adversaire susceptible de s’imposer au Palais, dans ce que Didier Gadou a qualifié à juste titre de balle de match et dieu sait si en la matière l’homme s’y connaît, s’il en a plus gagné que perdu…

 

Il en existerait pourtant des arguments pour mettre les béarnais en garde… Contre l’excès de confiance qui entraîne les déviances individuelles et met le ver dans le fruit…Contre la pression  dont on se tue à répéter quelle frappe davantage au bar, mais qui resurgit dès le premier enjeu venu… Contre le fait qu’un match reste un match et que les hommes qui le font restent des hommes…

 

Mais on ne s’y fait pas. Rien, on ne voit rien, pas même la peur de gagner, pour freiner l’Elan.

Il est si rodé au succès, si serein, si solide, si expérimenté, si talentueux, si concentré sur ses objectifs, si fort qu’il est tout simplement fait pour, ce vendredi soir, rentrer dans l’histoire.

C’est à 20 heures au palais des sports ce 16 avril et comme on disait à l’époque c’est à ne manquer sous aucun prétexte.

                 

(1)   Si l’Elan devenait champion de France  à Bercy c’est automatiquement le second de la phase régulière qui hérite du second ticket pour la Pro A.

 

 

EN PLACE POUR LA FETE…

Tout est donc en place pour la fête vendredi prochain au Palais des Sports. Il suffira en effet que l’Elan ajoute Charleville-Mézières à son impressionnant tableau de chasse pour que sur le coup de 22 heures il ait définitivement et officiellement retrouvé sa place en Pro A. Il ne restera plus que quatre matches à jouer soit trop eu pour que son matelas de cinq points d’avance puise être  mis à mal.

 

Quand on dit il suffira, que les gens des Ardennes n’y voient aucune suffisance, surtout pas… Non simplement n’imagine-t-on pas une seule seconde que l’Elan puisse être pris en défaut, chez lui, le soir où il s’agit de signer la toile, de parachever le chef d’œuvre, car c’en est bien un si l’on se rappelle combien l’enfer était promis à ces béarnais  à l’aube d’affronter la Pro B.

La semaine s’annonce animée et pleine d’impatience au Palais, les couloirs vont de nouveau vivre avec ce frémissement qui précède les évènements -c’en est un aussi-  et le public devrait être à l’unisson pour garnir plus qu’il ne le fit les gradins de cette arène où il se passe toujours quelque chose décidément…

 

Pour obtenir ce droit aux festivités, les hommes de Fred Moncade se devaient de franchir l’obstacle Aix-Maurienne et ce n’était pas rien. Ils l’ont fait dans une ambiance de fête aussi puisque la Maurienne  avait, depuis un mois, mobilisé 5000 personnes pour remplir le Phare, la salle chambérienne empruntée pour l’occasion aux handballeurs.  Mais rien n’a troublé la lucidité des béarnais,  ni la pression de toute une vallée, ni le match plein de bravoure des partenaires de Simon Darnauzan, véritable poison et poisson pilote à la fois…

 

Ils ne se sont pas baladés les béarnais, loin de là, ils ont même du mouiller le maillot et garder la tête sur les épaules  face à un ensemble qui ne lâcha rien et qui, quand il sembla lâcher tout de même,  trouva toujours les ressources pour immédiatement remettre une couche de pression sur les béarnais.

 

Comme souvent cette saison le scénario s’était répété, écrit sur une première période très accrochée (38-39 pour Aix)  mais il n’avait pas, par la suite, suivi ses habitudes, à savoir que l’accélération béarnaise ruinait l’espoir des locaux. L’Elan surfait tout de même sur un 63% d’adresse à trois points (12 sur 19)  mais l’aixois était coriace. C’est donc au cap de la demi-heure que les béarnais prirent leurs distances. A 71-62, ils ne s’installaient pas dans le plus grand confort mais compte tenu de l’âpreté du duel  la marge était appréciable.

 

Sauf que Maravic fâché avec son adresse depuis le départ perdit deux balles de suite et que l’Elan encaissa un 8-0 (71-70) qui redonna vie à tout le Phare… Oui mais Maravic en a vu d’autres et ses cinq points à suivre effacèrent l’erreur (84-77). Il y a là  le raccourci de la marge de l’Elan en matière de calme, de sérénité, de maîtrise, de nerfs solides…

 

Et Aix-Maurienne s’inclina (86-80) comme se sont inclinés pas tous les autres mais presque…

Tous les ingrédients sont donc réunis  pour que cette saison rentre dans l’histoire, mais il y a tant de plaisirs à venir derrière cet Elan qu’on ne va pas les brûler, les jouer plus vite que la musique, non, on va les gouter un par un, avec délectation, à commencer par le plus important celui du retour en haut de la pyramide, programmé vendredi face à Charleville…Que la fête batte son plein, il sera temps ensuite de penser à des records, de penser à Bercy.

  

 

 

A AIX, MODE PLAY-OFF ...

Chez les savoyards dont on se souvient qu’ils avaient été, à Pau, de sacrés clients (71-68), l’Elan sera reçu ce vendredi soir avec les honneurs dus à son rang…

 

N’a-t-on pas délocalisé l’évènement pour le programmer à Chambéry, dans la salle du Phare, si chère aux handballeurs de Philippe Gardent l’un des fameux barjots de Barcelone 92. C’est là un lieu mythique dès lors qu’il a abrité les derniers tours de passe passe de Jackson Richardson avant qu’il ne tire sa révérence… Mais c’est aussi un endroit qui souffre  d’une terrible domination, celle qu’impose l’équipe de Montpellier maître du monde de la petite balle de cuir…

 

Un peu comme la Pro B aura souffert cette saison de la mainmise de l’Elan sur la compétition.

Bien qu’il ne défende plus désormais son statut d’équipe imbattable à domicile, Nantes ayant, il y a un petit mois, entaillée la cuirasse, mettant fin à une série des 11 succès, Aix-Maurienne a donc pris le risque de céder à la fête,  les avantages qu’il aurait eu à évoluer dans son cocon si redoutable. Attitude louable que celle de permettre à toute une vallée de profiter  de la venue d’un mythe du basket national, que celle de s’exposer à de nombreux risques… Car ce n’est jamais tout à fait simple  que de déménager à la sauvette et se trouver immédiatement chez soi, les joueurs disant souvent aimer leurs habitudes, s’appuyer sur les repères. Bref, le costume pourrait être un peu grand à porter pour les partenaires de Simon Darnauzan, enfant de l’Elan qui avait été privé du match aller…

 

Mais tant de tralala et de flonflons constituent d’abord et avant tout une invitation pour les béarnais à avoir bien préparés leur affaire, ce qu’ils ont coutume de faire dès que l’odeur du danger rode. A se montrer dans leur tenue de gala  ne serait-ce que pour honorer tous ces égards, pour éviter que le Phare en question ne les plonge dans le noir et que la fête préparée ait bien lieu…

 

Ils n’auront pas perdu de vue, à cet effet, que leur adversaire, même piégé par Nantes, reste un des caïds de la division, bien calé en quatrième position et toujours engagé dans la fameuse lutte pour la deuxième place laquelle fait rage et fera rage jusqu’au bout sans doute.

A l’heure où ces béarnais souverains, bientôt libérés d’un premier poids, impatients à l’idée de pouvoir célébrer l’évènement chez eux, dès le 16 de ce mois peut-être, sont en quête d’absolu, de records, d’histoire, ils auront encore l’occasion  face aux montagnards de la Maurienne de se projeter, de plonger, dans les play-off  puisque, c’est cette fois une certitude, ils y seront conviés.

 

Aix, au même titre que Le Portel et Nanterre autres parquets sur lesquels il sont appelés à se produire avant la fin de la saison régulière  forment un tiercé qui porte aujourd’hui les numéros 4,5 6 dans la hiérarchie. Autrement dit ce sont autant d’adversaires potentiels sur la route de Bercy, autant de terrain ou il faudra retourner ferrailler dans le contexte bien différent d’une phase éliminatoire.

Si l’occasion est belle de franchir l’avant dernière marche qui mène dans l’ascenseur, elle est aussi de marquer les esprits, d’enfoncer le clou et de se porter candidat à la couronne. C’est en mode play-off que l’on attend l’Elan désormais, c'est-à-dire plus vorace, plus glouton, plus déterminé.

 

Puisqu’à Aix on s’est préparé à une grande fête autant y participer pleinement… quitte  à la gâcher !      

 

 

 

UNE SAISON POUR L’HISTOIRE …

Que manque-t-il encore à l’Elan pour retrouver de façon définitive la Pro A ? Trois fois rien.

Sur les 12 derniers points mis en jeu lors des 6 dernières journées, et à la condition sine qua non que son rival le plus dangereux ( !) n’en lâche aucun, il lui faut deux succès, soit une broutille pour une équipe qui a pris l’habitude de tout écraser sur son passage et dont on reste persuadé qu’elle ralliera l’arrivée sans connaître la moindre embûche supplémentaire.

 

Pas plus que Bourg, pas plus que l’un des dix derniers adversaires croisés, Boulazac  n’a pu échapper  au rouleau compresseur béarnais, lequel se sera systématiquement mis en route lors d’un quart temps, le troisième le plus souvent, le premier parfois,  y créant une différence allant, peu ou prou, du simple au double.

 

Richesse des talents ? Force de la rotation ? Cocktail des deux ? Peu importe, cette saison aura été celle de la marque de fabrique de la maison « verte et blanche », frappé d’un label made in Béarn, un peu comme à l’époque où sur l’écusson collector du club était écrit « Toques si gauses » (Touches si tu l’oses)…

 

Ainsi l’aventure de l’Elan au second niveau de la pyramide ressemblera, dans quelques jours,  à celle de son aîné de 74-75, lorsqu’au terme de sa première saison dans l’élite il avait été invité à revoir ses gammes et repasser par ce qui s’appelait à l’époque la Nationale 2. Il n’est d’ailleurs pas anodin de noter que cette année là, Bernard Lamarque et les siens avaient eu non seulement le bon goût d’assurer la remontée au terme de la saison régulière, mais encore d’ajouter la cerise sur le gâteau en enlevant le premier titre national de l’histoire du club.

 

Voilà bien de quoi suggérer quelques  idées aux coéquipiers  de Fred Moncade, n’est-ce pas ?

Même s’il n’est pas homme à brûler les étapes, Didier Dobbels  ne se projette-t-il pas dans cette idée lorsqu’il annonce derechef qu’il reste 14 matches à gagner…

 

Il est vrai que la nouvelle chute de Limoges le week end dernier  ayant encore accéléré le retour de l’Elan dans l’élite, le coach  béarnais se doit de trouver des challenges pour les siens. Il est aussi dans l’obligation de maintenir  une pression que l’adversité n’est plus en mesure d’imposer à ses troupes… Ses analyses d’après match sont ainsi, tout sauf un satisfécit, et quand il pourrait souligner le brio des siens, il préfère titiller, piquer, souligner les imperfections, appuyer sur les attitudes qui s’écartent du chemin…

 

C’est là une méthode de vieux briscard, celle de quelqu’un qui connaît sur le bout de ses doigts  son milieu et tous les parasites qui s’y greffent en fin de saison, lorsque les sirènes du marché se remettent en route.

 

Fut-ce au second étage national, l’Elan a entre les mains un joyau d’équipe, une de celle dont Sylvain Lautié, grand connaisseur en la matière disait, à Pau vendredi dernier, qu’elle jouerait les play-off de Pro A. Une équipe qui va, c’est sûr, remplir son objectif de ne faire qu’un passage en Pro B, mais qui dispose des moyens de faire mieux. Beaucoup mieux !

En réussissant d’abord  la meilleure saison jamais réussie par une équipe dans la division, et puis en allant chercher, à Bercy, une onzième couronne nationale pour le club, ce que personne n’a pas encore réussi non plus depuis l’instauration du play-off…

 

Bref de marquer l’histoire et de rester graver sur les tablettes. De passer du rang de parias à celui de héros…

 

Ce n’est pas tous les ans que se présente pareille occasion, et c’est pourquoi c’est aujourd’hui, demain, après demain, que l’Elan se doit d’être plus exigeant avec lui-même qu’il ne l’était  lorsqu’il perdit le commandement de la Pro B à Limoges…

 

Bourg à la moulinette ...

Mais que peut-il donc leur arriver ? Un petit coup de mou, sans aucun doute lié à  une rotation étriquée dès lors que Bauer, Raposo et Sambé se sont contentés, en civil,  d’encourager les leurs, et que cinq jeunes complétaient la feuille de match. 

 

Il a eu lieu en début de dernier quart temps, lorsque Bourg abandonna enfin de son costume de simple faire valoir pour enfiler celui du challenger qu’on lui prêtait volontiers compte tenu de son classement et de son arsenal défensif. Soudain en panne de jambes, de rythme, de fluidité, de toutes ces choses qui rendent les choses plus faciles sur un plancher, l’Elan cherchait son second souffle et il tardait à venir. La preuve le premier panier des béarnais tomba après plus de cinq minutes.

 

Bourg et son intérieur Bronchard, le jouer à la barbe d’ogre, ne se firent pas prier un seul instant, boite sur Gipson, pressing  tout terrain, empaquetèrent un 12-0 qui dans toutes les salles de Pro B et d’ailleurs  eut fait souffler un vent de panique. C’est que les 19 points du matelas concocté en 30 minutes (63-44)  étaient réduits à 7 petites longueurs (63-56).

Pas au Palais… Il a suffi à Dobbels de renvoyer son duo de l’Est, Maravic-Rimac aux manettes  pour que le match reparte en suivant le script initial…

 

En trois petites minutes la différence remonta à plus 17 et reflétait mieux l’empreinte de l’Elan sur les opérations.

Voilà, à l’exception de ce passage à ne pas conserver aux archives, tout le reste est venu témoigner une fois de plus qu’il ne pouvait pas arriver grand-chose à cet Elan taille XXL à l’image d’un Georgi Joseph dominant  d’entrée le combat des poids lourds et ne faiblissant jamais.

 

Il y a d’abord ces 85 points inscrits face à une équipe qui avait l’habitude de ne pas en concéder plus de 70 ou peut s’en faut. Pour un match annoncé fermé vous repasserez, et, on l’a dit, il y eut cinq grosses minutes de disette… Et s’il fut effectivement  un étau ce fut bel et bien pour ces bressans  contenus à 44 unités en une demi-heure et tout heureux de voir leur adversaire  connaître une panne sèche que les retours programmés des trois absents se chargera de réparer.

 

Bourg ne s’en sort donc pas trop mal  au final (85-73) et c’est ma foi vrai qu’il s’est prêté à un match de bon calibre, qui n’a jamais paru long et qui aura aussi  permis à Tanguy Ramassamy de faire un passage remarqué. Seulement voilà, pour leur plus grand malheur, les Bressans de Courcier, sont tombés sur un Elan qui n’a plus peur de grand-chose, qui file tout droit vers son couronnement et qui dans l’affaire prend un visible plaisir quand on aurait pu penser qu’il se ferait petit bras, que la peur de gagner le saisirait…

 

Au lieu de quoi  il s’est aussi donné en spectacle comme sur ce alley-hoop Maravic-Diakité, ou ce rebond offensif plein d’audace de  Ramassamy que Rimac bonifie d’un trois points au buzzer de la mi-temps. L’Elan venait ainsi de doubler son capital du premier quart  et menait de 10 points (45-35). Et de 19 dix minutes plus tard. C’est ce qui s’appelle construire un match.

 

Bourg étant, sur le papier, le dernier gros bras programmé au palais, les gradins bien garnis ce vendredi se réjouissent déjà de la suite… Les prochains visiteurs eux doivent se faire un sang d’encre et il y a de quoi, car on ne voit vraiment pas ce qui peur leur arriver à ces béarnais là….

 

 

Se souvenir que c’est à Bourg…

S’il est vrai que  la réussite d’un grand chelem, si cher au monde de l’ovalie,  engendrait la naissance d’une famille, alors Didier Dobbels se souviendra que le match de Bourg en Bresse donna vie à la véritable équipe de l’Elan !

 

Souvenons nous, début décembre, à la veille de ce voyage en pays de Bresse, les béarnais sont à cent lieues de planer sur cette Pro B. Tout de suite après leur succès sur Limoges, ils se vautrent à Brest d’abord, puis, ô cruel souvenir, chez eux contre Fos sur mer. La suite fait état de deux vrais succès à St Vallier puis contre Nantes, mais  on est loin d’avoir hissé la grand voile et de voguer sous le  vent.

 

L’Elan est balbutiant à Antibes, où il lui faut réussir une chevauchée fantastique, puis à Quimper où il a recours à la seconde des quatre prolongations qui rythment son début de parcours première des. Il est encore flageolant dans son palais face à Bordeaux qui possède une balle de match avant de perdre dans l’extra-time, puis devant Evreux qui se dira frustré de ce petit panier qui le sépare du succès…

 

Bref lorsqu’on envisage son second gros rendez-vous à Bourg, candidat également déclaré à la montée, les clignotants virent plutôt à l’orange  rougeâtre  qu’au vert gazon…

La réponse  aux interrogations et doutes, tombe, cinglante, plus 18 (86-68) le sommet a tourné court, la Jeu  que manage un certain Maurice Beyina, ancien enfant de l’Elan, n’a rien pu opposer que son courage face à un ensemble intraitable.

 

Il y aura bien, ensuite l’accroc de Nanterre, le cadeau fait à Limoges, mais dans l’art de répondre présent dans les grands rendez-vous,  l’Elan vient de frapper un grand coup et son envol vers les sommets de la Pro B est désormais programmé, d’autant plus que le dernier  étage de la fusée ne va pas tarder à arriver, on veut parler du plus, incontestable, apporté par Marko Maravic.

 

C’est dire si, à l’heure des retrouvailles avec les Bressans, ce vendredi soir, les choses ont bien changé.

 

Les béarnais qui viennent encore de faire fort, dans une ambiance torride, à Evreux, ne sont plus qu’à un grand chelem à domicile de la montée directe. Autrement dit, ils se sont mis trois jokers dans la poche, ce qui soit dit en passant, va leur ôter ce surcroît de pression qui sera, jusqu’au dénouement, leur principal ennemi.

 

Même si Bourg est un sacré morceau n’en doutons  pas un seul instant, la JL ne devant qu’à une grosse bourde, il y a quinze jours contre Nantes, d’avoir cédé une longueur à Limoges.

Bourg qui arrive au lendemain de plusieurs annonces au premier rang desquelles la reconduction de Fabrice Courcier pour 3 ans à la tête de l’équipe. Et un objectif de montée en Pro A, « dès qu’elle se présentera, y compris cette année » selon le président…

 

Relayant le propos, Fabien Dubiez, autre ancien personnage de la Pro A, est formel, il ne vient pas à Pau « pour jouer mais pour gagner »…

 

 Rien qui ne surprendra vraiment Moncade et les siens, devenus la cible de tous leurs rivaux depuis… le départ !  Mais autant l’Elan prêta le flanc à quelques accrocs, autant depuis le match de Bourg il a pris une dimension qui  lui permet d’assumer pleinement ses fonctions de favoris et de patron.

 

Il lui suffira de s’en souvenir pour faire un pas de plus vers son couronnement.  

 

Grand chelem en vue…

Le grand chelem –c’est d’actualité- des cinq derniers matches à domicile dont deux sont à venir dans la foulée, suffira donc à l’Elan pour s’asseoir définitivement sur le trône de la Pro B et retrouver la Pro A.

 

Mais notre petit doigt nous dit qu’il ne se contentera point d’une fin de parcours aussi minimaliste… Cette intuition elle arrive tout droit de Normandie, d’Evreux plus précisément, où les béarnais sont allés chercher  un douzième succès loin du Palais (86-72), succès qui n’entre sans doute pas au rayon des grandes surprises mais qui ne s’annonçait pas non plus aussi maitrisé. Il y avait au départ, pouvant leur jouer un mauvais tour, la qualité  et le besoin de points de ces ébroïciens et puis la réduction du nombre de leurs rotations…Mais de l’un comme de l’autre, ils se sont joués les copains de Fred Moncade. Avec, en premier lieu, une méthode qui a déjà sévi à plusieurs reprises cette saison et qui consiste à complètement verrouiller l’un des quart temps, à marquer les esprits, à faire passer le message selon lequel le patron était là et bien là.

 

Ce fut samedi soir, le troisième que l’Elan décida de marquer de son sceau. Jusque là  la petite salle de l’ALM, et ses joueurs avec, avaient pu penser tenir le choc, et qui sait tirer quelques plans sur la comète. Ils étaient rentrés aux vestiaires braves et fiers avec 4 longueurs d’avance de surcroît (38-34). Le retour sur le plancher fut en fait un retour à la réalité, les dix minutes  suivantes  furent effectivement celles choisies par l’Elan  pour faire monter le compte tour, chausser les pneus grand prix,  bref  ne plus accepter grand chose. Le quart temps s’acheva sur un éloquent 24-14 traduisant bien que l’attaque marchait au diapason de la défense, c'est-à-dire au super…

 

Si le match n’était pas dans la poche, il n’en n’était plus bien loin et de fait Evreux se contenta de donner le change  sans ne jamais plus sonner la charge, la fin  lui étant même des plus difficiles. Sans que la puissance de l’effectif  et du banc béarnais soit le facteur déterminant cette fois, bien au contraire puisque jamais encore Didier Dobbels n’avait à ce point verrouillé les aller–retour sur le plancher où cinq des siens séjournèrent 30 minutes et plus, Gipson et Maravic décrochant le pompon en n’ayant eu droit qu’à 120 secondes de répit en tout et pour tout.

 

C’est peu dire combien, absences ou pas, l’objectif est affiché et si la fin a justifié les moyens et les justifiera quelques temps encore, le temps que la montée soit bouclée, ficelée et empaquetée. Ce qui à notre avis ne devrait plus beaucoup tarder. Une équipe capable de la sorte d’aller s’imposer  avec autant d’autorité, de maitrise, de talent, à Evreux  doit bien être capable de le faire ailleurs, peut-être même partout où le calendrier l’enverra.

 

En attendant c’est désormais quinze jours à la maison que l’Elan s’apprête à passer, y accueillant dans l’ordre Bourg  puis le voisin Boulazac. Il ne s’agira en aucun cas d’une simple formalité, l’Elan le sait fort bien, il y aura même  sans doute  parfois quelques appréhensions  dès lors qu’il sera seul à supporter la responsabilité du match et du spectacle, l’Elan s’y est habitué,  mais on ne fera tout de même croire à personne que cette double confrontation  modifiera le paysage de la Pro B… Ni celle là ni les autres…

 

Et si l’Elan réussissait, non pas seulement le grand chelem des matches à la maison, mais le grand chelem des huit matches restant…

 

 

A Evreux pour LE succès…

Si l’on pose un théorème de base selon lequel cinq succès en autant de matches à domicile sont le minimum requis pour tout candidat à la première place, et la carotte qui va avec,  alors l’Elan ne serait plus –mathématiquement-  qu’à un seul succès du Graal !

 

Ce succès qu’il conviendra donc d’aller chercher lors d’un des quatre déplacements restant, tous s’annonçant délicats puisque concernant tout de même les 4, 5, 6 et 7èmes de la classe.

Six succès de plus d’ici le 12 mai et Limoges ne reverrait plus l’Elan. Même en cas d’un sans faute sur les 9 derniers matches.

 

Dans ce décor  le plus tôt sera le mieux et en frappant, par exemple, dès ce samedi  dans la petite salle de la Madeleine à Evreux il est évident que les béarnais saperaient le dernier mince espoir de leur poursuivant dont, une fois n’est pas coutume, ils connaîtront le résultat avant d’en découdre.

 

On a donc hâte de retrouver les béarnais dans un contexte délicat, périlleux puisque les normands, au-delà du fait qu’ils ont su se transcender face à Limoges (victoire 89-85), n’ont pas un calendrier particulièrement facile (voyages à Nanterre, Le Portel et Limoges) et que dans la course aux meilleures places pour le play-off  voilà deux points qui valent leur pesant de cacahuètes.

 

C’est en fait depuis le 29 janvier et la sortie à Beaublanc, le rendez-vous le plus piégeux, celui qui exigera une belle constance dans l’effort, une sacrée lucidité  dans la difficulté, bref toutes choses dont l’Elan sut s’habiller lorsqu’il le fallut. C’est encore un match qui livrera la tendance par rapport à ceux qui s’annoncent puisqu’on l’a dit, Nanterre, Aix, Le Portel se situent à la même hauteur sur l’échelle de la difficulté.

 

A parler franc, il n’y aurait pas là de quoi douter un seul instant que les béarnais soient  à même de terminer le travail au plus vite. On a souvent loué leur qualité de basket, leur faculté à peser sur un match, leur longueur de banc, et s’ils furent parfois mis à mal, voire pris en défaut, ce fut d’abord pour s’être eux-mêmes égarés sur les chemins de la fantaisie, de la nonchalance… Toutes ces scories remisées désormais à l’heure de l’emballage final, on l’a vu lors du premier quart d’heure qui renvoya Antibes sur les bancs de l’école…

 

L’Elan n’avait donc plus d’ennemis ! C’était en oublier un, la blessure, le pire de tous.

Mike Bauer, déjà absent la semaine dernière et pas suffisamment remis, a été rejoint à l’infirmerie et pour les mêmes maux (lésion musculaire à la cuisse)  par Sambé Lamine et Fernando Raposo.

Dans ce genre de situation les coaches ont toujours préféré parler de ceux qui jouent  plutôt que de s’attarder sur le malheur des autres, comme on ne compte plus les succès qui se sont dessinés sur un surcroît de solidarité. Or des « cadres » l’Elan en dispose encore en nombre suffisant pour imposer sa méthode, surtout à l’heure où, objectif oblige, le banc ne s’ouvre plus aussi largement.

Reste  que trois rotations en moins ce n’est tout de même pas neutre, et que ça rappelle la fameuse loi des séries, les angoisses qui vont avec …

 

A neuf matches de la fin, à un succès à l’extérieur  du presque bonheur, l’Elan le sait, il faudra qu’il soit fort, très fort plus fort que tout…  

 

Antibes, un Elan taille patron, puis demi patron...


Une victoire de plus (79-65), donc une avance confirmée au classement (4 points) , une échéance de moins, alors qu’il n’en reste plus que neuf : l’Elan a rempli son contrat et on ne lui demandait pas davantage surtout le soir ou il recevait tout de même le second de la phase retour.

 

Que tout ait été parfait, on n’ira pas jusque là  non plus, pas plus qu’on ne se hasardera à prétendre qu’il ait été menacé sous prétexte que les Antibois sont, un instant, revenus à 7 longueurs quand ils en comptèrent 25 de retard.39-14 après un petit quart d’heure de jeu, si l’on peut en vouloir aux béarnais- mais ce serait pousser le bouchon un peu loin –c’est d’avoir commencé le match en servant le dessert, le café et le pousse café qui va bien avec. 4 minutes après l’entre deux, Antibes avait perdu 4 ballons, remanié son cinq de départ à 4 reprises et le seul qui survivait alors, Vébobe, souffrait beaucoup face à Maravic, positionné poste 4 du fait du forfait de Bauer… Le visiteur avait bien sur usé de son premier temps mort, sans effet aucun. L’Elan se conduisait comme un  bourreau, un tortionnaire, en un mot comme le seul et vrai patron de la division. 39-14, il était clair et net que la petite escapade dans l’Ouest, et les presque 200 points encaissés en deux matches, était rangée comme on range  un album de vacances.

 

C’était  du bon basket, de haut niveau, enlevé, précis, costaud et Antibes replongeait dans ses doutes, ses difficultés comme à l’époque où il faisait figure de relégable. Une attaque harmonieuse, une défense  hermétique, c’était à faire rosir de regrets ceux qui, nombreux, avaient tant redouté ce duel…

 

On prenait même le temps de se dire qu’il était temps que cet Elan retrouve la pro A au plus vite tant il n’avait plus rien à faire à cet étage de la compétition… Si l’on revint à la réalité du parquet, c’est tout simplement que la première ouverture du banc, côté béarnais, ne fut pas une franche réussite. Le 11-0 accordé aux visiteurs alors, tout comme les 6 lancers franc oubliés en route, furent le fruit d’un léger mieux antibois certes mais surtout de la rupture du bel équilibre béarnais…

 

Nando Raposo et Lamine Sambé l’auront compris à leur dépens qui ne ressortirent plus jamais du banc où ils furent conviés à vite venir se rasseoir. Pour avoir déjà laissé passer une chance à Challans, ils en perdaient une seconde et pour tous ceux qui au club s’investissent dans un projet jeune c’est sans doute la plus mauvaise note de la soirée…

Elle eut de surcroît le don de redonner le goût au combat des azuréens qui rentrèrent aux vestiaires à moins 11 (44-33) et le sentiment que ce que l’Elan avait fait chez eux (remonter 24 points)  ils allaient pouvoir le refaire…

 

Car il est toujours délicat de faire sortir le ver une fois qu’il estinstallé dans le fruit, on s’en rendit compte dès la reprise ; le mordant étant antibois et l’adresse aussi. Doubal, Kouguere épaulant Vébobe, l’Elan céda encore de son pécule au point de n’avoir plus que 7 longueurs d’avance… Rien de bien grave certes tant il y a de la qualité chez les cadres  mais il fallut tout de même charogner dur pour rétablir le confort initial.

 

En repassant au dessus de la barre des 20 points avant le final (76-55), l’Elan donnait un aperçu de sa marge de sécurité et Didier Dobbels s’offrit une seconde ouverture de son banc, sauf que c’est cette fois le jeune Florian Lesca qui en profita.

Au bilan de la soirée, les sourires pouvaient fleurir dans les rangs béarnais : Aix dernier invaincu à domicile ne l’était plus, piégé par Nantes, autrement dit  groupe des dauphins perdait une unité tandis qu’Evreux et Limoges  avaient encore un déplacement à honorer…. Le week-end s’annonçait doux, aux abords du palais des sports.

 
 

Antibes, ne pas se relâcher ...

Le championnat de France de Pro B rentrera ce vendredi soir dans son money time  comme disent très vilainement les américains peu respectueux de ce qui s’est produit auparavant…

9 journées, c’est donc ce qui restera au compteur de l’Elan avant d’apercevoir la banderole « arrivée »  et de la franchir en levant bien haut les bras de la victoire…

 

Il ne sert donc plus à rien de noter que Limoges, par exemple, ne jouera plus d’ici là que des équipes classées  au-delà de la 9ème place,  que Braswell fera bien meilleure affaire que Darby, que le grand  Fred Weiss retourne lui aussi au bercail ; bref que le CSP va sans doute aller beaucoup mieux. Non il ne sert plus à rien, d’autant moins que l’on ne soit plus sûr du tout que ce soit Limoges le principal concurrent de nos béarnais, et, soi dit en passant, c’est tout de même une sacrée claque pour le CSP…

 

Comme disent si bien les coureurs cyclistes, c’est l’heure ou il convient de tout donner, de ne surtout  plus se retourner, mais bel et bien de mener l’échappée à terme.

L’Elan s’est offert une échappée solitaire, une aventure, et il roule vers l’arrivée avec une marge suffisante pour que le peloton de chasse soit d’ores et déjà donné battu. Il lui reste quelques bosses de haute catégorie à franchir (Aix, Nanterre, Le Portel et Evreux la semaine prochaine soit autant de salles qui ont vu Limoges mettre un genou à terre), mais l’avantage chiffré (4 succès plus le quotient) se double de l’impression visuelle  d’une équipe possédant le meilleur basket de la division le plus bel effectif aussi.

 

Et puis sur les 9 échéances qui resteront  il y en 5 de programmées au Palais, c’est peu dire si notre échappée voit la fin de l’épreuve avec un optimisme que rien ne saurait contrarier  pour peu que la semaine passée, à Pau, après celle passée sur les routes  de l’Ouest ait permis de remettre le secteur défensif  au niveau où il était il y a un mois. L’Elan a vérifié à Challans, en coupe, comme à Nantes combien il était risqué de jouer un match en cent points contre des équipes qui joueront toutes désormais pour être la dernière à avoir fait tomber l’Elan…

 

Quand bien même aura-t-il été, aussi, le champion des matches à prolongations gagnant les 4 qu’il disputa, les vieux de la vieille vous diront  d’ailleurs à cet effet que ce sont là des signes qui ne trompent mais qui annoncent les grandes saisons…

 

A Antibes, à l’aller,  le match  placé, rappelez-vous, sous le signe de la grippe H1N1 obligeant les béarnais à un quasi double voyage, ne s’était pas dénoué  dans les prolongations mais l’Elan avait tout de même du réussir un tour de magie pour effacer un débours d’encore   14 points à l’entame du dernier quart…Il le reporta 31-13 ce qui signifiait déjà aussi que son banc était plus long que celui des autres…

 

On doute qu’il soit en mesure de réussir pareil tour de force  ce vendredi soir… Pour la simple et bonne raison qu’Antibes ne serait plus aussi naïf, aussi dépourvu.   Les Azuréens sont tout de même passés de 2 victoires en 12 matches (les premiers) à 8 victoires en 12 matches (les suivants). C'est-à-dire que d’un  parcours de relégables, ils sont passés à un parcours de qualifiables, même si ça paraît un peu tard pour les play-off…

 

Antibes est donc une des bonnes équipes de cette seconde phase de compétition, mais rien qui ne puisse détourner l’Elan de son plan de route. Il doit garder le rythme jusqu’au bout, sans se désunir, sans se relâcher, mais en serrant sa garde tout simplement.

 Comme le disent les cyclistes, c’est l’heure où il faut foncer, tête baissée sans se retourner, jamais. Et c’est dans les cordes de cet Elan, on le sait….   

      

 

Nantes, la gifle effacée ....

C’était un vendredi à ne pas mettre un club du top huit dehors… A fortiori un leader penaud depuis 48 heures et son embardée dans le marais de Challans. Lequel leader a finalement échappé à la révolte nantaise (98-89) pour reprendre son rythme de croisière dans un championnat qui lui va bien mieux que la coupe. Et de six donc, on veut parler de la série des six victoires consécutives alignées depuis le voyage à Limoges. Série qui garantit à l’Elan d’aborder les dix dernières étapes avec un confortable matelas, celui là même qui doit lui permettre de retrouver la Pro A.

 

Il convient donc de saluer la performance  obtenue dans la Loire puisqu’on le répète ceux qui prétendent  aux places d’honneur derrière lui n’ont pas été à pareille fête, demandez  donc à Bourg ou Lille par exemple. Parce que les béarnais ne devaient pas avoir acquis un énorme capital confiance depuis mardi soir et que, face à eux, se dressaient tout de même un ensemble autrement plus outillé que Challans fut-il bien court de banc en raison de sacrés pépins physiques.

 

C’est donc une bonne chose de faite, une très bonne chose même, et c’est la démonstration que cette équipe en plus de son potentiel a de l’orgueil  et de la moelle, toutes ces choses que l’on aime voir l’Elan cultiver.

 

Ce ne fut pas non plus une simple formalité, mais il ne fallait pas être grand clerc pour deviner qu’il en serait ainsi vu le contexte énoncé… La faute à des nantais revigorés depuis trois semaines, la faute aussi à cet Elan qui semble depuis deux rencontres s’être écarté des standards défensifs qui lui avaient valu depuis plus d’un mois d’apparaître come le bourreau de cette Pro B.

 

Car c’est encore un match à 100 points dans lequel il s’est embarqué et l’on sait le risque que cela comprend surtout lorsqu’on joue loin de chez soi… Certes les deux équipes ont fait un joli carton derrière l’arc, shootant toutes deux au-delà des 50%, mais tout de même.

 

Pourtant après 20 minutes et 38 petits points concédés, l’Elan semblait avoir retrouvé toutes ses facultés à étouffer l’adversaire… Et comme à sa (bonne) habitude, c’est dans le troisième qu’il profita de sa supériorité numérique et athlétique  pour placer une accélération qui le dégagea au score. Pourtant cette seconde période tomba comme un cinglant démenti, les maritimes s’offrant 50 points et se montrant menaçant jusqu’au bout,  revenant à 4 points dans la dernière minute. L’exercice des lancers franc ayant été parfaitement maîtrisé (26 sur 28), il n’y eut pas de dommages supplémentaires et force de loi resta à l’équipe la mieux armée.

 

Le leader béarnais pouvait renter chez lui soulagé et satisfait, même si l’on verse toujours une petite larme sur la défaite en coupe… Soulagé et satisfait mais averti aussi de ce que serait la fin du parcours. Et l’on fait moins état ici du calendrier difficile qui attend l’Elan que de la densité de tous les matches désormais. Tenez, Antibes sera vendredi prochain au palais pour un soirée nostalgique si l’on repense aux joutes glorieuses dans lesquelles ces deux là s’affrontaient, eh bien voilà un autre ressuscité de la saison, moribond il y a trois mois, fringant aujourd’hui…

 

Le match de Nantes, comme celui de Challans au demeurant, n’était donc qu’un avant goût de ce qui attend l’Elan à dix reprises. Puisque si son scalp est désormais, à lui seul, un titre de gloire il peut aussi rapporter gros. Qui dans l’optique du maintien, qui dans le cadre des play-off, qui pour plus de tranquillité…

C’est pourquoi si le succès de vendredi est de belle facture, on serait plus tranquille encore si l’Elan marquait les suivants du sceau d’une autorité  défensive plus marquée!  Celle qui lui a permis de s’envoler par exemple….

 

Chute à Challans .... Trop nonchalant ?

Il n’y aura pas de Cognac au prochain tour, il n’y aura pas non plus un club de Pro A au palais (en avant goût de la saison prochaine ?), il n’y a plus de coupe de France pour l’Elan victime de l’une de ces surprises que l’on dit attachées à l’épreuve… C’est à Challans dans le marais vendéen et dans une ambiance digne de l’époque où les deux clubs étaient les deux derniers  à évoluer sur une moquette que l’aventure s’est achevée mardi soir, peu glorieuse (97-95)…Une division d’écart, une dynamique nettement favorable aux joueurs des Pyrénées n’ont pas suffi à installer la hiérarchie.

 

L’avantage de la situation c’est que l’Elan ne courra plus deux lièvres à la fois et se concentrera sur ce qui reste LA priorité de sa saison, le championnat et la montée directe qui va avec, mais  il convient tout de même de retenir la leçon, la double leçon même de cette soirée. La première c’est que face à l’Elan tous les adversaires joueront le match de leur vie, ne lui autorisant pas le moindre relâchement, la seconde c’est que sans défense  il n’y aura  point de salut… 97 points concédés, c’est à se demander si dès la fin du match Didier Dobbels n’a pas appelé le palais des sports pour qu’on lui livre en express à Nantes, où l’équipe a pris ses quartiers  jusqu’à vendredi, sa défense oubliée au départ du bus…

 

C’est avec elle que les béarnais ont construit leur pole position depuis un mois et demi, c’est sans elle qu’ils ont chuté. Et s’ils n’ont pas consenti en défense les mêmes efforts que face à Bordeaux, Quimper, Fos, Brest ou St Vallier c’est qu’ils n’ont pas pensé un seul instant qu’ils en auraient besoin face aux nationaux de Challans. Insouciance, excès de confiance, manque de respect de l’adversaire, c’est le danger qui guettait.

 

Challans n’en demandait pas autant qui s’est offert le luxe de mener de 13 points (33-20), de ne jamais concéder plus de 9 points de retard à son rival et qui dans le final chaud chaud chaud n’a pas craqué. Challans qui n’a pas non plus subi au point de ne pas s’en relever le physique béarnais au rebond (35 à 20 tout de même) et qui s’est rattrapé dans l’exercice de l’adresse profitant des largesses de son rival: 58% de réussite globale, 59 à trois points (13 sur 22) excusez du peu !

 

Bref à ne pas contrôler le match, à ne pas l’imposer, l’Elan s’est exposé, et en jouant avec le feu il s’est tout simplement brûlé. 

On  lui en veut certes puisque le tableau de cette coupe de France lui avait réservé un parcours taillé à sa mesure et promettait un quart de finale de gala au palais avec Orléans sans doute, voire Poitiers, mais ce n’est tout de même qu’un accroc dans le parcours global puisqu’on l’a dit il ne s’agit pas de se tromper d’objectif…

 

A la condition express que ce soit bel et bien uniquement un écart de conduite, une faute de jeunesse, une grosse gourmandise. Et que les 48 heures qui viennent remettent les esprits en place, remettent la défense au goût du jour.

 

Les Nantais que l’Elan s’apprêtent à défier dans leur salle, ont en mémoire la grosse fessée reçue au palais et s’ils étaient alors en proie à un mal profond, il est patent qu’ils vont mieux aujourd’hui. Une courte défaite à Antibes, un carton contre Evreux et un succès à Bourg la semaine dernière, c’est bon pour le moral d’une formation aujourd’hui revenue dans le ventre mou du championnat et prête à refaire le coup de Challans.

Sauf que l’Elan est une équipe désormais avertie, et que si elle venait à  jouer en 90 points et plus une seconde fois elle serait cette fois coupable.

Et on la soupçonne, on l’espère, plutôt vexée, terriblement vexée….

 

 

 

Adieu Coco ... tu nous manques déjà .....

Il est des jours comme ça, où la mélancolie l'emporte sur la tristesse, où l'absence, déjà, te fait regretter de n'avoir pas, encore plus, profité de sa présence, de son inaltérable bonne humeur, de ses coups de gueule homériques, qui, nous le savions tous, n'étaient que des leurres et du matériel servant à alimenter son extraordinaire recueil d'anecdotes.

Le basket était sa passion, bon joueur à Pyrénéa puis, extraordinaire arbitre, respecté par tous et apprécié car, ancien joueur, il était franchement impossible de le tromper,il nous disait " ce que tu viens de faire, c'est moi qui l'ai inventé".

Supporter de la première heure de  l'Elan, Coco était présent à la Moutète chaque fois que ses obligations d'arbitre le lui permettaient, après le match, gagné ou perdu, avec Denise, il aimait boire le pot de l'amitié chez Dudule, avec ses copains joueurs.

Denise, l'appartement doit déjà te paraitre bien grand, car il prenait de la place notre grand copain, il occupait l'espace, où qu'il se trouve.

Nous étions tous persuadés que son handicap ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir, nous pensions que lorsque les prothèses des genoux seraient assimilées notre Coco repartirait pour un tour, comme le grand courageux qu'il était.

La vie en a décidé autrement. Mercredi, à 16h30, à l'église St Joseph de Pau, nous accompagnerons notre copain qui doit, déjà, là haut, raconter comment il a sifflé la 5ème faute, à ce célèbre joueur de Gaujac alors que l'Elan était en difficulté, et que .............
Ciao Coco ...
 

Après Quimper ... Le beau compromis

Ce ne fut pas exactement le copier-coller du match entre le leader et la lanterne rouge, ce ne fut pas non plus complètement la lutte du pot de fer contre le pot de terre, non, cet Elan-Quimper fut tout simplement une étape supplémentaire négociée sans encombre,  un contrat rempli venant ajouter un succès de plus, garantissant de franchir le cap de cette 23ème journée sans toucher au bénéfice acquis lors des précédentes…

 

Bref une étape supplémentaire sur la route de la Pro A alors que se profile à l’horizon le sprint final, celui que l’Elan abordera en flatteuse position  puisque, février bouclé, les difficultés programmées en mars n’interviendront qu’en seconde partie.

 

Ce qui saute aux yeux c’est que l’Elan ne fait pas de mystère sur ses choix stratégiques, ses conceptions du succès. Si les bretons ont été hardis et têtus, repoussant au dernier quart leur rémission, ils ont aussi été étouffés par cette défense béarnaise devenue la plus hermétique de la division. 27 points, c’est ce que les béarnais  n’hésitaient pas à concéder à l’époque où, insouciants et sans doute présomptueux, ils pensaient que leur registre offensif suffirait à les sortir de tous les pièges et si ce fut vrai la plupart du temps, c’était tout de même un basket à haut risque, un défi improbable. 27 points c’est, depuis vendredi, le total de points qu’ils ont concédé en seconde mi-temps aux quimpérois. C'est-à-dire une misère.

 

Et c’est bien le fil rouge de leur cinq succès consécutifs que cette défense intraitable sur laquelle vienne buter inexorablement les adversaires de l’Elan, Fos et ses 71 points marqués apparaissant comme  un perceur de coffre fort. Or si l’on n’est pas de ceux qui appréciaient particulièrement le basket hermétique des années 90, on sait pertinemment que les coaches  font de la défense leur cheval de bataille dès lors qu’elle est une base faite de certitudes quand l’attaque est fluctuante, dépendante, variable…

 

L’Elan étant depuis le départ un candidat affiché à retrouver le plus haut niveau, à ne faire qu’un bref passage en Pro B, il se devait d’afficher un statut de patron et ce n’est peut-être pas seulement une coïncidence si c’est depuis qu’il a serré les boulons qu’il s’est  assis dans le fauteuil du roi…

 

C’est donc en poursuivant de la sorte, en solidifiant ce qui peut l’être encore qu’il continuera à exercer son pouvoir, surtout lorsque vont se présenter face à lui, des adversaires aux qualités supérieures à ceux qui lui sont proposés dans cette période faste…

 

Si c’est la défense qui fait le champion, c’est l’attaque qui génère le spectacle et l’on doit tout de même reconnaître que l’Elan ne l’a pas négligé à l’image d’un Teddy Gipson  qui a pu profiter de la venue de Quimper  pour enfin affirmer au Palais ce talent (33 d’évaluation) qu’on lui vit si souvent imposer à l’extérieur….

 

Bref  l’Elan de ce début 2010 est un parfait compromis attaque-défense,  il a trouvé un équilibre que ses rivaux les plus ardus recherchent encore et il a en ce sens pris de l’avance dès lors que la date fatidique du recrutement est fixé au 28 février …Quand on mesure le temps qu’il a fallu aux béarnais pour réussir l’alchimie on se dit qu’ils ont fort bien fait d’avoir ajouter un Marko Maravic au moment où ils l’ont fait.

Une avance mathématique on le sait (3 points plus le quotient) mais aussi une avance sur le jeu et elle fait rage ces temps ci. Le match de Quimper n’a pas atteint des sommets  mais l’Elan est tout de même parfaitement parti pour les gravir ces sommets…

 

 

 

SUR UNE VOIE ROYALE ....

Et si cette saison en Pro B, annoncée comme un passage en enfer, tournait au conte de fées ? Et si l’Elan en faisait son jardin sacré, la survolant avec une autorité ne supportant pas la moindre comparaison ?  Et si finalement cette saison ne devait plus bientôt se résumer qu’à un mauvais rêve dont on ne se souviendra plus dès les premiers bourgeons du printemps ?

 

Bien entendu, vous allez taxer l’ancien de jouer plus vite que la musique, de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, d’ignorer que le sport réserve des surprises et qu’une victoire ne se savoure pas avant la ligne d’arrivée franchie, bref de toutes ces choses qui ont le don de mettre les coaches hors de leurs gonds.

 

Pourtant aujourd’hui ne pas faire de l’Elan le candidat idéal à la montée directe, faire semblant d’ignorer que les béarnais ont posé plus d’un pied en Pro A ne collerait pas à la réalité du terrain…

 

Et qu’est-ce qu’elle dit cette réalité du terrain ? Tout simplement que les béarnais sont irrésistibles, programmés pour engranger les succès les uns après les autres (série de 4 en cours), les ficeler vite fait bien fait (accélération décisive dès le deuxième quart temps), et les ciseler sur le même modèle, c'est-à-dire en étouffant l’adversaire. Et pour faire le vide autour d’eux, ce qui reste l’objectif final….

 

Bordeaux  n’a donc pas fait mieux que les précédentes victimes de l’Elan: moins 20 points à l’arrivée (21 exactement),  60 points tout juste marqués et 80 concédés (81 exactement). Ce sont les standards 2010 de l’Elan depuis l’année nouvelle, depuis Limoges en fait, comme quoi l’impression visuelle de ce match à Beaublanc n’était pas une vue de l’esprit mais contenait bel et bien les éléments de l’acte de naissance d’une équipe, une vraie…

 

On a donc retrouvé à Bordeaux des béarnais tels qu’on les avait laissés avant la trêve, tel qu’on les attendait, et qu’on les attendra désormais…

 

Qu’est-ce qu’elle dit encore la réalité du terrain ? Eh bien que les béarnais comptent chez les ch’tis des alliances qui leur valent un bonheur de plus…. Il y eut le Portel pour battre Limoges mais bon,  un soir de carnaval tout là haut ce n’est pas du gâteau… Cette fois c’est un vrai coup de tonnerre  qui a ébranlé cette  23ème journée. Lille, dont on suivait  les coups de moins bien, et le retour dans le rang, après  un départ  tonitruant, vainqueur à Limoges voilà bien un exploit qui confirme que tout ne va plus très bien dans le Limousin depuis… le passage des béarnais !

 

Et voilà comment une journée apparemment anodine, dont on ne devait pas attendre grand-chose, s’inscrira sans doute comme le grand tournant de la saison ! 

Puisque du coup et ce n’est pas anecdotique, c’est une troisième longueur d’avance que s’offre l’Elan tandis que le quotient a encore évolué en sa faveur. Autrement dit,  pour le coiffer cet Elan filant grand vent,  il faudrait désormais que Limoges- à la condition qu’il conserve son rang de dauphin -  gagne d’ici la fin de la saison 4 matches de plus que nous. Vous avez dit mission impossible ? On vous croit volontiers… D’autant que ce n’est pas lors de la prochaine journée (ce vendredi) que les béarnais devraient perdre de leur superbe. La venue de Quimper,  même si les bretons vont mieux depuis quinze jours, reste celle d’un bien mal classé qui lutte pour survivre dans la division. Pas de quoi chatouiller le leader, pardon, ce leader là, c'est-à-dire celui qui a tordu le cou à tout suspense lors de ces quatre derniers matches, qui a défendu le plomb et attaqué avec bonheur. Ce leader  aujourd’hui  placé sur une voie royale, celle qui mène tout droit vers  la  Pro  A.

 

Et ce n’est sans doute pas ce qui va le rendre moins performant…Allez un plus vingt de plus ? On prend les paris.

       

 

SUR UNE VOIE ROYALE ....

Et si cette saison en Pro B, annoncée comme un passage en enfer, tournait au conte de fées ? Et si l’Elan en faisait son jardin sacré, la survolant avec une autorité ne supportant pas la moindre comparaison ?  Et si finalement cette saison ne devait plus bientôt se résumer qu’à un mauvais rêve dont on ne se souviendra plus dès les premiers bourgeons du printemps ?

 

Bien entendu, vous allez taxer l’ancien de jouer plus vite que la musique, de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, d’ignorer que le sport réserve des surprises et qu’une victoire ne se savoure pas avant la ligne d’arrivée franchie, bref de toutes ces choses qui ont le don de mettre les coaches hors de leurs gonds.

 

Pourtant aujourd’hui ne pas faire de l’Elan le candidat idéal à la montée directe, faire semblant d’ignorer que les béarnais ont posé plus d’un pied en Pro A ne collerait pas à la réalité du terrain…

 

Et qu’est-ce qu’elle dit cette réalité du terrain ? Tout simplement que les béarnais sont irrésistibles, programmés pour engranger les succès les uns après les autres (série de 4 en cours), les ficeler vite fait bien fait (accélération décisive dès le deuxième quart temps), et les ciseler sur le même modèle, c'est-à-dire en étouffant l’adversaire. Et pour faire le vide autour d’eux, ce qui reste l’objectif final….

 

Bordeaux  n’a donc pas fait mieux que les précédentes victimes de l’Elan: moins 20 points à l’arrivée (21 exactement),  60 points tout juste marqués et 80 concédés (81 exactement). Ce sont les standards 2010 de l’Elan depuis l’année nouvelle, depuis Limoges en fait, comme quoi l’impression visuelle de ce match à Beaublanc n’était pas une vue de l’esprit mais contenait bel et bien les éléments de l’acte de naissance d’une équipe, une vraie…

 

On a donc retrouvé à Bordeaux des béarnais tels qu’on les avait laissés avant la trêve, tel qu’on les attendait, et qu’on les attendra désormais…

 

Qu’est-ce qu’elle dit encore la réalité du terrain ? Eh bien que les béarnais comptent chez les ch’tis des alliances qui leur valent un bonheur de plus…. Il y eut le Portel pour battre Limoges mais bon,  un soir de carnaval tout là haut ce n’est pas du gâteau… Cette fois c’est un vrai coup de tonnerre  qui a ébranlé cette  23ème journée. Lille, dont on suivait  les coups de moins bien, et le retour dans le rang, après  un départ  tonitruant, vainqueur à Limoges voilà bien un exploit qui confirme que tout ne va plus très bien dans le Limousin depuis… le passage des béarnais !

 

Et voilà comment une journée apparemment anodine, dont on ne devait pas attendre grand-chose, s’inscrira sans doute comme le grand tournant de la saison ! 

Puisque du coup et ce n’est pas anecdotique, c’est une troisième longueur d’avance que s’offre l’Elan tandis que le quotient a encore évolué en sa faveur. Autrement dit,  pour le coiffer cet Elan filant grand vent,  il faudrait désormais que Limoges- à la condition qu’il conserve son rang de dauphin -  gagne d’ici la fin de la saison 4 matches de plus que nous. Vous avez dit mission impossible ? On vous croit volontiers… D’autant que ce n’est pas lors de la prochaine journée (ce vendredi) que les béarnais devraient perdre de leur superbe. La venue de Quimper,  même si les bretons vont mieux depuis quinze jours, reste celle d’un bien mal classé qui lutte pour survivre dans la division. Pas de quoi chatouiller le leader, pardon, ce leader là, c'est-à-dire celui qui a tordu le cou à tout suspense lors de ces quatre derniers matches, qui a défendu le plomb et attaqué avec bonheur. Ce leader  aujourd’hui  placé sur une voie royale, celle qui mène tout droit vers  la  Pro  A.

 

Et ce n’est sans doute pas ce qui va le rendre moins performant…Allez un plus vingt de plus ? On prend les paris.

       

 

ELAN - JSA ..... UN DERBY .... Hum !

La reprise du championnat, après la trêve consacrée à la semaine des As, s’effectue, pour l’Elan sur fond de derby ce mardi soir. C’est même le vrai derby de la saison pour nos béarnais qui, une fois n’est pas coutume, n’effectueront qu’un aller-retour. C’est encore une rencontre à laquelle restent accrochés de nombreux et, désormais, vieux souvenirs…

 

Les JSA et l’Elan ferraillèrent effectivement dur aux portes du haut niveau…il y a presque 40 ans de cela ! Et si la date du 24 mars 1973 est ancrée dans l’histoire comme celle de la montée des béarnais en première division,  les plus anciens n’ont pas oublié qu’il y eut quelques temps auparavant un sacré tournant face aux bordelais à….Agen ! La salle des girondins ayant été suspendue, c’est en Lot et Garonne qu’ils accueillirent un Elan dans l’obligation de vaincre ! Des sueurs froides les béarnais en essuyèrent ce soir là eux qui, disposant  pour la première fois de leur histoire d’un renfort américain, pointaient à 17 longueurs à 6 minutes de la fin… Pour s’imposer finalement, 85-83, l’Elan eut donc bien besoin des 42 points de Steve Schmitt, son  blond yankee aux cheveux longs, 42 dont 30 dans les 9 dernières minutes…

L’Elan monta donc un peu plus tard et les chemins des deux clubs se séparèrent pour 4 décennies.

 

Jusqu’à ce que dame coupe de France sonne l’heure des retrouvailles et puis que la Pro B ne remette l’affiche au goût du jour…

Mais si ce match a l’odeur du derby, il  risque tout de même fort de ne pas en posséder la saveur. On ne voit très honnêtement pas comment les girondins englués dans une zone dangereuse (1 seul succès d’avance sur les relégables)  pourraient, même en ayant injecté  ces jours ci, un ancien de Pro A, Antonio Grant (Cholet), dans l’effectif, inquiéter un leader aussi serein qu’il est apparu ces temps derniers. Et si les trêves sont toujours sujettes à un questionnement, inquiètent les coaches, celle qu’a traversé l’Elan n’a fait que conforter le bel entrain de l’Elan version 2010 et Maravic.

 

Les béarnais se sont en effet offerts le luxe d’obliger Saint Sébastien à bénéficier d’un arbitrage patriotique  pour ne pas perdre ce match dit amical…C’était à Tolosa, au pays basque, les béarnais menant 88-84 se virent infliger une faute imaginaire suivie d’une disqualifiante à l’encontre de Slaven Rimac plus que colère… Soit 4 lancers au buzzer pour le « succès » des joueurs de la Bruesa, 88-86…

 

L’anecdote oubliée, il reste que le défi relevé ô combien face au quatorzième de la liga ACB constitue une performance de premier choix qui confirme le bel équilibre et la solidité de l’Elan par ailleurs privé de Mike Bauer (dos).

 

Les Bordelais appartiennent  certes à ce clan des équipes qui, venues au Palais, donnèrent du fil à retordre à un Elan loin de son standing actuel. Ils eurent même la balle de match.

Mais  c’était il y a bien longtemps aussi et  les choses ont trop changé depuis  pour que le match se présente sous la même indécision…

 

D’une journée dont il ne faut pas attendre grand-chose, Limoges jouant lui à Beaublanc contre Lille (avec Lonnie Cooper ?), on surveillera donc simplement la faculté de l’Elan à poursuivre  son entreprise de démolition, à bien répartir ses séquences offensives et défensives, à imposer ses rotations…

Sachant que c’est une journée de plus  et que toutes celles qui passent jouent désormais en faveur d’un leader, fort, on le rappelle, de 2 points d’avance,  mais aussi du quotient favorable, soit un  bien joli matelas….   

 

Un Elan bien....Elan


On lui promettait, au pays du poulet, de belles difficultés et l'Elan s'en est joué, gagnant  dans la fournaise bressanne comme il ne l'avait jamais encore fait, si ce n'est contre Nantes, cette année.... Plus 18 chez un candidat ambitieux c'est plus qu'un résultat, une perf! Voilà qui va rajeunir nos anciens qui avaient fait jadis et pour longtemps de l'art du contre pied le label d'un Elan qui n'était encore que d'Orthez.... Il y avait d'ailleurs plus d'insouciance que d'insolence à jouer ainsi du yo-yo et à frapper fort quand on s'y attendait le moins... En fouillant bien dans les reliques, on a d'ailleurs retouvé la  trace d'une aussi spectaculaire remontée que celle effectuée en terrain Antibois, la semaine dernière ...  C'était à la Moutète dans un match de coupe Korac contre ce satané Cibona Zagreb menant de 28 points!  L'Elan les remonta... Enfin presque puisqu'il échoua à 3 unités pour s'incliner finalement de 5 points.
Si l'on doutait, et il y eut de quoi, c'est vrai, depuis le départ, le coup de Bourg met ce cru 2010 à sa véritable place, tout en haut d'un échelon où l'on espère n'être qu'en transit... Freddy a raison on ne se souvient que du résultat, mais si l'on peut y ajouter des gages sécurisant, ce n'est pas plus mal non plus ...
La conclusion de ce long voyage, c'est qu'il ne faudra pas gâcher, comme dirait quelqu'un de profondémment terroir aussi.  Or le troisième déplacement de rang des béarnais s'il n'est pas le plus long,  n'est pas le plus simple: Boulazac!  Ca commence comme Bourg mais ca n'a pas le même gaz, du moins pas celui espéré en Dordogne.  Reste que c'est l'un des trois derbys proposés et qu'au Palio çe sera chaud, surtout face à un adversaire chez lequel les remaniements semblent faire du bien  puisque la victoire à Brest remet  le club aux portes de la première moitié de tableau, ce qui était et reste l'objectif premier... La  clé? Ce sont les béarnais qui la possèdent , reste à s'en servir comme à Bourg, avec l'autorité et le talent qu'autorise l'effectif .
 
DEUX ANCIENS
 
Si aucun antécédent n'apparaît entre les deux équipes, l'Elan et Boulazac ayant jusque là partagé le seul tournoi inaugural du Palio en septembre 2008, les béarnais vont retouver deux visages connus  en Dordogne, celui de Jonathan Aka et de Gauthier Darrigand.
Jonathan Aka était arrivé de l'Asvel en juillet 2004 et intégra le Centre de Formation avec de belles dispositions.  Athlétique et guerrier, il intégra la rotation des pros mais le temps passé à l'infirmerie ne lui laissa guère le loisir de disputer plus de 8 matches. Sa deuxième saison au club ne fut guère plus florissante (11 matches) Jonathan Aka étant toujours en proie à de sérieux pépins physiques... Les mêmes qui le suivirent à Dijon puis l'écartèrent des planchers toute la saison suivante...
Le meneur du CEP Chalose venu à l'Elan en 2000, a lui passé six saisons au club, suivant tout le cursus de la formation jusqu'au contrat pro. Triple champion de France espoir, il le fut deux fois aussi avec les pros chez lesquels il compte 71 matches disputés. Son parcours s'est poursuivi à Strasbourg, et dans le cadre d'une politique ambitieuse  de Boulazac, il fut l'un des transferts vedette de la Pro B lors de l'inter saison... 
 
Lundi 07/12/2009
 
 
  
 

LE CADEAU SOUS LE SAPIN... ?

LE CADEAU SOUS LE SAPIN...

 

La dernière fois que l’Elan et Limoges  partageaient tous deux la première place du championnat, c’était le 11 octobre 1998. Nous étions au lendemain  de la huitième journée, les béarnais étaient allés s’imposer chez les Spacer’s de Toulouse, dans le derby de l’époque, les limougeauds eux avaient empoché la mise à Evreux  et les deux clubs  se donnaient la main (enfin n’exagérons rien) tout en haut de la hiérarchie avec un parfait 8-0…

En compagnie des Péones venus à bord de deux bus, les béarnais avaient fêté ça chez Alex, à Noé, la halte incontournable de toutes les équipes passant par là, histoire d’y laisser un maillot puisque les murs de l’auberge témoignaient alors du passage de tous les sportifs de quelques niveaux qu’ils fussent, de quelques disciplines. Alex avait une passion à l’image de sa collection, énorme, et chez lui on refaisait les matches  qu’on ne perdait plus jamais. Comme le disait, Alain Jardel, au comptoir du café du commerce, il n’a jamais perdu une rencontre…

Ce soir là donc, c’est d’un succès de l’Elan dont il était question  mais le derby avait eu un vrai goût de derby, préfacé par un échange Pierre Seillant-Christophe Soulé  par caméras interposées. Deux techniques, celles de Claude Bergeaud et de Skeeter Henry, quel talent mais quel caractère de cochon celui-là, deux dis-qualifiantes, celles de Christophe Soulé et de Fred Fauthoux qui se demanda longtemps le pourquoi de la chose… Bref un derby.

A tous ceux qui pensent que l’histoire est bel et bien  un éternel recommencement  on rappellera que cette saison là (98-99),  l’Elan avait été plus solide que son rival, le reléguant à 8 points au décompte final et que fort de sa pôle position il n’avait rien gâché et coiffé une nouvelle couronne…

Nous n’en sommes pas là, nous sommes juste au lendemain de la 11ème journée d’un championnat de Pro B dont les deux  monstres sacrés du basket de chez nous cherchent à s’extirper au plus vite… Et comme le dit si bien Fred Moncade, « en janvier il restera 21 matches à jouer… » Nous on dirait même 20 plus 1, c'est-à-dire les 20 que béarnais et limougeauds vont passer à lutter à distance, à guetter la moindre erreur de l’autre, profiter du moindre faux pas, s’envoyer des messages, s’épier,  se jauger, se marquer à la culotte… A  l’ancienne quoi. Et puis le 21ème à Beaublanc, le 29 janvier prochain  qui vaudra vraisemblablement plus 4 points que 2 points…

 

GUERRE DES NERFS

 

C’est en cela, en prévision de la terrible guerre des nerfs qui va s’installer au cœur de l’hiver, que le succès ramené de Boulazac (72-63) est un vrai bon succès, comme est beau l’enchaînement des « Bou » de Bourg à Boulazac. Nous revient en Béarn, avant la trêve,  un ensemble désormais sûr de son fait, plein de maîtrise, solide, puissant puis gestionnaire, en un mot comme en cent, un Elan à son vrai niveau, celui qu’on lui prêtait, dont on le devinait capable, mais qui s’était trop souvent plu à mettre un bémol sur ses succès plutôt que de poser une cerise sur le gâteau…

Ce qui, souvenez-vous, donna quelques idées aux visiteurs du Palais et –soyons exigeants-   faisait un peu désordre.

Solide sur ses pattes, équilibré dans son scoring et ses stats, cohérent dans la construction de ses matches et ajoutant un Nando Raposo -excusez du peu – à sa rotation, l’Elan devra le rester, il le sait et la concentration sera sans doute son plus redoutable adversaire sur la distance…

Mais aujourd’hui, sincèrement, on ne pense pas qu’Aix Maurienne, dernier visiteur de l’année ce vendredi,  l’une des  forces tranquilles de la division dont il est aussi l’un des doyens, descende de ses montagnes jusqu’en Béarn, avec la même arrogance, noble au demeurant,  que ses devanciers…

L’Elan vient de frapper deux fois très fort, il doit et va frapper une troisième pour affirmer que chez lui, c’est tout sauf simple (un remake de « Toques si gaüses », hein,)  et puis aussi pour déposer bien joli cadeau au pied du sapin du palais. Noel ne mérite-t-il pas une belle fête ?

 

Il sera temps alors d’aller voir ce que Limoges a fait à Bordeaux,  puis de souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année à tous les fidèles.

Les anciens profitent de ce billet pour en faire autant : très joyeux Noel à tous et  bonnes fêtes….


14 décembre 2009

                                                           

 

Chaud Chaud ELAN vs AIX-MAURIENNE

L’Elan vainqueur d’Aix-Maurienne. Voilà une bonne chose de faite ! D’autant que Le Portel et Lille qui pointaient encore dans le rétroviseur n’ont pas eu la même bonne fortune et voient donc le tandem des frères ennemis prendre le large.

Les vacances auront bon goût, la dinde sera divine et les marrons, qui vont avec, bien chauds. C’est ce qui s’appelle passer Noel aux balcons, bien dans ses pantoufles. Ils auront même droit à une coupe pour ce final sans tâche.

Une bonne chose de faite  donc ! Bien faite également… C’est une autre histoire ! On mettrait même une piécette que la presse de la Maurienne, criera au hold up et maudira les 45 dernières secondes  puisque c’est bel et bien à ce stade chronométré du match que Moncade et les siens sont  apparus en tête au planchot pour la première fois d’un soirée bien mal embarquée et donc d’autant plus délicate à redresser…

On l’a dit l’affaire prit un temps fou, bien plus que les Alpins en avaient eu besoin  pour prendre le large et placer le match sur un faux air de All Star game : 35 points en dix minutes, plus 18 et bientôt plus 20… On régalait au Palais, mais pas du bon côté…

Une fois de plus et ça commence à faire un bon paquet, on louera la force de caractère de cet Elan sachant réunir suffisamment de valeurs  pour parvenir à ses fins, on vantera son mérite à éviter la sortie de route irréparable, et sa capacité à fermer les robinets dès que la fuite grandit. Car il y a bel et bien un énorme décalage entre les 35 points du premier acte et les 43 des trois derniers.

Peut-être y-a-t-il  chez ces béarnais  un effet Palais des Sports ? Y manifestent-ils un zeste d’excès de confiance ?  Y sont-ils moins à l’aise que sur terrain adverse, là où ils venaient de signer deux succès dits de gestionnaires ? Ont-ils besoin d’avoir chauds aux fessiers  pour se rendre compte que personne ne leur fera grâce de sueur et de labeur?  Jusque là, ils ne s’en sortent pas trop mal, que ce soient dans les prolongations comme dans les chevauchées fantastiques (moins 24 à Antibes, moins 20 vendredi) ou les fins de feu (Bordeaux, Quimper)  mais ils aspirent, et leur public avec eux, à un peu plus de sérénité, n’en doutons pas…

La trêve répondra-t-elle à ses interrogations ? En règle générale elle fait le plus grand bien.

 De toute manière la  nouvelle année se chargera, vite fait bien fait, de pousser plus loin l’analyse puisque, Le Portel, Lille et Limoges (télévisé sur Sports plus le vendredi 29) sont au programme et que ce sont là trois des membres du premier carré, donc à priori un tantinet plus forts encore que ces Alpins d’Aix-Maurienne dont il faut saluer la qualité.

Mais chaque chose en son temps, ce fut une bonne chose de faite, place aux fêtes, joyeux Noel,  et bonnes vacances aux leaders du championnat….

 

LA BELLE SAINT VALENTIN ....

On ne croit sincèrement pas beaucoup Didier Dobbels, lorsqu’il affirme ne pas se soucier un seul instant du quotient – l’opération qui départagerait l’Elan et Limoges en cas d’égalité finale – poussant même jusqu’à dire qu’il ne sait même pas ce dont il retourne… On croirait plus volontiers que le ch’ti qui sommeille en lui ait eu l’envie de saluer la performance de ses compatriotes du Portel qui, vainqueurs, et comment, de Limoges, sont devenus, ce vendredi soir, ses alliés…

 

Car au soir de cette 21ème journée, l’Elan n’ayant fait qu’une bouchée de St Vallier (89-65) se retrouve dans une position on ne peut plus confortable, jugez plutôt : 2 points d’avance et le  quotient en question à son avantage… Ce qui met le grand rival dans l’obligation désormais de gagner trois matches de plus que les béarnais.

 

Certes le coach vous dira, à juste titre, sans doute,  que la route est encore longue, que les siens devront eux aussi aller défier et Le Portel et Aix et Evreux, autant de choses qui à ses yeux méritent de ne pas s’enflammer.

 

Mais à l’heure de poser les valises pour une trêve qui va durer jusqu’au 23 février, si l’Elan n’est pas lancé à grande vitesse sur les sentiers de la remontée, ça y ressemble bougrement.

En trois matches, il vient tout simplement de refaire peur, signant un plus 85 cumulé, quand il avait été, auparavant coupable, de lambiner, d’hésiter, de s’égarer, de prêter le flanc et, finalement, d’ouvrir  des brèches y compris dans son antre. Il a aussi inversé le quotient, une prouesse,  n’autorisant pas un de ses rivaux à franchir la barre des 70 points.

 

Laurent Pluvy, le coach de St Vallier, s’est ajouté à la liste de ceux qui, désormais, concluent que cet Elan là ne joue pas dans la même cour que les leurs, qu’il est formaté Pro A. Ses troupes, à commencer par les deux Mac (Kenzie et Intosh aux abonnés absents ) n’ont pas pesé lourd au Palais et elles peuvent s’estimer satisfaites de ce que, sûr de son affaire, l’Elan se soit un tantinet dévergondé en fin de second quart temps, comme en fin de match, sacrifiant au spectacle ce que les première et troisième périodes avaient consacré à la rigueur défensive.

Et quand il défend de la sorte, l’Elan ne fait pas dans la dentelle. Ses accélérations vont trop vite, sa pression est trop étouffante, sa dimension s’exprime et la sécurité manifestée met le Palais en joie. Il faut dire qu’avec une base arrière Gipson (annoncé souffrant du mollet  pourtant), Rimac, Maravic, vous ne craigniez pas grand-chose…

 

Et c’est sans doute, cette impression visuelle de sérénité, de maîtrise, dégagée, tout autant que les références chiffrées, qui font des béarnais ces solides leaders qu’ils sont devenus, comme si dans l’échec de Beaublanc, ils s’étaient révélé à eux-mêmes pour mieux en tirer les dividendes…

 

On vous le disait dans un précédent billet, il n’y a pas à l’horizon, d’obstacles qui paraissent en mesure de briser cette déferlante, et ma foi, chaque échéance va désormais nous rapprocher du verdict, c’est une évidence. La ligne de conduite est donc toute tracée : pourvu que ça dure…

Et en bon technicien qui ne croit qu’aux vertus du travail, Didier Dobbels, va donc mettre à profit la trêve pour…travailler !  Dès lundi après midi tout le monde sera sur le pont et mercredi c’est à Saint Sébastien que l’Elan ira disputer un match amical. Histoire de se mettre dans le dur, dans les conditions des voyages délicats qui viendront plus tard. Quand il s’agira d’aller défendre la marge de manœuvre qui est la sienne aujourd’hui.

Mais on n’en démord pas, elle ressemble fort à celle qui annonce des  lendemains qui chantent.

C’était en somme vendredi soir au palais,  plus St Valentin que St Vallier.

 


 

 

Après FOS ... Dans la bonne dynamique ...

Nous n’avions donc pas tort d’installer l’Elan dans la peau d’un suffisamment solide leader  pour partir à Fos avec quelques certitudes, notamment celle d’y signer un succès supplémentaire.

 

Ce fut fait et ma foi bien fait, sans la moindre souffrance puisque le promu aura vite compris que son exploit du match aller relevait de ces inepties du sport comme il en arrive parfois et que face à un Elan prévenu il ne faisait pas le poids.

 

Une accélération à cheval sur la fin du premier et le début du second quart, un 17-0 pour la période, et voilà l’assurance d’une soirée tranquille. De 16-15 et une ambiance pas piquée des vers, à 33-15 et une ambiance terriblement plombée, écoutez la différence… Le match était ficelé, ne restait plus qu’à ne pas tomber dans l’a peu près  et garder un œil sur le quotient au cas où Limoges ferait de Charleville chez lui ce que l’Elan avait fait des brestois…

 

Ce fut fait et pas mal fait du tout puisque Fos fut contenu à 70 points. Vu de loin, on pense même qu’en terminant avec un cinq plus huppé que celui qu’il envoya (Sambé, Raposo, Lesca, Dardaine, Diakité), Didier Dobbels aurait  pu viser mieux mais il est par ailleurs délicat de se plaindre de voir les jeunes poursuivre leur développement… Et puis  nous serons ce mercredi à 48 heures  du troisième rendez vous programmé par la Pro B.

 

Comme les limougeauds ont effectivement fait de Charleville ce que l’Elan avait fait des brestois, de simples faire valoir (plus 27, 63 points encaissés), le coup est donc parfait ou presque. L’Elan laissera volontiers –pour cette fois- son adversaire se consoler avec le quotient, qu’il améliore d’un chouïa, puisque c’est lui qui franchit en leader une étape supplémentaire…

 

Effet Marko Maravic ou pas, voilà donc deux succès acquis  au lendemain du voyage à Beaublanc, quand l’après Limoges du mois d’octobre s’était soldé par deux échecs. Si l’on considère toujours que le classico avait été marqué de la supériorité des béarnais,  il est évident que cette équipe a pris une dimension collective intéressante et trouver des équilibres prometteurs.

 

Elle devrait pouvoir en tirer profit lors de ses cinq prochains rendez-vous étapes, puisque la première véritable grosse échéance de ce parcours retour n’aura pas lieu avant le 19 mars et le voyage à Evreux.  Il lui suffira pour ce faire de manifester la même autorité et la même rigueur qu’à Fos. Il lui suffira de ne pas brûler les échéances et de considérer que la venue de St Vallier, ce vendredi reste la priorité des priorités et l’occasion de soigner encore le point avérage… Bordeaux, Quimper, Nantes, Antibes suivront ensuite et ça ne ressemblera pas aux travaux d’Hercule pour une formation gardant à l’esprit ses obligations.

 

Le plan de route ainsi tracé, l’Elan, s’il le respecte, et il en dégage assurément la ferme volonté, arriverait donc aux portes du printemps dans la même tenue de leader.

Qui sait si elle ne sera pas confortée ?  Dès cette 21ème journée, le duel à distance reprend en effet, et avec un net avantage pour l’Elan. Il vaut cent fois mieux recevoir les provençaux de  St Vallier (9ème) et de Laurent Pluvy que de se rendre chez les ch’tis du Portel. Les nordistes appartiennent au peloton des troisièmes, restent sur un succès à Clermont et sont tout sauf bon à prendre chez eux…

L’Elan n’a beau ne compter que sur lui-même nul doute que sa mission terminée, il jettera vite un œil sur le tableau des résultats…  

 

  

 

Une leçon bien récitée ...

Ce match Elan-Brest, c’est l’histoire d’une leçon parfaitement apprise, parfaitement retenue et parfaitement récitée le moment venu.

 

Certes convient-il  en préambule, de vite confirmer que les bretons se sont montrés sur le terrain tels qu’on les avait devinés sur le papier, c'est-à-dire en proie à trop de difficultés pour être compétitifs un seul instant. Et de fait n’ont-ils pas existé un seul instant, face  à une équipe qui a donc fait le métier de bout en bout  sans rien négliger, ni le spectacle, ni l’ouverture à sa jeunesse (mention à Florian Lesca), ni la comptabilité et l’on sait que ce n’est pas toujours le plus facile que de prendre de bout en bout un match à son compte.

 

L’Elan a donc répondu à toutes les attentes du jour.

 

Et  pour l’avoir fait le voilà récompenser de plusieurs bons points.

Le premier et non le moindre, quand bien même n’est-il pas de son fait, est venu d’Aix où Limoges est tombé (79-82), les armes à la main mais tombé tout de même. Et ça vaut son pesant de cacahuètes  puisque les béarnais retrouvent seuls cette première place qu’ils venaient de perdre … à Limoges justement. Faire la course en tête n’est pas une sinécure  mais  ce n’est tout de même pas la pire des situations non plus.

 

Le second concerne la mathématique du problème posé en cas d’égalité en fin de saison. On vous parle de ce fameux quotient puisque c’est lui qui jusqu’à ce vendredi soir était censé départagé  béarnais et limousins. On vous rappelle que le quotient s’obtient en divisant le nombre de points marqués par celui des points encaissés. Et que ce calcul favorise davantage la défense que l’attaque. Ainsi, vaut-il mieux gagné 88-48 que 128-88 même si sur le fond on peut regretter que le spectacle ne soit pas mieux privilégié…

 

88-48 c’est le score du match de vendredi, c’est donc l’idéal. Il permet à l’Elan de sérieusement réduire l’avantage des Limougeauds à ce niveau. A ce jour le quotient en question est de 1,13 pour l’un, 1,11 pour l’autre, une misère….

 

Les quinze matches qui restent au programme devraient suffire à creuser une différence chiffrée mais les états major des deux clubs ont tout de même raison de tout prendre en considération et de sortir les calculettes…

 

Voilà pour la conclusion de la soirée, elle aura la vie courte puisque dès mardi soir le duel reprend  avec cette fois avantage à Limoges qui reçoit tandis que l’Elan descend dans la Fos qui n’est pas aux lions mais sur mer et tout de même piégeuse, remember le match  aller…

Ce qui n’est pas quantifiable mais qui est sans doute plus important, c’est l’impression dégagée par cet Elan. Une fois encore ce Brest là  ne saurait constituer une référence (29 d’évaluation collective contre 121 à l’Elan), mais de là à ne pas reconnaître que Marko Maravic est une valeur ajoutée il y a un pas. Le chauve est robuste, pas manchot et comme la plupart des gens de ces pays là  il semble être né avec un ballon de basket dans les mains. Meilleur marqueur du jour (20 points) meilleure évaluation (27), sa première sortie au Palais ne l’a pas impressionné le moins du monde. C’est donc après Limoges une confirmation qui élargit le champ d’action du staff béarnais.

Ce fut donc à tous les points de vue une douce soirée, on l’a bien compris au propos, devant les partenaires, du président Didier Gadou. Il pourrait y en avoir d’autres beaucoup d’autres si l’Elan continue de la sorte à si bien apprendre ses leçon, les retenir et les réciter.    

 

 

Déplacement à Fos ...

Comme dit Maravic…

 

Dans le duel à distance entre l’Elan et Limoges, c’est, ce mardi soir,  le dauphin qui chez lui devant Charleville attendra que le leader se prenne à son tour les pieds dans le tapis…Il en ira ainsi des cinq prochaines journées au cours desquelles ce sera la loi de l’alternance.

 

Sauf que les béarnais n’ont guère puisé dans leur réserve vendredi soir pour mater Brest (pas un joueur a passé plus de 28 minutes sur le plancher).

Sauf que les béarnais ont bénéficié d’une séance d’entraînement améliorée et c’est toujours appréciable lorsqu’il s’agit d’enchaîner trois matches en huit jours.

Sauf que leur adversaire, Fos sur mer, n’a pas la réputation d’Aix Maurienne et n’occupe pas les mêmes sphères du classement.

Bref, à priori le danger ne saute pas aux yeux même s’il existe réellement, n’en doutons pas un seul instant.

 

Puisque si l’on se déchire en haut de la pyramide, la lutte en bas ne va pas être triste, il n’est qu’à voir le nombre de clubs qu’elle concerne, six qui se tiennent en deux points et si le  duo des bretons ferme la marche, il a tout de même annoncé la couleur. L’un est allé gagner chez un concurrent direct, l’autre est en train de refaire une équipe  et de trouver un coach (Laurent Mopsus ?).

Fos appartenant à ce peloton des  mal lotis, l’Elan s’en est allé au devant de la révolte des mal classés et on parle plus, aujourd’hui en Provence, des dangers d’une défaite que de la venue d’un aussi grand que l’Elan…

 

Rien qui ne saurait surprendre un leader rodé désormais au scénario du « petit » qui fait salle comble, et joue le match de sa vie (voire de sa survie désormais)…

 

Comme le disait Marko Maravic, vieux grognard des planchers, dans les colonnes du journal « Sud-Ouest », le problème n’est pas l’adversaire, mais bel et bien le degré d’application et de concentration que l’on sera capable de répéter.

Il est un autre facteur qui devrait jouer en faveur des béarnais, c’est le souvenir du match aller… Fos vainqueur au Palais, appelons un chat un chat, ce fut la tâche de la  phase aller,  mais alors avec un grand « T ». On eut beau se dire qu’on était en octobre, que le rodage n’était pas terminé, que le groupe n’avait pas encore de vécu, cet échec là resta comme une insulte faite au Palais et sa légende. 

Mais Moncade et les siens prenant apparemment le parti de ne pas oublier et de ne pas tendre  la joue, on leur fera crédit  pour aller effacer cette souillure, même si ce n’est que pour laver l’honneur  de nos couleurs. Et que ce n’est pas l’essentiel on le consent volontiers.

Cela dit c’est un élément  supplémentaire dans les valises des béarnais  et il comptera, on l’espère aussi, à l’heure du coup d’envoi, quand Fos et son public, sa volonté de s’en sortir, compliqueront, on en est certain, la tâche du leader…

 

Compliquer on a bien dit, mais pas davantage  car sur le feeling du moment la côte reste béarnaise. Sur la qualité du jeu produit pendant plus de 38 minutes à Limoges et 40 vendredi au Palais, comme dirait l’autre il n’y a pas photo. Il suffit ensuite d’écouter et de suivre Marko Maravic qui sait tout de même de quoi il parle….

  

 

NE PLUS GACHER ....


 Voici donc le premier des 16 actes de  la drôle de pièce qui va opposer L’Elan à Limoges puisque si l’on a beaucoup de respect pour leur poursuivants on ne croit plus du tout qu’ils soient de tailler  à revenir troubler le duel singulier  des deux ténors de la division…

 

Et il est favorable aux béarnais si l’on considère qu’il est tout de même plus sympa de recevoir un avant dernier que de se rendre dans une salle où pas uns des huit visiteurs n’a, à ce jour, trouvé la solution.

 

Non l’Etendard de Brest n’est plus celui qui avait réussi un coup du tonnerre en début de saison  lorsqu’il avait défait les béarnais. D’ailleurs le bourreau du match aller, Cédric Mélicie  n’est plus là  puisque blessé. Ne serait plus là si l’on en croit les échos venus de Bretagne, Essengue , le camerounais, et Swift le meneur américain ferait son dernier match  à Pau avant d’être à son tour remercié…

 

Huit défaites en neuf matches  ce n’est pas pour calmer les esprits  au sein d’un club qui pique souvent ses crises et qui va donc une fois de plus tenter de sauver ce qui peut l’être, c'est-à-dire sa place en Pro B. Il en va de l’honneur d’une Bretagne dont les deux bastions (Quimper étant l’autre) naviguent à vue sur des bâtiments plein d’avaries.

 

De ce rival là, quand bien arriverait-il d’une totale décontraction, l’Elan ne doit faire qu’une bouchée et l’on se fait même un peu de soucis pour le retour de Williams Molas au pays,le jeune homme, issu du centre de formation béarnais, devant être le seul vrai pivot des brestois…

 

Le souvenir d’un échec surprise à l’aller, la frustration de la semaine dernière, Didier Dobbels ne devrait pas avoir à cogiter des lustres pour son discours d’avant match, les motivations sont toutes trouvées… Et la plus belle reste à venir…

 

Dans le même temps Limoges sera donc sur le plancher de la petite salle d’Aix les Bains pour y  affronter cette coriace entente Aix-Maurienne, dernière équipe de la division à ne pas avoir cédé le moindre point chez elle…

 

Là bas aussi œuvrera un ancien pensionnaire de la maison béarnais, Simon Darnauzan, il sera à la baguette d’un ensemble qui n’a pas pour principe de déjouer, bien au contraire aime –t-il tendre des pièges et, il y a peu, l’Elan avait été, chez lui,  à deux doigt de se prendre les pieds dans le tapis.

 

On sait bien que le propre des séries est de prendre fin un jour… En la circonstance, le plus tard serait le mieux, un neuvième succès des savoyards faisant, on l’aura compris l’affaire des béarnais.

 

Quand bien même Limoges serai-t-il le premier de la liste à briser l’hégémonie des locaux, l’objectif des béarnais n’en resterait pas moins de taille.  On  les croit plus à même de réussir un plus gros écart que leur rival à distance… Bien plus gros même !

 

Or l’égalité parfaite entre les deux prétendants à la montée directe obligeant le législateur à faire appel au quotient (division des points marqués par les points encaissés)  pour les départager, c’est Limoges qui prend, à ce niveau, un soupçon d’avantage…

 

Vous l’avez compris, moins Brest marquera de points et plus il en encaissera ce vendredi au Palais et plus l’Elan gommera de cette différence au point avérage (61 points à ce jour), et au nombre de points encaissés (le quotient avantageant la défense).

 

Car tout va compter désormais, et double peut-être dans cette lutte à distance.

Une semaine après  Limoges, il est donc interdit de gâcher une deuxième fois. Même si ce devait être dans la facilité d’un succès programmé contre Brest. 


 

P***** ..... Quel dommage !

 

Il faut maintenant souhaiter à l’Elan de retrouver semblable occasion de tuer le championnat. Car sans remuer le couteau dans la plaie,  c’est bien de cela dont il était question à Limoges vendredi soir, où le succès aurait donné à l’Elan l’équivalent de trois matches d’avance.

En guise de quoi après 17 journées, on remet les compteurs à zéro: même nombre de points, même différence particulière, comme diraient  les footeux,  0-0 et balle au centre…

 

Il y aura au moins de quoi alimenter la chronique,  se porter au chevet des deux protagonistes au quotidien, surveiller leur moindre toussotement, mesurer leur pic de forme  ou de méforme, bref on ne va pas s’ennuyer… Et c’est peut-être mieux ainsi !

 

Pour le reste ce fut un Limoges-Elan, c'est-à-dire à un match hors du commun, hors du temps aussi puisqu’il y avait tout de même belle lurette qu’on ne s’était point retrouvé et visiblement, auditivement surtout, ça manquait…

 

Un match comme beaucoup d’autres entre ces deux là où il ne pouvait pas ne rien se passer… Un Limoges-Elan sans saveur c’est sans doute une ineptie. Celui-ci, 89ème du nom, en rejoindra donc un paquet d’autres dans la légende, au rayon de ceux dont on se rappellera, en espérant, pour les béarnais, que l’on n’ait pas à en reparler lors du décompte final…

 

Car ceux sont eux qui ont repris la route avec la mauvaise affaire dans les soutes du bus et qui ont du trouver le chemin bien long… Tout autant que ces 100 dernières secondes, celles qui ont offert à Limoges une victoire venue d’un autre monde, même si l’on sait pertinemment que le basket est friand de tels scénarios. Vainqueur de 4 prolongations cette saison, auteur de retours improbables, l’Elan en sait quelque chose.

 

Sauf que là on était à Limoges, devant les caméras de la télévision, le monde du basket réuni pour le  tirage des As,  un parterre médiatique à faire pâlir de jalousie la grande sœur de Pro A. Que le succès valait de l’or dans le cadre d’une rivalité toujours aussi exacerbée qu’à l’époque, dans le cadre d’un championnat qui pouvait se dénouer ou peut s’en faut…

 

Et que, oui et que, ce succès l’Elan le tenait. Beaublanc grondait, Beaublanc ne désarmait pas, mais rien n’avait troublé  les Béarnais au basket autrement plus riche, plus talentueux, plus dynamique. En un mot, bien meilleur et sitôt le premier quart temps franchi, Moncade et les siens s’installèrent dans une sérénité que les ruades limougeaudes ne parvenaient pas à troubler. L’Elan était tout simplement le plus fort et quand on se rappelle  qu’il était plus fort que le CSP, son palais, son public, son ambiance le compliment n’est pas mince. « J’ai vu une belle équipe de l’Elan, » disait Didier Gadou qui dut rajeunir de quelques années en s’avançant au devant de la reconnaissance de ses intimes ennemis. Vrai, nous aussi…

 

Si belle qu’on lui en veut d’avoir ainsi offert sur un plateau le succès à son hôte, d’avoir dilapidé 9 points en 100 secondes. Et de l’avoir remis en selle, au lieu de lui enfoncer la tête au fond du seau.

Car psychologiquement, la fin  irrationnelle de cette rencontre, aura peut-être  plus d’effets que la parfaite remise à égalité des deux équipes.

C’est, on vous le disait ce qui  va rajouter à l’intérêt de la suite du championnat. Mais de vous à nous c’est tout de même se consoler comme on peut…

On allait oublier, l’Elan  a aussi laissé passer l’occasion d’équilibrer son bilan global, d’égaliser à 44 victoires partout avec son rival… Et pour nous, les anciens, ça rajoute aussi au désarroi…


 

ELAN / LIMOGES ... LES ORIGINES DE LA DISCORDE

 

 

Depuis quand l’Elan et Limoges se regardent-ils en chiens de faïence ? A quand remonte la déclaration de guerre, celle qui fit déborder la rivalité, jusque là solide, mais strictement sportive ? C’est évidemment une vieille histoire, une de  celle, comme disait Charles Aznavour, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. A la veille du 89ème classico, on va donc la dépoussiérer…

 

XXXX

 

17 mars 1984, l’Elan vient de remporter, deux jours plus tôt, la coupe Korac et succède au palmarès  au CSP Limoges. La fête en Béarn n’aura lieu que plus tard car avant le retour au pays il faut tout de même honorer, entre deux coups cde champagne, les dernières échéances du championnat… Un champion d’Europe est bien entendu reçu comme un seigneur  et la première sortie des béarnais ne fait pas exception. Une ovation salue donc leur entrée sur le plancher à l’heure de l’échauffement. L’hommage du public redouble à l’heure de la présentation des équipes. Mathieu Bisséni et Georges Fisher, emportent tout à l’applaudimètre. C’est même la banda d’Orthez, venue chercher ses héros, qui envoient les flons flons…

        

C’est maintenant au tour des majorettes locales d’honorer d’un bisou et d’un bouquet de fleurs les héros de Coubertin.  Bel échange de politesses, les joueurs renvoient dans les gradins les dites fleurs, Fisher réservant les siennes  pour l’épouse de son collègue entraîneur… Libres de tout mouvement les béarnais applaudissent à leur tour ce public si sympa. Toujours aux commandes la musique orthézienne  balance l’hymne de l’Eurovision, le match peut démarrer sous les hourras. La soirée s’achèvera à pas d’heure dans un restau de la ville où Pierre Seillant béret sur la tête et tambour à la ceinture, bat la mesure d’une « Pitxulli » endiablée…

 

Où donc l’Elan étrenne-t-il  ainsi dans l’allégresse générale ses tous récents galons européens ? Non non vous n’avez pas rêvé c’est à Beaublanc, c’est à Limoges !  Limoges qui s’y connaît en matière de fêter la coupe Korac, son CSP chéri a gagné les deux éditions précédentes…

 

C’est dire que depuis la saison 79, celle de la montée des Limousins, qu’ils se croisent en Nationale 1 (les termes sont d’époque), les deux compères  ont plutôt bien supporté leur cohabitation… Même si sur les terrains –on ne parle pas encore de plancher à la Moutète - entre ces deux là on ne  se fit jamais le moindre cadeau, supériorité régionale obligeant….

 

 

 

81-82 : les roustes

 

Les premiers  vrais gros matches remontent à la saison 81-82. Limoges  a mis en place le premier étage de la fusée qui doit lui faire franchir un cap, l’Elan lui reste un rebelle sans gros moyens mais frondeur et gascon pour de bon.  A telle enseigne qu’il se pointe à Beaublanc  le 19 octobre 1981 en leader invaincu après quatre journées… Il y paie d’un moins 33  (77-110), le prix de son arrogance et quand bien même Jean Noel Perpère et Stève White étaient fiévreux, la pilule est amère. Surtout que Limoges a désormais mis la dose au niveau ambiance et qu’apparaît pour la première fois, au milieu du public un monsieur loyal qui micro en main rythme les « Limo…geu, Limo…geu ». Bref ça chambre pas mal, et Pierre Seillant n’a d’autre issue que de préparer le match retour… « On s’en souviendra » !

 

Il tient parole le bougre, en plein mois de janvier 82, le 24, Limoges débarque à son tour en Béarn en  leader. Et quel leader, une seule défaite, trois points d’avance sur le Mans, huit sur l’Elan troisième,  bref le profil parfait du futur champion. Que le CSP ne sera pas !  Si l’Elan n’efface pas le gros rhume de l’aller, il  ne laisse pas à Limoges le soin de respirer et s’offre une revanche qui fait grand bruit : 120-102, on remarquera au passage le caractère résolument offensif des « derbies » de l’époque.

 

Et de fait la fin de saison va paraître longue aux Limougeauds qui ne se remettront pas de leu chute en Béarn  et finissent, neuf journées plus tard, à 5 longueurs  des Manceaux et à égalité avec l’Elan sur la deuxième marche du podium. A leur décharge le superbe parcours européen qui fait d’eux la première équipe française victorieuse d’une coupe d’Europe (la Korac).

 

La saison suivante  ne marquera pas davantage les esprits, elle s’ouvre et s’achève sur fond d’une rivalité sportive toujours bien ancrée mais se limitant à un concours de décibels entre la Moutète et Beaublanc.  Il reste que Limoges confirme sa montée en puissance et semble prendre la mesure du basket français. Dans ses rangs, un joueur d’exception, venu du championnat belge, Ed Murphy. Il sera quatre saisons durant, avec son shoot derrière la tête dont impossible à contrer,  le meilleur réalisateur du championnat.

 

Le premier titre du CSP s’accompagne d’un doublé en coupe Korac, l’Elan et le Mans seront les plus farouches à contester la supériorité du CSP mais si les béarnais  s’avancent à Beaublanc en dauphin, le 30 décembre,  leur échec (75-80) les relègue à 5 points et c’est eux qui vont cette fois flancher lors du sprint. Ils finissent à la 4ème place sans prendre leur revanche au retour (82-90)…

 

84-85 : Entre coupe et Espoirs

 

83-84 partage bien les choses, Limoges tremble jusqu’au bout qu’Antibes ne lui ravisse le trône, mais signe le triplé doublé national, l’Elan lui se consacre à la Korac et inscrit son nom au palmarès d’une épreuve devenue propriété française .Un partout balle au centre donc et pour mieux symboliser  cette équité les deux équipes font match nul à la Moutète 94-94 le 5 janvier 84. Notez le bien car la saison suivante le basket supprimera cette notion de parité, chaque match aura son vainqueur…

 

Et l’on se quitte donc bons amis avec l’accueil sympa des héros européens chez les héros nationaux…  Bons amis mais bons rivaux toujours, et le Monsieur loyal qui promène son micro dans Beaublanc a le don d’agacer Pierre Seillant.

 

La saison 84-85 s’ouvre donc sur fond de dualité mais l’Elan a du mal à suivre le rythme du nouveau roi limougeaud et le premier duel tourne au cauchemar pour l’Elan. Moins 33 encore une fois (78-111) ce 7 janvier renvoie l’Elan à ses études, et Fisher ne se console pas du fait d’avoir été  beaucoup mieux accueilli que son collègue Pierre Dao plus en odeur de sainteté… Pierre Seillant reste de marbre : « au pied du mur je reste confiant » mais  l’on devine vite la hâte des béarnais à vouloir passer l’éponge…

 

Le coupe de la Fédération, épreuve  qui ne trouva jamais sa place et ne dura que 4 éditions, allait fournir l’occasion aux deux clubs de se retrouver et même de ne plus se quitter…

Du 3 au 17 avril, c’est à trois matches que les fans ont droit, deux dans le cadre des demi finales de la dite coupe qui ouvre les portes de l’Europe, puis la revanche du championnat.

Et d’entrée Limoges assomme encore son rival béarnais : 107-78 à Beaublanc, c’est plus qu’il n’en faut pour assurer une place en finale même si le camp béarnais stigmatise l’arbitrage (élimination de Paul Henderson, disqualification de Freddy Hufnagel) et promet  de défendre sa chance  une semaine plus tard. Le ton est tout de même monté d’un cran puisqu’un incident Berry-Kaba a valu à Hufnagel, venu en médiateur, d’être exclu du terrain, quant au Monsieur Loyal  et son micro ambulant il rend le Prési furax…

 

Chose promise chose due, le 17 avril, la Moutète est sur son 31 et les 29 points d’avance Limougeaud ne sont pas de trop puisque l’Elan mènera de 25 avant de s’imposer de 22, 133-111, au terme d’un festival de points. Ce match est d’ailleurs inscrit dans l’histoire  pour son double record offensif: jamais l’Elan n’avait marqué (et ne marquera) autant de points, quant au total des 244 points il ne sera jamais battu non plus…

 

La troisième manche, celle du championnat, est aussi à l’avantage des béarnais. Elle est également offensive (106-98) mais  les arbitres ont eu du travail : 53 fautes dont trois techniques ont été sifflées, 7 joueurs ont été éliminés et l’ambiance monte d’un cran…

Parce qu’en lever de rideau s’est disputé le match des Espoirs….  

Et quel match ! C’est celui qui a déclenché les premiers échanges à fleurets mouchetés, par voie de presse interposée. L’Elan qui file vers le titre des jeunes est furieux d’apprendre par la fédération que Limoges a fait reporter la rencontre, refuse de jouer à une autre date… Limoges forfait, l’Elan est sacré… sans beaucoup de saveur ! Revenus à de meilleurs sentiments, les deux clubs enterrent la hache de guerre et le match est donc reprogrammé, ce 17 avril…

La démonstration des béarnais y est sans partage : plus 35 à l’arrivée, les « mais ils sont où les Limougeauds » fusent des gradins déjà bien bien garnis…

 

 

L’affaire Franck Butter

 

 

La saison s’achève sur le triplé de Limoges et puis aussi sur l’annonce de la signature pour l’Elan de Franck Butter, le pivot de 2m 10, grand espoir du basket national en provenance de…Limoges !!!

Si l’incendie couvait depuis quelques temps, il est cette fois déclaré.

 

Voici  en effet un extrait d’une dépêche de l’agence France Presse se proposant de faire le point sur le recrutement limougeaud de l’inter saison : « En revanche on ne tait pas à Limoges les griefs contre Orthez qui a voulu puiser dans le centre de formation du CSP en faisant un pont d’or au pivot Franck Butter. M. Popelier est intransigeant : «  ce n’est pas tant contre le joueur qui a, de toute évidence, été très mal conseillé que j’agis mais pour le principe. Nous sommes les seuls à faire un gros effort pour découvrir des talents et leur donner les moyens de s’exprimer. Il est cavalier pour un club qui ne consent aucun sacrifice dans ce sens de venir nous dépouiller ainsi. »

 

La réponse de Pierre Seillant est bien entendu immédiate : « Si j’estime M. Popelier, je considère que son tempérament l’a conduit à jeter le bouchon un peu loin. Limoges me fait doucement rigoler, en mettant en exergue son centre de formation, celui là même qui dans un match décisif pour l’attribution du titre national  des Espoirs s’est incliné de 40 points  à la Moutète. Nous n’avons pas de centre de formation mais une école de basket qui a fait ses preuves. Si limoges faisait jouer autant les jeunes dans son cinq majeur que nous le faisons à Orthez, ils ne partiraient pas… Au lieu de se réfugier  derrière les mauvais conseils  dont Franck Butter aurait été entourés, M. Popelier devrait réfléchir sur les raisons qui le poussent à partir.

En fait Limoges veut faire le vide autour de lui. Sinon comment expliquer qu’il ait accepter que Butter serve de monnaie d’échange avec Le Mans pour le transfert d’Ostrowski ? Comment expliquer qu’en trois ans  il ait recruté la bagatelle de cinq internationaux, dont Dié, Beugnot, Vestris, Brosterhous, Ostrowski. Pour notre part nous avons gagné  une coupe d’Europe avec des garçons comme Hufnagel, Ortéga, Laperche, Gadou,  qui ont été formés à Orthez. Quels sont les joueurs formés à Limoges qui jouent en équipe 1? Aucun, alors que Limoges se garde de donner des leçons  surtout à ceux qui n’ont pas à en recevoir. Limoges n’est pas seul sur terre et il y a, d’aussi bons entraîneurs et dirigeants ailleurs que dans son club. »

Le doute n’est plus permis, entre les deux clubs c’est la guerre, elle donne corps à la légende, et elle ne cessera plus vraiment

 

 

   

 

 

 

 

APRES NANTERRE ... AVANT LIMOGES .....

TAILLE PATRON

 

 

On ne s’y fera décidément jamais… Et pourtant, pour la nième fois le sport vient de nous rappeler à sa réalité, son secret, ses fondements, son charme tout simplement. Ne venait-on pas de tracer le plan de route de l’Elan qu’il dérape et se retrouve au fossé huit jours après que Limoges lui ait pourtant montré le chemin à ne pas suivre….

Quelle est dans le succès au palais des visiteurs, la part qui revient à Nanterre, quelle est celle de la négligence de l’Elan ? On pourrait en disserter des heures sans faire avancer le schimblick, d’un iota. Les béarnais ont perdu une rencontre à ne pas perdre, elle leur coûte de surcroît une superbe occasion de faire le break, et de se rendre à Limoges en conquérant plutôt qu’en challenger… On imagine la tête d’un CSP, battu deux fois de rang, à l’idée de recevoir des béarnais venant chercher un troisième point d’avance c'est-à-dire mettre fin ou presque à tout suspense sur la suite de la saison. Limougeauds ou pas c’est la paille aux fesses qu’ils auraient reçu cet Elan là. Alors que vendredi, le succès leur suffira pour rejoindre leur ennemi intime, voire  le dépasser s’il gomme les 5 points déboursés en Béarn.


La défaite contre Nanterre est donc un sale coup. Elle s’expliquerait aussi selon les voix autorisées par le match de Limoges justement… Les joueurs de l’Elan n’auraient pas respecté le calendrier et mis la charrue avant les bœufs, jouant déjà dans le Limousin avant de jouer les Parisiens… On ne saura jamais puisque c’est là une question de subconscient ou d’inconscience, mais c’est tout de même étrange puisque depuis le départ et à un rythme aussi  régulier que soutenu, le discours était bel et bien de jouer… match après match, de ne se soucier de rien d’autre que de nous mêmes!


Si l’Elan est sorti de sa bulle, n’a pas eu la concentration nécessaire et suffisante à battre Nanterre, c’est tout simplement qu’il n’est pas (encore ?) le patron de la division ce que 12 succès de rang pouvaient laisser croire… C’est aussi que Nanterre est venue en Béarn avec l’insouciance de ses 22 ans de moyenne d’âge et que même la blessure de son taulier Zed Cope  ne lui a fit ni chaud ni froid…


Comme Evreux a aussi battu Limoges lors de cette dernière journée aller - ce qui rend la défaite de l’Elan à la fois moins amère et plus frustrante -  il faut sans doute en conclure  que la Pro B  ne se limite pas seulement à l’Elan et au CSP, et qu’elle s’est trouvée quelques arbitres de choix. Et c’est peut-être mieux que les Normands soient ainsi venus se replacer dans la course en tête, qu’Antibes redevienne un ogre, bref que le championnat soit un championnat, un vrai. Qu’il permette de partager la fameuse pression que ni les béarnais ni les Limougeauds n’ont pour l’instant supportée.  En attendant que l’un ou l’autre n’endosse la carrure XXL, ne devienne maître  des lieux, ils devront encore se contenter du paletot de favoris avec toute la fragilité liée au rôle.


Dans cette attente le classico s’annonce, davantage comme un épisode de plus dans la fameuse saga, qu’un tournant du championnat… Même si l’Elan, ayant gardé la main, reste le mieux placé pour réussir la très bonne affaire.


L’occasion de voir renaître les histoires, de relooker les chamailleries, des plus grandes aux plus petites, elles vont toutes ressurgir cette semaine… On en manque si cruellement  aujourd’hui, dans notre basket, que les souvenirs vont ressusciter au grand galop… Du nez cassé de Paul Henderson, aux « roubignoles » de Clarence Kea  en passant par le marron de Marcus Webb, ou encore les commandos anti 64…

C’est un Limoges-Elan, c’est le 89ème du nom et le CSP mène 44-43 (plus un nul)… C’est à nul autre pareil tout simplement.

 

 

BILAN AVANT LE DERNIER MATCH ALLER ...

L’année nouvelle pouvait-elle mieux commencer pour l’Elan?  Difficilement. Puisque les vœux qui lui ont été présentés ici ou là et dont il est inutile de re-préciser la teneur semblent tenir la route. Même si c’est aussi, et surtout le talent de l’équipe qui lui a permis de résoudre la triple équation la plus excentrée, pour lui, de cette Pro B, Charleville, Le Portel et Lille.

 

Ces trois succès d’un calibre certain prolongeaient donc la série en cours, attestaient aussi de ce que la trêve n’avaient rien cassé, que l’entre deux réveillons avait été studieux, confirmaient encore que l’Elan jouait toujours un peu avec le feu (Charleville), mais haussait aussi sec son niveau (Le Portel, Lille) dès que la menace grondait un peu plus fort.

 

Le plan de route était donc suivi à la lettre et il n’y aurait pas eu cette souffrance endurée par Georgi Joseph suite au désastre Haïtien, que le ciel de janvier aurait été grand bleu.

 

Et que tout se mettait en place pour LE rendez-vous final à Beaublanc, le 29, face au CSP Limoges, pour un sommet, une finale avant la lettre ( ?), un ticket pour l’étage supérieur ( ?), un remake de la plus belle saga de notre basket à l’heure où il occupait encore le paysage audiovisuel. Oui, c’est Fabien Friconnet, l’une des plumes de Basket-News qui nous rappelle que sur TF1, à l’époque, en plein 13heures, la balle orange « faisait » 1’30 ‘’ quand le ballon ovale se contentait de 8 petites secondes….S’il sait ça Friconnet c’est qu’il est allé passé des heures sur les archives de l’INA pour se plonger dans l’histoire des Elan–Limoges et s’en faire sa propre idée…

 

Oui mais voilà, de Limoges on en parle avant le 29 puisque c’est lui le premier qui a effectué la sortie de route tant redoutée et qui laisse filer l’Elan seul aux commandes de la division ! …

 

Antibes vainqueur à Limoges, la surprise fut de taille, mais n’est-ce pas aussi, quelque part la preuve que les vieux démons n’abandonnent pas, que les affiches ne meurent jamais, que les grands noms sommeillent toujours et piquent au premier réveil…

Peut-être même que les fans du CSP regrettent-ils aujourd’hui d’avoir anticiper, le soir du match contre Le Portel, les « Orthez on t’attend »… Mais bon, c’est désormais l’Elan qui attend  et plutôt sereinement puisque son éternel rival, fragilisé, prend cette semaine la direction d’Evreux, un endroit où rien n’a jamais été facile  et où les normands joueront gros…

 

Les Béarnais reçoivent, ce qui est, quoiqu’on dise, plus douillet. Nanterre n’est pas non plus un va nu pied de la division,  il a même dans le passé (remember la finale de la coupe) plutôt embrouillé l’Elan, mais la marche reste des plus accessibles  à un leader soucieux de confirmer son leadership, voire plus si jamais du côté d’Evreux…

 

De toute manière, Nanterre ou Triffouillis les oies, le problème de l’Elan n’est plus l’adversaire. Puisqu’il a son destin entre ses mains, c’est de lui, de sa faculté à 18 fois désormais, remettre l’ouvrage sur le métier DONT dépend son avenir.

Le danger guette et guettera d’autant plus qu’il est toujours l’Elan et, qui plus est leader. Mais l’on sait que ce n’est pas suffisant pour l’arrêter.

Autrement dit, averti par Antibes, l’Elan en vaut-il deux ?

 

 

 
 

Un Elan bien....Elan


On lui promettait, au pays du poulet, de belles difficultés et l'Elan s'en est joué, gagnant  dans la fournaise bressanne comme il ne l'avait jamais encore fait, si ce n'est contre Nantes, cette année.... Plus 18 chez un candidat ambitieux c'est plus qu'un résultat, une perf! Voilà qui va rajeunir nos anciens qui avaient fait jadis et pour longtemps de l'art du contre pied le label d'un Elan qui n'était encore que d'Orthez.... Il y avait d'ailleurs plus d'insouciance que d'insolence à jouer ainsi du yo-yo et à frapper fort quand on s'y attendait le moins... En fouillant bien dans les reliques, on a d'ailleurs retouvé la  trace d'une aussi spectaculaire remontée que celle effectuée en terrain Antibois, la semaine dernière ...  C'était à la Moutète dans un match de coupe Korac contre ce satané Cibona Zagreb menant de 28 points!  L'Elan les remonta... Enfin presque puisqu'il échoua à 3 unités pour s'incliner finalement de 5 points.
Si l'on doutait, et il y eut de quoi, c'est vrai, depuis le départ, le coup de Bourg met ce cru 2010 à sa véritable place, tout en haut d'un échelon où l'on espère n'être qu'en transit... Freddy a raison on ne se souvient que du résultat, mais si l'on peut y ajouter des gages sécurisant, ce n'est pas plus mal non plus ...
La conclusion de ce long voyage, c'est qu'il ne faudra pas gâcher, comme dirait quelqu'un de profondémment terroir aussi.  Or le troisième déplacement de rang des béarnais s'il n'est pas le plus long,  n'est pas le plus simple: Boulazac!  Ca commence comme Bourg mais ca n'a pas le même gaz, du moins pas celui espéré en Dordogne.  Reste que c'est l'un des trois derbys proposés et qu'au Palio çe sera chaud, surtout face à un adversaire chez lequel les remaniements semblent faire du bien  puisque la victoire à Brest remet  le club aux portes de la première moitié de tableau, ce qui était et reste l'objectif premier... La  clé? Ce sont les béarnais qui la possèdent , reste à s'en servir comme à Bourg, avec l'autorité et le talent qu'autorise l'effectif .
 
DEUX ANCIENS
 
Si aucun antécédent n'apparaît entre les deux équipes, l'Elan et Boulazac ayant jusque là partagé le seul tournoi inaugural du Palio en septembre 2008, les béarnais vont retouver deux visages connus  en Dordogne, celui de Jonathan Aka et de Gauthier Darrigand.
Jonathan Aka était arrivé de l'Asvel en juillet 2004 et intégra le Centre de Formation avec de belles dispositions.  Athlétique et guerrier, il intégra la rotation des pros mais le temps passé à l'infirmerie ne lui laissa guère le loisir de disputer plus de 8 matches. Sa deuxième saison au club ne fut guère plus florissante (11 matches) Jonathan Aka étant toujours en proie à de sérieux pépins physiques... Les mêmes qui le suivirent à Dijon puis l'écartèrent des planchers toute la saison suivante...
Le meneur du CEP Chalose venu à l'Elan en 2000, a lui passé six saisons au club, suivant tout le cursus de la formation jusqu'au contrat pro. Triple champion de France espoir, il le fut deux fois aussi avec les pros chez lesquels il compte 71 matches disputés. Son parcours s'est poursuivi à Strasbourg, et dans le cadre d'une politique ambitieuse  de Boulazac, il fut l'un des transferts vedette de la Pro B lors de l'inter saison... 
 
Lundi 07/12/2009
 
 
  
 

Choc en Bresse


L'Elan co-leader de la Pro B, depuis son nouveau succès à émotions Antibes, lors du match en retard, retrouve à Bourg, une salle qui sonne également aux oreilles des anciens! Pas avec la même  ancienneté puisque béarnais et azuréens avaient tout de même croisé le fer à 78 rerpises en Première division avant mardi dernier, pas avec le même sel non plus dans la mesure où l' Elan et  l'OAJLP jouaient le plus souvent pour une grosse carotte (11 titres à eux deux), mais tout de même suffisamment  pour se rappeler que dans ce tout petit gymnase d'école, la "Jeu", comme ils disent en Bresse, s'accroche elle aussi à de beaux souvenirs...
En premier lieu celui d'avoir appartenu à l'élite,  7 saisons durant, de 2000 à 2007. Avec de grosses difficultés face aux béarnais qui 4 ans durant gagnèrent le double affrontement et le plus souvent haut la main... Menés 0-8 dans le duel singulier dont un cinglant 112-66 en 2003 (5ème plus gros écart de l'histoire), les bressans trouvèrent la clé du coffre le 26 octobre 2004, l'Elan n'ayant pas eu assez des 33 points de Mire Chatman pour endiguer la fougue des locaux bien supérieure à l'apathie d'un Elan corrigé 89-69!
L'Elan se vengea au retour certes fut bien plus prudent lors des huitièmes de finale qui remit la JL Bourg sur sa route (2-0) mais plus jamais Bourg ne passa une saison sans accrocher le scalp de l'Elan au moins une fois...
La sensation eut même lieu à Dijon lors de l'édition 2006 du tournoi des As, dès le premier tour, Bourg éliminait l'Elan 89-80 après prolongations! Les Bressans d'un certain Fred Sarre ne s'arrêtèrent pas là puisqu'ils disputèrent le finale après avoir aussi tordu le cou à Nancy...
L'Elan a donc battu Bourg à 13 rerpises pour ne concéder que 4 défaites ce qui indique le fossé qui séparait les deux formations... Oui mais à Bourg c'était devenu très chaud les trois dernières saisons, ça le sera ce samedi , ce serait mal connaître le contexte de cette salle si particulière, la fougue des locaux qui longtemps firent d'Orthez leur modèle, (c'était une autre époque....), ce serait oublié qu'il y aura encore un ancien de l'Elan pour faire monter la sasuce, n'est-ce pas Momo Beyina!!!  
 
 
 
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